Esprit chamanique ( 2 )

A Lucie.

ton job de nettoyeuse dévalise les caisses

une espèce d’un vieux genre que l’on ne retrouve, c’est un adoucissant des âmes caverneuses

tu reconnais l’autre dans sa superbe

ses variations subites

les vagues réminiscences de quelque chose d’encore plus vague

comme boire le mythique filtre

un amour unique dans le genre inoubliable

un diamant de météorite

n’est ce pas une affaire classée

loué sois-tu et ce qui te dépasse

les crimes sont faits

tu en reviens

très bien ce n’est que parfait

tu laisses traîner tes affaires dans la rue

les beaux ont du génie

comme el djinn à la claire bougie en été

tu te perfectionnes

lire dans l’âme des gens, je sais, c’est mauvais… ( le prévoir pour mon post-scriptum ! )

comme une étoile, tu veilles au grain

j’ai une dette pour les uns // … pour tous les autres entre des tenailles

une hyménée rousse, je cherche la fleur saine sur une sainte terre, lui bâtir un nouveau royaume, ce n’est plus possible ! il te faut tout l’or de la terre et des hommes en chêne cartographié, ce n’est plus possible !             

tu joues encore avec les planètes fauves comme aux échecs

si seulement tu savais mes grandes lacunes ma terre bleue envisagé

ses lunes sont étatiques

l’histoire d’une petite héroïne : la tenancière est au téléphone avec Amanda Sue, elle ne répond de rien et réclame son du, une sale affaire ! elle est à une demi-douzaines de routes d’ici …

prendre l’instant de l’éternel et voir les paramètres de la trajectoire

un ciel presque bleu derrière des arbres nus qui se courbent

le soleil se noie sous mes pieds ou pointe l’herbe douce

je scrute le vide, un paravent… vite et clair              
et les murmures de la pierre d’ombre jaune, stupides oiseaux de l’étendue !

très bas dans le jour sur la route des ailes, je prends le bus :

ingurgiter

courir avec le silence

toujours vivre 

outrageux, je ne sais plus vivre !

je respire ce qu’il y a de peu dans l’air, la symphonie du crémant. tu ris pourtant à plein poumons.je ne fais qu’un avec mes idées sombres, tu surgis, je mûris et m’évade, l’âme de la métaphysique me colle à pleine dents

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