La rupture

le printemps est au temps fixe et de sombres créatures chantent dans mes oreilles, seules les fleurs respirent. je viens de rentrer de l’aéroport d’alger

tu roules entre mes yeux gorgés de chagrins.

je retrouve mes semblables, mes proches. tout le monde va bien et inquiet de me revoir. j’ai la conviction que je peux vivre le reste de mes jours à leurs côtés

il me semble que j’ai prévu mon retour des siècles à l’avance, j’ai l’air d’avoir 10 ans de plus. je pose sitôt mes valises sans bruits dans un coin

je reviens en paix.

il fait un temps mitiger

j’ai eu une dure semaine

je suis ton ange, tiens-moi la main

je suis innocente, pardonne-moi

souviens toi de nous

souviens toi que tu peux être libre

tend la main au vierge rivage

c’est un nouveau départ qui s’offre à toi

prends moi dans tes bras encore une fois

je crois revivre nos adieux en continue, la colère s’estompe. il y a des êtres qui changent et d’autres qui ne changent pas. sauf dans les films de science-fiction

je suis grand de mon amour pour toi.

je remercie le ciel mouillé de ses bienfaits, un carre du ciel, le tout petit vert d’un paradis sous séquestre. derrière la joie cachée, je feins d’être compris

à l’orée du jour.

je m’aperçois pendant la traversée que tu as façonné ma langue et qu’il va falloir encore t’aimer, comme un derviche reclus dans le vaste désert qui aime la lune

l’un de mes livres le raconte très bien

j’ai attrapé froid

j’ai espéré mon retour plus fort que tout

j’ai maudit mon retour la raison de tout

je me dictais d’extravagantes formules, le livre a agi de ressort. désormais toutes mes pensées sont dirigés vers toi. j’ai vécu l’éveil de l’amour après notre séparation

bien après.

j’ai la légèreté de mes poches d’écolier, l’aurore verte dans les entrailles et au milieu des blés, je formule le souhait de te revoir. j’ai tiré nos numéros au loto du patrimoine

j’espère que la chance miroitera notre soleil, pour tenir.

je sais de l’univers et ses desseins à mon sujet, comme qui résonne en lui des slogans d’eau de pluie. je regarde cette nuit les étoiles pour deux

qui n’ont rien du noir habituel.

la réalité nous ment par essence

la rupture n’en est que plus violente

au bois fleuris…

j’écrase l’herbe pour bâtir

un tipi noir et avec mon dos d’ours à trois pattes

je me tiens sous la pénombre des jours en fuite

l’air est un charme à exclure

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