III

un jour de septembre où les nuages m’accrochaient

il y avait presque tout dans ces nuages : tes mains, ton nez, ton dos.

je devinais l’ovale de l’horizon

je scrutais le paysage

j’étais bien sous les pigeons bleus !

la terre de ma peau était à louer ou à vendre

comme la découverte du jardin botanique, une première

le jardin zen et le gazon vert de la ville, les poissons du japon, les bulles, etc.

un je ne sais quoi qui me titillait

qui enchantait mon cœur

on est bien parmi les gens, mon frère. disait-il avec un sourire. puis, il se tempérait

je piochais les phrases des flâneurs

je laissais agir ma transformation

je parlais de poésie

j’observais mon inattention !

je ne prenais rien à cœur, tout comme toi

je m’éloignais de plus en plus du tissu commun

nul ne pouvait me rétablir

le bonheur de chanter était de survivre à soi-même

vaste continent de mes foulées

je n’étais que ton chantre âpreté aux louanges de ta plaie

cela est vrai que tu étais superbe et que tu me snobais

je te faisais du mal de nous

tu me le renvoyais, inhumaine

tu n’étais qu’une vulgaire ombre

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