Initiation à l’écriture

À Amel.

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je tombe dans l’immensité de la nuit comme un diamant poli qui soudain nous tomberait des mains. la nuit ce soir est une roche.

il me semble que le temps de l’écriture est précieux, alors allons ! je vous tiens en haute estime, comme un soleil, le soleil d’un univers entier !

j’aimais perdre mon temps pour les causes perdues, un chevalier ! je me perdais dans les forêts où on ne peut jamais rien voir.    

à nul autre pareil chance

un truc qui nous fait dire et rien d’autre !

une nuit de mai

la sacrée dépendance musicale

d’une histoire à deux

la vie est courte comme vous en avez parfaitement conscience, elle peut être aussi belle et courte. il se passe souvent quelque chose lorsqu’on s’y attend le moins.

elle n’est qu’une continuité d’accident et au besoin un renoncement, mais devant l’Unique et Clément, le rendez-vous est pris à la croisée des chemins.

il nous apparaît qu’une infime partie de ce qu’elle est réellement, c’est à dire presque rien ! je m’empêtre aussi avec toutes les questions sur l’attachement.

l’appartenance

le sens de la meute qui me préoccupe

une de ballotter

l’hôtel de la plénitude

et magie noire

la pression de la morale religieuse va bon train, il y a sûrement des solutions plus haut dans les profondeurs noires du ciel, peut-être aussi dans les livres saints.

j’ai à la place cet air ambiant et enfumé que je fume ! je me dis respire calmement, la vie t’échappe et ce n’est qu’une différence de point de vue.  

je lève le voile d’une réalité qui me refuse, est-ce que mes attentes coïncident avec mes aspirations ? je voudrais vous prendre comme Sulaiman Le Magnifique.

rappelez-vous que rien n’est vil !

oh que Dieu me pardonne !  

je m’absorbe et tout coïncide

un ciel idyllique

le mauve de mes yeux

vibre en cœur

2/3

je me dis que j’avais du chien, j’avais du style pour me risquer aux altitudes des nombres zéros ! je voyais à l’ombre des baleines touchées par la grâce.

je remontais les âges avec des divinités passagères où chaque mot avait sa toile de symbole et de complexité. le recueillement m’était bénéfique.

le bon vent me soulevait et cela me faisait peur aux heures de pure rêverie, bien après que les faucons emportaient mes manies vers l’Afrique aux pupilles de joailliers.

encore un matin d’azur qui se termine 

je goûtais à toutes les cultures d’en bas

l’haleine en farandole

un bâtard immobile sur la piste

de la stéréo

il m’arrivait de dire les choses de trois différentes manières et par la suite aller le plus loin possible dans les raisonnements. je restais devant les mystères perplexe.

j’étais disjoncté comme un mineur celtique plein de doutes avec des lèvres tendres pour son elfette, dernier encrage et qu’elle aventure !

je me figurais chaque instant volé à ses côtés comme une révélation de ce qui est ou devrait être pour le reste de mes vieux jours. c’était tout ce dont j’avais besoin.

le temps passé qui se meurt et elle

la déconvenue

une fenêtre sur nulle part

sa peau souple entre mes mains

de cendre

je poussais ma petite barque au large avec des voiles toutes neuves, j’étais avide de connaissance et de liberté. les cales sont faites pour les navires endommagés.

je tombais évidemment dans l’eau froide et glacial, parce que la plupart du temps, je n’avais qu’un ramassis de vomi dans la bouche, de l’alphabets indigeste.

je suis un autodidacte de la vie, le point extrême de mon époque. un poète maudit qui ne sait pas écrire sans l’aide d’un correcteur informatique. 

j’apprécie les choses sous un nouvel habit.

de l’art aussi de vivre seul

comme l’ami des grandes solitudes

un touché visuel

il a besoin de l’immédiateté

du ciel

3/3

ils ne m’ont rien appris et ils m’apprennent rien non plus sur les choses de l’amour, mes expériences ne sont pas sans quelques regrets. je m’atèle pour y remédier.

comme de ne pas avoir fait de grandes études et être à la hauteur de moi-même, de ne pas avoir dit souvent à mon oncle combien je l’aime.

je sais que personne ne meurt vraiment, cela est tout bête au final ! vous savez que je préfère largement la philosophie de nos chers stoïciens.

je prends tout dans la déglutition

on ne se refait pas !

l’âme enrubannée

je finis le thé froid accoudé

sur une béquille

je pense ce soir à vos paroles sans âge plus que d’habitude, je pense à l’enfant terreux aussi, un peu ! je m’identifiais à presque tout et bien sûr à rien en particulier.

les moments que je préfère sont le Souvenir, lorsque j’ignore si les événements se rattachent à une réalité vécue ou simplement le fruit de mon imagination.

je m’aventurais étant jeune dans la prescience sur l’avenir, comme un simple jeu de divination. cette lecture m’apprenait que l’avenir bride l’homme.       

les rêves forment la jeunesse autant que les voyages

donc plus d’avenir possible sans rêveur !

une kermesse de l’été

le jus de tomate coule sur le menton

de l’enfance

je presse mon fruit gorgé qu’avec plus d’empressement, l’enfance se veut païenne ! autant dire que j’ai arrêté de cultiver les fleurs.

comme de retourner mes pensées.

je noie mes forces contre mes pertes de mémoire, comme se prémunir des insolations et de la fièvre. je me contente de petits moments heureux et ce n’est que justice.

je prends de la vie ce qu’elle a de meilleur à offrir et le mieux à cette instant que j’entrevois, c’est vous. j’attends de mes notes qu’elles prennent leur envol.   

entre autres bien le bonsoir et au revoir 

le temps d’un regard

un bonheur monstre

le vent éteint les braises au loin

de mes yeux

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