Naïma

il – l’aimée pour mousser du vert. il l’adoptera peut-être comme une douleur plus intense que tout le reste, plus ancienne qu’il galvanisera. il finira moins flétri, moins chauve dans un linceul

il vacillera tous les matins, d’un noir total, avant de lui sourire de sa fragilité, lorsqu’il se fera embûche. il lui faudra s’y tenir, prendre le pari du premier regard posé, comme pour un deal

on se verra à une lecture de la bibliothèque municipale

l’un de ces soirs d’un long froid automnal 

on s’assoira sur les escaliers de secours en se parlant beaucoup

et moi je m’y verrai

on prendra le premier bus

l’aube bleue surgira derrière les vitres 

on se prendra la main comme un secret 

de l’autre main ta droite tu entameras ton petit-pain 

une fois à Bruges, le cimetière nous semblera familier

on ne se quittera pas de vu 

tu t’appelleras Naïma aux yeux de fresque 

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