Tout code

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tiré d’un ancien téléphone le 25/06/2017.

Bruitages

une femme de 70 ans est adressée aux urgences pour un syndrome confusionnel isolé, sans notion de chute ou de traumatisme crânien

de ses antécédents, on retient : une hypertension artérielle traitée depuis 10 ans par amlodipine (amlor) (10 mg/j) et un syndrome dépressif traité par paroxétine (deroxat) (20 mg/j)

les constantes sont les suivantes : pa=145/75 mmhg, fc=90/min, fr=20/min, température=37,2°c

il n’y a pas de signe d’insuffisance cardiaque, d’œdème, de signe de localisation neurologique

les données biologiques sont : natrémie=120 mmol/l

kaliémie=4 mmol/l

protides=62 g/l

créatinine 102 mmol/l

hématocrite 45%, glycémie=7 mmol/l

calcémie=2,34 mmol/l

tiré de facebook le 21/06/2018.

Ticket de commande

nom prénom : Ilan

f 146 / vente à emporter 105

( 50029 ) employer : thibault

date transaction : 18/03/2018

numéro caisse : 14601. temps transaction : 22:20


qté désignation montant cb en prod


1 classic 2 p oriental ?? ; ??

1 hd vanille caramel brownie ?? ; ??

1 coca cola 1,5 l ?? ; ??


total ( euro ) : ?? ; ??

code tva % tva base tva montant tva lig

b ?? ; ??

f ?? ; ??

http://www.pizzahut.fr

tel : 05 56 30 10 40

* burdigalia corp sarl capital 25 000 *

rcs bordeaux 513 110 320 ape 5610 c *


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conditions en magasin

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longtemps je m’engouffrais dans les brèches du poème, comme un intrus, comme un éléphant

un élève qui écrivait sur la marge. il m’était indéchiffrable

je méditais sur mes raisons de vivre, mes peurs et mes aspirations, – comment était mon enfance ? mutique comme une surface

est-ce qu’il fallait me lamenter sur mon sort et me terrer, ou je devais autre chose de mes lamentations

j’étais de la faillite, authentique, radicale, – à quel moment mon histoire s’était gâtée ? lorsque je touillais dans le sens inverse des aiguilles, une fabulation

je les inscrivais à la lisière, dès l’abord. je les écoutais aussi, ou rien que pour la jubilation d’une suite de signes

je me persuadais que ce n’était jamais sorcier, sans m’arrêter à ce qu’ils étaient campés, ou pas

De la journée

je réouvre une fenêtre, … referme une fenêtre

de la fenêtre un don

des prémices

je redescends les stores, … remonte les stores

sur les stores une araignée écrasée

une bouillie !

au plein d’araignées qui tissent des linceuls

je réponds merci

je parle à une jeune fille qui joue à la police

sur une pelouse sillonnée, sillonnée

préférés aux sirènes de pompiers

je repose une assiette, … relave une assiette

l’assiette est rangée dans le conduit

des cafouilleurs

sur le lit repensant aux fourmis de la jeune fille

à qui j’ai encore souri

Roulette

un jour

nous régnions

sur les tropiques 

un autre, nous sommes seconds 

anxieux du branle du temps

nous restons ancrés au sol

comme des brins d’herbe ravagés par les vents

et par la génération ébahies qui arrive

nous serons piétinés à notre tour

dans l’indifférence de la foule

qui n’aura déjà plus cour ?

toi que je devine

tu me vois peut-être en retour

toi vers qui j’approche

est-ce que tu m’excuses cette harangue ?

je tiens certaines connaissances sur la vie

le côté charbonneux des choses

en moins blanc !

je ne me justifie en rien

je te salue

Pas la bienvenue

éprouver de l’attirance pour une personne qui n’est pas réceptive

cela te noie dans l’informel, sans appuies

ni vérité

tu observes ton reflet dans le miroir

une trajectoire biaisée

très peu conçoivent le sens de jouer à deux

une valse

un nuage menaçant au-dessus du lit

fourmillements à l’extrémité

Bruissements

mes yeux étoilés bruissent par un saut

le chat ne joue jamais seul

l’aube aux clartés essentielles

s’infiltre par la serrure de la porte et des fenêtres 

tout s’invite à ma demeure 

à l’heure de l’éveil tâtonnant de la nature

l’attention porté à la circulation des oiseaux

: l’astre, le chant, les dieux.

l’odeur de lait et de café sur le feu mitonnant

le secret d’un cœur étrange et drôle

la naissance du jour et de l’adresse 

l’appel du vendeur ambulant

le flaire d’un chien qui dort

Sous les cotons du temps

sous les cotons du temps

les rideaux métalliques tombent

( – est-ce que c’est l’une de ses nuits sans fond ? ).

les flirts innocents s’enrhument

une cocotte en papier peint dans des amas d’agrumes

– est-ce qu’elle m’aime ?

dans ce tout de noir

j’appelle au Sauveur des hommes !

c’était le crépuscule

pour l’heure, j’arrose les arbres de mon urine

écorchure de l’âme

une glissade dans du savon d’été

qu’est-ce qui permet ? – la noyade.

j’ai dû en baver

sous le coup des fatalités

désordre camouflé

un bus orange grince

je suis désorienté en face de Ranima De La Cité

t’accueillir dans les soirs

t’accueillir entre les interstices de la réalité

le doute gâche toutes ces années

je rêve d’un dehors nouveau

les persiennes d’ailleurs sont d’un beige émietté

là, je suis tombé ! là, je retombe encore…

l’appel de mes semblables a quelque chose à m’apprendre

par eux, je m’évapore

je me laisse tenter par la paix qui descend

mon esprit s’absorbe en deçà de ses voilures

Je voyage, je parle, j’écris

à Djawhar.

je ne sais pas poétiser. je voyage, je parle, j’écris… on dit de moi que je suis maudit, qu’aux ténèbres est voué ma vie ! je crois que chacun à une chance, à une part de lumière :

comme le jour qui coule, je soufflais le chaud et le froid

comme un courant d’air ! comme un courant stellaire !

la terre était le ciel et le ciel était de terre

les points cardinaux étaient entrecroisés

le sang de ma poitrine nourrissait mille fleurs

je n’avais rien au-dessus de ma tête

il est temps pour moi de demeurer pour mes proches

je renouvelle mes engagements envers la vie

je n’ai rien sur mon cœur, tout est vain et d’ailleurs

j’ai rencontré Dieu dans un pot de danette

l’homme cherche à se résoudre

de tout temps…

comme allonger sur un nuage

tiède et au calme

il sonde son âme dans toutes les directions

j’ai répondu à des leurres

et j’ai souffert de la contrition et des hommes

tu m’aimais comme un soleil, comme une étreinte  

j’aurais tout fait pour quelques-uns de tes mots sur un bout de papier, l’un de tes sourires que je reconnaissais parfois sur mon visage

de quoi s’alimentait mon amour pour toi ?

je ne le fuyais en rien

je n’y touchais plus

pas de cailloux !

je n’étais que mon poids d’écailles, sinon un clown

je ne saurais d’avantage rien sur les entailles de mon cœur à chaque détour, à chaque abandon   

je te pourchassais dans mes rêves, comme un trappeur, arpentant tes cols ! un éconduit qui jouait l’été au piano, agrippait son destin, alertait de ses orages

tu étais au-dessus. tu étais la nuit aussi, comme Leila

je pensais où j’en étais : de ton secours, de ton empreinte

au quartier, je manquais…

je ne retenais presque rien, que les bémols

quels ersatz devenait mon histoire, un bloc opératoire… , – étais-je dévolu à cette autre chose ?

je laissais fondre ton grain dans ma bouche, mon quart de pomme se recroquevillait, et mes yeux de merle, mes trains de fumée, mon singe à cymbales… nul n’y contrebalançait

et puis, houle !

deux âmes se faufilaient derrière ce poème

sans doute plus…

une algérienne, une française…

elle étaient la même : une Eve

Tigzirt

au commencement il y avait l’oubli

et toi, et ton corps…

l’infini du jour naissant

brûle !

les jours passent

les dédales…

comme la vie en l’air

comme les orteils du pied à l’air libre

où toute est mousseline

je m’en vais sans vraiment partir

passent les jours et viennent les aurores

hélas, je ne reconnais que ce cœur

je ne me l’explique pas

très peu savent

ils rêvent

vivre sans vous

et mourir

mourir de vous entendre

et vivre

( ce n’est pas aussi idiot que ça en a l’air ! ).

qu’est ce qui subsiste

les mots

l’espace

les mots et l’espace ?

je dois tout à ma couleur de peau et l’intuition

il n’y a pas de secret

comme une âme égarée

pour une seule nuit

j’achève…

je perds, oui, je perds la raison 

dans le noir du chaton

il pleut

sur la rive de Tigzirt

si t’es sociable, ma belle !

il y a ceux qui préfèrent la compagnie des escargots

il pleut, il pleut…

la rive de Tigzirt spirale

il n’y a qu’un orphelin pour guider l’aveugle

dans la nuit qui tombe en trombe

j’entonne

une chanson d’automne

Qui s’infuse

j’envie l’impassibilité des pierres

comme la musique de la main des vagues

la nature prodigue ses leçons de vie

la douceur d’un galet sous le soleil

l’eau salée mouille mes lèvres

j’envie l’impassibilité des pierres, comme leur intranquillité

sur le rivage soufflait un vent frais… , sur le rivage un vent frais soufflait sur le caillou… , le caillou au bout de ton sein, le caillou de la nuit, de cette nuit là !

un vent frais soufflait sur le caillou de mes nuits

on aurait dit que les chairs brûlaient

j’urinais autrefois sur le sable en faisant de la mousse

je revoyais mes amours et diverses effronteries

sur le rivage par épuration les migrants échouaient, les manques et des tragédies qui soulevaient plus de manques. l’histoire moderne nous montrait ses horreurs… !

En homme Fr/Arab

je m’attends dans un avenir incertain

je m’attends dans un endroit indéfini

je m’attends moi-même

je ne pars pas et ne reviens pas

je ne m’endors pas et ne m’éveille pas

je n’inspire pas et n’insuffle pas

je me fais peur et ne crains rien

je m’appelle et ne réponds de rien

je mens et ne me mens en rien

je funambule entre les mots

comme se mouvoir, chercher plus loin, savoir dire au revoir

Murs blancs

j’entends de la musique qui se noie dans les gosiers

après tout on n’aimerait pas danser

j’ai joué avec les murs blancs

le cauchemar des morts et des vivants qui se versent  

tout un cœur qui appartient à l’entre deux

une allumette dans un tas de foin, sous peu le brasier

je n’ai pas pris le temps des corps apaisés

les brefs moments de vie qui découlent dangereusement

j’ai négligé le potentiel d’érotisme de l’univers

d’où émane une substance… le mot s’est détaché !

on aurait souri avec quelqu’un d’un peu voyou

je ne dois plus être aux regrets

Hagard

le jour s’endort

un peu moins dans la décrépitude

j’apaise le flux du sang

les rives où je suis ne me sont pas familières

comme ce jour-là : divin !

je ne l’ai pas observé dans mes souvenirs

je ne crois plus à l’immuable

je regrette un ciel perdu qui bavait sous la pluie

je regrette aussi pour Adam

je lui dois comme toi qui lis

suffit-il de croire, – tu as beau faire ?

à Bordeaux, c’est l’après le déluge qui prédomine

j’invente des chapiteaux

où je sacre tous mes repentirs et infidélités

est-ce que c’est le bruit d’une cloche

son étoile tinte le fond

au soir d’une sordide réaffirmation

je dîne seul au kfc

Sur une fleur de citronnier

en dépit de ton silence qui m’écorche le sang

l’odeur du jasmin qui me blesse

blesse de mille morsures de serpent

la lune est une amie

le soleil est comme une fête

le jour décline morose

comme les mots que l’on ne peut rattraper

sur mes pays et loin de toi

je suis l’étranger

l’exilé du cœur

je revois par la fenêtre qui apaise mon esprit

l’arbre de l’enfance triste

ma porte te sera à jamais ouverte

de mes tendres baisers

l’étroitesse de mes pensées m’épargne moult soucis

monsieur Moult et la bosse d’un dromadaire dodelinent dans la ville ! 

Oh, la cigarette que l’on fume !

une cigarette se consume entre mes doigts

une cigarette se fume

elle s’appelle Rym

elle est longue et fine, rime souvent avec spleen

comme les vieilles accros qui viennent des indes

je m’en brûle une deuxième

j’ai besoin de nicotine qui calme mes nerfs

la braise rouge est une musique plus ancienne

elle a son style

les non-initiés lui prodigue des paroles vaines

les non-initiés la voit d’un œil en friche

peut-être des rivales… oh, la cigarette que l’on fume !

je succombe sous ses lignes blondes

à toute heure de la nuit et du jour

je me lève pour des bouffées de tabac blanc

rien qu’elle sur mes lèvres de Popeye

elle dit stop avec vergogne à mes tristesses

elle dit stop à mes doutes sur l’irrationalité du monde

en bouse de vache, industrielle ou encore à rouler

je souffle sur ses pas de bourse

par douzaine ou par paquet souple bien rangé

c’est toujours un plaisir et sans regret que je la fume

d’ailleurs, Rym a une prose…

Feuillet troué Fr/Arab

à Anne.

et si de ce monde autocratique et obtus

je répondais par un autre rêve

je reste sans activité spécifique

l’autarcie me fait bander longtemps

et si j’éprouve le besoin de comprendre

seul l’aride parmi toutes les vérités m’est nécessaire

lorsqu’on est consacré à la vindicte sans secours

rêve, rêve, rêve… aux lassitudes du mur de brique !

et si nos illusions renouvellent les découvertes 

j’ai grandi avec le vin des vignes et je m’appartiens

je crains fort les glottes de l’idéalisation erronée

ceux qui lancent : toute tentative est un échec !

et si nos victoires soulèvent de futurs espérances

ce n’est pas une baliverne que l’anarchique ordre régnera en maitre

le rêve commun n’est plus sans le concours de l’amitié

l’horripilant est dans le clos de nos coquilles

Au bois fleuri

j’écrase l’herbe pour bâtir un noir tipi, au bois fleuri. je me tiens sous la pénombre des jours en fuites, avec mon dos d’ours à trois pattes ! l’air est un charme à exclure :

je suis ton ange, tiens moi la main

je suis innocente, pardonne moi

souviens toi de nous

souviens toi que tu peux être libre

pars à la rencontre de vierges rivages

c’est un nouveau départ qui s’offre à toi

prends moi dans tes bras une dernière fois

Chaland

il fait plutôt beau aujourd’hui

même dans l’esprit de mes voisins

ce qui n’exclut pas leur violence

après la tempête vient l’amour

après le moi corrosif, à moi la chaleur… !

au magic pub… 54, 56, 58

comme dans la nef d’une église gothique 

une sombre niche au lait froid et de froment

la rue se nomme maréchal joffre 

vous y rencontrerez peut-être son apache  

à qui manquent une hache et un divin sourire

les habitués s’anesthésient jusqu’à la moelle, verdict :

cette enclave est un tamis qui cache

un arrière fond qui grouille

Lola, Fanfan, Bio… une bande dessinée à eux seuls !

et la content à eux seuls !

L’un ou l’autre hante

je reviens au parc… , je lis entre les spectres qui passent, sans la menace ! le livre parle à présent du style en littérature et d’analphabétisme, de géométrie sans espace. je ne comprends pas bien…

je me dirige pour uriner vers les toilettes et sur le chemin ton nom me revient, comme une gap, – il n’y a de public que les urinoirs. je songe à rentrer en bifurquant par la fête foraine et l’odeur du sucre…

je parcours la ville en me livrant à mes souvenirs, quoique tout à changer… ton image m’enveloppe comme du vernis sur les pierres, une poussière dans les yeux qui tombe…

je prends le tramway sur la trame de ce poème, – il y a tant de visages qui me peinent au cœur ! il en reste qu’un chemin entre nous était possible, rien qu’entraperçu…

je ne joue plus, si tenter qu’un autre jour mon destin m’y mêlait ! je ne suis pas heureux…

je me résolvais, … me prêtais des voix dans mes recherches et concepts

ou lorsque je tissais de la laine, durant les éclaircies

je ne savais jamais qui j’étais, où j’allais, mais j’espérais de mon cœur

comme entre deux contrées, sans être tiraillé. j’échappais à l’idée du plein, aux lunes

je rêvais de la sensibilité des singularités, sans m’y prendre

j’écrivais parfois avec les poètes

parfois une adresse

de dedans et de dehors

auprès de mes morts, auprès de mes mains

constatant la perte, je fracturais le poème

j’attendais la régénération, comme un second rappel

Caméléon

je regarde les pubs de patex

et autres produits…

( le monde est plat dans un journal ! ).

dans l’espoir de trouver

une super glue

qui

colle deux fois

la même

surface

l’un des haïkus de Jean-Baptiste aurait pu se glisser là

: je m’abstiens.

elle remontait d’une histoire la poussière des cités

j’enfilais le rêve de ses douceurs pour le théâtre

après l’acte qui s’était joué à huis clos

je sentais la fauche de ses petites ruelles fraiches

le tronc de ma peau était égrainé

tout un réseau dégoulinait d’une tirade rouge

j’extrayais une photo de l’album commun

c’était d’un vif regret que j’échouais

Chaâbi qu’à toi

un cœur qui bat pour toi

et qui brûle

respire

une promesse d’éternité

après que celui-ci soit consommé, pas de chute après, indéniablement. il est constamment renouvelé dans son amour !

à présent, je me sens

 : expiré.

il ne reste presque rien de ton parfum d’entropie

mon vide intérieur entame ton souvenir

l’éducation d’une jeune fille pour les temps d’une belle femme

ton cœur prêté comme pour se découvrir à soi-même

la déchéance d’un jeune garçon pour les temps d’un vieille homme

mon cœur offert en perle d’émeraudes que personne n’emplit

Semence

à Ibtissem.

c’est le loup

qui surgit

pour manger la fillette

simplette

avec des fossettes

que je trouve

superbe

ibtissama

c’est bien toi

personnellement

que je cherche, éperdument

et tout simplement, depuis longtemps

les agréments secrets d’une vie incendiaire

et ses dangers et ses tourments…

le noir besoin d’un ventre monstre et humide

tellement phallique ! tellement fatidique !

les chemins qui se croisent chez le dieu des carrefours

la complicité offerte d’un monde juvénile

j’enveloppe nos soirées de mysticisme sauvage, avec toi jusqu’au petit-matin, parfois.

un soir dans tes vieux jours

lorsque tu seras assise auprès de ton radiateur

repensant à tes jeunes et belles années

tu te diras A. m’a célébré, pense-y bien !

comme l’avez fait avant toi Hélène de France

le doux secret de cette maxime se cache dans ledit poème

je situais la chanson en parallèle de mes productions, hors de mon horizon

un album de Depeche Mode et une fuite était entrevue

j’écoutais, je convoitais, là où je m’aventurais…

je me demandais où était le débordement, en poésie aussi

la pauvre fiancée de nos jours sans un arrachement, ou un emporté

lorsque tout se valait dans le grand brasier, passant vrai au pied de rares montagnes, un vertige me prenait

tous les poètes décevaient leurs contemporains, un leurre de croire l’inverse

je me voyais comme un charbon, une ode au charbon

alimentant tous les foyers

Je vois le ciel

il me faut vivre pour entendre la poésie de ce monde

il me faut de la poésie pour survivre

je veux vivre pour respirer sans heurts

les mots font mon écriture

je vois le ciel. petit, je suis !

je vois le ciel. croyant, je suis !

je vois le ciel. poète, je suis !

j’ai cherché ma quiétude dans les infinies miniatures  

j’ai combattu toute volonté de puissance

je veux respirer pour vivre de la poésie

Chimène est certainement une jolie fille

( il y a une expression qui dit avoir les yeux de Chimène ! ).

je suis l’éternel soupirant

je m’assure du monde              

je m’assure qu’il va bien, qu’il chante tant bien que mal

il rêve aussi de l’instant ou de demain

le noyau sera la plate désinvolture et les baisers de l’aimée

la poésie compte dans le cœur de l’humanité             

à l’esprit des vents

l’exotisme change, ô terre des conquérants !       

je voyage à l’intérieur de mes frontières et en dehors

sur la terrasse d’un café, j’ai vu mes poèmes   

la fièvre dans la peau, comme un loup blanc

Fragments

Scène 1

DROLE DE DEAL… ! DROLE DE DEAL… ! DROLE DE DEAL… !

l 2 : tu sentais vraiment que cela ne servait à rien ?

h 3 : vraiment.

l 2 : tu jetais tout ?

h 3 : il n’y avait meilleurs sortie à ces poésies. 

l 2 : s’en était une !

h 3 : je ne voyais que justice, et renaissance.

l 2 : tes mots, au feu… !

h 3 : tu y apportais ton eau, tes solutions, mais…

l 2 : tu te berçais, voilà tout.

h 3 : tu insistais pour me prêter ta voix aux élections, alors ?

Scène 2

ÉCUME DES ROCHES… ! ÉCUME DES ROCHES… ! ÉCUME DES ROCHES… !

h 1 : pourquoi doit-on quitter ?

f : la fin est notre amie.

h 1 : dans le vide ?

f : tu dois chercher à vivre.

h 1 : je sais, je me l’interdis.

f : ton refus est grave.

h 1 : je refuse de me rendre à ce feu d’artifices.

Lire la suite « Fragments »

Glu

je-sors-les-voiles-de-face-sur-la-proue-en-improvisant-un-maintien-de-biquet-je-me-rends-compte-très-vite-qu’-avec-vous-je-n’ai-rien-d’-un-marin

*

belle-à-en-mourir-diva-insouciante-et-stérile-à travers-mes-rêves-fébriles-tu-sommeilles-je-te-rejoindrai-toujours-car-il-le-faut-dans-le-calme-lit-des-maladives-jeunesses

*

à-la-recherche-d’-un-impact-de-vérité-vous-serez-souvent-confronté-à-votre-décrépitude-volontaire-toute-cruauté-est-bonne-à-prendre

*

je-crois-tout-ce-qu’-on-me-présente-je-suis-bien-obligé-j’-imagine-des-histoires-et-pour-écrire-une-belle-histoire-il-faut-d’-abord-commencer-par-choisir-les-mots

*

quel-diable-m’-a-poussé-qu’-est-ce-qui-s’-est-passé-si-je-rattrape-ce-farceur-je-jure-par-Dieu-tout-puissant-qu’-il-saura-de-quels-bois-je-me-chauffe

Lire la suite « Glu »

Frise

elle entrait dans le poème

irradiait l’allée

de ses chevilles ornées

un matin d’un dimanche

sous l’orage

elle coursait les brides de son poème

les blancs rêves d’une mésange

les trous dans un cœur

comme une lune emplie

d’un manque

elle était jolie celle qui traversait

ses yeux inondaient l’allée…

rien qu’un regard d’une passante

peut-être, un regret

le poème me traversait comme si c’était le dernier, reclus dans mon grenier

comme le dernier départ d’un train, dernière étreinte…

je croyais qu’il était 11 heures du soir, aucun instant écoulé n’y remédiait

de passage, je ne souhaitais pas m’appesantir

j’étais encore là ! j’y revenais, ressassais

urgence

de la vitesse

renoncements

l’état de mes poèmes : une version diminuée des poésies qui me précédaient

la source n’était plus, me restait l’encre et la poussière

annonçant l’effacement

Une collusion

une collusion

l’endurer

juste un après…

sans bruit

s’éclaircit

ciel et doutes

un temps

trace / fouille

le long trait qui dit :

immédiateté.

emporte

oscillante vérité

c’est toi.

noir mat

in-octroyé

tu rendossais à Palerme ses ailes

à son image

vieille

contagion, aucune rainure

tel quel :

elle

elle ne pouvait te vivre.

Nœuds avant chaque poème, comme avant un orage Fr/Arab

j’aube à la nage dans les vents

je crépuscule comme une course

je soleil comme un jus de citron vert des plaines de mon enfance

je nuage les moutons un jour d’une légère brise

je rivière sous la tombe de Rivers

j’étoile les poètes en filigrane de mes amis des montagnes

je planète comme Holst au sahara où je retombais malade

je flaque mes paumes sur les pommettes d’un clown

je pluie comme je te regrettais Hania, – Rien ne me rebutait autant que les conventions.

je sable les chaises de poussière pour ne plus m’y assoir

je singe les étendards au clairon

j’abeille comme les ruches au printemps de Plath

je livre pour un shilling ce poème de la casse

je trombe !

je ruisseau après mes repas de pain et d’orage

je brume sous les parasols à la plage, – Ne serait il pas un peu zinzin ?

j’ange ainsi que tu angélisais

j’aile comme Frida

Second usage

à Camille.

en avant de la veilleuse

un filtre

en avant du filtre

un cadre

en avant du cadre

un verre

en avant du verre

les deux croquis

en avant des deux croquis

un chevalet

en avant du chevalet

une scène

en avant de la scène

les deux modèles

en avant des deux modèles

un nu

tout était plus au moins bancale

et sous une note !

Sclérose

une vague après tout ce temps perdu

je t’aimais dès lors

sur ton idéalisation, je partais très loin

entre tes garde-fous, je rêvais

je te voulais avec violence

je ne savais pas te voir autrement !

maux

gorgé

boiteux

filament

j’arrivais encore à sourire de mes amours défunts

de mes souvenirs parés comme une torsade de cheveux

une autre vague à l’eau : je ne m’ouvrais jamais à tes volutes sereines de la vie à deux, comme des passagères rencontres et leurs métamorphoses, semblables à du morse

tels étaient les paroles d’un poète grave et sublime

et ses renoncements !

Salut, c’était moi… Fr/Arab

elle enfilait un masque méconnaissable à la nuit tombée

comme une ombre sur de hautes cloisons

tout ce que nous partagions

notre foi

parce que différente

comme une garde de tous

il disait aux immensités bleues* : les femmes avaient des yeux perfides !

il disait à son cœur : les femmes avaient des visages obliques !

tout ce que nous échangions

notre amour

parce que tendre

comme après la chute de tous

les mots qu’il faudrait ravaler à jamais

– Il y avait les reclus calomniés de fou à lier.

tout ce que nous chantions

notre printemps

parce que folle

comme de l’avis de tous

je me malmenais de toi

comme de mon cœur et les vents contraires

* Arthur Rimbaud.

Raquettes dans un sac de voyage Fr/Arab

la vie était comme on danse

de nos libertés

et à l’aveuglette !

le vide se faisait sentir

je criais !

une femme jouait la nuit au solitaire sur son ordinateur, seule ! moi, je me touchais de cette extravagante solitude, même les lampadaires vibraient

la vie était comme on cauchemarde

de nos ailleurs

bien meilleurs qu’ici !

nous ne pouvions plus voir

d’un autre cri : nous jouions de la chamade !

un cordonnier n’avait plus d’outils, lors de l’une de mes visites. il était crépusculaire, affligé comme un quelconque possible. il lui restait sa vue

j’écrivais, je t’écrivais une lettre muette

de mon cœur exténué

Fuchsia

salut au matin

souhaits à la dérobée

lointaine main

vers qui creuse

images jetées à la dérobée

oh, quel GIF !

bol qui se brise

ton cœur inonde mes yeux

chant du rossignol

mains humides

ton baiser sur mes paupières

marcheur de sable

fin du printemps

pourquoi tu ne chantes plus, oiseau

sur un quiproquo

chant campé

de l’oiseau qui rêve de branches

et rêve encore

mes voisins

chantent au-delà de l’éthéré

comme partout

Lire la suite « Fuchsia »

Savonneuse brume à pétrole

trop tard et dans les saisons coulait un nectar, la vie était belle… enfin, tizi-ouza ! un vent de printemps parfumé de saligauds et de machines à l’huile…

l’hiver où allaient les hirondelles fidèles à nos rues, des gorges blanches qui virevoltaient au ras du sol ? c’étaient nos matins de caramel, mes voisins respiraient sous les velours troués…

te souviens-tu de ces couleurs, non seulement de leurs nuances, comme les roses de l’émeute, mais aussi la rose rébellion, celle qui ferait d’une ville un guêpier, une savonneuse brume à pétrole…

je frictionnais avec la voix d’un seul chantre, qui me liait à la lignée des exilés. il me semblait que tout était instable et confus, un grabuge derrière nos échos…

il faisait doux dans mon cœur, ses raisons d’y croire en étaient absentes. il faisait bon vivre parfois dans mon quartier, lorsqu’une fraicheur à l’aube retombait, comme un souvenir luisant…

Télégrammes

Jour et heure de dépôt Jeudi 23h07 : 49 mots.

je renais content -STOP- par malheur ou par chance -STOP- je n’y peux rien -STOP- comme la mouche de Duras -STOP- les courants créent des fleuves -STOP- le soleil se lève à la même heure -STOP- un poète peut disait-il -STOP- pour le moment -STOP et FIN

Jour et heure de dépôt Jeudi 23h14 : 54 mots.

cette Madone est de l’or -STOP- que j’oublie -STOP- les jours défilent -STOP- sombres taches -STOP- je n’ai besoin d’aucune posture -STOP- dans mon troue -STOP- une liane de cœur -STOP- paroles d’un fou -STOP- tu ne peux les battre -STOP- un palais et les devantures -STOP et FIN

Jour et heure de dépôt Jeudi 23h24 : 45 mots.

mon amie tu peux te dévoiler -STOP- je pars avec toi -STOP- mon amie -STOP- tu me montres ta réalité -STOP- ton corps sera mon paradis -STOP-à demain où je rompe à tes pieds -STOP- toi la femme que j’aime aujourd’hui -STOP et FIN

Jour et heure de dépôt Jeudi 23h27 : 49 mots.

je ne suis pas attractif -STOP- asexué -STOP- le chef-d’œuvre -STOP- je mène la vie dure à mes amours -STOP- il y a de quoi ne pas être futé -STOP- pas très -STOP- ce sont les mêmes mots -STOP- le mal-aimé est encore moi -STOP et FIN

Jour et heure de dépôt Jeudi 23h31 : 53 mots.

j’ai un froid chagrin -STOP- mon cœur est un verre qui tombe -STOP- je dine d’une soupe de pierres -STOP- je passe l’été en douceur -STOP- j’essaie la justice le linge les couleurs -STOP- mon œil gauche est rouge -STOP- il pleut comme un long silence -STOP et FIN

Jour et heure de dépôt Jeudi 23h34 : 55 mots.

la mouche est passée -STOP- pas pleurer -STOP- tout me rappelle à son souvenir -STOP- parmi celles en état de grâce -STOP- pas laver et pas gratter -STOP- j’enjambe les serpents -STOP- la mouche me sert d’alibi -STOP- je continue d’enculer des mouches -STOP- je reste sur ma droite -STOP et FIN

Jour et heure de dépôt Jeudi 23h49 : 44 mots.

je dis ces mots qui montent à ma bouche presque comme un murmure à une fleur à la fin d’une soirée ou à la fin d’une couche -STOP- j’aime depuis les serpents -STOP- j’aime depuis les mouches -STOP et FIN

Chanson pour rompre

j’étais imparfaitement un mort pour vous

pour vous

pour vous

je fuyais longtemps la vie d’ici bas

avec nous

avec nous

je retombais

dans ce qu’on pourrait appeler l’œil du silence

comme un pendu qui oscille

notre amour était beau et sublime

il fut

de ces riens qu’aujourd’hui, etc.

je vous revoyais encore

de vos gestes

de vos lèvres et bras de sel autour de mon cou

vous me manquiez, à mon tour d’aimer pour vous

avec nous

je ne pouvais oublier et non plus effacer, – pourquoi vous ?

les vents se brisaient sur la porte de mon cœur, au désert de mes routes… , ô mon esquive ! je vous accueillais, rien ne faisait obstacle au premier abord ! me yeux qui vibraient et cristallins

lorsque j’allais bien, une printanière après-midi convoitant des ouvertures, je souhaitais une fine pluie sur mes paupières à demi closes, comme faire sien cette bourgeoise blessure

de tout mon être

être deux, comme des sourires

Chant debout

une aube erronée d’été

un cœur-folie éclairant et brutale, – les pacifier !

est-ce revenir au monde

parmi tant d’autres feux, comme me mentir ?

Noor

il me suffit de répondre non

une psalmodie de l’aube à mon âme

un murmure, noms du Coran

récit, récit oratoire :

je revisitais les tombes, comme en Guyenne. c’était de l’ouïe, celle derrière l’étoffe. je me désillusionnais des fausses communions, puisque les chants se font debout

café et douce cigarette !

prières

On aurait dû aller à Vérone

qu’est-ce qu’il l’enchantait, où cela raillait, l’itinérance ou plutôt l’irréalité de nos échanges, comme les vrais soirs de Marie, de marbre était sa silhouette ! c’était notre dernière saison…

j’observais en silence mon éternel retour, à travers les routes sinueuses de la vallée… son corps, ses rêves, ses effluves distingués, une découverte ! je ne la nommais qu’en de rares occasions…

je la voyais d’une humeur parfois vagabonde, comme sa solitude que nous partagions. nous étions sur l’herbe des heures durant, presqu’iles lointaines, désentravées. elle était jolie et me choisissait…

elle avait dans le cœur l’automne, sa bannière était les comètes et planètes qui voguaient. elle chantonnait avec la radio, changeant de station comme une sauterelle, comme pour son effeuillage…

je quittais son rêve de porcelaine avec précaution, faisant de cet instrument mon bonheur. je me voyais rêver près d’elle, non, vraiment pas très loin d’ici ! elle était ma Philomèle en rossignol…

Momento

l’œil porte

sur la flamme verte

de ne plus se souhaiter la mort

écrire

région

mélodie du cœur

éclaire mes yeux de cendre

mes poumons

torche

dorsale

moelle

feu de l’action

lit

lourde tête

étincelles

silencieux

j’étais mien avec l’autre au naturel

pour un laps de temps

Vents mauvais

je rêvais de vents mauvais

et du battement de ton cœur et triste

je repensais à toi

amoureux de nos allées et venues

parmi les arbres

quintessence

me fend

fruits d’été

bec du typhon

Tristan distraie

sang séché

sens unique

et le monde en était changé

quelqu’un me faisait une promesse

Quand les mots Fr/Arab

quand les mots se dérobent du mot

quand le port de la mémoire

quand le suc de l’œil

quand la respiration se fait halte

quand l’épave des siècles

quand la langue pâteuse exulte d’eau

quand le mais est déjà

quand la saison des vaches et des mouches

quand la chanson tourne

quand le lourd est plus que lourdeur

quand les classiques revisitent le contemporain

quand l’intérim des esprits est de mise

quand le rire s’y met à deux fois

quand le vouloir se tord

quand l’épuration blanchit les feuilles

quand les peaux sont défraichies

quand l’horizon trône

quand les anges sont des démons et les démons des anges

quand les répondeurs n’accrochent plus

quand les dépens accrochent

quand la platitude gagne l’enfance

quand l’adoration se perd

quand l’œil s’écarquille sur les reflets

quand la levrette est au pied de son maitre

quand les trains sont rouillés

quand les constellations s’alignent

quand l’arbre s’enracine dans la mort, – alors, je délire !

XII

je ne l’espérais rien que pour moi-même, pour ma survie, ce prochain jour de septembre, comme la promesse d’une décennie de solitude, à écrire

dépression / courage / dépression

( courage à bras le corps ! )

puck : je travaillais pour être riche de ces nuages, – je fuyais le Soi, – je disais très peu ! j’étais sérieux avant toute chose à plein temps. j’en avais marre de tout, de notre séparation, de toi

comme à lui-même :

– tu t’appelles comment ?

– je ne suis personne.

– tu vas bien ?

– je crois, bien.

– je te souhaite un joyeux anniversaire.

– je te souhaite un joyeux anniversaire.

– je te souhaite une douce nuit.

– merci.

je me questionnais sur la parole consignée ou retranscrite, au souffle figé ou d’antique, plus encore dans la durée. lorsque j’en étais à les fantasmer et à les vivre

XI

gardien du chemin de mon cœur

matérialisé par l’écriture

lorsque les dieux en mouvements transigeaient avec humour

je ne valais pas ma vie pour un clou

j’avais tous les âges

le printemps menait ma mythologie personnelle

comme ce jour de septembre au baille renouvelable, infini

– une désillusion.

– est-ce que c’était la fatigue morale ou le repos du poète ?

je tenais après tout à mes scalènes !

j’étais recouvert d’un éclat par la grisé en n’éprouvant chaque respiration

j’aspirais à l’immensité sidérale

je délirais à non plus finir d’âme, d’esprit et de corps autour du temps

je m’éprenais de tout

je désapprenais tout

X

la guitare s’introduisait d’un rythme continu, strident

suivait les coups

venait la batterie

je replongeais dans le silence d’un bond

l’harmonie se révélait

je vibrais à travers le son

ma poitrine était en feux

mon âme s’ouvrait à cet instant

comme une fleur au printemps après le dégèle

ou trop tard dans la saison

je me noyais sans envie dans le bois lumineux

pour en finir avec la voix qui déchirait le ciel, joliment

je volais cet univers métallique et les dissonances

un froid de tombeau qui glaçait les masques

j’avais froid

je faisais un rêve cette nuit là d’un être qui marchait sur l’eau, multiple

je lui empruntais sa couronne comme il ne se laissait pas attendrir, quoique un peu soulagé

ô voie de l’enfance puisses-tu te dilater, flamboyer

l’un des mystères de Pilate, – pourquoi lui ?

pourquoi pas moi !

IX

deux gouttes, trois gouttes, quatre gouttes, etc. le temps d’une pièce qui s’égouttait : Molière.

zut : je croyais voir une nouvelle lune, – je devinais les étoiles en plein jour, – je déraillais de mon alphabet ! ils avaient des regards qui tuaient et une parole qui blessait

de bord : ô mon cœur… , ô mon obsession… ! snif : j’attendais que la lumière de la ville s’éternelle, – j’attendais en fumant aussi, – je t’attendais sans commune mesure avec ce jour de septembre !

comme les sirènes qui manquaient à l’appelle :

j’étais cette lune

j’étais cette antilope dans le désert

j’étais l’herbe verte

VIII

d’un cœur qui se balançait entre : la folie créatrice ou le délire amoureux. lorsqu’il y avait urgence. je tâtonnais du palais en ce long jour de septembre, parce qu’il pleuvait

l’ouverture du ciel sur le couchant délivrait un passe droit :

– il était bizarre ce noir.

– il était plus noir que le noir de Soulage.

o

ù

é

t

a

i

t

l’

a

m

o

u

r

j’étais le bon client lorsque nul ne répondait sur tout ou sur rien, qui se beignait d’illusions sans colère ni ressentiment. c’était de mes chevaux vapeurs et la notion diurne sauvage

je lisais le bois, en dormant, me rappelant de ton nom ! l’espace trônait sur le temps qui freinait nos déboires, pris au cœur, me soutenait nos béquilles

VII

j’acquiesçais une gifle de cinéma, chaque fois que je voulais bien faire : Paf ! elle s’était réalisée, imprévisible, lutine. une femme pour le grand écran

ah : je la noyais de mon regard, – je caressais ses plates jambes, – je me laissais chavirer dans ses eaux ! je me rendais compte de la chance qui me fuyait et de nos intentions qui n’étaient pas très orthodoxe :

– je te mange tout entier.

– je te dévore tout entière.

elle me disait sans malice qu’elle m’aimait bien, que j’étais son ourson. l’instant d’après, elle attirait mon attention sur un soleil sur les dalles, avec son drôle de chapeau

elle lisait Eluard, Poèmes du dernier amour

j’écoutais Liszt

V

j’entrevoyais un peu de lumière entre les notes de Liszt qui me consolait, me console !

cela faisait remonter le souvenir de ma famille

de mes amis

et de la Parole

célébrés

j’allais vers quoi on ne pouvait lutter

sans souffrance aucune, un spleen

la raison de moi-même et de ma Ténèbre

rien que pour étancher ma soif de celle que j’aimais

sauvagement

j’ouvrais ta porte d’une seule étreinte

– celui qui aime aime en Dieu.

je chantais aussi nos clairs nuits

prélude d’un jour de septembre où nos mots en or s’étaient envolés

IV

on luttait contre le feu qui engloutissait la ville

la boue s’écrasait sur nos semelles

tout n’était autour que désolation et vieilles tôles

sous un ciel infernal

on cheminait comme une perle nacrée qui bousculait le mollusque

on ne s’en sortait pas depuis, par toutes les voies

on se levait pour voir le jour et l’étau se resserrait

notre environnement brulait et demeurait sans secours

on déambulait dans notre géant dortoir

et le restera longtemps… !

dans les prières sur nos dépouilles qui n’étaient plus à purifier

dans l’horreur

dans la confusion

on cherchait la mécanique de la solidarité, l’élan

en cette journée qui ressemblait à la fin des temps

III

un jour de septembre où les nuages m’accrochaient

il y avait presque tout dans ces nuages : tes mains, ton nez, ton dos.

je devinais l’ovale de l’horizon

je scrutais le paysage

j’étais bien sous les pigeons bleus !

la terre de ma peau était à louer ou à vendre

comme la découverte du jardin botanique, une première

le jardin zen et le gazon vert de la ville, les poissons du japon, les bulles, etc.

un je ne sais quoi qui me titillait

qui enchantait mon cœur

on est bien parmi les gens, mon frère. disait-il avec un sourire. puis, il se tempérait

je piochais les phrases des flâneurs

je laissais agir ma transformation

je parlais de poésie

j’observais mon inattention !

je ne prenais rien à cœur, tout comme toi

je m’éloignais de plus en plus du tissu commun

nul ne pouvait me rétablir

le bonheur de chanter était de survivre à soi-même

vaste continent de mes foulées

je n’étais que ton chantre âpreté aux louanges de ta plaie

cela est vrai que tu étais superbe et que tu me snobais

je te faisais du mal de nous

tu me le renvoyais, inhumaine

tu n’étais qu’une vulgaire ombre

II

J’ai eu la chance de rencontrer l’art parce que j’avais, sur un plan psychique, tout ce qu’il fallait pour devenir une terroriste. Niki De Saint Phalle.

connaitre et apprendre était ma seule volonté

comme un poète charbonneux, en somme

je ne souhaitais qu’être bon

je ne souhaitais sentir que le vrai

je ne souhaitais qu’admirer mes semblables !

je me rêvais des délicatesses

comme m’en sortir de la rue ou faire un carnage !

après cet ombrage, je passais comme une lettre à la poste

mes yeux questionnaient mon cœur

le gras du ciel

je ne rencontrais que l’inouïe

et les nuages

une traversée qui ne disait rien

rien de drôle ou de rose

comme un train qui rentrait en gare

je m’attardais sur les ombrelles

les couleurs

qui se distillaient dans mon oasis de merveille

je tombais du haut de mes chevaux qui me suspendaient

en rien les esquimaux menaçaient

je voyageais de pôle en pôle sans bouger de mon lit, un tourbillon

comme une poésie qui révélait un possible chaos

une démolition autoprogrammée

si je ne m’y employais pas, comme pour la foi

je dépérirais

I

j’enfilais une veste qui me tenait chaud

le feu brûlait ma poitrine

me blottir tout contre était ma consolation

c’était du cœur

un jour de septembre après l’acte qui s’était joué à huit clos

je ne saurais être un pianiste

mais peut-être oiseleur !

j’extrayais de l’album hors du temps

une image entachée de remords, aussi

je livrais d’un vif regret mon malléable âme, une odeur

la vie chantait, – comment allait-elle bon train ?

plus que de raison, le tronc de ma peau

vieille ronce de la cendre des cités qui s’accumulait

ton tout en dépôt, m’était-il ami ?

comme ton départ qui laissait un vide

je sentais la fauche

comme le sucre de l’arc-en-ciel à saint-michel

parmi quelques ressemblances qui me faisaient sombrer

j’arpentais les ruelles fraiches et électriques

le rouge de l’étude

je me demandais quand et pourquoi philosopher ?

– lorsque le tragique du squelette à en devenir.

je voulais être du cours de la vie

de la lune

et de mes électriques effluves, un rêve

Funèbres refrains Fr/Arab

à Jean-Baptiste.

les aveugles sentent les étoiles

avec l’œil de l’âme

les aveugles sentent les étoiles

d’un cœur en flamme

le poète brûle

d’un cœur en flamme

les chiens grondent de peur

sur la terre de Dieu

les chiens grondent de peur

la ville se dévoile aux heures nocturnes

d’une magie et d’un mystère

la ville se dévoile aux heures nocturnes

j’ai peur au plus creux de son flanc

d’où l’on entend d’en bas les feuilles sur le sol

j’ai peur au plus creux de son flanc

Justificatifs de vie commune Fr/Arab

mardi était un jour de labeur noir  

mercredi était un jour de labeur noir  

jeudi était un jour de fête  

vendredi était un jour du Seigneur  

samedi était un jour de labeur noir  

dimanche était un jour de labeur noir  

lundi était un arc-en-ciel pour toute la semaine

le deal était si tu l’aimes ne te maries pas avec elle   

j’avais un visa moyen séjour

mardi après-midi était dévolu au sofa  

mercredi après-midi était dévolu au sofa  

jeudi après-midi était dévolu au sofa  

vendredi après-midi était dévolu au sofa  

samedi après-midi était dévolu au sofa  

dimanche après-midi était dévolu à la guitare  

lundi après-midi était un arc-en-ciel pour tout le mois

j’étais marié à une femme beaucoup plus intelligente que moi  

j’étais heureux, mais sec !

mardi pour le dîner nous avions des pâtes aux jaunes d’œufs et fromage râpé   

mercredi pour le dîner nous avions de la viande hachée et petits pois-carottes  

jeudi pour le dîner nous avions de la pizza faite maison  

vendredi pour le dîner nous avions de la soupe  

samedi pour le dîner nous avions du riz au beurre et cordons bleus

dimanche pour le dîner nous avions des pâtes aux saumons à l’italienne   

lundi pour le dîner nous avions un arc-en-ciel pour toute l’année

nous avions déménagé chez ses parents  

j’étais perdu

mardi soir : néant

mercredi soir : néant   

jeudi soir : une gâterie  

vendredi soir : néant   

samedi soir : une branlette

dimanche soir : un coup peinard  

lundi soir était un arc-en-ciel noir pour toute la vie

nous avions divorcé un jour d’été   

j’étais malheureux

la nuit était le jour et le jour était la nuit  

la terre était le ciel et le ciel était de terre  

le soleil se levait sous la terre et se couchait au zénith  

les vents frais passaient sous mes pieds

Un saule est une sérieuse affaire

par le son des cloches

sorti du spleen

sorti de tes auto-stellaires branches

tes lapidaires heures

maison en carton aux vents ouverte

hantée par ton nom

comme un cygne blanc

bat de l’œil très haut sur l’étant

plane

incertain

petit cœur d’un conte

sans loups

sans loups

univers qui change et aveugle

à mi-hauteur de la cime des arbres

écume de tes mains

goutes lactées sur ta peau

sable

mouvance

chauve-souris par là

debout, vœux indiens, veau d’or !

au jour naissant

veine et flot de ta bouche

roulade de l’enfant qui s’éprend

qui succombe

de soleil

lorsque ton printemps…

somnolant, immobile, ô le jujubier !

je clamais d’une marche lente et sourde

comme il y avait un saule en face de l’autel

L’escale de la matinée

sept heures

de coton

parachutés

sur tes yeux opiacés

comme des raisins verts

un parfum de poème

une foudre dans ton cœur

comme le jaune éclaire sur la toile d’un peintre

bourdonnement quasi lointain

vaguement

à l’ombre

je m’allongeais sur les rêves de ta coccinelle

ton écharpe rouge

amphore d’écolier en mal de fenêtres

dessins d’une abbaye

dessins de ta courbure

s’éveillent

tant de mystères

qui ne valent ta caresse

chant des bois

morsures d’une étrange bête

lente d’une douce confession

effervescent

je m’agrippais à ma bouée de plaisance

léger vent sur les roseaux

tout aussi contre toi

tes âges étagés

sève

peu de zinc !

désolé de te croire verte

ton onir

par toi charmé

comme insuffler une seconde fin

à tes matins

de gris

je m’essuyais par crainte de trop m’y plaire

Furie de l’été

furie de l’été

femme que j’approche

longue frange derrière ses prunelles

mots transversaux

vers aussi longs

élans du passé

insaisissables couleurs

herbe folle dont l’herbe folle raffole

inquiétude légère

doigts qui butinent

sautent en d’autres lieux

frileux… , saisis-le !

pointe au cœur

aigue

fleur sculptée par les fées

toile cachée

amortie

j’effleure ton bras

ton parfum me rappelle les saisons

Dur de s’y mettre autant que de s’arrêter

du soir… , comme de la nuit

toute opaque, toute opaque, toute opaque, etc.

une transversale, géométrie de l’objet

que soufflent les vents !

que lave la pluie les souillures !

c’était presque religieux ce moment du petit bout de chocolat plein de saletés que l’on mangeait, – puisqu’on aurait tout essayé, même la perte !

il y aura toujours un orient à l’orient, une vérité à la vérité… mes yeux se tournent vers l’ouest, du moins pour la veillée du ramadan

reconnaitre le poète qu’il fut, c’est comme avouer son ascendance

dur de s’y mettre autant que de s’arrêter !

pour nos glorieux martyrs, on devrait appeler chaque maison de leurs noms ! on pousserait l’utopie encore plus loin

tchat – tchat, tchat – tchat – tchat – tchat – tchat,

tchat, etc.

je quitte mon rêve :

La perte d’un petit bout de chocolat

fourmilière

ballets du bâton rompu

rire ou riz au lait

versés dans nos yeux ou sous nos pas

étouffés pêlemêles

tout Traviata

nos pas !

mémoire de l’exilé de bout en bout

relaissé par les odeurs et une béance

recherchant l’ouverture

diaphane d’esprit

épuisement d’un temps intercalé

où rien ne s’assemble et se dédouble

œufs brouillés de l’enfant

tout savant

baromètre des ombres

fine et finissons-en !

il n’y a rien pour toi ici

jeune apollon manqué

ailes et voiles de nos temples et carrefours

mansuétude

blanches fissures

éblouit

enchainé

malheurs sous l’abri

sous nos pas de tambour, en mur

seule la perte d’un petit bout de chocolat

je repêche ton regard à moitié endormi

puisqu’on aurait essayé

J’étais au fond…

j’étais au fond ton amant qui se dépréciait, qui affichait ses lutineries. un coffret enfermant une salubre mort, – comme était salivante la Marseillaise, salivante était ta mémoire. du sang…

je heurtais le lointain de ton pays jamais arpenté, un rivage tracté par tant de tes visions, un passionné de remords enfilés comme une cagoule. il me restait ta présence…

derrière les rideaux épais, tu criais mon nom et le ciel rougissait, mon amour, ma louve ! je croyais que le soleil m’oublierait, me laissant à mes anciennes abstractions. saoule, mon âme se desséchait…

j’écrivais encore, encore sur mes plaquettes de beurre, boulinant ! j’avançais par petites touches, un exilé voyageait. c’était le parfum des cageots de melons, les bleus parasols, les corps s’offrants…

le visage paisible, mon cousin dort sur le lit à côté, est-ce son rêve que je devine ? à quoi bon le réveiller pour se raconter ! un moment d’extrême doute, de fer…     

Femme aux oiseaux Fr/Arab

à Alice.

qui êtes-vous ?

que voulez-vous soustraire ?

solitaire qui observe l’irréparabilité

mal dépecé

acide

au couvent une femme s’attarde dans son corridor ouvert aux débâcles, sonde son âme et noie ses yeux qui s’agrippent d’attente sur les feuilles d’arbres

( lorsque l’automne presse le pas ! )

j’inspire une eau qui s’en est allé, – qui donc crois-tu comprendre ? je la désir depuis mon imbécilité, me cache comme un tronc parmi les arbres, cadavre ambulant

transparente colère

fracas palpitants

flagada des pensées

thème sur un ancien baiser : judas !

toc-toc, houst, l’indésirable !

je réitère mes adieux à la paix du soir

pleure la femme aux oiseaux

Fleur de Lys

départ d’éclairs

pucelle qui s’envole avant l’heure

bleu d’azur intemporel

départ en éclair

du sol au firmament

c’est la pucelle !

rougeurs sonores

blessure qui cicatrise

départ comme un éclair

nuées jusqu’au sol

bataillon encercle les remparts

chants de victoire et bataillon

fleur de lys

je tends vers le baume

écrire même !

Sur une pelouse

conformation astrale

formes obliques

regard oblique

conformation à la forme astrale

tes yeux touffus

lune

belle hâlant

oblique caprice et tes yeux

nourris

sentant ton feu

même…

lourd jardin

feuilles sèches

doigts et râteau

échanges muets

carrefour

je me tiens à mi-chemin de la cabane

mais bye !

Mains et table sous la poussière

grippe ou la fuite des vents

mue et morveux

douceâtre poussière comme les peaux

boulevards bordelais qui transitent

quais embrumés

retardataire et à l’heure

humeur à la Gabin

Singe en hiver

anniversaire de l’anneau

tambourineuses étoiles

présage d’une noyade

parce qu’il y a un soleil

intérêts gonflés sous le lampadaire

Richard sa majesté des affaiblis

fauteuil mirobolant

proverbe et flasques abattis

tapis recouvrant les sexes

dogme du piéton

histoire à la barre

plaide encore pour les étoiles

Aurore file la fin de l’été

je me pouille sur le chemin des poètes

comme j’en croise de si vrai