La plage

A Zahia el djazair ( la dernière fleur des montagnes libres ) je me renouvelle dans le circuit de la vie, un rendez-vous a été pris au printemps des oliviers, la plus belle des fleurs s’y trouve comme tous les débuts en amour, j’ai ouvert. puisqu’elle permettait entre autre la perception d’un été elle avaitLire la suite « La plage »

Les fenêtres

derrière les fenêtres de ma chambre, séjourne une mini tempête et plus haut, la cime des arbres grabuges violemment dans un clair-obscur Souade coud une laine. elle est belle. elle le sait. j’observe ses actions habiles et passionnées mes yeux larmoyant filent entre les lignes. à l’aube qui suit, je jure de changer la mélodieLire la suite « Les fenêtres »

Charlot lettré

comme sortie d’une longue vague écumante, une déesse berbère ravivait le ciel et les arbres de ses courbes et couleurs chatoyantes j’espionnais la vie imaginaire des écrivains publics de la grande poste. je me tenais là-bas pour chaque lettre manuscrite ou bordereaux de compte à remplir j’étais à la recherche des lettres d’amoureux perdues dansLire la suite « Charlot lettré »

Fugacités

elle en rêvait elle l’a fait, flirter avec un homme qui était plus âgé tous deux jouissaient de la même verve et prétendaient à un bonheur commun. ils s’étaient installés à l’arrière d’un break familial, il pleuvait au ralenti sur les vitres ils ont échangé des phrases banales et joué à des jeux sur leLire la suite « Fugacités »

Confidences sur une antisèche

le doux souvenir du parfum de tes cotons blancs, si lointain et pourtant persistant. n’est-ce pas une merveilleuse coquille d’été ! je me confonds avec son humide chaleur, l’auguste de son austérité évanescente et mielleuse. je me demande si un jour tu me seras salutaire   la brûlante femme mortifère et nue, perdue sur leLire la suite « Confidences sur une antisèche »

Romance

A Nathalie. il me semble et ça m’en à tout l’air d’une romance sans paroles. confiante dans les faubourgs et les troquets, tu faisais la guerre aux hommes bibliques tu étais d’une beauté féerique sous les lampadaires de la ville, j’ai essuyé la honte du ciel en avançant vers toi, créature de mes nuits désincarnéesLire la suite « Romance »

Cuirasse

À Hania. certains soirs de gaie mélancolie et avant de m’endormir, je joue avec le rebord en bois de ma table de chevet, vernis et froid au toucher, – oh Dieu faite que j’aime encore ! cet état ne possède aucun scaphandre, un gouffre peut-être qui espère : un coucher de soleil sombre dans lesLire la suite « Cuirasse »

Le ciel de la Loire

A Fanny. mon aimée est quelque part vivante sur le globe, je l’imagine au pré d’un cours d’eau chantant nos retrouvailles, les mains levés au ciel en signe de prière je l’imagine aussi maudire le premier jour de notre rencontre. c’était une conquérante des cases vides de la partie qui se jouait, même si leLire la suite « Le ciel de la Loire »

Les fleurs

A Véronique. les fleurs fanées sont nettement plus jolies avec leur aspect rêche et fragile, en toute saison elles nous interpellent    elles rivalisent d’épanouissement et de senteur, puis hagardes, vient le temps de l’inattendu, comme un mini crépuscule éblouissant nous parlons des fleurs qui ne sont en rien semblable aux imitations suffisantes et opalines, uneLire la suite « Les fleurs »

Les cloches

nous-sommes assis sur un divan, un divan éméché et mauve. nous sentons la fin de soirée. vous portez encore votre écharpe noire et de coton autour du cou, votre long cou… ! mes doigts jouent délicatement avec un billet bleu plié trois fois, c’est comme un instant dans la vie d’un homme qui me paraît sansLire la suite « Les cloches »