partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie
Elle avait de la suite dans les idées. S. attendait patiemment et suivait le cours de mon évolution pour me cueillir comme une fleur de pavot. Réfléchies, méthodique, obsessionnelle, comme sa nage du crawl, sinon elle n’avait aucune spécialité en natation. Rien n’était laissé au hasard ! Et tout était prémédité
J’aurais pu voir I. et son mari, aujourd’hui même ! Je ne me suis pas levé de mon lit. J’ai essayé d’appeler hier au téléphone, comme confirmé notre rendez-vous. Je ne sais plus depuis quand les choses sont devenues compliquées. Lorsque je fréquentais C. Nous sommes allés, un jour à son appartement pour dîner ensemble, dans le Périgord. Il n’y avait personne à l’appartement, qui était par ailleurs dans un désordre total, mais bizarrement propre. J’étais en possession des doubles des clés, puisqu’elle m’avait hébergé quelques temps auparavant. Je déposais une bouteille de vin rouge sur la table de la cuisine. Il y a entre nous des années d’amitié et de partage, elle était toujours présente en cas de besoin. Elle savait s’y faire et s’adapter avec moi. Je remettais les clés dans la boîte aux lettres, avant de partir sans savoir encore que je ne la reverrai jamais. Il faut dire que je l’avais usé de mes sollicitations. Avant hier au soir pour m’endormir et bien après ce qui venait de se passer, j’avais pris la résolution de ne plus faire d’efforts vers quiconque, même pour mes propres intérêts
Ça va ! Enfin, je crois que ça va. Puisque rien que ce matin, j’ai dit un poème. Tout le long de mon chemin, j’ai été éreinté. J’ai mal aux pieds. Mais au fond de moi, je sais qu’il y a un lion à la place de mon cœur. Il fait beau. J’ai vu des oiseaux perchés sur des câbles électriques, des nuages étalés en dessous du ciel. Il y a même un arc-en-ciel persistant derrière mes paupières. Un poète, et donc ? Je rêve ? Je dis que je suis bon. Il m’est possible de me voir différemment, sinon c’est ainsi. J’ai été un fils, un amant, pour certains un saligaud ! Comme ils disent au surplus de première. J’ai joué, il est vrai. J’ai dansé, un peu. J’ai baisé, j’ai chanté et sifflé. J’ai ris, j’ai beaucoup ris. Et certainement, j’ai fait l’amour. Je suis poète, qu’est-ce que cela veut dire, encore ? Mais pas que ! Je travaille. J’écris. Un peu moins en ce moment. Les articles se listent sur mon blog, et pas de publication en papier en vue ? J’ai tracé. Mes idée en tête, mais pas que !