partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie
Je me sens fatigué constamment. Je n’arrive plus à récupérer durant mon sommeil. Je ne retrouverai peut-être jamais la santé, la paix psychique. Je sais que c’est idiot : Une vie paisible par là, une vie simple par ici. Je ne suis même pas convaincu que ça existe, et de ce que je dis ! Mine de rien, quoique je me brosse les dents trois fois par jour
Je n’arrive plus à lire ou à finir quoique se soit. Pareil pour retravailler mes textes. Rien ne me rappelle autant le pays que moi-même. Une issue. Un leurre. Je souhaite me sentir épanoui n’importe où, je ne me sens chez moi nulle part. J’aurais été jusqu’au bout du nombre des exilés. Le bout ! De quoi ? Je rentrerai, et je m’appuie au temps comme un saveur. Je tressaille devant les apparitions, pour vrai c’est du propre. L’instant d’après, comme avant, comme avant ! Je tiens sûrement des corrompus, peut-être même de la pire espèce. Suis-je contagieux ? Je n’ai pas l’arrogance des artistes. Je manifeste ma réalité
Avant-hier Je me suis dit que j’allais faire mieux demain Hier je me suis demandé ce que j’ai fait de bien Aujourd’hui aujourd’hui Je crois que je plane
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Que je dormes après chaque journée indemne Que je m’éveille le lendemain avec toute ma tête Que je reste longtemps presquement
je me promène et il me revient en souvenir les personnes que j’aime. Je regarde aux alentours, c’est une nouvelle pages qui se tourne. À chaque coin de rue et parc, c’est comme si on m’avait endormi jusqu’alors ! Je suis arrivé à un point où je réfléchis souvent à la mort, une fin de vie digne et respectable. Pourquoi ces questions sont aujourd’hui si présentes ? À vrai dire, je ne saurais répondre. Je sais juste que ça a commencé très tôt pour moi
Il m’est terrible d’avancer, encore davantage de mourir. Je parle de même de ma langue ! L’effroi que je ressens devant la réalité de ma condition, tout et n’importe quoi me renvoie à mes échecs, ma médiocrité. Bien évidemment, ça m’inhibe. Infirme que je me sais à m’extraire. Pourtant vers la vie, j’entends une musique. Je prétends à des choses, des formes nouvelles, des brainstorms, de la fumée… , sans parvenir à me hausser à leur hauteur. Comment pousser son mouvement, et la transfigurer ?
Les chagrins, les séparations, m’éprouvent, me bouleversent et me déchirent ! Je n’ai qu’un être cher à mon cœur. Je pleure. C’est l’heure ou un enfer du crépuscule du soir, un jeudi. Je m’assois sur un banc, entouré d’arbres, devant mes portes passées et celles à venir. Les ombres me semblent familières. Elles s’allongent et fixent mon attention. Je fumes, un peu apaisé, presquement curieux. Le pays ? Un pays et ne plus revenir au monde. Effondré, comme sous le poids du temps, rien ne tient dans mon existence, – Qu’est-ce qui s’articule exactement là ? Tout de ma vie me rejette. Une vie minuscule, un brin, en dépend. J’entends un oiseau, il se peut qu’il m’apprenne à revivre. Je me taies
Une pensée sur le nombre de fois que j’appelle aux ciels. Je pense aussi aux poètes lus ou rencontrés qui emplissent mon espace intérieur. Je vais immigré, il m’est clair ! Un vol ! Mais je me sens à l’agonie, ramassé, limé. Une fraîcheur, un vent bienvenue s’est déroulé, calmement. Il n’y a pas si longtemps, sur le perron en ciment, j’étais au quartier, patient, silencieux, passager. Tout m’a été enlevé, balayé, comme en automne. Dieu, qu’il gèle dans mon cœur ! Je ne sais comment rentrer, ce qui me maintient ! Je me sens au bout. Il y a des voix qui montent des habitations, de la musique, aussi. Des voix aimantes. Est-ce un leurre ? Des lilas exhalent l’air. Je m’y attends. Un rolleurs sur l’asphalte passe comme du tonnerre. Il fait nuit à présent, solitaire, mais j’écris peut-être pour de mauvaises raisons
Elle avait de la suite dans les idées. S. attendait patiemment et suivait le cours de mon évolution pour me cueillir comme une fleur de pavot. Réfléchies, méthodique, obsessionnelle, comme sa nage du crawl, sinon elle n’avait aucune spécialité en natation. Rien n’était laissé au hasard ! Et tout était prémédité
J’aurais pu voir I. et son mari, aujourd’hui même ! Je ne me suis pas levé de mon lit. J’ai essayé d’appeler hier au téléphone, comme confirmé notre rendez-vous. Je ne sais plus depuis quand les choses sont devenues compliquées. Lorsque je fréquentais C. Nous sommes allés, un jour à son appartement pour dîner ensemble, dans le Périgord. Il n’y avait personne à l’appartement, qui était par ailleurs dans un désordre total, mais bizarrement propre. J’étais en possession des doubles des clés, puisqu’elle m’avait hébergé quelques temps auparavant. Je déposais une bouteille de vin rouge sur la table de la cuisine. Il y a entre nous des années d’amitié et de partage, elle était toujours présente en cas de besoin. Elle savait s’y faire et s’adapter avec moi. Je remettais les clés dans la boîte aux lettres, avant de partir sans savoir encore que je ne la reverrai jamais. Il faut dire que je l’avais usé de mes sollicitations. Avant hier au soir pour m’endormir et bien après ce qui venait de se passer, j’avais pris la résolution de ne plus faire d’efforts vers quiconque, même pour mes propres intérêts
Ça va ! Enfin, je crois que ça va. Puisque rien que ce matin, j’ai dit un poème. Tout le long de mon chemin, j’ai été éreinté. J’ai mal aux pieds. Mais au fond de moi, je sais qu’il y a un lion à la place de mon cœur. Il fait beau. J’ai vu des oiseaux perchés sur des câbles électriques, des nuages étalés en dessous du ciel. Il y a même un arc-en-ciel persistant derrière mes paupières. Un poète, et donc ? Je rêve ? Je dis que je suis bon. Il m’est possible de me voir différemment, sinon c’est ainsi. J’ai été un fils, un amant, pour certains un saligaud ! Comme ils disent au surplus de première. J’ai joué, il est vrai. J’ai dansé, un peu. J’ai baisé, j’ai chanté et sifflé. J’ai ris, j’ai beaucoup ris. Et certainement, j’ai fait l’amour. Je suis poète, qu’est-ce que cela veut dire, encore ? Mais pas que ! Je travaille. J’écris. Un peu moins en ce moment. Les articles se listent sur mon blog, et pas de publication en papier en vue ? J’ai tracé. Mes idée en tête, mais pas que !