( Chuinter )

il y a un lit double dans l’alcôve et de la poussière d’étoile

je veux des sons

comme ceux que les corps animés produisent 

je-suis-nul-part-et-partout-à-la-fois-les-lunes-défilent-militairement-et-des-insectes-rôdent-autour-d’-une-lampe-du-quartier-je-me-tiens-à-l’-autre-extrémité-de-l’-appel-téléphonique

ma main tremble calmement

comme pour tenir le rythme d’une chanson imaginaire

il y a une voiture dans un parking et je suis son homme

je veux des airs d’automne

le craquèlement des feuilles mortes sur le sol

je-sais-que-tout-est-épreuve-dans-la-vie-pour-être-un-homme-un-vrai-d’une-personnalité-de-fer-tout-à-son-honneur-se-dévouer  

hier tu es partie

tu es partie

je reste absent de moi-même

comme sous sortilège

Un oiseau est nécessaire

mon oiseau va et vient dans la cage en imitant les chauves-souris non domestiques, et à ce qu’il parait, c’est une des conditions de sa survie.

la bougeotte, lorsqu’on manque de goût !

au réveil dès que j’enlève le voile qui le recouvre pour la nuit, il est déjà excité et m’attaque. je vois bien qu’il ne s’est pas pleinement acclimaté à la maison.

ou qu’il préfère le mangeoire du côté gauche.

il parade aussi avec un chant spécifique et déploie ses ailes de plumes noires. cet oiseau ne pèse presque rien, je m’évertue de son courage.

les autres oiseaux partagent notre compagnie

ils s’identifient

prince des oiseaux

les mini-soucoupes du rêve

citadin

je ne sais pas grand-chose sur la vie des oiseaux et à la limite je le pense, j’imagine la situation la plus insupportable pour lui ou qu’il pourrait endurer.

la faim, le froid, les éperviers ?

il est peut-être programmé et idiot, qu’il ne se souvient de pas grand chose, mais comment interpréter son bec rose qu’il arbore fièrement.

je passe des heures à le contempler et lui ne reste attentif qu’à mes mouvements, en alerte. j’essaie de le calmer en lui parlant, un dialogue parfois se fait.

un autre impératif.

il est friand d’un mélange de graine et de miel

je le lui réserve pour les grands jours

une gorge blanche

sa langue âpre m’est conquise

pour des clous

il bouge et se débat à la nuit tombée, il se revoit sans doute libre survolant les forêts de la région. j’entends ses rêves qui le basculent de son perchoir.

je me fais violence concernant sa captivité et ma figure de oiseleur, mais il n’est pas question de le relâcher. je crois qu’il ne survivrait plus dans la nature.

cela est grave !

je sais qu’il nous est plus concevable de vivre libre un jour que dix ans dans une cage, surtout lorsque celui-ci apporte la baraka.

il loue Dieu

son rouge indien derrière les barreaux de fer

une aube d’été

l’éveil spirituel de la nature

oh jungle-home !

Résiste

une ombre trône dans l’hospice, je rêve de caresse future en dansant dans les locaux, sans même bouger de mon lit sous les vapeurs.

je tombe à la renverse en suivant la course des sages plus que jamais perdus dans les agglomérations, une clôture des non-joignables.  

les éternels enténébrés.

est-ce que je m’endors, comme le baume dans les veines soyeuses ou comme un nuage de pluie qui s’enfuit au loin, je résiste aux luminaires du plafonnier.

je résiste !

il fait si doux vivre ailleurs

je ne m’appartiens que pour un temps

solstice d’hiver

j’observe le noir de la nuit

sans jumelles

là-bas où je promène parfois mon caveau, là-bas… derrière les sentiers balisés ! j’indiquais aux pèlerins la direction des arômes et du parfum inquisiteur.

il y avait une insistante et douce brise sur nos peaux. elle est dit-on, l’annonciatrice du paradis sur terre. je n’avais rien d’un saint, l’air idiot tout au plus.

j’apercevais la première étoile obscure, une âme frémissante comme de l’eau. je souhaitais les autres et je voyais mes rêves se sourdrent que tout homme devrait avoir.

lorsque ma vie désirait s’épanouir sous d’autres cieux

je fonçais de mille lieux sur les événements  

la nuit aux encens

le coup de dés du magicien

des nébules

je tiens une pierre d’une amie que je mets dans ma bouche, enveloppé comme une chrysalide. je ne sais précisément de quoi le cœur de l’animal s’abreuve.

je danse de mes derniers pas, un vieux ballet de mon exil. je vais complètement désespérer d’elle ravager le soir tiède dans les nomenclatures.

je reçois de cette reine des petits baisers sur le front, une première voix dégagée naît en moi et ses balbutiements veut embrasser presque tout.

les dieux ont le goût des nuits blanches

je m’endors en homme

cœur de l’aube

d’une étincelle s’ouvre le concert

des gazouilles

il n’est plus question pour moi d’un retour au pays… je me résolve dans le partout idem !

Les chenilles vont !*

j’aurais pu être toi, comme toi tu es en toi avec ta veste en cuir noir de gangster New-Yorkais, tes cheveux gominés, tes traits juvéniles… etc.

je devine presque ton désarroi où personne n’a la solution, une fuite salutaire.

au pré de minuit

la dent s’éveille à la confiserie

son jeûne

on marche l’un derrière l’autre, vraiment tout près ! cela ne ressemble en rien à l’ordre que l’on se fait de soi.

les chenilles boiteuses y arrivent et malgré leurs vieilles chaussures en bois ! l’un derrière l’autre, marcher. 

j’aimerais troquer mes ennuis pour d’autre ennuis, avoir un sac porte-documents avec des documents importants dedans, vivre différemment les interactions avec ce monde… etc.

peut-être pour une autre vie imaginaire.

* les inachevés de Cinq heures après l’orage.

Les quais sous les étoiles filantes*

je suis dans ma cylindrée dernier cri, une électrique savoyarde. j’écoute des mélodies dans mon poste radio, je suis ce qu’on pourrait appeler un homme riche.

lequel à encore de belles années devant lui.

un lézard sans queue  

l’homme échelonne l’échelle de ses traits

vers la nuit

sur les quais de Bordeaux, je rencontre une troupe de filles en jupe courte.

les chiens errants reniflent du vomi de matelots nègres, et derrière, comme un décor de théâtre, des buissons et une chaleur qui couve tout.

cela ressemble à une nuit ordinaire, j’ai un peu bu, et alors ? vous trouvez que c’est de l’impudence ? patience, vous n’avez encore rien vu.

j’accoste l’une des filles selon mon bon plaisir. Vroom, Vroom …!

* les inachevés de Cinq heures après l’orage.

Pôle

comme s’amarrer sur de fabuleuses îles, je plante une graine en vous, aucunement surpris par le sort de nos vies, aussi futile soient-elles devant l’inéluctable.

vous n’êtes pas obligé de tout comprendre, mais il vous faut rester attentif. il faut s’envoler aussi de tout son être, s’envoler ! et voir où cela vous mène.

vous devez arpenter l’échelle du temps jusqu’à vos origines lointaines, pour mieux vous défaire. un homme défet de la médiocrité verra dans des eaux limpides.

croyez en vous comme Hercule ou un millier de montagnes

un jour vous récolterez de plus grandes joies

un amour de soleil

les rappelles viennent de dehors

en saluant le transistor

je voudrais pour vous des ciels meilleurs et doux, un renouveau dans l’espérance et la bonne humeur parmi des éclaircies indéfinissables qui se profilent.  

je vous encourage également à réinventer votre histoire personnel à l’infini, un magma inexploré et intense. les volcans sommeillent et ne s’éteignent jamais.

il n’existe entre nous aucune frontière, ce qui reviendrait à mentir. il y aura un baume les plus salutaire sur nos anciennes plaies et l’aventure sera tout aussi extraordinaire.

sortez et faites des rencontres

chantez encore plus fort et faites trembler notre demeure

une vue sur l’orient

je perce le ciel inodore

un sourire éclot

peut-être qu’un jour prochain, un peu oublieux de vous-même, vous serez beau pour le Grand, le Trait et le Saut. vous serez un tout, un monde libertaire à vous seul.

nourrissez vos expériences d’amour, de philosophie, de musique et de poésie. plus rien désormais n’a de l’importance, lorsqu’on est avec une sœur, un frère.

je crois aux générations futures où jamais rien ne sera plus pareil. je dois être un peu naïf, mais sachez qu’il vous faudra tout reprendre dans un avenir radieux.

de vous à moi qui lancera les paries ?

je saluerais toujours votre imaginaire sans filtre

ensemble ici et ailleurs

une fête des cœurs

j’entends l’aubade éperdue venir

comme une échappée

dans mes plus vieux âges et au plus lointain mouvement… je sens comme une certaine désinvolture devant mes souvenirs aigris !

Adolescence

j’habite un quartier résidentiel

une construction de la France Coloniale

le genre Varsovie en noir et blanc

il y a eu encore des émeutes cette nuit

ma ville se soulève comme en région

bouillonnante de revendications

les CRS n’ont pas ce petit quelque chose qui fait ordre et rétabli la tranquillité

les manifestants ne prétendent aucunement à gouverner leur pays

c’est assez comique comme événement

j’ai reçu la consigne de ne plus sortir de l’appartement

je sens comme une odeur de chair brûlée

une odeur qui s’infiltre par les ouvertures de la climatisation

L’oxygéné

: 1

une chose

un être à la dérive

d’une mémoire surannée

parachevé par ses aînés

il était à peine né de ses rêves

ce n’est pas une lourde médecine

ni une conscience d’Intermarché

dans une cadence confuse et folle

ses monts étaient positifs

 : 2

quel piètre poète

est-il empêtré ?

sourd aux vents sourd à la vie !

des fuites et j’oublie

il a énormément perdu

il voit le revers d’une vie trop bruyante

de leur noirceur son caractère s’endurcie

il n’a pas renoncé

il a refusé de vivre

 : 3

seul

désolé de tout

désolé de la vie

de la vie qui ne va plus

des étoiles qui ne brillent plus

il laisse dire et faire

il n’y a pourtant aucune frontière

relégué dans un sous-sol

il voit du plomb tacheté de lumière

: 4

il reste téméraire

comme un vieux reste de goût amer

une espèce d’égout dans la gorge

sans caprice et délusoire

il s’accroche à rien et à des semblants d’une vie

il s’accroche au tout et à l’ennui souhaité

son cœur est un sentier

toute son histoire tient sur ces fils

le mieux c’est qu’il ne sait pas mourir

: 5

il est conté

suspect supposé

il n’est toujours pas

versant d’un cœur détruit

tout s’effrite et fuit

l’asphalte appelle à l’œuvre les palmiers transportés

la tête en dehors des sombres couloirs

il va où vont les poètes

le palais des oubliés

: 6

il se lève

ce n’est pas la forme

il jette un coup d’œil dehors

rien n’a changé depuis la veille

rien ne prédéfini ses actes

il croit qu’il est 10h34

il a encore peur de ses mots

qui s’opposent

il n’y a peut-être aucun chemin pour lui

: 7

sur une sphère hors du monde

il regarde les murs animé

et projette sa colère

il faudrait un grand cœur qui irradie sa mémoire

le sol moite s’ouvre devant lui

il devine le noir des ombres

l’enfant en lui s’éloigne

l’enfant en lui veut mourir

sa mort est inéluctable

: 8

sa vie chante une cantate

un vaisseau fantôme qui vogue

très mécanique et très versatile !

il est le royaume aux portes fermées

sa trentaine se précise

il suffoquait dans les années quatre-vingt-dix

l’avenir est le temps des étrangers

espèce de vieux chaman !

il rit avant de finir

: 9

sa sueur est un nectar

il est le bâtisseur de montagne

il porte ses mains sur un nouveau visage

d’une lenteur… !

il a le sommeil léger des condamnés

il a tout démenti

désormais il ne répond plus de rien

comme les pas à pas d’une corolle

une fleur qui perd son âme

: 10

il n’a souffrance aucune

les tombeaux de sa tête se figent

la part de lumière dans la Ténèbre

la noirceur qui traverse la lumière

tout équivaut à son Dieu

il prie les anges et les prophètes

il se souvient de la crête de son être

il revoit le commencement des jours

la fin du poème

: 11

il vit une lutte incessante

il ne connait que le travail

et rien n’est bâti

combien de temps avant l’achèvement

il n’est jamais en paix

ses mouvements sont irascibles

conscient du peu qui lui reste

il va prendre ses distances

et du repos

: 12

du fer antique

réduit compact martelé

une taule de voiture froissée

tout au long du noir sillage

votre sombre esprit vous quitte

vous le devinez dès les matins bleus

aux lenteurs et aux gestes approximatives

vous vous enlisez dans les confections intérieures

voyez qu’il se trouve des gens bien

Préparatifs

À Fanny.

on s’était dit plusieurs fois adieu sur un quai de gare, au milieu d’une foule de gens compacte. je ne savais dans quoi on s’embarquer.

j’irai sans doute à el-oued.

c’était comme si les nuages fondaient juste pour nous deux, un semblant de nous deux qui demeure veule. l’horloge des trains n’a jamais leurrer personne.

on croit aller dans le bon sens, toujours.

tu étais vapeureuse et étrangement tes lèvres étaient blanches, livides. on t’aurait pris aisément pour un ange tombé du ciel, Dieu que c’est rare un ange !

tu es partie.

ce n’était rien de grave

chacun sait que les lèvres ne se brisent pas

les vitres bleues du TGV

j’octroie un don d’amour à l’univers

imprégné de toi

tandis que tu parcourais les plaines de la Bretagne, confortablement installée sur ton siège, une mémoire neuve naissait en toi. j’envisageais la distance parcourue qui a dû estamper le reste.

je m’interrogeais sur le sens de cette brève histoire partagée et le tient de retour, un chemin vers je ne sais où qui nous sauvera. un bar m’a finalement accueillie.

il était 23h24.

je m’étais résolu à rentrer et en poussant le visage de la porte, j’ai su tout le mal de ton départ. j’ai gardé néanmoins ton dernier sourire comme une dernière sympathie.

une blessure qui meublait seul tout l’appartement calme

bientôt si clair sans toi

j’aimais tes traits d’expression de ton visage, les traits d’un petit soleil agréable, ils me rappelaient les fleuves et les rivières que je n’ai pas visité

j’aimais être avec toi les après-midi relâches, tu étais ma maison où repose la poussière de l’oubli, mon amitié t’est éternelle

j’aimais ce côté spectaculaire que tu te donnais et ton penchant pour la désobéissance, une qualité qui s’accomplissait souvent chez toi par les feux du cœur

j’aimais partager une cigarette avec toi et sentir le goût au beurre de karité sur mes lèvres, comme quand on partageait des pommes au petit-matin

j’aimais nos moments de joie partagée et de bonne humeur, j’aimais t’aimer, j’aimais avoir froid à tes côtés et trembler

j’aimais quand tu secouais les draps pour la nuit et qu’un parfum gagnait la pièce, je te regardais longuement, sans un mot, tu incarnais la vie à la française

j’aimais ta personnalité plus que tout le reste, ta finesse d’esprit et ton humour, j’aimerais revoir le soleil du midi en ta présence et ton corps fiévreux, une toundra sauvage et son herbe est bleue

j’aimais recevoir tes lèvres partout sur moi et me perdre en toi, me redorer la peau comme un lézard sous ton ciel clair et calme

j’aimais serrer tes petits seins rouges et tes fesses d’ardoises, cela me rappelait les bancs de l’école, et surtout entendre tes insondables soupirs

j’aimais cette nuit constellée de solitude, tu traversais mes blanches pensées, on ne fait jamais rien que traverser, comme on traverserait des terres chaudes et désolées !

je veillais sur l’image brisée d’une belle aventure, quelque chose s’était passé, je n’ai rien vu venir. la ville sommeillait sur le grand fleuve des esseulés.

selon la représentation que tu te fais du fruit de la connaissance

pomme ou poire, etc. cela parle de ton courant poétique, trouvère ou troubadour, etc.

les fruits à part les manger, les sexualiser, les laisser pourrir sur un

plateau, etc. on peut les peindre et rentrer dedans, bien dedans

être le fruit au goût de miel pour l’amant, la maitresse

le vent du nord, le mistral

j’observais de la seule fenêtre de mon domicile, toute l’attente du ciel qui était d’une bouleversante couleur d’aube manifeste et le plein silence.

j’étais bouleversé par cette nouvelle séparation, c’est vrai ! mais je ne sais d’où j’ai tiré les forces nécessaires pour aller quand même travailler.

mourir d’amour pour toi est-il possible ?

mon cœur manque cruellement de substrat sans toi

les deux âmes fluettes

s’élèvent au grand départ à l’aube

comme une promesse

on se ment pour toutes les fois que l’on n’a pas vécu !

( Hurluberlu )

… j’implore la pitié d’un toit qui s’écroule, quand je mets le premier pas, la terre bouge… qui peut me délivrer de cette frayeur ? «  Djaroua  Allaoua Ouahbi.    

mon étoile et moi… on construit un fantasque royaume pour autrui

mon étoile et moi… on change la face du monde depuis le berceau jusqu’à notre vie d’adulte

mon étoile et moi… on visite l’âme de toute chose comme vont les vagabonds qui puent hors des rails de rue  

mon étoile et moi… on croit aux monologues intérieures et aux blanches boites en bois !

mon étoile et moi… on reste myope devant les cœurs des bons poètes qui tolèrent le vol et le crime

mon étoile et moi… on rêve d’un dieu parfait dans les toilettes et on dit : habité par un djinn 

mon étoile et moi… on laisse quelques-uns sur la route et d’autres que nous ne reverront plus jamais

mon étoile et moi… on a des jours de cristal ou l’orient est notre terre dilection

mon étoile et moi… on n’est pas ce caustique refuge où il fait bon de se taire, o nos vieilles misères ! 

mon étoile et moi… on porte le bleu du feu et le sacré de Dieu l’innommé dans les solitudes des soirs de mai 

mon étoile et moi… on croit qu’il n’y a pas de dessein prédéterminé à l’envers du gant de la rumeur 

mon étoile et moi… on dévisage l’automne et les présages retrouvées sous le ciel de nos appartements

mon étoile et moi… on souffre la prière des rats dans ce monde nié

( Sonnet fétiche )

Alors qu’eux étaient pour une poésie du crépuscule. Pour une poésie de la nuit. Nous autres nous défendons une poésie de l’aurore.  » Manifeste 1963. Nicanor Parra.

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je n’ai rien d’autre à ajouter…

Porte Dauphine

enlevez vos chaussures

allongez vous

fermez vos yeux aux alentours

rentrez dans le noir du charbon

écoutez votre propre musique intérieure

respirez calmement et avec délectation

vous êtes sur une herbe artificielle qui pique

surtout ne bougez pas sous l’ombre du sycomore

comme un meuble caché aux regards distraits 

un vieux tableau accroché au mur il y a longtemps

vous vous souvenez du bleu du ciel : l’épidémique !

élucidez le mystère de votre plus grande peur

restez au-delà de la fermeture du parc