Quelque chose d’un vendredi terrestre

je n’ai rien avoir avec le commun qui refuse la part du merveilleux dans le cœur, l’abandon aux nostalgiques rêveries… etc. comme un enfant s’adonnerait dans le vent.

il excède les quatorze printemps.

ils ont peur du ridicule qu’ils ne se risquent à rien, rien de probant. je ne tiens pas à fédérer quoi que ce soit et au-delà de la bienséance: froideur / distance

une sainte colère qui libère !

la part du ciel que je détiens et aussi infime soit-elle, je ne dois pas la négliger, cela pourrait être mon seul rempart contre l’adversité et bien plus encore.

je n’en fais pas une étude.

je ne tiens pas aussi que l’on m’aime

même si là, je mens !

le tabac à rouler

brûle les lèvres autant qu’un baiser

d’adieu

il y a les déshérités et qu’un seul message, une mystique aux ivresses claires. je persiste à nier ma réalité, comme s’il s’agissait toujours de percer les zones grises.

les religions s’exportent, non ?

je sais lire les signes, comme me reconnaître à travers les miroirs. les réponses que je trouve dans les nuages bleus, l’eau potable du robinet et la température.

la mort d’alors ou le poème ?

je ne dois plus céder devant la valorisation individuelle, une gargarisation de mots ! mais je tiens pour acquis les choses prédominantes sur les nerfs.

le voile tombera !

les sidérés ne trouveront plus de secours 

il est trois heures: 24

j’entends de la musique qui se noie dans les gosiers
après tout on n’aimerait pas danser

j’ai déjà joué avec les murs blancs
le cauchemar des morts et des vivants qui se versent
 

toute un cœur qui appartient à l’entre deux
une allumette dans un tas de foin, sous peu le brasier

je n’ai pas pris le temps des corps apaisés
les brefs moments de vie qui découlent dangereusement

j’ai négligé le potentiel d’érotisme de l’univers
d’où émane une substance… ( le mot s’est détaché ! )

on aurait souri avec quelqu’un d’un peu voyou
je ne dois plus être aux regrets

je sors de la grotte aux nymphéas en guidant mes envies ailleurs, les voies des boulevards ont des couleurs d’arc-en-ciel. j’abreuve mon cœur de l’éclosion du jour.

je nourris mes flancs de douceur.

j’ai eu l’impression de berner tout le monde, alors qu’à moi échu l’illusion. le sans posture primordial, une mèche rude ! je reste le conciliant, en tout.

je bois une poignée d’eau.

je reprendrai les vols de nuit ou le poème, il me faudrait pour l’asseoir un départ, plusieurs ! le poèmefusée pour s’élever a besoin d’une pulsion de moineau.

je tracerai vers toutes les trajectoires.

le poète est né à un rêve qui sommeillait

l’énigme des labyrinthes se dévoile

un été sans rebours

je respire l’odeur du vieux port

dans un Pagnol

Les morsures étaient ignorées

j’étais porté vers les interactions mystiques, comme si rien ne m’arrêtait ou n’altérait mes poussées créatives. une torsion de l’esprit jusqu’à la pointe de l’extrême.

je ne voyais plus les villes sur l’estrade de mon cœur, leurs rumeurs m’étaient possible à engloutir. j’allais au hasard feuilleter l’eau de mes trous blancs. 

le téléphone éteint me délivrait de mes tics.

je me réjouissais de la fente d’une fenêtre sur l’éden, la pluie tombait sur mes fatigues. je me voyais trépassé en écoutant lesventsnostalgies et la théière.

on nous disait paradisiaque l’ici-bas

on se déchire avec du pas mieux à t’apprendre !

comme quand j’étais enfant
je toc parfois ma tête
pour m’assurer

qu’elle est encore
vide et

effectivement: elle est fêlée

le dépit des gens lorsqu’un malheur frappe un homme, je l’entendais comme une décomposition, une aubaine. le malheur des uns est le ressort de nos certitudes.

l’autre que moi prie.

les liens d’amitié me marquaient ou se volatilisaient, la perte voyait le jour et engendrait le mal pour une moindre blessure. un monde fou coulait à l’endroit.

le champ en était miné.

je me délaissais pour revenir au vacarme de la multitude, transfiguré. je passerais sur les corps des lucioles, de ce qu’est la pluie à la goutte noire… etc. j’espérais et n’y suis plus.

les visages se fermaient à la providence

je préférais les ânes blancs avec du cachemire

je-serai-une-station-mal-desservie-que-j’-en-mourais-sur-la-voie-des-clématites-blanches-je-trottais-d’-un-flair-de-feu-des-dieux

je rêvais de l’Euphrate qui coule de son eau sous les arbres, une blancheur ouatée. je ne retournerais jamais sous la brume vaincre les coups et l’anneau. 

je revois les yeux qui pleurent.

je me saturais de tristesses qui me dépassaient, le scalpe des cœurs m’enivrait. je devais en finir avec mes débandes puisqu’il me restait à découvrir l’essentiel.

qu’ils refluent en une chanson grégaire !

je verseabsorbe l’huile de l’étreinte de l’autre côté de la haie, la jarre fêlée. les prières sont un don de soi à chaque instant renouvelées, une prévision à l’entendement. 

je débarquais dans l’univers imploré et apathique

je sortais rejoindre la pluie

le jour s’endort
un peu moins dans la décrépitude

j’apaise le flux du sang
les rives où je suis ne sont pas miennes

comme ce jour-là: l’être divin !
je ne l’ai pas observé dans mes souvenirs

je ne crois plus à l’immuable
je regrette le ciel perdu qui bavait sous la pluie

je regrette aussi pour Adam
je lui dois comme toi qui lis

suffit-il de croire ?
à Bordeaux, c’est le déluge qui prédomine

j’invente des chapiteaux
où je sacre tous mes repentirs et infidélités

est-ce que c’est le bruit d’une cloche
son étoile tinte le fond

au soir d’une sordide réaffirmation
je dîne seul au kfc

Il y a une lettre pour toi !

1/3

je me rappelle de nos sommets au pied du lit, le toqué de mes voisins et les tâches multicolores sur nos corps… etc. oh, Dieu que tu me manques, reviens à moi !

j’espère par cet aperçu de nos frasques inspirées te redonner le goût de nos jours passés, le goût des fruits mûrs et sauvages. je nous souhaite aussi un bout de chemin.

je me reconnais dans ton histoire pour prétendre à une évolution entre nous, une vie à tes côtés est toutes les absentes. la mienne, je te l’offre en négatif !

les amants des paradis retrouvés

les jeux d’enfants

j’-ose-un-clin-d’-œil-à-la-lune-la-Séléné-chargée-d’-une-tristesse-ce matin-de-loin-de-par-le-monde-frissonnante-de-désir-pour-chaque-feuille-d’-arbre-et-pour-l’-âme-vibrante-couverte-de-rosée-où-elle-a-froid

te souviens-tu de nous deux sur le canapé et de nos feux de bengale, Bill Evans dans la stéréo… ! quoi que tu puisses en penser, je te promets de ne plus appartenir au vent.

je m’en remets à peine et ce n’est que parfait, nos crimes sont faits ! j’endosse ce qu’ils ont de plus substantiel pour un poète en herbe dès le vendredi saint.

je n’écris plus sur une viande de poisson séché, un bel après-midi d’amour, une chanson qui se raconte… etc. je m’attends à des jours rêveurs, oh, des jours meilleurs !

je me laisse envahir par toi

une vraie pollinisation

ton silence m’écorche le sang

l’odeur du jasmin me blesse

me blesse de mille morsures de serpent

la lune est une tendre amie

le soleil est comme une fête

le jour décline morose

comme les mots que l’on ne peut rattraper

les nuits se voilent et me rendent à silène et ses velours, une vraie consolation ! tu aurais dû être là et me calmer, j’ai besoin d’une femme qui se bat, une adversaire.

j’oublierai sans effort tes longs secrets et mes cigarettes, je les oublie pour trouer le ciel un beau matin, comme ce jour de septembre où il pleuvait, lentement.

j’aime lorsque c’est comme ça le soir et que tout va bien, si tout va bien ! j’enveloppe mon mal bleu en espérant te faire une bonne impressions dès ton retour.

je n’ai touché à rien depuis la dernière fois

il faudrait taire la sanctification

toi que je devine

tu me vois peut-être en retour

toi vers qui j’approche

est-ce que tu me pardonne l’insulte ?

j’ai une certaine expérience de la vie

le côté charbonneux des choses

en moins blanc !

je ne me justifie en rien

je te salue

2/3

je me rappelle de tes tendres mots et à peine une vue d’ensemble, un univers, un sourire que j’emporte n’importe où ! j’assèche mes os par leur fréquentation.

nous deux s’il en est encore question, c’est aussi bête qu’une lanterne d’escalier pour rentrer chez soi, lorsque la nuit est tout à fait morte. nous en sommes là ! 

je te fais parvenir cet supplique ne sachant pas ce que tout cela signifie, tu restes par-delà ton absence mon enchantement onirique, mon frétillement !

je refuse tous tes avatars

ton cœur ou rien

nous restons ancré au sol

comme des brins d’herbes ravagées par les vents

nous serons un jour piétiner à notre tour

par une génération qui arrive

dans l’indifférence des spectateurs

qui n’auront déjà plus cours

je me refugiais dans un nuage imaginaire pour éviter les monstres ou sous les jupes des filles consolatrices et faciles, c’est comme se perdre pour une armoire à glace !

je courais de misère choisie sans me retourner, en dehors de leur prévisibilité et tutti quanti. je les ai libéré et elles en me congédiant quantifiaient presque tout.

je crois que si tu t’obstines ainsi, tu connaîtras le même sort, comme l’étoile du matin qui court vers sa perte, une cymbale ! et moi, j’aime les marathons.

tu es mes yeux et mon unique horizon

je me considère chanceux

il-y-a-des-logements-sociaux-habités-par-des-petits-diablotins-qui-jouent-à-lancer-des-projectiles-de-toutes-sortes-sur-les-chats-errants-qui-inévitablement-atterrissent-dans-la-cours-je-rouspète-au-delà-du-mur-de-séparation-et-après-un-instant-de silence-j’-entends-leurs-pas-s’-éloigner-je-me-figure-qu’-ils-ne-font-que-déguerpir

3/3

les vents de la stupidité glissaient sur mon cœur, bien avant de te rencontrer. je m’ouvrais au désert qui nous apprend au mieux à nous en méfier.

j’étais parfois l’homme des situations, un peu boiteux mais flexible dans mon idée. j’allais aux rendez-vous et ne revenais que plus déconcerté. je m’arrachais !    

je vivais par paliers pour finalement saisir une solution qui émergeait de ta voix, ma languesource. je comprenais qu’il me fallait avancer et construire avec toi.

j’évoquais plus haut nos rares échanges 

je disais moins que tes incompréhensions    

cela-fait-longtemps-très-longtemps-que-je-croyais-les-fenêtres-d’-un-écran-d’-ordinateur-immuables-mais-en-fait-pas-du-tout-selon-que-la-corbeille-soit-vide-ou-pleine-elles-changent

je me rappelle d’une nuit passée ensemble, et de ton délicieux con ! j’ai dû le pressentir en passant dans tes jardins, mon bonheur taché du rougevéhémence.

c’est une peine atroce de se sentir abandonné, comme celles qui tombent sous terre et que je déterrerai avec mes mains, même si je n’y crois plus trop.

je me demande comment on peut conjurer le sort à l’étranger, comment aussi retrouver ton visage ? tu m’as promis qu’on irait voir un opéra italien.

ne restons plus jamais seuls

on essaiera de s’effacer

h 1 : humaine, tu m’intéresse donc moins

2 : tu devrais écrire cette phrase dans ton recueil

h 1 : c’est possible, mais si tu étais une silhouette, un rêve, une lune qui sourit… etc.

3 : tout dans le négoce !

h 1 – 2 : ta gueule, toi !

je ne saisis pas entièrement les aspects de ta personnalité, malgré tous mes efforts. les tentatives de te joindre ont échoués, perverse !

je te considérai pour morte après une certaine date limite, le sablier est retourné, est-ce qu’on se comprend ? je n’entrevois aucune autre alternative.

voici une quinzaine que tu me laisses sans nouvelle !

je ne veux dans ce cas plus jamais te revoir et ceci prendra effet le jour de la réception de l’avis recommandé. je ne suis plus certain par ailleurs ce que j’avance.

dans ce pays et loin de toi

je suis l’étranger

je sens l’exil du cœur

je revois une fenêtre qui apaise mon esprit

je revois l’arbre de l’enfance triste

je voudrais pour finir poser ma tête entre tes mains

semblables à la froideur d’une feuille d’automne

je t’envoie une peuplade de baisers

une porte qui te sera à jamais ouverte

l’étroitesse de mon esprit m’épargne moult soucis

monsieur Moult et la bosse d’un dromadaire dodelinent dans la ville !

ce-n’-était-qu’-une-trêve-cela-interrompt-mon-poème.