Roulette

un jour

nous régnions

sur les tropiques 

un autre, nous sommes seconds 

anxieux du branle du temps

nous restons ancrés au sol

comme des brins d’herbe ravagés par les vents

et par la génération ébahies qui arrive

nous serons piétinés à notre tour

dans l’indifférence de la foule

qui n’aura déjà plus cour ?

toi que je devine

tu me vois peut-être en retour

toi vers qui j’approche

est-ce que tu m’excuses cette harangue ?

je tiens certaines connaissances sur la vie

le côté charbonneux des choses

en moins blanc !

je ne me justifie en rien

je te salue

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