Absences

Image par Adrian

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je réapprends à aimer, vous dites que l’amour est un sentiment infini. à un moment, j’ai fermé les portes, comme un raccourci vers la nuit

après ne sachant comment le vivre, il m’est difficile de l’exprimer. je ne sais rien d’autre que mon insignifiance

comme le travail des choses précieuses, l’orfèvrerie, les pierres… dans une certaine économie de l’ordre, j’ai une insuffisance étroite avec le moi

offrir sa vie cela va de soi

offrir sa vie

L’oisillon becquée

Souvenir des paroles

Oubliées

cela fait un bout de temps que l’on se voit, vous rentrez régulièrement à ce cabinet et dès que vous franchissez le seuil, je ne vous vois plus

personne ne peut deviner votre solitude dans les cinémas, à la plage ou dans les balades au parc. seul vous éprouvez les remous, vous butez sur des questions sans fin

essayez de sortir, amusez vous ! voir du monde n’est pas si mal, cherchez dans vos anciens contacts. dites-moi, il est toujours question de la même femme ?

nul n’échappe à ses erreurs

nul n’échappe

La plage vide de présence

Abonné à la sortie buissonnière

De mai  

tout me ramène indubitablement à vous, vous êtes partout à la fois, à l’intérieur de moi aussi, du plus lointain souvenir au geste le plus anodin

vous affichez plusieurs visages à mon inconnaissance, la primauté à l’étoile de ma vie, une guide dans un pays où les étoiles sont de mousse

revenir n’est plus possible, après tant de sacrifices et d’habitudes regagnés. retournez au pré de votre Père et dites-lui qu’il n’a plus rien à craindre

me prémunir des insolations d’amour

me prémunir de la descente

Une naissance éphémère

Les étoiles dansent

Le hip-hop

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je n’ai plus foi en la prière. harnaché, qu’est-ce qui se bouscule dans mes entrailles et remonte à la surface des mots incompréhensibles à l’entendement ?

le raz de marée qui submerge le sol emportant les édifices d’une vie et surtout mon corps inondé, et mon cœur prend le flux des vagues…

ce sont les mêmes départs vers les anneaux de glaise sphérique, les mêmes planètes aux pupilles blanches qui se balancent, jusqu’aux matins colossaux en pleurs

les lendemains soulèvent nos craintes

les lendemains givrés

Corail du ciel

On est toujours au sud

De quelqu’un

c’est ce que je craignais, vous êtes en piteuse état que ça devient presque déconcertant et j’irai jusqu’à dire le contraire si je ne vous voyais pas

ne me demandez pas comment, je ne suis qu’un généraliste. excusez-moi, s’il vous plaît un instant, je dois rependre à cet appel, allô, je…

passer nous voir en ces temps troubles

passer dessus

Petite magie

Laissez-moi encore vous vivre

Entre les lignes

vous me poursuivez dans les moindres recoins, sans exception. on s’est mis hors de la vie lorsqu’on s’est aimé, plus personne ne peut l’effacer

j’aimerais tant vous revoir pleurer, ne serait-ce que pour avoir le cœur net sur ma condition de démembré

je ne suis presque rien sans vous, j’ai surpassé bien des hommes dans la fureur de vivre, je croyais à votre histoire plus que tout

Cet écho appelle

L’âme qui vagabonde

Dans la pénombre

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j’erre souvent dans mes abîmes, une légère tendance à la mélancolique et me voici devant vous débarrassé

je me tiens en marge de la société et peut-être en condition. parfois même, j’arrive à trancher dans le vif. il me faut vous dire que ce sont là des instants particuliers

je suis franc et honnête avec vous, sur mes envies et dans quoi je m’aventure. je suis franc avec vous, je vous parle à cœur ouvert, comme je parlerais à Dieu

l’espoir nous est permis

ô quel drôle d’espoir nous concevons !

Douceur de la nuit

Musique de la brise d’été

Sur les feuilles

c’est de mon amour meurtri que je meurs, j’étais béni des dieux et mes prophéties se réalisaient. est-ce qu’il y a encore des merveilles en cette partie du monde ?

j’enracine mes espérances dans vos semblants de sincérité, vous et moi, c’est tout comme

je vous le redis à vous deux, le temps est à la mort heureuse. je laisse derrière moi des univers infinis et rien d’autre

L’appel de l’aube

À la prière

Repend oui

d’une interstice à des murs indéchiffrables, je ne peux me dire et voir venir, si seulement les regrets ne dormaient pas à mon chevet

toutes mes pensées vont à Dieu qui créa la terre et les hommes pour vivre en paix. j’ai vécu en paix dans certains endroits calmes et doux

Court-circuiter le réel

Avec le sourire d’un homme

Libéré

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