On aurait dû aller à Vérone

qu’est-ce qu’il l’enchantait, où cela raillait, l’itinérance ou plutôt l’irréalité de nos échanges, comme les vrais soirs de Marie, de marbre était sa silhouette ! c’était notre dernière saison…

j’observais en silence mon éternel retour, à travers les routes sinueuses de la vallée… son corps, ses rêves, ses effluves distingués, une découverte ! je ne la nommais qu’en de rares occasions…

je la voyais d’une humeur parfois vagabonde, comme sa solitude que nous partagions. nous étions sur l’herbe des heures durant, presqu’iles lointaines, désentravées. elle était jolie et me choisissait…

elle avait dans le cœur l’automne, sa bannière était les comètes et planètes qui voguaient. elle chantonnait avec la radio, changeant de station comme une sauterelle, comme pour son effeuillage…

je quittais son rêve de porcelaine avec précaution, faisant de cet instrument mon bonheur. je me voyais rêver près d’elle, non, vraiment pas très loin d’ici ! elle était ma Philomèle en rossignol…

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