Le rêve de la commune

À Anne.

je vous conte mon rêve de cette nuit, mais d’une tristesse, oh mon Dieu! d’une tristesse… ! la sophia des jours nous apprend au mieux à les écouter

est-il un non-savoir?

une désillusion s’abat en ce jour de fête sur ma grande famille, comme la ciguë qu’il faudrait boire dès à présent. vous verrez qu’il y a de quoi bander

les voix rassemblées disaient que le pays va bien et qu’il y a beaucoup d’argent à se faire. tout le monde aspire à être crésus dans des palais de jasmin

je n’envisage aucun effort de changement

sans les derniers remparts d’el horma

une table à la claire bougie

les jeunes du quartier rêvent

dominos

j’avançais entre les colonnes en dormant comme un escargot avachi, une morve dégoulinait sur le bulletin lisse et bleu tenu nerveusement avec mes deux mains

un geste cent fois répété dans ma loge boisée en coulisses. une première donc, mais que vais-je faire? sachant que je n’ai plus le droit aux questions depuis l’enfance

l’indépendance nous bride.

mes revendications en ceux-ci étaient simples, je n’aime plus les jours clairs et ma préférence va naturellement aux jeunes sœurs dans les bains

plus personne ne répond du sort commun

elles sont plutôt rasoir

miaulement du chat

mystérieuse la collecte des ordures

dans la ville qui pue

nos chers gouverneurs les messieurs présidents des terres démocratiques levèrent tous la main, sauf un. ils crièrent: nous sommes tous à cheval sur le detritus!

comment verdir avec la roche?

vous nos douces terreurs vivez en poète votre propre différence ma disait la dernière voix qui chantait. cela à provoquer une hésitation dans mon cœur

et si je recommence à perdre mon latin approximative et enrichi de quelques mots. je reviendrais à la terre et plongerais mes racines frêles dans celle-ci

ding dong – ding dong !

la lune est rouge

et si de ce monde bureaucratique et obtus

je répondais par un autre rêve

je reste sans activité spécifique

l’autarcie me fait bander longtemps

et si j’éprouve le besoin de comprendre

seul l’aride parmi toutes les vérités met nécessaire

lorsqu’on est consacré à la grande heure sans secours

rêve, rêve, rêve… aux lassitudes du mur de brique!

et si les souffrances renouvellent nos découvertes 

j’ai grandi sans le vin des vignes et je m’appartins

je déloge les individus d’une idéalisation erronée

lorsqu’on vous dit que toute tentative est un échec

et si en une victoire nos rêves se concrétisent

ce n’est pas gratuit que l’anarchique ordre régnera encore en maître

le rêve commun n’est plus sans le concours du savoir vivre et des idées. l’horripilant est dans le clos de nos coquilles vides… avancez vers l’arrière plus que jamais !

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