Sensations

cette atmosphère de moisie qui nous magnifiait, le bleu-noir du ciel, les étoiles, ta peau, je m’en souviens:

comme de ta voiture rouge métallique, une ZX 1991. toi, tu te tenais juste à côté, tes dessous d’habits baissés

elles filaient en demi-teinte ces punaises, de vraies bêtes théâtrales, elles mouraient autant les grands soirs de fête

elle brillait pour toi seule, cette nuit d’été de l’acte bréviaire. tu les reconnais ces soirs d’été

dis-moi que tu l’as bien comprise cette substantifique moelle… nous rêvions à demi-mot, nos nuits désordonnées. les algues et le parfum de la berge siliconée  

je me balade aujourd’hui avec ton visage urbain, comme une infraction. une valise cabine entre mes deux jambes et tout prés de moi, ton esprit qui crie à la cavalcade 

tu as filé entre mes mains comme une étoile vers les rives baltique, mais je t’attendrai. même si je sens déjà les prémisses d’une nouvelle déchéance  

c’est juste des météorites

c’est juste une étoile filante

c’est l’histoire d’un poisson combattant

Image par 【微博/微信】愚木混株

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