Peu importe si je te vois comme mon amoureux

à Zoubida.

il avait de l’honneur et quelque chose de l’empêché, avec un sombre cœur. il voyait la soif des routes marchandes et les vents sonores jointement, ses yeux inoubliables cherchaient le renouveau d’Alger…

il rêvait d’une union de la parole, et ses factions n’étaient que les hautes échelles à gravir. il se présentait quelquefois comme tailleur de pierre, en s’attelant au granite des consciences…

il plaisait aux femmes selon les dires de ses proches qui en témoignent, surtout son petit côté voyou. il était coiffé d’une casquette bleue recouvrant ses cheveux noirs mêlés de gris…

il aimait la compagnie des bateaux amarrés paisiblement, sur les quais ou à la Pérouse sous un ciel voilé. il remontait les lendemains en jouant avec l’aube entre ses bras…

la bouteille d’Ali La Pointe ne le noyait pas, porté comme un bouchon sur les peines des amours perdus. debout, il contemplait la baie avant l’orage comme un berger…

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