Du sel de cuisine sur une plaie

le rêve étrange de la nuit passée où tu mets apparu, un rêve parmi d’autres nuits tout aussi insoutenables… tu versais de longs sanglots

je pleurais cette énième déchirure.

tu étais du granite dans les proches rues et la mousse te poussait aux pieds, une déesse aux inquiétants secrets. c’était impossible pour moi de t’approcher

nous faut-il brûler les morts sur le bûcher des souvenirs, nonobstant? à l’inverse de nos cœurs flottants, tu ne reconnaissais aucune pesanteur

les petits riens dans un grand rien du tout

les chamboulements

Une liane de lancé

J’espère que la chute est réciproque

À l’avant de ce cri

peux tu me dire qui d’autre à part moi pour exécuter les sentences, mes guillotines sanglantes de tes larmes. tu cachais à ma vue tes grands yeux tristes

pardonne-moi, plus forte je te rêvais.

je repense à tout ce temps passer à tes côtés et réellement sans toi, tu préférais t’accrocher aux noirs nuages. tu n’étais que la fin et le renoncement à toute identité

je retrouve ses vieilles obsessions dans celle du Vulcain, c’est-à-dire vivre un jour et mourir, doucement! comme voltige un papillon au cœur de l’automne

les corps perdaient de leur naturel

les paroles se pourfendaient

Une petite ivresse

Ce qui se murmure s’achève

En poussière d’étoiles

je me souviens d’une nuit comme celle d’hier, nous étions séparés et sous le même toit. il n’y a qu’un esprit torturé pour admettre pareille situation

le déplacement des sentiments.

je veux rendre à travers ces lignes justice à ta décision, puisque je suis ton obligé. elle m’a fait tomber dans le commerce des muses et de la folle aventure poétique

j’essaie encore de tisser des liens quoique fragiles, comme ce billet qui ne te parviendra peut-être jamais. une autre torture aussi raffinée que je déroule sous mes yeux

je me pagne l’âme d’un moins-que-rien

je me déguise

Jusqu’à la pointe du jour

L’amiral mire sur le Bosphore

le cœur trouble

comment retrouver le sommeil les prochaines nuits avec de si mauvaises pensées… !

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