Parenthèses

  • Les squares

    26 juillet 2020 par

    les apparences ont comme une odeur de friture sur un corps, une faim que je reconnais. ô mes amours, je suis profondément blessé ! libre de vous aimer encore et blessé j’ai quelque chose d’une plante qui survit et une marre, sous peu, je serai noyé par des regrets. c’était moi en chemise blanche dans les… Lire la suite

  • Une cigarette pour méditer

    17 juillet 2020 par

    les épines du rosier te piquent, tranchantes qu’elles deviennent dégueulasse ! tu fumes entre temps, attentif à la durée de ta cigarette ce moment peut te sembler une éternité lorsque le doute te submerge. tu survis à des crevasses. elle crée des ponts entiers suspendus, en suspens un jardin où les rêves lointains te fument, rabâchés… Lire la suite

  • Pourquoi Dieu fait la sieste !

    15 juillet 2020 par

    un jour il n’y aura plus un mot d’amitié, plus personne n’apportera de solution ! je finirai seul et béat. ce monde gagne à tous les coups. Il gagne à tous les coups je traverse une incessante lutte dans l’anonymat, n’empêche la mort nous toise. je la reconnais partout où je pose mes pas j’aime… Lire la suite

  • À porter de main

    9 juillet 2020 par

    je fais mon marché pour ce week-end, comme rare ceux qui savent l’exil ! déjà l’aube avec ses couleurs décimées sur le toit de quelques chenilles l’homme dort sur la paille d’un pays après une lecture. de sa vie, j’en serais bouleversé. de sa mort, j’en serais changé. ce matin, il se sent fragile  c’est de la… Lire la suite

  • La doublure

    1 juillet 2020 par

    puisque tout est voué à disparaître, il boit et sort tous les soirs. c’est l’histoire d’un homme qui ne peut oublier les morts, seule sa mémoire hâtive nous sépare l’âme aussi légère qu’une sainte colombe, il avance vers lui et parle. un oncle défunt ! le ridicule d’avoir cru à son retour ne le tue… Lire la suite

  • Je vous regarde

    29 juin 2020 par

    À Ghiles. une phrase qui sonne creuse comme une directive que l’on se fait à soi-même : un jour, je serai votre prophète ! un moderne, l’un de ses jours d’une insondable nuit je suis quelqu’un d’endurant, un paysagiste œuvrant pour Dieu et sa création, les murs de mains froides plein devant ! est-ce que je suis assez… Lire la suite

  • Bonne chance !

    26 juin 2020 par

    À Hakim. je raconte mon expérience de la poésie, mon univers intérieur. une sorte de comète olympique ! terriblement doué, un bonheur presque parfait de ne plus être je suis défectueux comme la machine dans mon rêve initiatique d’il y a longtemps. que cela soit un signe ou parce que justement je rêve !    la chose… Lire la suite

  • Sur le départ

    7 juin 2020 par

    les jours qui précédent un départ sont toujours particuliers, je ne passerais plus par-dessus ce qui me traverse et m’arrive je crois que tout est lieu de poésie : un nuage qui passe et s’évapore, une respiration calme et régulière, le bruit du moteur d’un motocycle… etc.   nous-sommes souvent appelés vers un ailleurs, comme répondre à l’envi… Lire la suite

  • Rappel

    25 mai 2020 par

    la mort se résume dans certaines régions du globe par un échec personnel et cuisant, dans d’autres par un aboutissement. la mienne sera une célébration    celle des poètes m’a toujours attristé plus que quiconque et à force, j’ai cessé de les pleurer. les poètes savent englober le tout, même dans l’inachevé, le bancal… etc. le… Lire la suite

  • Initiation à l’écriture

    24 mai 2020 par

    À Amel. 1/3 je tombe dans l’immensité de la nuit comme un diamant poli qui soudain nous tomberait des mains. ce soir, la nuit est une roche j’aime perdre mon temps pour les causes perdues, un chevalier ! me perdre dans les forêts où on ne peut jamais rien voir     il me semble que votre… Lire la suite

  • Le quai des jours

    23 mai 2020 par

    du quai des jours mon navire s’éloignait, mes hélices du drame… ! j’avais le crâne fêlé, la coque abritait un sans nom où le fil de la sonde se rompait je glanais les réponses de l’enfance du ciel et de mes voltiges. je ne tenais pas rigueur à l’adversité et j’exécrais les idées fixes et habituelles… Lire la suite

  • En rade

    9 avril 2020 par

    c’est dans cette mairie que nos chemins se sont croisés. depuis, rien n’a été pareil pour moi, plus le même ! au fond, je ne sais faire que ça je nous revois encore comme au premier jour, un peu maladroits, nous attendions l’enjouement des colombes. j’avais un peu de boue entre les dents c’est devant cette… Lire la suite

  • Moments

    20 mars 2020 par

    À Oussama. une passion que j’ai enterrée à l’âge de 21 ans, elle aurait pu s’achever cinq ans plus tôt, la vie en a décidé autrement les jeunes aspirations ne trouvent écho que dans nos miroirs internes. pour une fin, c’était salvateur comme il y a un terminus pour chaque trajet, on fait l’impasse sur… Lire la suite

  • Courage

    18 mars 2020 par

    on avait quelque chose d’héroïque lorsqu’on revenait d’Alger. aujourd’hui… nom de dieu ! quel aujourd’hui, l’uniformisation ? je déplore mon pays de poésie je n’étais pas fait pour la compétition. les rivalités m’insupportent, allé toujours plus haut et toujours plus fort, c’est bien foutu pour du bétail ou à la télévision les visages défaits que… Lire la suite

  • Songe

    16 mars 2020 par

    c’était pendant une fête théâtrale, il y avait une certaine hésitation dans les attitudes, une bouteille d’alcool lancé contre le mur, mais d’une colère, une blanche colère ! la soirée bâtait le plein de mondanités, j’observais le plafonnier jauni et l’idée d’une pendaison, comme une offrande ! on perd de nos jours le sens du sacrifice… Lire la suite

  • L’orangerie

    16 mars 2020 par

    les mauvaises nouvelles parcourent des univers, comme nos rivières qui sont taries. les chemins sont balisés autour de l’ordinaire douillet tu as passé l’orangerie au crible de ton cœur, tu ne vois qu’un homme de boue et les bienfaits de son Dieu qui déclinent tu vois aussi un couple à la verticale avec une écharpe… Lire la suite

  • Divagations

    14 mars 2020 par

    À Célia. ce soir à l’hôtel je ne suis plus d’humeur à la Traviata, il me parvient par la fenêtre le bruit d’une ville blanche, par la fenêtre solitaire d’un nomade urbain. j’ai une vue sur les toits et sur les voitures à cristaux en contrebas, avec les trams qui rament et passent, les passants… Lire la suite

  • Parcours

    19 février 2020 par

    comme un enfant que l’on met en garde ! on m’a mis en garde contre les marocaines aux cheveux longs et épais, en garde aussi contre les tunisiennes aux longs doigts fins plus en général de tout le fatras de ce qui n’est pas de chez nous, n’est pas bon pour nous encourager ce n’est… Lire la suite

  • Situations

    18 février 2020 par

    je chemine vers le tourbillon noir de l’oubli. je ne supporte rien d’autre que l’insupportable et je m’efface devant l’histoire à une seule vitesse les crimes abominables commis jusqu’au moindre geste sans grâce, feront encore des ravages pour les générations à venir, et… la colère gronde dans nos cœurs ! fêter le premier jour de… Lire la suite

  • Matières

    17 février 2020 par

    1/3 j’ai suivi des filles bien en chair et entre mes mains, il y avait une fleur des bois pour chacune je ne trouvais grâce aux yeux de personne. on me répondait souvent que ce n’était ni le bon moment et ni les bonnes coutumes         ou parfois : as-tu lu le livre de Saint-Exupéry ? –… Lire la suite

  • Séquences

    16 février 2020 par

    je me souviens d’une fille, peut-être que c’était déjà une femme, mais les relatifs ne sont pas très importants. je revenais du pays et il faisait tout aussi chaud. on étouffait sous la chaleur de l’été, c’était en 2006 elle s’appelait … ! ce dont je me souviens parfaitement ce sont ses études en école… Lire la suite

  • Suicide littéraire

    16 février 2020 par

    une jeune fille sauta d’un pont, toutes les personnes présentent sur place ont eu peur, mais nul n’a réagit pour secourir cette désespérée de la noyade contre toute attente, un homme s’élança dans le vide, sauva l’inondée en la délivrant des griffes du terrible torrent en regagnant la rive et ayant repris un peu ses… Lire la suite

  • ( Ma muse me parle parfois… )

    13 février 2020 par

    ma muse me parle parfois des petits riens ma muse me parle parfois de la nourriture ma muse me parle parfois du vrai ma muse me parle parfois de l’invraisemblable ma muse me parle parfois de la beauté        ma muse me parle parfois de l’endroit      ma muse me parle parfois de l’envers ma muse… Lire la suite

  • ( Il était une fois Facebook… )

    8 février 2020 par

    j’aime ma vie j’aime la vie des autres j’aime les Antilles, même si je m’y suis jamais rendu j’aime les acrobates j’aime ta peau j’aime le ciel et les nuages j’aime l’eau et le feu j’aime le noir et le blanc   j’aime les gravas dans les jardins j’aime le rouge de l’aurore j’aime les… Lire la suite

  • Couleurs

    7 février 2020 par

    la liste de mes courses de ce matin, non exhaustif : deux pulls de chez Emmaüs, trois cendriers, un tirage loto, une baguette de pain, des bananes, du thon à la tomate… les rues bordelaises copulent aux dépends des passants et ses boxeuses irréelles, ce sont de modernes minerves qui travaillent au corps, je reste serein… Lire la suite

  • La commune

    7 février 2020 par

    je vous conte mon rêve de cette nuit, mais d’une tristesse, oh mon Dieu ! d’une tristesse… ! vous verrez qu’il y a de quoi bander une désillusion s’abat en ce jour de fête sur ma grande famille, comme la ciguë qu’il faudrait boire dès à présent les voix rassemblées disaient que le pays va… Lire la suite

  • Une compagne

    7 février 2020 par

    celle qui m’accompagne ne porte aucun nom. c’est une fille imaginaire, une pure fiction. elle creuse dans mon cœur des sillons elle est du Sahel, habituée à rassembler la fleur de sel et une huile de phosphore éblouissante. méfiez-vous, elle pratique le meurtre à l’aide d’un unique poison lorsqu’elle veut embrasser le désert, elle prononce… Lire la suite

  • Guérir

    7 février 2020 par

    le rêve étrange de la nuit passée où tu mets apparu. tu versais de longs sanglots. je pleurais aussi cette énième déchirure. tu avais tes grands yeux noirs, tristes comme les nuages que tu appréhendais tu étais du granite dans les proches rues et les algues te poussaient aux pieds. c’était impossible pour moi de t’approcher… Lire la suite

  • Auto-Fiction

    3 février 2020 par

    Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible. » L’été. Albert Camus. enfin l’été, enfin seul… ! L’été des plages revient L’abîme aussi

  • Zut !

    3 février 2020 par

    À Hamid. je me balade parfois dans mon quartier et en dehors de mes familiers, on m’appelle l’ancien ( je me dis que les anciens eux aussi seront perdus ! ) je poursuis comme un vestige, tout comme un homme déjà bien entamé et sous lequel tout tremble et faibli j’espère le parfum d’ombre de… Lire la suite

  • Dans une maison

    22 janvier 2020 par

    une humble pendule de bois se détachait dans le salon, son coucou ne fonctionnait presque plus et on ne savait pourquoi je prenais déjà mes distances de l’incommensurable avalanche du temps, qu’il me fallait pressentir le bruit poitrinaire de la pendule – tic-tac… ! bien après la nuit noire qui s’est installée, je suis tombé sur… Lire la suite

  • Hymne de la nuit

    15 janvier 2020 par

    A Mehidin. il me parvient par la fenêtre un vent parfumé et tiède, à peine plus perceptible, une musique de la maison des filles: du hip-hop de parade une célébration dans l’air enjoué d’aujourd’hui, un mariage a été fait. l’innocence qui se donne des airs d’adulte !  je repense au terrain vague des grands nègres… Lire la suite

  • Plan

    14 janvier 2020 par

    tu veux vivre bêtement et t’éloigner des obligations quotidiennes, à l’état primitif dis-tu. comme au retour des saisons que l’on considère comme nôtre tu ne veux plus avoir de phrases concises à méditer. tu ne veux plus envisager les incongrus s’échappant d’un monde souterrain hypothétique tu veux fuir les nouvelles d’où qu’elles viennent et la… Lire la suite

  • ( Sacrément épique )

    13 janvier 2020 par

    tu existes je crois connaitre tu habites j’habite ton cœur je me balade dans les rues de Tokyo… tu penses à ce jour dans le vague de l’esprit c’est déjà penser l’avenir, il suffit d’aller de l’avant ! Dieu, Dieu, Dieu, Dieu… il y a du vent   tu as parce que je dis tu… Lire la suite

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