l’appel à la prière
le chien ne passe plus pour un loup
sous mes pleurs
partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie
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l’appel à la prière
le chien ne passe plus pour un loup
sous mes pleurs
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larmes d’hyènes
la voix du peuple ricanent
portes du Salam
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chômer sous le ciel
derrière les lambeaux d’or
d’éclatants parfums
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soir de pleine lune
mes vêtements prennent l’air
bleu de l’automne
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Les chagrins, les séparations, m’éprouvent, me bouleversent et me déchirent ! Je n’ai qu’un être cher à mon cœur. Je pleure. C’est l’heure ou un enfer du crépuscule du soir, un jeudi. Je m’assois sur un banc, entouré d’arbres, devant mes portes passées et celles à venir. Les ombres me semblent familières. Elles s’allongent et fixent mon attention. Je fumes, un peu apaisé, presquement curieux. Le pays ? Un pays et ne plus revenir au monde. Effondré, comme sous le poids du temps, rien ne tient dans mon existence, – Qu’est-ce qui s’articule exactement là ? Tout de ma vie me rejette. Une vie minuscule, un brin, en dépend. J’entends un oiseau, il se peut qu’il m’apprenne à revivre. Je me taies
Une pensée sur le nombre de fois que j’appelle aux ciels. Je pense aussi aux poètes lus ou rencontrés qui emplissent mon espace intérieur. Je vais immigré, il m’est clair ! Un vol ! Mais je me sens à l’agonie, ramassé, limé. Une fraîcheur, un vent bienvenue s’est déroulé, calmement. Il n’y a pas si longtemps, sur le perron en ciment, j’étais au quartier, patient, silencieux, passager. Tout m’a été enlevé, balayé, comme en automne. Dieu, qu’il gèle dans mon cœur ! Je ne sais comment rentrer, ce qui me maintient ! Je me sens au bout. Il y a des voix qui montent des habitations, de la musique, aussi. Des voix aimantes. Est-ce un leurre ? Des lilas exhalent l’air. Je m’y attends. Un rolleurs sur l’asphalte passe comme du tonnerre. Il fait nuit à présent, solitaire, mais j’écris peut-être pour de mauvaises raisons

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Elle avait de la suite dans les idées. S. attendait patiemment et suivait le cours de mon évolution pour me cueillir comme une fleur de pavot. Réfléchies, méthodique, obsessionnelle, comme sa nage du crawl, sinon elle n’avait aucune spécialité en natation. Rien n’était laissé au hasard ! Et tout était prémédité

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je sais malheureusement que plus personne ne cherche après moi, je doute sur ma manière d’être avec mes camarades
si je ressens une étrangeté envers moi même, quand est-il de mes amis ?
il est possible que je dégage quelque chose de fort et obscur, et ces énergies sont perçus comme malsaines
je m’étouffe et étouffe mon entourage
je réalise à présent que cette écriture est celle d’un fou, à la hauteur de rien
l’hiver dernier était atroce
je revois, je corrige, je mets en ordre ces feuilles éparses à tant soit peu
elle est terrible cette impression que de manquer à soi-même, et cette envie monstre de tout saccager et de tout brûler autour

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comment expliquer le voile humide sur les yeux des animaux, sinon qu’ils pleurent le déluge, surtout ceux des chevaux, qui me touchent profondément
et rien ne pourrait les apaiser, vraiment ?
l’entaille reste bâillante

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J’aurais pu voir I. et son mari, aujourd’hui même ! Je ne me suis pas levé de mon lit. J’ai essayé d’appeler hier au téléphone, comme confirmé notre rendez-vous. Je ne sais plus depuis quand les choses sont devenues compliquées. Lorsque je fréquentais C. Nous sommes allés, un jour à son appartement pour dîner ensemble, dans le Périgord. Il n’y avait personne à l’appartement, qui était par ailleurs dans un désordre total, mais bizarrement propre. J’étais en possession des doubles des clés, puisqu’elle m’avait hébergé quelques temps auparavant. Je déposais une bouteille de vin rouge sur la table de la cuisine. Il y a entre nous des années d’amitié et de partage, elle était toujours présente en cas de besoin. Elle savait s’y faire et s’adapter avec moi. Je remettais les clés dans la boîte aux lettres, avant de partir sans savoir encore que je ne la reverrai jamais. Il faut dire que je l’avais usé de mes sollicitations. Avant hier au soir pour m’endormir et bien après ce qui venait de se passer, j’avais pris la résolution de ne plus faire d’efforts vers quiconque, même pour mes propres intérêts

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par les chemins
une révolution à l’avant-poste
ville cloisonné
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fin de la saison
sur ma peau sept points de suture
sous le Croissant Rouge
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swift de la main
le long de la chaise longue
jet sur la pelouse
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swift de la main
le long de la chaise longue
jet sur la pelouse
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l’enfant s’interroge
les yeux rivés sur la mosquée
attrapes la balle !
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demi lune
là où apparaît un clou
j’enfonce le clou
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l’ici par un ailleurs
recouverts de draps blancs
vandalisme !
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Le chant général
comme une aurore à venir
à l’âge idéal
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sur le fleuve
un pagayeur sur la zone
de la part d’ombre
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sur le fleuve
un pagayeur sur la zone
de la part d’ombre
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sur le fleuve
un pagayeur sur la zone
de la part d’ombre
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moiteur…,
j’appelle à l’onde d’une pirogue
bleuit d’exotisme
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écran tropical
sur les méandres brûlés
de longues pirogues
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Ça va ! Enfin, je crois que ça va. Puisque rien que ce matin, j’ai dit un poème. Tout le long de mon chemin, j’ai été éreinté. J’ai mal aux pieds. Mais au fond de moi, je sais qu’il y a un lion à la place de mon cœur. Il fait beau. J’ai vu des oiseaux perchés sur des câbles électriques, des nuages étalés en dessous du ciel. Il y a même un arc-en-ciel persistant derrière mes paupières. Un poète, et donc ? Je rêve ? Je dis que je suis bon. Il m’est possible de me voir différemment, sinon c’est ainsi. J’ai été un fils, un amant, pour certains un saligaud ! Comme ils disent au surplus de première. J’ai joué, il est vrai. J’ai dansé, un peu. J’ai baisé, j’ai chanté et sifflé. J’ai ris, j’ai beaucoup ris. Et certainement, j’ai fait l’amour. Je suis poète, qu’est-ce que cela veut dire, encore ? Mais pas que ! Je travaille. J’écris. Un peu moins en ce moment. Les articles se listent sur mon blog, et pas de publication en papier en vue ? J’ai tracé. Mes idée en tête, mais pas que !
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butineurs
où s’en est allée, mêm’tout
ça va ? Embrasant vos os
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le récit
peut attendre l’aube
dans une ode
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d’un hoquet
qu’une chouette s’est envolée
de mon orbite
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puis une lune
je fume
est-ce qu’on se croise ?
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à mi-voix
ne point troubler votre sommeil
d’une aile de vent
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…, inapproprié
ni adéquat, envers vous
vous que je hisse
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rien qu’un signe
un tout petit calvaire
une gifle ou une caresse
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rêvant de vous
comme un oiseau mouillé
sur le chapeau d’Alice
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vendredi soir
la machine à linge s’éboule
ou brève d’un noyé
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les crayons de papier
d’un même timbre de voix
Feuilles de route !
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étoile et ocre
proche du désert je perds
sur une jetée
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à l’ombre d’un tremble
la légère caresse d’une brise
veines de ma main
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soir à la Trappe
roulis d’une aire de route
dîner d’un avocat
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fenêtre sur l’été
une motocyclette vrombit
et part au cent
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sur la barbe
d’un nageur échoué
s’émiette une rive
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aube étalée
sur la barbe d’un nageur surpris
par la tasse
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sur les pattes
à la croisée d’une mémoire
de broussailles
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au village musée
où les trains n’ont plus d’odeur
sinon de l’acier
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suivi d’éclats
l’élan de tes premiers émois
ombre qui passe
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l’air au front
seul d’un regard flou
Pioui – Pioui
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sous tes yeux
remède et sortilège sont dissous
de feuille en feuille
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sur les rayons
le mal des vers se dissolve
entaille de l’ego
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le corps s’est tue
comme la glaise au four
sens des aiguilles
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jour des voisins
parsemé au-delà de l’éthéré
comme partout
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chant campé
de l’oiseau qui rêve de branches
et rêve encore
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fin du printemps
pourquoi tu ne chantes plus, oiseau
sur un quiproquo
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mains humides
ton baiser sur mes paupières
marcheur de sable
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jusqu’au bol brisé
ton cœur inonde mes vœux
le même merle
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clairvoyance…
performé par le Hô
éclairs au bocage
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soir de lune
depuis la sérénade de crapauds
où l’on pêche
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mots envoutés
coasse de vieux crapauds
Edgard Allan Poe
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vagues de chaleur
j’ouvre mes mains sur le pays
de trois étoiles
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Nouh – Noé
une abeille entre la fenêtre
et ma salive
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baudet tient la balle
puis un autre
une passe
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un nid d’amants
choyés d’une longue trêve
par un silence