Roulette

un jour ou l’autre, nous régnions sur les tropiques. un autre jour, nous sommes seconds, anxieux du branle du temps. nous restons ancrés au sol, comme des brins d’herbes ravagés par les vents

il adviendra un jour, inéluctablement, où nous serons piétinés à notre tour, par la génération ébahie qui arrive, dans l’indifférence de la foule qui n’aura déjà plus cour…

toi que je devine

tu me perçois peut-être en retour

toi vers qui j’approche

est-ce que tu m’excuses cette harangue ?

je tiens certaines connaissances sur la vie

le côté charbonneux des choses

en moins blanc !

je ne me justifie en rien

je te salue

il y a des poèmes qui me ressemblent

que je sens

que je ressens

que je vois

et tous ceux que j’écris

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