Initiation à l’écriture

À Amel.

Image par Alexas Fotos

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je tombe dans l’immensité de la nuit comme un diamant poli qui soudain nous tomberait des mains. ce soir, la nuit est une roche

j’aime perdre mon temps pour les causes perdues, un chevalier ! me perdre dans les forêts où on ne peut jamais rien voir    

il me semble que votre temps est précieux, alors allons ! je vous tiens en haute estime, comme un soleil, le soleil d’un monde entier !

à nul autre pareil chance

un truc qui nous fait dire et rien d’autre !

La nuit de mai

Une dépendance musicale

Épineuse

la vie est courte comme vous en avez parfaitement conscience, elle peut aussi être belle et courte. il se passe souvent quelque chose lorsqu’on s’y attend le moins

elle n’est qu’une continuité d’accident et au besoin un renoncement, mais devant vous, le rendez-vous est pris à la croisée des chemins

il nous apparaît qu’une infime partie de ce qu’elle est réellement, autant vous dire presque rien ! c’est aussi toutes les questions sur l’attachement

l’appartenance

le sens de la meute qui me préoccupe

Une de ballotter

Hôtel de la plénitude

Et magie noire

la pression de la morale religieuse va bon train. il y a sûrement des solutions plus haut dans les profondeurs noires du ciel, peut-être aussi dans les livres saints 

j’ai à la place cet air ambiant et enfumé que je fume ! je me dis respire calmement, la vie t’échappe et ce n’est qu’une différence des points de vues  

montrez-moi votre réalité, est-ce que mes attentes coïncident avec mes aspirations ? je voudrais vous prendre comme Sulaiman le magnifique

oh que Dieu me pardonne !  

rien n’est vil

Un ciel idyllique

Le mauve de mes yeux

Vibre

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je me dis que j’avais du chien, j’avais du style pour me risquer aux altitudes des nombres zéros, j’ai vu à l’ombre des baleines touchées par la grâce

j’ai remonté les âges avec les divinités passagères où chaque mot avait sa toile de symbole et de complexité. le recueillement m’était bénéfique

bien après que les faucons ont tout emporté vers l’Afrique aux pupilles de joailliers, le bon vent m’a soulevé et cela fait peur aux heures d’ivresse

encore un matin d’azur qui se termine 

l’univers vient d’en bas

L’haleine en farandole

Un bâtard immobile

Sur la piste

il m’arrivait de dire les choses de trois différentes manières et par la suite aller le plus loin possible dans les raisonnements. devant les mystères, je restais perplexe

j’étais disjoncté comme un mineur celtique plein de doutes avec des lèvres tendres pour son elfette, dernier encrage et qu’elle aventure

chaque instant volé à ses côtés était comme une révélation de ce qui est ou devrait être pour le reste de mes vieux jours. c’était tout ce dont j’avais besoin

le temps passé et elle

la déconvenue

Une fenêtre sur nulle part

Sa peau souple entre mes mains

De cendre

j’ai poussé ma petite barque au large avec des voiles toutes neuves, j’étais avide de connaissance et de liberté. les fonds de cale sont faits pour les navires endommagés

je suis tombé évidemment dans l’eau froide et glacial, parce que la plupart du temps je n’ai qu’un ramassis de vomi dans la bouche, de l’alphabet indigeste

je suis un autodidacte de la vie, le point extrême de mon époque. un poète maudit qui ne sait pas écrire sans l’aide d’un correcteur informatique 

j’apprécie les choses sous un nouvelle habit.

de l’art aussi de vivre seul

comme l’ami des grandes solitudes

Un touché visuel

Il a besoin de l’immédiateté

Du ciel

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on ne m’a rien appris et on m’apprend rien non plus sur les choses de l’amour, mes expériences ne sont pas sans quelques regrets 

comme de ne pas avoir fait de grandes études et être à la hauteur de moi-même, de ne pas avoir dit souvent à mon oncle combien je l’aime

c’est bête tout cela au final, vous savez que personne ne meurt vraiment et je préfère largement la philosophie de nos chers stoïciens

prendre tout dans la déglutition

on ne se refait pas !

L’âme enrubannée

Je finis accoudé le thé froid

 Sur une béquille

je pense ce soir à vous plus que d’habitude, je pense à l’enfant terreux aussi, un peu ! je m’identifiais à presque tout et bien sûr à rien en particulier

les moments que je préfère sont le Souvenir, lorsque j’ignore si les événements se rattachent à une réalité vécue ou simplement le fruit de mon imagination

je m’aventurais étant jeune dans la prescience sur l’avenir, cette lecture m’a appris que l’avenir assujetti l’homme. comme un simple jeu de divination      

les rêves forment la jeunesse autant que les voyages

donc plus d’avenir possible sans rêveur !

L’enfance d’un été

Le jus de tomate coule sur le menton

De Hercule

l’enfance est païenne et comme à présent, je presse mon fruit gorgé qu’avec plus d’empressement, alors autant vous dire que j’ai arrêté de cultiver les fleurs

je me contente de petits moments heureux et ce n’est que justice. je noie mes forces contre mes pertes de mémoire, comme se prémunir des insolations et de la fièvre

je prend de la vie ce qu’elle a de meilleur à offrir et le mieux pour moi c’est vous. je ne suis encore qu’un enfant, j’attends pour le moment mon envol   

entre autres bien le bonsoir et au revoir 

le temps d’un regard

Un bonheur monstre

Le vent éteint les braises au loin

De mes yeux

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