comment expliquer le voile humide sur les yeux des animaux, sinon qu’ils pleurent le déluge, surtout ceux des chevaux, qui me touchent profondément
et rien ne pourrait les apaiser, vraiment ?
l’entaille reste bâillante

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie
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comment expliquer le voile humide sur les yeux des animaux, sinon qu’ils pleurent le déluge, surtout ceux des chevaux, qui me touchent profondément
et rien ne pourrait les apaiser, vraiment ?
l’entaille reste bâillante

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J’aurais pu voir I. et son mari, aujourd’hui même ! Je ne me suis pas levé de mon lit. J’ai essayé d’appeler hier au téléphone, comme confirmé notre rendez-vous. Je ne sais plus depuis quand les choses sont devenues compliquées. Lorsque je fréquentais C. Nous sommes allés, un jour à son appartement pour dîner ensemble, dans le Périgord. Il n’y avait personne à l’appartement, qui était par ailleurs dans un désordre total, mais bizarrement propre. J’étais en possession des doubles des clés, puisqu’elle m’avait hébergé quelques temps auparavant. Je déposais une bouteille de vin rouge sur la table de la cuisine. Il y a entre nous des années d’amitié et de partage, elle était toujours présente en cas de besoin. Elle savait s’y faire et s’adapter avec moi. Je remettais les clés dans la boîte aux lettres, avant de partir sans savoir encore que je ne la reverrai jamais. Il faut dire que je l’avais usé de mes sollicitations. Avant hier au soir pour m’endormir et bien après ce qui venait de se passer, j’avais pris la résolution de ne plus faire d’efforts vers quiconque, même pour mes propres intérêts

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par les chemins
une révolution à l’avant-poste
ville cloisonné
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fin de la saison
sur ma peau sept points de suture
sous le Croissant Rouge
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swift de la main
le long de la chaise longue
jet sur la pelouse
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swift de la main
le long de la chaise longue
jet sur la pelouse
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l’enfant s’interroge
les yeux rivés sur la mosquée
attrapes la balle !
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demi lune
là où apparaît un clou
j’enfonce le clou
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l’ici par un ailleurs
recouverts de draps blancs
vandalisme !
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Le chant général
comme une aurore à venir
à l’âge idéal
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sur le fleuve
un pagayeur sur la zone
de la part d’ombre
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sur le fleuve
un pagayeur sur la zone
de la part d’ombre
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sur le fleuve
un pagayeur sur la zone
de la part d’ombre
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moiteur…,
j’appelle à l’onde d’une pirogue
bleuit d’exotisme
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écran tropical
sur les méandres brûlés
de longues pirogues
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Ça va ! Enfin, je crois que ça va. Puisque rien que ce matin, j’ai dit un poème. Tout le long de mon chemin, j’ai été éreinté. J’ai mal aux pieds. Mais au fond de moi, je sais qu’il y a un lion à la place de mon cœur. Il fait beau. J’ai vu des oiseaux perchés sur des câbles électriques, des nuages étalés en dessous du ciel. Il y a même un arc-en-ciel persistant derrière mes paupières. Un poète, et donc ? Je rêve ? Je dis que je suis bon. Il m’est possible de me voir différemment, sinon c’est ainsi. J’ai été un fils, un amant, pour certains un saligaud ! Comme ils disent au surplus de première. J’ai joué, il est vrai. J’ai dansé, un peu. J’ai baisé, j’ai chanté et sifflé. J’ai ris, j’ai beaucoup ris. Et certainement, j’ai fait l’amour. Je suis poète, qu’est-ce que cela veut dire, encore ? Mais pas que ! Je travaille. J’écris. Un peu moins en ce moment. Les articles se listent sur mon blog, et pas de publication en papier en vue ? J’ai tracé. Mes idée en tête, mais pas que !
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butineurs
où s’en est allée, mêm’tout
ça va ? Embrasant vos os
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le récit
peut attendre l’aube
dans une ode
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d’un hoquet
qu’une chouette s’est envolée
de mon orbite
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puis une lune
je fume
est-ce qu’on se croise ?
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à mi-voix
ne point troubler votre sommeil
d’une aile de vent
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…, inapproprié
ni adéquat, envers vous
vous que je hisse
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rien qu’un signe
un tout petit calvaire
une gifle ou une caresse
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rêvant de vous
comme un oiseau mouillé
sur le chapeau d’Alice
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vendredi soir
la machine à linge s’éboule
ou brève d’un noyé
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les crayons de papier
d’un même timbre de voix
Feuilles de route !
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étoile et ocre
proche du désert je perds
sur une jetée
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à l’ombre d’un tremble
la légère caresse d’une brise
veines de ma main
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soir à la Trappe
roulis d’une aire de route
dîner d’un avocat
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fenêtre sur l’été
une motocyclette vrombit
et part au cent
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sur la barbe
d’un nageur échoué
s’émiette une rive
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aube étalée
sur la barbe d’un nageur surpris
par la tasse
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sur les pattes
à la croisée d’une mémoire
de broussailles
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au village musée
où les trains n’ont plus d’odeur
sinon de l’acier
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suivi d’éclats
l’élan de tes premiers émois
ombre qui passe
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l’air au front
seul d’un regard flou
Pioui – Pioui
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sous tes yeux
remède et sortilège sont dissous
de feuille en feuille
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sur les rayons
le mal des vers se dissolve
entaille de l’ego
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le corps s’est tue
comme la glaise au four
sens des aiguilles
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jour des voisins
parsemé au-delà de l’éthéré
comme partout
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chant campé
de l’oiseau qui rêve de branches
et rêve encore
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fin du printemps
pourquoi tu ne chantes plus, oiseau
sur un quiproquo
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mains humides
ton baiser sur mes paupières
marcheur de sable
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jusqu’au bol brisé
ton cœur inonde mes vœux
le même merle
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clairvoyance…
performé par le Hô
éclairs au bocage
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soir de lune
depuis la sérénade de crapauds
où l’on pêche
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mots envoutés
coasse de vieux crapauds
Edgard Allan Poe
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vagues de chaleur
j’ouvre mes mains sur le pays
de trois étoiles
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Nouh – Noé
une abeille entre la fenêtre
et ma salive
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baudet tient la balle
puis un autre
une passe
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un nid d’amants
choyés d’une longue trêve
par un silence
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un bout d’une vie
une quête
les vents reviennent de loin
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Nom de dieu
je cours vers les rires
de la lune
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vents de l’automne
les murmures d’un voyageur
à l’oreille sourde
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l’ineffable retrouvé
je brouillonne sur mes feuilles
l’appel des dunes
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parcours sensoriel
les plumes de l’indien guident
mes pas de faucon
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vallons escarpés
je pars au dernier virage
si près de vous
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amis fatigués
je suis les pointillés de l’inouï
et puis, hélas !