Synopsis d’une journée d’automne

1/3

il sort à la conquête d’un idéal aéré et s’en dépêtre lui est crucial. il marche théâtralement dans une rue d’automne, une sainte forêt au milieu des feux.

il remonte le ciel aux rubans adhésifs, une madeleine prévaut son chant.

il croise des géants et bouscule des hercules: plus limpides que la chair et plus fracassants que les éclairs !

les petits contes éparpillés de la folie ordinaire tiennent dans sa poche.

il reste ample comme les dunes de son enfance de son adolescence où il y a la douceur du vent digne du froid des fleurs.

souvenir aiguisé : ici gît dans l’obscur barbouillé, une dépouille !

la raison du dilemme est l’épreuve du temps

l’histoire est mêlé au dernier amour naïf

je suis au parc… je lis entre les spectres qui passent, sans la menace !

le livre parle à présent du style en littérature et d’analphabètes, de géométrie sans espace… ( je ne comprends pas très bien ! )

je me dirige pour uriner dans les toilettes du parc et sur le chemin ton nom me revient

( il n’y a de publique que les urinoirs ! )

je décide de rentrer en bifurquant par la fête foraine et l’odeur du sucre

ton image m’enveloppe comme du vernis sur des pierres, une poussière dans les yeux qui tombe

je parcours la ville en me livrant aux premières fois, tout à changer

je prends le trame sur la trame de ce poème, il y a tant de visages à secourir… !

je ne joue plus au bien heureux, un autre chemin entre nous était possible

2/3

il arrive au carrefour et s’arrête ! il voit des palmiers à la crinière de laine et des corps nus entremêlés.

il voit une femme en robe de nuit qui traverse. un autre courant d’air passe plus insistant que l’odeur des loups.

elle arrache des cornes blanches qui pendent à ses cheveux, un déshonneur qui la magnifie.

elle s’est assise sur un banc en bois pour confectionner un pont aussi long que le nil, cela arrive peut-être trop tard !

elle a les manière d’une étrangère et qui ne se fréquente pas, sèche. elle semble sensible à la caresse du vent, minime soit-il !

une personne lui reste sur le cœur, – est-ce ainsi que les amants s’aiment ?

il voit les feuilles mortes de Verlaine

les étoiles de Van Gogh

3/3

il se réjouit du peu qu’il devine des gens, presque île en désolation. il est convaincu que rien n’arrive par hasard, une évidence qu’il pressent.

seul compte l’enchantement d’une rencontre, indéfinissable.

la tête à la nuit tombée pleine de réminiscences d’archange et le cœur malmené par des sommets lubriques, il pleur peut-être de ne plus jamais la revoir.

il est un rêve qui s’oublie sur la chaussée, est-il une dramaturgie, et qu’elle rêve ? il finit en s’allongeant sur la bordure d’une berge instable.

la lune a l’apparence d’une femme

celui qui a un aperçu du paradis abdique

il suffit parfois d’une rose échangée contre une lecture pour que deux âmes soient liées pour l’éternité.

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