Il y a une lettre pour toi !

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je me rappelle de nos sommets au pied du lit, le toqué de mes voisins et les tâches multicolores sur nos corps… etc. oh, Dieu que tu me manques, reviens à moi !

j’espère par cet aperçu de nos frasques inspirées te redonner le goût de nos jours passés, le goût des fruits mûrs et sauvages. je nous souhaite aussi un bout de chemin.

je me reconnais dans ton histoire pour prétendre à une évolution entre nous, une vie à tes côtés est toutes les absentes. la mienne, je te l’offre en négatif !

les amants des paradis retrouvés

les jeux d’enfants

j’-ose-un-clin-d’-œil-à-la-lune-la-Séléné-chargée-d’-une-tristesse-ce matin-de-loin-de-par-le-monde-frissonnante-de-désir-pour-chaque-feuille-d’-arbre-et-pour-l’-âme-vibrante-couverte-de-rosée-où-elle-a-froid

te souviens-tu de nous deux sur le canapé et de nos feux de bengale, Bill Evans dans la stéréo… ! quoi que tu puisses en penser, je te promets de ne plus appartenir au vent.

je m’en remets à peine et ce n’est que parfait, nos crimes sont faits ! j’endosse ce qu’ils ont de plus substantiel pour un poète en herbe dès le vendredi saint.

je n’écris plus sur une viande de poisson séché, un bel après-midi d’amour, une chanson qui se raconte… etc. je m’attends à des jours rêveurs, oh, des jours meilleurs !

je me laisse envahir par toi

une vraie pollinisation

ton silence m’écorche le sang

l’odeur du jasmin me blesse

me blesse de mille morsures de serpent

la lune est une tendre amie

le soleil est comme une fête

le jour décline morose

comme les mots que l’on ne peut rattraper

les nuits se voilent et me rendent à silène et ses velours, une vraie consolation ! tu aurais dû être là et me calmer, j’ai besoin d’une femme qui se bat, une adversaire.

j’oublierai sans effort tes longs secrets et mes cigarettes, je les oublie pour trouer le ciel un beau matin, comme ce jour de septembre où il pleuvait, lentement.

j’aime lorsque c’est comme ça le soir et que tout va bien, si tout va bien ! j’enveloppe mon mal bleu en espérant te faire une bonne impressions dès ton retour.

je n’ai touché à rien depuis la dernière fois

il faudrait taire la sanctification

toi que je devine

tu me vois peut-être en retour

toi vers qui j’approche

est-ce que tu me pardonne l’insulte ?

j’ai une certaine expérience de la vie

le côté charbonneux des choses

en moins blanc !

je ne me justifie en rien

je te salue

2/3

je me rappelle de tes tendres mots et à peine une vue d’ensemble, un univers, un sourire que j’emporte n’importe où ! j’assèche mes os par leur fréquentation.

nous deux s’il en est encore question, c’est aussi bête qu’une lanterne d’escalier pour rentrer chez soi, lorsque la nuit est tout à fait morte. nous en sommes là ! 

je te fais parvenir cet supplique ne sachant pas ce que tout cela signifie, tu restes par-delà ton absence mon enchantement onirique, mon frétillement !

je refuse tous tes avatars

ton cœur ou rien

nous restons ancré au sol

comme des brins d’herbes ravagées par les vents

nous serons un jour piétiner à notre tour

par une génération qui arrive

dans l’indifférence des spectateurs

qui n’auront déjà plus cours

je me refugiais dans un nuage imaginaire pour éviter les monstres ou sous les jupes des filles consolatrices et faciles, c’est comme se perdre pour une armoire à glace !

je courais de misère choisie sans me retourner, en dehors de leur prévisibilité et tutti quanti. je les ai libéré et elles en me congédiant quantifiaient presque tout.

je crois que si tu t’obstines ainsi, tu connaîtras le même sort, comme l’étoile du matin qui court vers sa perte, une cymbale ! et moi, j’aime les marathons.

tu es mes yeux et mon unique horizon

je me considère chanceux

il-y-a-des-logements-sociaux-habités-par-des-petits-diablotins-qui-jouent-à-lancer-des-projectiles-de-toutes-sortes-sur-les-chats-errants-qui-inévitablement-atterrissent-dans-la-cours-je-rouspète-au-delà-du-mur-de-séparation-et-après-un-instant-de silence-j’-entends-leurs-pas-s’-éloigner-je-me-figure-qu’-ils-ne-font-que-déguerpir

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les vents de la stupidité glissaient sur mon cœur, bien avant de te rencontrer. je m’ouvrais au désert qui nous apprend au mieux à nous en méfier.

j’étais parfois l’homme des situations, un peu boiteux mais flexible dans mon idée. j’allais aux rendez-vous et ne revenais que plus déconcerté. je m’arrachais !    

je vivais par paliers pour finalement saisir une solution qui émergeait de ta voix, ma languesource. je comprenais qu’il me fallait avancer et construire avec toi.

j’évoquais plus haut nos rares échanges 

je disais moins que tes incompréhensions    

cela-fait-longtemps-très-longtemps-que-je-croyais-les-fenêtres-d’-un-écran-d’-ordinateur-immuables-mais-en-fait-pas-du-tout-selon-que-la-corbeille-soit-vide-ou-pleine-elles-changent

je me rappelle d’une nuit passée ensemble, et de ton délicieux con ! j’ai dû le pressentir en passant dans tes jardins, mon bonheur taché du rougevéhémence.

c’est une peine atroce de se sentir abandonné, comme celles qui tombent sous terre et que je déterrerai avec mes mains, même si je n’y crois plus trop.

je me demande comment on peut conjurer le sort à l’étranger, comment aussi retrouver ton visage ? tu m’as promis qu’on irait voir un opéra italien.

ne restons plus jamais seuls

on essaiera de s’effacer

h 1 : humaine, tu m’intéresse donc moins

2 : tu devrais écrire cette phrase dans ton recueil

h 1 : c’est possible, mais si tu étais une silhouette, un rêve, une lune qui sourit… etc.

3 : tout dans le négoce !

h 1 – 2 : ta gueule, toi !

je ne saisis pas entièrement les aspects de ta personnalité, malgré tous mes efforts. les tentatives de te joindre ont échoués, perverse !

je te considérai pour morte après une certaine date limite, le sablier est retourné, est-ce qu’on se comprend ? je n’entrevois aucune autre alternative.

voici une quinzaine que tu me laisses sans nouvelle !

je ne veux dans ce cas plus jamais te revoir et ceci prendra effet le jour de la réception de l’avis recommandé. je ne suis plus certain par ailleurs ce que j’avance.

dans ce pays et loin de toi

je suis l’étranger

je sens l’exil du cœur

je revois une fenêtre qui apaise mon esprit

je revois l’arbre de l’enfance triste

je voudrais pour finir poser ma tête entre tes mains

semblables à la froideur d’une feuille d’automne

je t’envoie une peuplade de baisers

une porte qui te sera à jamais ouverte

l’étroitesse de mon esprit m’épargne moult soucis

monsieur Moult et la bosse d’un dromadaire dodelinent dans la ville !

ce-n’-était-qu’-une-trêve-cela-interrompt-mon-poème.

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