La mort de Willem

il y a ceux qui se consument comme des chandelles

à moitié conscient de ce qui crève les yeux

d’autres ne sont que des résidus de la folie

et qui tuent

il y a des jours sans pareil miroir

dévorez vous les uns les autres, je suis innocent

mon cœur douloureusement en peine

de la si pauvre âme

la vie est un coup de couteau

accepté résolument en pleine poitrine  

s’éteindre d’une mort seulette

comme un vendeur à la sauvette

je veux extirper et extraire ses essences

ou me taire

tristesse originelle de Kâbîl

en finir de trop s’achever soi-même

je n’ai plus de visage pour vous mes amis 

tout a la cendre étalée 

sous le bleu du ciel de Tizi-Ouzou 

l’air est toujours bleu

je souhaite seulement être là-bas

de l’autre côté du réel     

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