Synopsis d’une journée d’automne

il sort à la conquête d’un idéal aéré et s’en servir lui est crucial. il marche théâtralement dans une rue d’automne, une sainte forêt au milieu des feux. il remonte le ciel aux rubans adhésifs

la madeleine prévaut son chant poétique.

il croise des géants et bouscule des hercules: plus limpides que la chair et plus fracassants que les éclairs ! les petits contes éparpillés de la folie ordinaire est dans sa poche

il reste ample comme les dunes de son enfance de son adolescence où il y a la douceur du vent digne du froid des fleurs. souvenir aiguisé : ici gît dans l’obscur barbouillé une dépouille !

la raison du dilemme est l’épreuve du temps

l’histoire est mêlé au dernier amour naïf

je suis au parc… je lis entre les spectres qui passent sans la menace

le livre parle à présent du style en littérature et d’analphabètes, de géométrie sans espace… ( je ne comprends pas très bien ! )

je retarde l’envie d’uriner et sur le chemin ton nom me revient

je décide de rentrer en bifurquant par la fête foraine et l’odeur du sucre

ton image m’enveloppe comme du vernis sur de la pierre

je parcours la ville en me livrant aux premières fois, tout à changer

je prends le trame sur la trame du poème, il y a tant de visages à secourir !

une poussière dans les yeux qui tombe et fait des biens heureux, un autre chemin était possible !

il arrive au carrefour, s’arrête. il voit des palmiers à la crinière de laine et des corps nus entremêlés. il voit une femme en robe de nuit qui traverse. un autre courant d’air passe plus insistant que l’odeur des loups

elle arrache des cornes blanches qui pendaient à ses cheveux, un déshonneur qui la magnifie. elle s’est assise sur un banc en bois pour confectionner un pont aussi long que le nil

cela arrive peut-être trop tard.

elle a les manière d’une étrangère et qui ne se fréquente pas, sèche. elle semble sensible à la caresse du vent, minime soit-il ! une personne lui reste sur le cœur, – est-ce ainsi que les amants s’aiment ?

il voit les étoiles de Van Gogh

les feuilles mortes de Verlaine

il se réjouit du peu qu’il devine des gens, presque île en désolation. il est convaincu que rien n’arrive par hasard, une évidence. même si seul compte l’enchantement d’une rencontre, indéfinissable

la tête à la nuit tombée pleine de réminiscences d’archange et le cœur malmené par des sommets lubriques, allongé sur la bordure d’une berge instable, il pleur peut-être de ne plus jamais la revoir

il est un rêve qui s’oublie sur la chaussée, est-il une dramaturgie, et qu’elle rêve ? il suffit parfois d’un simple regard pour que deux âmes soient liées pour l’éternité

la lune a l’apparence d’une femme

celui qui a un aperçu du paradis abdique

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