Divagations

À Célia.

Image par orythys

ce soir à l’hôtel je ne suis plus d’humeur à la Traviata, il me parvient par la fenêtre le bruit d’une ville blanche, par la fenêtre solitaire d’un nomade urbain. j’ai une vue sur les toits et sur les voitures à cristaux en contrebas, avec les trams qui rament et passent, les passants neutres et propres. il pleut

je glisse sur ma souffrance quotidienne qui efface les contours, comme tout le monde dirait un frère. la nuit de la grande lune rouge s’est ouverte, elle ne devrait plus tarder ! l’un des points de mon introspective farfelue, il me semble que je suis resté le môme mirobolant qui pédale avec convulsion

je me souviens des jeunes filles aux joues pimpantes qui jouaient à la marelle, surtout les jours de fête, elles ne répondaient jamais à nos appels. comme cette fille que j’ai connu bien plus tard dans mon adolescence, avant qu’elle ne devienne une pieuvre à marins

avec les particularités d’une enfante du 20 e siècles qui joue à la marelle

comme une potentielle pieuvre à marins !

Une passerelle en pierres rouges

Le tram éventre le brouillard

Des siècles

je me souviens de ses cheveux parfumés et de la gomme, beaucoup de gommes ! on pensera aussi à l’écolier et à sa découverte du scotche subliminal 

elle utilisait des phrases comme : je suis heureuse que les nuages se soient dissiper. ou bien encore : je n’ai pas très envie de jouer avec toi

j’avais avec elle en mémoire un schéma de gamme astrale. c’était de l’amour, une sorte de blues. je ne jamais su parler de ces choses-là

de vieilles questions en substitution 

de vieilles bouscules en lévitation

Un parfum d’amour

J’entérine l’âge de la méfiance

Silence des solitudes 

j’aimerais être moi-même en lévitation, perdre cette pesanteur que l’on partage avec le commun. il n’y a pas si longtemps, j’ai pris une traversière 

sur le bureau de la chambre ou du moins ce qui a été improvisé comme telle, toujours face à la fenêtre grande ouverte. j’ai un livre d’Haruki Murakami, la putréfaction des êtres sensibles est une bénédiction !

et si je prenais une phrase au hasard : cela ne te fait rien de rester encore un peu avec moi, même si ce n’est pas très drôle ici ? j’ai remarqué que dans les livres, il y a aussi l’esprit des choses

la lune épouse les reflets d’un long fleuve tranquille

l’aube dépêche ses chevaux de course

Les amours en texto

Deux trains traversent le même cœur

Des ruines

quand tout semble arrêté, comme figé dans une autre dimension, seulement là commence l’expérience du poème… !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :