10 septembre 2019

  • Les cloches

    nous sommes assis sur un divan éméché et mauve, nous sentons la fin de soirée. vous portez encore votre écharpe noire et de coton autour du cou. votre long cou…! mes doigts jouent délicatement avec un billet bleu plié trois fois, c’est comme un instant dans la vie d’un homme qui me paraît sans fin. il… Continue reading

  • Climats d’un deuil

    quelques intimes démons assèchent les illusions de ma chair malléable : les manquements à la soif cent fois répétés… ! seule cette mémoire me tient captif le vent souffle sur les résédas de mon territoire semblable au refuge et au désœuvrement le changement s’est intensifié d’un cran dénommée : ruine. ainsi vont les tourbillons dans l’âge… Continue reading

  • Une cascade de pluie

    à Ghiles. au-dessus de la clameur des noirs sons je retrouve mon lit de coton et la littérature qui berce mes mauvais sommeils le sable des siècles africains se frotte aux parois de l’instrument je repasse sur ma mélancolie et l’époustouflant chemin des non-retours les amoureux du pont de pierre s’embrassent comme deux à l’abri… Continue reading

  • La scène déraille

    radieux l’abécédaire qui s’est cajolé de la flûte de nos os enchantés et des petits miracles quotidiens les purs espoirs où se dilatent nos rétines les après-midis de nos amours imaginaires et fantasmés les rendez-vous clandestins la tendance qui déferle sur nos anniversaires l’exubérance des soirées du ramadan les jeux de nos conquêtes et nos… Continue reading

  • Les 12 ruses

    je fonde un monde nouveau … avec la querelle des anciens je m’en sors poète … une pleine mesure de la chance je me vois en homme sauvage et libre … un homme amant de la beauté je me suis avorté à moi-même … une incarnation dans le seum je crois aux phénomènes inexpliqués …… Continue reading

  • Les aînés de l’automne

    qu’est ce qui fait bon vivre sous le soleil froid et la lenteur des jours sans pareils je me promet d’aller au gré de mes envies sans faillir et faire des vents à jamais mes aînés adorés je voudrais tant revenir aux temps anciens semblable à un mouchoir blanc et humer le parfum des fleurs… Continue reading

  • La robe d’un songe

    je m’assois à l’arrière d’un autobus en mouvement, tenant entre mes mains rouges et engourdies, les victuailles d’un vieux livre de poésie je tante sourdement de formuler quelques mots je referme le recueil et le tient serré contre mon flanc pour descendre à destination j’y pleut dehors sans vergogne comme pendant les longs mois d’hiver… Continue reading

  • Corps perdu

    une laideur est ma première impression je dépasse et soulève tous mes critères de beauté tous mes préjugés, etc. l’après est meilleur lorsque frêle tu tombes dans mon lit que je te donne le côté terrasse du cœur je repense à ton souffle tiède sur ma nuque décatie et je souris Continue reading

  • Car, je flirtais si longtemps

    à Thara. au cours de l’année du singe la deuxième se préparait aux mathématiques il faisait encore nuit, je crois ! une atmosphère propice à la réminiscence le professeur rentrait comme à son habitude comme une percée dans l’odeur d’une étable endormie les regards en un éclair s’échangeaient toutes azimuts le crédule veillait à l’homogénéité… Continue reading

  • La table

    à Raouf. Dans la sylve elle tombe, sans lieu choisi, mais là elle germe, comme un grain d’épeautre montée en scion, puis en plante sylvestre, les harpies qui se nourrissent de ses feuilles, lui font douleur, et la douleur fenêtre…  » L’enfer, Dante Alighieri. son assiette fluette s’adonne à la frugalité des sens décuplés du pain… Continue reading

  • Conduire une danse

    à la ville de Constantine. du soleil à gogo se verse entre les verres des cafés maures il pleut… sur le poste radiophonique et les bouches hachées des belles passantes et inconnues il me revient une aussi belle boursouflure démarrer en quart de toi la carriole flotte dans le contre espace de la rumeur la… Continue reading

  • Tablier

    le ciel est court dormez les bonnes gens, la ville veille sur vous une figure d’enfant déluré comme un bleuté jusqu’aux narines de mouton tu es définitivement parfaite et de perdue te projeter, tu ne fais que ça ! la puissance renouvelée des absents quel est ce refus de vivre ? le poète a des… Continue reading

  • Échecs

    à celle qui saura m’aimer. Aussitôt après que l’idée du déluge se fut rassise, Un lièvre s’arrêta dans les sainfoins et les clochettes mou- vantes et dit sa prière à l’arc-en-ciel à travers la toile de l’araignée. Après le déluge. Illuminations. Arthur Rimbaud. Soliloque il me revient ton image radieuse que je touche, ses aspérités… Continue reading

  • Enfance

    durant les années de mon enfance j’arpentais un cimetière laissé à l’abandon seul et environné par le silence j’allais cueillir pour des hommes des plantes sauvages d’été je ne m’approchais jamais de celles qui étaient sur les tombes même si je les lorgnais que d’un œil ! je n’oublierais jamais les amples vêtements et la… Continue reading

Bienvenue dans mon atelier !

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