Zut !

À Hamid.

je poursuis comme un homme déjà bien entamé et sous lequel tout tremble et faibli. on m’appelle l’ancien dans le quartier, mes familiers sont un vestige.

je me dis que les anciens eux aussi seront perdus !

la mort est une rature et mes pas mesurés ne sont que les pas d’un pantin. j’espère toutefois le parfum d’ombre de la feuillée et les moulures au ciel.

je joue des airs d’exiler avec ma flûte du maquis, des grivoiseries de berger… etc. la voix que l’on perd surplombe comme cendre, un talisman !  

leurs vœux ne seront pas exaucés !

le revers des vents forts

comme dans les temps futurs

appel à la prière

il remonte sa djellaba des deux mains

fous rires bénis de Dieu

j’effaçais le livret d’or des jeunes de l’Union qui nichait dans une main, n’étaient-ils pas à terre ? je les revois au pré d’une rivière où coule le miel, peut-être.

je combattais les écailles sans mes jambes, une dague dans l’autre main. c’était l’arène où se jouer l’honneur d’un homme, la conquête d’autres sphères !

l’ivresse était portant le quotidien.

j’avais la patience d’un désert, d’une salamandre… etc. j’étais le sommelier exclusif d’une infinité d’histoires, mais loin de l’idée de finir en gardien des ruines.

aussi furieux qu’un satellite orienté

les goélands ratissent

chômer sous le ciel

derrière les lambeaux d’or

d’éclatants parfums

je prie pour le renouveau des choses et je lève la main aux cieux clairs pour un peu de nourriture sur le feu, un peu d’eau, ruisseau, oh !

une eau que je bois à même le sol.

les montagnes au soir jusqu’aux chants du coq, les maisons qui ronflent les lumières, le belvédère des oliviers… etc. ce sont les refuges qui nous édifient et préservent.

une foudre s’abat et creuse les hauts plateaux, mais qui peut savoir réellement ces choses-là ? les orages sont méchants par ici, je rentre puisque je l’ai vu.

ainsi meurt la récolte des cœurs

est-ce qu’il fallait vaincre pour se repaître ?

l’inclinaison du jour

un balisage des dragons Kabyles

avec des chaises

entre le ciel et la terre, de l’est à l’ouest… un nouveau système est à prévoir, l’invariable fixette ! les foudroyées sont les miraculés modernes.

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