La doublure

puisque tout est voué à disparaître, il boit et sort tous les soirs. c’est l’histoire d’un homme qui ne peut oublier les morts, seule sa mémoire hâtive nous sépare

l’âme aussi légère qu’une sainte colombe, il avance vers lui et parle. un oncle défunt! le ridicule d’avoir cru à son retour ne le tue pas, il parle de son cœur qui brûle les pétales de roses entre ses mains

cet homme partage une bière avec un mort, peut-être que le diable l’entraîne. cela suffit à son ombre, le cornu est le prétentieux des cavernes

il mesure sa futur place entre les tombes.

les rivières suivent leur cours sous terre

la tombe de l’oncle!

un-jour-une-ville-accueillera-un-poète-qui-ne-porte-en-lui-aucune-peine-sept-ans-qu’aura-durer-son-calvaire-quelqu’-un-comprendra-son-isolement… !

je disais qu’il y a comme le sacre du cimetière! il est absorbé par une force étrange, le ciel féconde la terre, tout semble capitonner de sperme

le soleil peu habituel à cette saison est grivois, un oiseau chante sur la branche d’un olivier, les mouches chient leurs larves et s’observent… etc.

il veut revoir les lésions du bonheur et tout désapprendre d’un même coup, s’étriquer le cerveau à la manière d’une laine humide et froide

une femme urine sur une tombe.

il parle de la déchirure

du soulèvement

une légère tachycardie

ton visage a une teneur de sel

une voix

puisqu’il est un être en difficulté et en marge de la société, surtout farouche! toutes les épreuves qu’il lui faut endurer, les femmes qu’il croise se veulent salvatrices

il entend souffler le vent très haut dans le ciel, le ciel monte vers le haut, le ciel quand il fait presque nuit sent le caramel ou quand elle enlevait ses hauts volants

la terre les attirait l’un vers l’autre, deux aimant! par le trou de la serrure, il la voyait à demi-nue. les jambes de calcaire s’entremêlaient, les bas noirs qu’elle enroulait

les corps ineptes

tous deux se recommençaient

            H : pourquoi doit-on quitter ?

            F : la mort est notre amie

            H : dans ce vide ?

            F : tu dois chercher à vivre… !

            H : je sais, je me l’interdis

            F : ton refus est grave

            H : je refuse de me rendre au feu d’artifices

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