Poèmes inachevés

J’ai embaumé mes souvenirs

Dans la grande boite du temps

Jadis a déjà plus d’importance que demain

Mon utopie est mon passé

La photographie jaunie de ma jeunesse

Me reste sur les bras

Le temps m’a surpris

Vieillitude. Marc Losson.

Le hac de Leila

les fenêtres sont grandes ouvertes, c’est l’été… je porte une cape transparente et chiffonnée, mon bermuda est humide.

ma voisine cuit du riz dans la cuisine familiale, elle n’a plus le temps de me cultivée de ses soins affectés.

un pyjama d’été

le péril des tortues ninjas

le glamour

le vent fait gonflé sa djellaba à petits motifs amusants, comme un drapeau aux couleurs indéterminés.

je suis perdu dans l’âge des premiers émerveillements, et si par malheur la chance me tourne le dos… !

un mal identifiable entre tout : nous allons plus revivre cette belle histoire d’amour. l’une des raisons est que pour elle je me détraque le kaléidoscope.

mes anges de la prédication me susurrent des solutions prêtes à l’emploi entre les mains de la providence, que je ne révélerais pour rien au monde ici.

Les quais sous les étoiles filantes

je suis dans ma cylindrée dernier cri, une électrique savoyarde. j’écoute des mélodies dans mon poste radio, je suis ce qu’on pourrait appeler un homme riche.

lequel à encore de belles années devant lui.

un lézard sans queue  

l’homme échelonne l’échelle de ses traits

vers la nuit

sur les quais de Bordeaux, je rencontre une troupe de filles en jupe courte.

les chiens errants reniflent du vomi de matelots nègres, et derrière, comme un décor de théâtre, des buissons et une chaleur qui couve tout.

cela ressemble à une nuit ordinaire, j’ai un peu bu, et alors ? vous trouvez que c’est de l’impudence ? patience, vous n’avez encore rien vu.

j’accoste l’une des filles selon mon bon plaisir.

Vroom, Vroom …!

Les chenilles vont !

à Nawel.

j’aurais pu être toi, comme toi tu es en toi avec ta veste en cuir noir de gangster New-Yorkais, tes cheveux gominés, tes traits juvéniles… etc.

je devine presque ton désarroi où personne n’a la solution, une fuite salutaire.

au pré de minuit

la dent s’éveille à la confiserie

son jeûne

on marche l’un derrière l’autre, vraiment tout près ! cela ne ressemble en rien à l’ordre que l’on se fait de soi.

les chenilles boiteuses y arrivent et malgré leurs vieilles chaussures en bois ! l’un derrière l’autre, marcher. 

j’aimerais troquer mes ennuis pour d’autre ennuis, avoir un sac porte-documents avec des documents importants dedans, vivre différemment les interactions avec ce monde… etc.

peut-être pour une autre vie imaginaire.

Cela n’a rien d’un jazz

le jazz s’écoute communément les soirs de longue mélancolie et éventuellement accompagner d’un verre cérémonial, comme du whisky ou autres.

il s’écoute aussi en compagnie d’une étudiante en lettres qui se faufile par ici.

le jazz m’apprend à écouter les notes

l’émancipation

le free jazz

glaçon mou dans un verre

fusions

je suis tellement bordélique et sans heures que je l’écoute dès le matin, très tôt au réveil avec les cuivres qui me mettent d’aplomb, avec mon café noir et chaud… d’aplomb !

comme un noir de la Nouvelle Orléans

les complices qui me parlent

vous savez sans doute que c’est de la musique afro-américaine, le titre qui circule bien en ce moment est Kind Of Blue.

je laisse pour l’heure aller dans le givre et je fais des calculs manteaux.

Que pensez-vous de ce suicide ?

une fille saute d’un pont et les personnes présentent ont eu peur, nul n’a réagit pour la secourir.

un homme contre toute attente s’élance dans le vide et la délivre des griffes du terrible torrent. tout le monde a reconnu en lui le cheikh qui préside les assemblées.

il interpelle en regagnant la rive la foule ébahie

quel-diable-m’-a-poussé-qu’-est-ce-qui-s’-est-passé-si-je-rattrape-ce-farceur-je-jure-par-Dieu-tout-puissant-qu’-il-saura-de-quels-bois-je-me-chauffe

– prenez-moi pour femme. dit-elle à peine sortie de son hébétude.

les deux inséparables suivis du cortège lançant des hourras, tous ont conclu que l’innocence même avait parlé.

depuis cet événement circonstanciel et à chaque fois qu’une âme est sauvée dans la région, on dit de ce jour qu’il est gras.

Les situations irrémédiables

je ne supporte rien d’autre que l’insupportable et je m’efface devant l’histoire à une seule vitesse. je chemine vers le tourbillon noir de l’oubli.

les crimes abominables commis jusqu’au moindre geste sans grâce, feront encore des ravages pour les générations à venir, et… la colère gronde dans nos cœurs !

une autre entité

l’éveil spirituel d’un rêve

premiers contacts

fêter le premier jour de la guerre est juste une compagne de victimisation et que l’on me pardonne ma préférence aux lâches plus qu’aux héros et martyrs dépersonnalisés.

que l’on me pardonne mes yeux purs, ils sont ordinairement enclins à la beauté et que parfois percent le ciel décharné et attestent de l’existence d’un autre monde.

cette réalité est aussi la mienne, en filigrane, et… la colère gronde dans nos cœurs ! mais sachez vous autres que j’ignore ce qu’est votre pardon.

je l’espère seulement du Suprême et l’Unique  

que l’on me pardonne ma naïveté

trouvons un bon deal, la force tranquille

les personnalités se construisent toutes seules ( comme nos filles ! )

quel foutaise de jeter son pied dans une flaque d’eau boueuse et froide

grave et soucieux sur le chemin de fer, un souricier


aimons nos côtés spectaculaires

c’est un genre que l’on se donne, ce minimalisme à la pierrot le fou

Sur la terrasse de la pizzeria Le Mystique

je suis en terrasse et il y a un léger vent, quelques regards complices. j’entends du japonais sur la musique de Imagine, une voix délicieuse.

je dégage une odeur de tabac et d’herbes de Turquie, même si je n’ai plus le goût à rien.

appel à la prière

le chien ne passe plus pour un loup

sous les pleurs

je pense à mon ex-femme, comme déjà bien corrodé ! j’accorde de l’importance à des chose qu’elle a semée.

elle était comme une espèce de mammifère avec les yeux en colère, disloqué. j’attends le jour où elle me reviendra.

derrière nos derniers soirs de bonheur conjugale 

qui m’inondaient 

je souhaitais me blottir contre toi

je pulvérisais à la place ton parfum sur ma peau

elle m’avait appris à manger un yaourt nature avec de la confiture, ceux à l’orange étaient mes préférés. mais surtout comment faire mes pizzas.

j’écrirai peut-être un jour un opéra-comique à son honneur.

je me laverai plus souvent.

Les entraînements terminés

à Sihem.

ils sautent l’entraînement terminé la tête la première sur une terre rouge, la peau glissante et le cul bombé. ils ne se parlent pas.

vous vous figurez bien un train qui rentre en gars, non ? sauf qu’ici, le ciel mousseux leur tombe parfois sur la tête, comme la pluie !

le train s’arrête en noir et blanc.

un ciel bleu d’azur

les enfants nagent vers la nuit

ainsi que des dieux  

ils ne savent plus lire en riant et pourquoi marcher ou parler, alors quoi ? seul l’idée du martyr gouverne leur raison.

ils ne cherchent rien de particulier à se surpasser, à briser leur cœur. ils traversent des kilomètres à la nage et en eux-mêmes, c’est tout.

souvent entre sept collines

une soirée d’été où la lune est pleine

le vent fraîchit derrière les vitres

( il n’y avait pas de vent en cette belle saison ! )

en l’an onze…

c’est d’une nageuse qui se tait jusqu’à les matines

l’eau clair chaque jour les boit

les gazelles battent le caveau du Tibre

ils savent par contre glisser lentement jusqu’à leurs lits, l’exploit ne demande pas autant à des adolescents !

il y a aussi une faim qui creuse et quand même soif, comme des cyclopes sans les vivres ! même si plus personne de nos jours ne croit à ces créatures.

encore moins ceux qui les créent !  

l’échine d’un rêve est l’ergonomie simple, sans causes.

Les façades d’Alger

à Ramzi.

il marchait en plein milieu de la rue en tenant une petite baguette en bois dans sa main gauche, il était enveloppé d’un drap, de braises et d’un front où perlait la sueur !   

il avait des yeux blancs semblables à ceux de Jacob Le Pacifique, et un ciel au-dessus qui l’ornait de son fluide mystérieux.

la rue d’Isly

les esprits sous la chaleur d’été

soulèvent le bleu

un Rai circulait dans l’habitacle des jeunes algérois, les plus anonymes étaient autour d’une statue noyée dans un bocal d’algues vertes.

le sol d’asphalte n’opprimait pas son ombre, il éprouvait une terrible perte. il prophétisait une énième fin du monde.

lui comme moi, comme quelqu’un d’autre, on rêvait de croiser une sœur. une graine pleine d’une vilaine histoire à nous raconter et vibrante d’amers soleils.

les capitales de la frénésie sont toutes ainsi devenues, un spectacle ouvert pour le spectre des moutons noirs.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s