Préparatifs

on s’était dit plusieurs fois adieu sur un quai de gare, ( j’irai sans doute à el-oued !) au milieu d’une foule de gens compacte et puis, tu es partie

on t’aurait pris aisément pour un ange déchu des cieux, tu étais vapeureuse et étrangement tes lèvres étaient blanches, presquement livides

c’était comme si les nuages fondaient juste pour nous deux, un semblant de nous deux qui demeure veule

ce n’est rien de grave

chacun sait que les lèvres ne se brisent pas !

Les vitres bleues du TGV

J’octroie un don d’amour

À la Terre entière

tandis que tu parcourais les plaines de Bretagne de tes yeux, confortablement installée sur ton siège. une mémoire neuve naissait en toi, la distance a dû estamper le reste

sur le chemin vers je ne sais où je m’interrogeais sur le sens de cette brève histoire partagée et le tient de retour. un bar m’a finalement accueillie, il était 23h24

je m’étais résolu à rentrer et en poussant le visage de la porte, j’ai su tout le mal de ton absence. j’ai gardé ton dernier sourire comme une dernière sympathie

il meublait seul tout l’appartement calme

bientôt si clair sans toi

j’aimais les rides de ton visage, un petit soleil agréable, ces rides me rappelaient les fleuves et les rivières que je n’ai pas visité

j’aimais être avec toi les après-midi relâches, tu étais ma maison où repose la poussière de l’oubli

j’aimais ce côté spectaculaire que tu te donnais et ton penchant pour la désobéissance, une qualité qui s’accomplit souvent chez toi par ton courage

j’aimais partager une cigarette avec toi et sentir le goût au beurre de karité sur mes lèvres, comme quand on partageait des pommes au petit-matin

j’aimais nos moments de joie partagée et de bonne humeur, j’aimais t’aimer, j’aimais avoir froid à tes côtés et trembler

j’aimais quand tu secouais les draps pour la nuit et qu’un parfum gagnait la pièce, je te regardais longuement, sans un mot, tu étais mon tout

j’aimais ta personnalité plus que tout, ta finesse d’esprit et ton humour, j’aimerais revoir le soleil du midi en ta présence et ton corps fiévreux, une toundra sauvage et son herbe est bleue

j’aimais recevoir tes lèvres partout sur moi et me perdre en toi, me redorer la peau comme un lézard sous ton ciel clair et calme

j’aimais serrer tes petits seins rouges et tes fesses d’ardoises, cela me rappelait les bancs de l’école, et surtout entendre tes insondables soupirs

cette nuit de solitude, tu traverses mes blanches pensées, on ne fait jamais rien que traverser, comme on traverserait des terres chaudes et désolées !

j’observais de la seule fenêtre de mon studio, un bout du ciel qui était d’une bouleversante couleur d’aube manifeste

alors que tout sommeillait sur le grand fleuve de la nuit, je veillais sur l’image brisée d’une belle aventure

j’étais bouleversé par cette nouvelle séparation, c’est vrai…! mais je ne sais d’où j’ai tiré les forces nécessaires pour aller quand même travailler

mourir d’espérance pour toi est-il possible ?

mon cœur manque cruellement de cœur sans toi

Un grand départ à l’aube

De nos fiançailles

Nos deux âmes fluettes s’élèvent… !

on se ment pour toutes les fois que l’on n’a pas vécu… !

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