Rappel sans serments

la mort se résume dans certaines régions du globe par un échec personnel et cuisant, dans d’autres par un aboutissement. la mienne sera une célébration !  

un fort moment de solitude.

j’ai cessé de pleurer celle des poètes qui m’a toujours attristé plus que quiconque. ils savent englober le tout, même dans l’inachevé, le bancal… etc.

dur de passer à travers les échos, savoir que Nedjma a été écrit à deux

mains, cela m’a calmer comme un glaçon, sous la chaleur d’été

il faut reconsidérer cet ovni et voir les contributions des ses auteurs

que l’on reparle encore et toujours, pour la postérité

Kateb Y. a commencé par prendre des notes sur des cahiers avant son

décès. je souhaite jeter un coup d’œil et réécrire avec ce monument

un appel, une chance, une mémoire

le but de tout à chacun à vrai dire est de finir, ce qui n’exclut pas nos oscillations ! je pense à l’ultime fin tant de fois souhaité et je fais patience.

la mort tend vers l’éternité  

comme une tête pleine posée sur un oreiller

la chaleur des blancs

ils frottent l’extase du poème

à la réalité

nous sommes cependant de passage, des êtres en devenir pour encore autre, débarrasser sans doute du poids de la chair et plus sensible en profondeur.

ces états ne sont qu’une métamorphose perpétuelle, semblable à une vague qui frappe inlassablement les mêmes rivages rocheux, hypnotiques.

je ne raconte rien que les innés intuitions chez l’humain, mais ce que j’ignore le plus est qui je suis ? à part quand je me mens.

le pire de tous les mensonges !

je brosse un portrait au fils des pages

je reviendrai parmi les lyres et le tabou

en dessous de tout

la couleur du ciel est jaune

comme un bendir

je repose un regard bien veillant sur l’erratique passé, est-ce encore moi ? je me suis situé à la frontière de ce qui m’entoure que trop tard et dans le retrait.

les hommes hantés par l’idée de la mort conçoivent l’existence comme un moulin sous les intempéries, il n’y a aucun remède et aucun réconfort qu’ils n’envisagent pas.

la cité les a perdu.

la terre indistincte qui est grande et vaste pour les âmes charitables, je dois essayer de les reconnaître, de les approcher… etc. en demeurant.

l’altruisme m’est désintéressé.

est-ce que j’accepte le doute effroyable et glacial ?

est-ce que nous sommes des êtres sacrés ? 

au jardin d’éden

les poètes sont glorifiés

qu’Allah soit loué !

je suis arrivé à un stade où je me demande si la mort en poésie, est elle-même une solution poétique !

Initiation à l’écriture

À Amel.

1/3

je tombe dans l’immensité de la nuit comme un diamant poli qui soudain nous tomberait des mains. la nuit ce soir est une roche.

il me semble que le temps de l’écriture est précieux, alors allons ! je vous tiens en haute estime, comme un soleil, le soleil d’un univers entier !

j’aimais perdre mon temps pour les causes perdues, un chevalier ! je me perdais dans les forêts où on ne peut jamais rien voir.    

à nul autre pareil chance

un truc qui nous fait dire et rien d’autre !

une nuit de mai

la sacrée dépendance musicale

d’une histoire à deux

la vie est courte comme vous en avez parfaitement conscience, elle peut être aussi belle et courte. il se passe souvent quelque chose lorsqu’on s’y attend le moins.

elle n’est qu’une continuité d’accident et au besoin un renoncement, mais devant l’Unique et Clément, le rendez-vous est pris à la croisée des chemins.

il nous apparaît qu’une infime partie de ce qu’elle est réellement, c’est à dire presque rien ! je m’empêtre aussi avec toutes les questions sur l’attachement.

l’appartenance

le sens de la meute qui me préoccupe

une de ballotter

l’hôtel de la plénitude

et magie noire

la pression de la morale religieuse va bon train, il y a sûrement des solutions plus haut dans les profondeurs noires du ciel, peut-être aussi dans les livres saints.

j’ai à la place cet air ambiant et enfumé que je fume ! je me dis respire calmement, la vie t’échappe et ce n’est qu’une différence de point de vue.  

je lève le voile d’une réalité qui me refuse, est-ce que mes attentes coïncident avec mes aspirations ? je voudrais vous prendre comme Sulaiman Le Magnifique.

rappelez-vous que rien n’est vil !

oh que Dieu me pardonne !  

je m’absorbe et tout coïncide

un ciel idyllique

le mauve de mes yeux

vibre en cœur

2/3

je me dis que j’avais du chien, j’avais du style pour me risquer aux altitudes des nombres zéros ! je voyais à l’ombre des baleines touchées par la grâce.

je remontais les âges avec des divinités passagères où chaque mot avait sa toile de symbole et de complexité. le recueillement m’était bénéfique.

le bon vent me soulevait et cela me faisait peur aux heures de pure rêverie, bien après que les faucons emportaient mes manies vers l’Afrique aux pupilles de joailliers.

encore un matin d’azur qui se termine 

je goûtais à toutes les cultures d’en bas

l’haleine en farandole

un bâtard immobile sur la piste

de la stéréo

il m’arrivait de dire les choses de trois différentes manières et par la suite aller le plus loin possible dans les raisonnements. je restais devant les mystères perplexe.

j’étais disjoncté comme un mineur celtique plein de doutes avec des lèvres tendres pour son elfette, dernier encrage et qu’elle aventure !

je me figurais chaque instant volé à ses côtés comme une révélation de ce qui est ou devrait être pour le reste de mes vieux jours. c’était tout ce dont j’avais besoin.

le temps passé qui se meurt et elle

la déconvenue

une fenêtre sur nulle part

sa peau souple entre mes mains

de cendre

je poussais ma petite barque au large avec des voiles toutes neuves, j’étais avide de connaissance et de liberté. les cales sont faites pour les navires endommagés.

je tombais évidemment dans l’eau froide et glacial, parce que la plupart du temps, je n’avais qu’un ramassis de vomi dans la bouche, de l’alphabets indigeste.

je suis un autodidacte de la vie, le point extrême de mon époque. un poète maudit qui ne sait pas écrire sans l’aide d’un correcteur informatique. 

j’apprécie les choses sous un nouvel habit.

de l’art aussi de vivre seul

comme l’ami des grandes solitudes

un touché visuel

il a besoin de l’immédiateté

du ciel

3/3

ils ne m’ont rien appris et ils m’apprennent rien non plus sur les choses de l’amour, mes expériences ne sont pas sans quelques regrets. je m’atèle pour y remédier.

comme de ne pas avoir fait de grandes études et être à la hauteur de moi-même, de ne pas avoir dit souvent à mon oncle combien je l’aime.

je sais que personne ne meurt vraiment, cela est tout bête au final ! vous savez que je préfère largement la philosophie de nos chers stoïciens.

je prends tout dans la déglutition

on ne se refait pas !

l’âme enrubannée

je finis le thé froid accoudé

sur une béquille

je pense ce soir à vos paroles sans âge plus que d’habitude, je pense à l’enfant terreux aussi, un peu ! je m’identifiais à presque tout et bien sûr à rien en particulier.

les moments que je préfère sont le Souvenir, lorsque j’ignore si les événements se rattachent à une réalité vécue ou simplement le fruit de mon imagination.

je m’aventurais étant jeune dans la prescience sur l’avenir, comme un simple jeu de divination. cette lecture m’apprenait que l’avenir bride l’homme.       

les rêves forment la jeunesse autant que les voyages

donc plus d’avenir possible sans rêveur !

une kermesse de l’été

le jus de tomate coule sur le menton

de l’enfance

je presse mon fruit gorgé qu’avec plus d’empressement, l’enfance se veut païenne ! autant dire que j’ai arrêté de cultiver les fleurs.

comme de retourner mes pensées.

je noie mes forces contre mes pertes de mémoire, comme se prémunir des insolations et de la fièvre. je me contente de petits moments heureux et ce n’est que justice.

je prends de la vie ce qu’elle a de meilleur à offrir et le mieux à cette instant que j’entrevois, c’est vous. j’attends de mes notes qu’elles prennent leur envol.   

entre autres bien le bonsoir et au revoir 

le temps d’un regard

un bonheur monstre

le vent éteint les braises au loin

de mes yeux

Le quai des jours

du quai des jours mon navire s’éloignait, mes hélices du drame… ! j’avais le crâne fêlé, la coque abritait un sans nom où le fil de la sonde se rompait.

je glanais les réponses de l’enfance du ciel et de mes voltiges. je ne tenais pas rigueur à l’adversité et j’exécrais les idées fixes et habituelles.

comment faire bonne figure ?

le vieux soleil se brisait sur mes os de nacre, je suivais sa régénérescence, une traversée sans rives… etc. je croquais à tous les bouts de femmes.

je vivais la bohème et rien devant

les vents givrés fouettaient la table de mes anches

les nuages rouges

une fin du jour pas réel

sous les dérives

je marchais sur les routes vallonnées à la recherche d’une trace tangible de sa Magnificence. je ne ressentais aucune peur, l’élu de mon cœur étant endormi.

j’espérais vivre d’air et de l’eau des sources.

les mots qu’Il m’inspirait, je les scandais à mes sœurs et à mes frères de croisade en retour, si ce n’est de l’univers tout entier à moi-même.

je poétisais mes rêves comme un usurier, un chameau qui mâche des rêves…etc. je restais à l’ombre des nuits à me lire et j’aimais cette lumière plus que tout.

les éclairs m’éclaboussaient sans gouverne

toutes les voies menaient vers Lui  

les saisons d’ailleurs

une relecture de la neige des mots

jusqu’aux soirs bleus

il me restait quelques-unes à déshabiller et conclure par une révérence, mais ma main légère palpait le noir carnet qui se trouvait dans mes poches.

je croyais que la vie aspirait à la beauté du cœur et à l’amour, que c’était du moins une fête, alors que les frères minaudaient avec le Très Haut.

je me souvenais de la rive des morts qui scindent, j’échappais par là même à la pénitence ! j’étais déséquilibré après tout de vivre mes floraisons.

de la finitude des mots

les étoiles naissaient d’une infinie tendresse

le réel dément

lorsqu’on s’applique en dehors

des cœurs

vous revoir, c’est me voir… et subir votre châtiment !