Le ciel de la Loire

A Fanny.

mon aimée est quelque part vivante sur le globe, je l’imagine au pré d’un cours d’eau chantant nos retrouvailles, les mains levés au ciel en signe de prière

je l’imagine aussi maudire le premier jour de notre rencontre. c’était une conquérante des cases vides de la partie qui se jouait, même si le but de son amour était de rêver d’elle éveiller

elle était l’unique fille d’une union désastreuse qui vivait pleinement l’instant présent, une qualité qui se perd pour le tout maintenant

de toute souillure mon âme blessée sera lavée 

l’eau stagnait dans les barques

                ruisselle vite la neige qui n’est pas saisonnière 

                la patience des feuilles d’arbre qui s’effacent du sol

                prends garde à ces instants fatidiques de tous les départs

comme une mise à distance, comme un an de décompter, c’était déjà l’été. elle voulait comparer nos pas. elle guettait l’autre rive, c’était trop tard, trop tard …!

comme après chaque absence, la nature se remettait à éclore sous mes pieds. mon téléphone tombait à l’eau et j’osais lever mes yeux au ciel pour atteindre sa pureté

comme les nuits qui se ramifiaient en me laissant au vertige de la perte, je n’ai pas senti le vent passé sur le véritable amour. la vie depuis ce jour n’est qu’une perpétuelle catastrophe

c’est cette nuit-là qu’elle m’a quitté

une traîtrise invétérée

Ô cœur tendre !

Reviens sur l’irrémédiable

Bien des saisons

la recherche d’une harmonie entre nous n’était pas notre fort, j’étais déjà ailleurs pour entrevoir une possible réconciliation et rien de ce que je pouvais dire ne m’aurait fait reconquérir son cœur

les années mortes fermentent comme des feuilles dans un pot. je repense aux moments joyeux de notre union, même si j’ai consigné presque tout aux oubliettes, ce presque est une brindille  

la frénétique clairvoyance d’un amoureux transi : il-n-y-a-pas-plus-grand-que-les-élans-du-cœur-ma-vie-jusqu-à-ce-présent-qui-se meurt-n’-était-que-déception-parsemée-de-brèves-éclaircies-où-hélas-hélas-je-m’-étais-noyé-sous-le-bleu…

que Dieu nous vienne en aide

que les vents emportent mes paroles  

De page en page

Je perds le courage des mots

Mort à vif

– pourquoi tu ne changes pas de chaîne ?
– regarde, c’est beau un baiser …

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