Embryon

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non loin de l’arbre à poèmes salvateur plus qu’autre chose, comme sur des chemins de traverses. j’écris l’histoire en même temps que je la vis

je me surprend à bien penser, comme les citations philosophiques, les dictionnaires… etc. j’aime les significations sur les origines, le passé et les paysages

j’ai une admiration immodéré pour l’aventure, de mon voyage autour de l’univers des poètes et des poétesses. je devrais sans doute reprendre, aller dans la bib’othèque et relire

surtout, les ouvrages antérieurs.

je suis un lecteur, l’être de sentiments

je projette mes attentes et une part de moi-même

la poésie

c’est lorsqu’on a faim, pour les affamés !

de mots

de pain

de vivre

lorsqu’un poète dit pour toujours, il faut entendre toujours ailleurs… !

écriture, lecture et cigarette à n’en plus finir, la poésie rend aussi malade, même si de son flanc naît la littérature. la manière de la construire est de tout déconstruire

comme torde l’articuler.

je n’en fais pas un caprice au quotidien, mais cela veut dire quoi être soi-même? ceci n’existe pas et encore moins admissible, surtout quand l’inspiration dicte nos actes

sur ces entrefaites: un poète, c’est le non-être dans l’absolu.

aussi abrupt que cela puisse paraître, il n’y a pas de bon poète ou de mauvais poète. pour trois heures de temps comme un seul cri, j’étais prophète

j’écris comme un peintre

je vis en poète

il n’y a pas de route pour le non-doute !
il n’y a pas de route sans aucun doute !

nous autres chantre et chandelier de toute heure, nous prenons acte de la part sublime de ce monde: intransigeance // vigueur // manifeste

au-delà des monts, nous continuerons à porter notre mort et nous vous porterons, n’attendons plus, partons partons partons… ! n’est-il pas urgent?

créer et produire est comme une offrande des âmes au grand chêne, telles sont nos paroles, écrire…! c’est à dire, aller d’une table bancale à une autre

on s’abreuve d’une unique essence

le travail fait les différences

on ne sait pas si c’est un remède comme une magie noire

on ne sait pas si c’est une nécessité comme des lépreux

2/3

loin des rivages et toujours à l’école des jeunes apprentis, je me suis assis tout près du même arbre de la création. un fruitier cabossé qui de son soleil s’épanouit

je me suis retrouvé en déployant mes toutes nouvelles ailes de perception, j’ai survolé les plaines et les montagnes bleues jusqu’aux climats peu cléments

le pli d’une couverture.

je n’envisageais aucune reddition, le seul et libre était toute mon intention

la poésie, et peut-être vivre sans ?

j’aime à évider le réel

ce chenal découvert est devenu mon nouvel érotisme ( lecture // écriture ) une tentative d’initié et privilégié. une source d’eau blanche qui donne sens aux racines

bois, bois, bois… !

elle est proche de la mort que je l’envisage comme l’une de mes dernières ruses pour désespérer mes parents, ma petite société

c’est juste la vie rêvée d’un homme exalté qui dissipe ses incertitudes, un homme qui parle d’une renaissance

je ne fais pas école

je dis comme ni plus ni moins

il faut vivre pour voir la poésie de ce monde

il nous faut de la poésie pour survivre

je veux vivre pour respirer

les mots font l’écriture

je vois le ciel. petit, je suis !

je vois le ciel. petit, je suis !

je vois le ciel. petit, je suis !

j’ai cherché ma quiétude dans les infinis miniatures  

j’ai combattu toute volonté de puissance

je veux respirer pour vivre de la poésie

Chimène est certainement une jolie fille

( il y a une expression qui dit avoir les yeux de Chimène )

je suis un éternel célibataire

j’écoute pour vous servir vos attentes dans le silence des nuits, les heureux accidents qui adviennent de façon fortuite et imprévisible

je tâte dans l’air les formes et les idées à travers les siècles, une contemplation que je mets en relief de ce que nous-sommes

je tombe souvent sur des vers froissés en me brisant les mains irrécupérables sur ma lyre. j’appréhende par là même l’esprit de l’émancipation

je m’empresse d’oublié pour faire peau neuf

une mue avant la migration

le temps de la révélation est comme des spasmes

les instants de l’écriture sont comme une dilatation du temps

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c’est des destinations insoutenables, un cloaque ? ce n’est que des fatalités, des rumeurs lointaines. qu’est-ce qui nous fait miroiter, ou ils ? peut-être les lames

les nuages, la télévision, les parole, les arbres, les parkings… etc. comme un magma souterrain, le contenant en entier est sujet au poème, même au-delà. le suprême désir comme une prière, je prie

je vois les gens salutaires qui marchent, ils marchent en dormants. les rues sont les bras boutonneux d’une seule femme, sans tête et sans psyché qui se nomme monde

je hurle mon cri

comme mordre mes couvertures à l’odeur de jasmin

moi je voudrais prendre des bateaux

moi je voudrais monter aux arbres

moi je voudrais la revoir dans ce petit cœur

la poésie algérienne a gagné en transmission grâce aux écrits, elle s’ampute également en spontanéité et fraîcheur

à l’inverse du chaâbi.

elle n’a été soucieuse que de son histoire, l’identité nationale et culturelle. l’ouverture au monde ne s’est fait que par le biais de la langue française

un butin nous disent les aèdes.

chacun sait le fossé qui sépare un poète de la société, une traversée

quelque chose du guerrier qui pour vaincre dépose ses armes

que vous sortez, du moins encore vivant! ou que vous rentrez, peu importe! mais qui que vous soyez, Shalem et Paix et Salem

j’affirme de mémoire ancienne mon bonheur inachevé, parce que non-avoué. il n’y rien de délibérer dans ce poème

il est d’une lenteur cet été

tout baigne dans le vide de mes pensées

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