Trois petits jeux du Je perpétuel

ils m’ont affublé de différentes expressions tout le long de mon existence, le prénom que je porte depuis le jour de ma naissance et le jour de mon entrée en crèche. je fais évidemment l’impasse sur les insultes gratuite ou justifier 

j’avais une fille dans chaque bras !

ils m’ont accolé au collège le surnom de pécheur, je le dois sans doute à mon tempérament de mécréant plus qu’à mon chapeau. s’ajoute à cette période d’autres termes sophistiqués et terrifiants: ex-petit-ami, ennemi… etc.

une période bien compliquée.

ils ont même appelé mon volume de chaire tonton et ceci pour toutes les générations à venir, mais l’homme qui se tient devant vous ne s’y reconnait pas. je ne suis qu’un être insignifiant qui fuit devant les sollicitations

je ne sais ce que tout cela implique.

je me prépare à la mort dans ma retraite

sans aucun nominatif, comme un scarabée livré au bec d’une huppe

hélas, je ne reconnais que le beau
je ne me l’explique pas

très peu savent
ils rêvent

vivre sans vous
et mourir

mourir à vous entendre
et vivre

( ce n’est pas aussi idiot que ça en a l’air ! )

qu’est ce qui subsiste
les mots
l’espace
les mots et l’espace

il n’y a pas de secret
Je dois beaucoup à ma couleur de peau et mon intuition

je n’ai plus la capacité de guérir et de me régénérer aussi vite qu’auparavant, mes blessures prennent un temps considérable pour cicatriser et colmater. je crois que l’homme s’use comme une machine à écrire ou un réfrigérateur 

il me fallait six heures de sommeil et sans ressentir les coups de moue durant la journée. je ne bâillai que rarement hormis la sensation des paupières lourdes. je remarque aujourd’hui qu’il me faut quelques heures de plus 

il m’arrive de même avec la récupération qui ne doit être qu’une question d’horloge interne, je pouvais par exemple marcher des nuits entières sans me soucier de la distance ou enchaîner les épisodes au lit et ne pas fléchir

les expériences usent par érosion 

les souffrances usent aussi, j’ai… !

comme une âme égarée
pour une seule nuit

j’achève… !

je perds, oui, je perds la raison 
dans le noir du chaton

il pleut
la rive de Tigzirt

si t’es sociable, ma belle 
il y a ceux qui préfèrent la compagnie des escargots

il pleut, il pleut… !
la rive de Tigzirt

il n’y a qu’un orphelin pour guider l’aveugle
je me délecte de la pluie qui tombe en trombe

chanson d’automne
j’entonne

je vais conclure comme on s’engage dans un rire, ensuite vient avec la question du corps. c’est comme mourir et naturellement, je pense à toi. je pense à ton visage au ciel multiple qui glisse vers une aurore inconfortable

je me rends compte au fur et à mesure que les moments importants sont ceux passés avec mes amis, ils me racontaient les bonnes vieilles histoires. une anecdote par-ci par-là et puis tombait une confidence à couper le souffle

je crois que l’on ne peut échapper à son destin qu’un certain temps et l’issue ne sera que plus fatale, j’ai élaboré un système nourrit d’une mythologie personnelle, une fiction qui brise le modeste seuil de ces lignes

qu’il est bon de me souvenir de vous

parmi les récits juxtaposés où je vois presque tout

au commencement, il y avait l’oubli

et toi, et ton corps… !

l’infini du jour naissant

brûle !

les jours passent

les semaines…

comme la vie en l’air

comme les orteils du pied a l’air libre

où toute est mousseline

passent les jours et viennent les aurores

je m’en vais sans vraiment partir

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