Statut

il sortait d’une incarcération avec trois idées à faire valoir : repentir, expérience, vanité. pourquoi le chiffre trois – qui parlait aussi de réhabilitation ? la fin dernière nous le révèlera

comme s’il s’était changé – comme s’il ne valait pas moins qu’un autre, même au-dessus de ses amis – comme si la voiture et les liasses de billets exhibés signifiaient la réussite

privation de mes libertés

quelques fractions

le minimum sur les cloisons de l’esprit

une grotte approchait

les douleurs creusées creusées

la peur de tout raser en désert

de raser les murs

antérieur silence

les infinies impossibilités autour le bruit

introuvable était la phrastique sur le bourdonnement

de qui était cette perle ?

reviendras-tu, dis…

Liens

grands-pères – vous n’étiez pas seulement un territoire

vous étiez aussi d’autres entités 

grands-mères – vous n’étiez pas seulement une parure

vous étiez aussi d’autres présences

pères – vous n’étiez pas seulement un quiproquo

vous étiez aussi d’autres racines

mères – vous n’étiez pas seulement une nervure

vous étiez aussi d’autres mers

oncles – vous n’étiez pas seulement un exil 

vous étiez aussi d’autres partances

tantes – vous n’étiez pas seulement une colonne

vous étiez aussi d’autres absences

frères – vous n’étiez pas seulement un sourire

vous étiez aussi d’autres fratries

sœurs – vous n’étiez pas seulement une danse 

vous étiez aussi d’autres chances

beaux-pères – vous n’étiez pas seulement un accueil

vous étiez aussi d’autres ambitions

belles-mères – vous n’étiez pas seulement une peine

vous étiez aussi d’autres sources

beaux-frères – vous n’étiez pas seulement un ajout

vous étiez aussi d’autres alliances  

belles-sœurs – vous n’étiez pas seulement une promesse

vous étiez aussi d’autres allégeances

neveux – vous n’étiez pas seulement mes amis

vous étiez aussi d’autres renaissances

nièces – vous n’étiez pas seulement mes enfants

vous étiez aussi d’autres chaos d’où jaillit l’espoir

( je regrette de ne pas vous avoir connus ! ).

 

Assouplissement

il est du 19e siècle, un peu grec, combien irréparable serait la juxtaposition avec son époque. il leur faudrait renoncer à certains thèmes, comme la beauté, la folie et le rêve, etc. oh, lui, il repense aux différents vecteurs

ses étés sont comme les hivers, indéfinissables. un ciel gris et bas, du vent et les fenêtres fermées. il ne lui manque plus que la paresse aussi de sortir ou de se faire autre chose que des pâtes à la bretonne

les yeux du lézard ne voient plus clair

la couleur fade sous le citron

la prime vigueur ronge les os

les soleils des nuits entravées

la personne au téléphone ne veut rien entendre

le regard regagne les girolles d’un panier moisi

le bringuebalant infini baille derrière les paupières

l’épervier n’est plus

on a dit que l’on aimait pas les bébés

et toutes les choses auxquelles tu n’as pas accès

… ceux dans les rues qui ont vu senti approché les ténèbres !

Courriers

je crois percer le mystère des courriers indésirables

ils te bombardent de congratulations

et de félicitations

avant de te lancer un s’il te plaît clique

un s’il te plaît aide-moi

ils pensent ainsi comprendre quelque chose

à mon ego

ce courrier ne comporte aucun message.

Reprises & Cie

les entendre déjà si

jeune…

une mélodieuse s’en va

opérettes souvent tragiques !

comment pourrai-je

oublier ?

rire et rire

avec toi frère, mon

frère-sourire

s’arrêter 3 min / 31 min

et se recueillir

et se vivre

lorsque tu es cerné d’impossibilités

avance le doigt, l’obscurité s’aplanira

ce que je dis a déjà été énoncé, par ceux d’avant, comme par moi-même. ce que j’écris a déjà été tracé, de même

comme là, à présent, ces signes-traîneaux qui se doublent ont déjà été déposer, sans préalable. comment alors sortir du calque ?

mais cela est du peut-être à mon strabisme. et je sais, ce n’est pas avec ces brèves qu’il faut en parler

03/2011 – 09/2022

Go fast

des poèmes

personne ne les veut

que faire ?

si personne n’en veut

qui en voudra ?

des des des

poèmes

personne ne les veut

que faire ?

quoi faire quoi faire quoi faire quoi faire quoi faire

pourquoi faire – pourquoi s’en faire – pourquoi pas ? à quoi bon

des poèmes des poèmes des poè…

personne n’en veut

personne personne personne vraiment personne

quoi ou que ? rien à faire

des poèmes que personne ne veut

de la gangrène

dé dé dé dé dé dé … èmes

personne ne les veut

rien

des poèmes que personne ne veut ! – oui.

quoi faire ?

personne n’en revient

personne n’appel

des poèmes

personne ne les veut

quoi espérer ou que faire ?

Sur une feuille d’écolier

pour Meissa.

le concept n’était pas, pour qui veut bien y réfléchir, un ennemi du poème, seulement sa porte d’entrée et non, évidemment, son aboutissement. Yves Bonnefoy.

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je me souvenais de l’époque où je n’étais pas trop stupide, mais où j’allais

je rallongeais les idées lorsqu’elles me venaient, aucune ne s’atténuait, comme les ombres des arbres au crépuscule

j’écrivais parfois toutes les nuits, sans tracer une ligne. je ne rencontrais cette hargne nulle part

je concevais un filet. je récitais mes poésies

je me prenais toutefois pour un bookmaker, pronostiquant sur les chances et l’audience d’un poème, bien avant de le dénaturaliser

quels dieux empêchaient leur envol, une unisson…

était-ce donc moi

l’homme pendu

à son sac

avec un coude qui se détachait

d’une cité

tenant du souk et bradait

j’inventais des problèmes de plus en plus les nerfs à vif, comme des lames qui raclaient mes os

je pourchassais mon destin, ma conscience était sans tache, baroque

je n’avais pas de solution à m’apporter, sinon pas affligé, – que pouvait un poème en ces temps de rift, en ces temps de chien qui plaident pour des chiens rongés par les bêtes ?

comme étaient les étranges arbres, la nuit, seuls, ces mêmes arbres qui par ailleurs me causaient le vertige

Lune

découpe éminente découpe corps je ne vais plus en ce monde je m’en retourne à l’entre deux : soi comme des parallèles

une image sans mots, – voulez-vous que l’on parle de ma tête, de mes dents et de mes tripes ? vers creusé oraison

je prenais acte de mon cerveau en voyant celle d’un mouton… sans rituel beurre et poêle sur le feu

comme un calque j’apprends du livre sur les défuntes amitiés

évite

ceux qui

suscitent

le regret

le paysage s’endormait sous nos paupières on s’endormait dans la voiture j’aurais dû à chaque réveil l’embrasser… même alors à l’extérieur

*

multiples voix – matières : tonalité

sacrificiel, un lépreux

de la nuit et du jour

traditions

enfance, souvenirs

cycle, recommencement

métaphore, strates

fiche, adresse, missive à soi

trou

lecture

passerelle

Marseille

contemporanéité, réalité, scission

conspiration, adhésion, translation… : rupture !

de ce que j’en savais et devinais, tout m’y préparait, tout m’y arrachait

je transcrivais une poésie qui collait à ma peau, sans ajout de mes travers, de mes poisons

elle était parfois qu’un discours lorsqu’elle me paraissait indicible, moins limpide

j’acceptais néanmoins sa part d’incompréhension, d’imperfection, d’inachèvement, comme ne pas l’accompagner au bout

je ne retenais qu’une touche, un scintillement, comme le jasmin les nuits d’été, ou la réverbération sous d’immenses soleils

j’employais le Je comme un autre soi, érodé, feuilleté

je hurlais à la mort, rien cependant qui pouvait nuire

j’y déposais mes croûtes

je renonçais

à chacune des chutes une relance, un mot

Tout code

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tiré d’un ancien téléphone le 25/06/2017.

Bruitages

une femme de 70 ans est adressée aux urgences pour un syndrome confusionnel isolé, sans notion de chute ou de traumatisme crânien

de ses antécédents, on retient : une hypertension artérielle traitée depuis 10 ans par amlodipine (amlor) (10 mg/j) et un syndrome dépressif traité par paroxétine (deroxat) (20 mg/j)

les constantes sont les suivantes : pa=145/75 mmhg, fc=90/min, fr=20/min, température=37,2°c

il n’y a pas de signe d’insuffisance cardiaque, d’œdème, de signe de localisation neurologique

les données biologiques sont : natrémie=120 mmol/l

kaliémie=4 mmol/l

protides=62 g/l

créatinine 102 mmol/l

hématocrite 45%, glycémie=7 mmol/l

calcémie=2,34 mmol/l

tiré de facebook le 21/06/2018.

Ticket de commande

nom prénom : Ilan

f 146 / vente à emporter 105

( 50029 ) employer : thibault

date transaction : 18/03/2018

numéro caisse : 14601. temps transaction : 22:20


qté désignation montant cb en prod


1 classic 2 p oriental ?? ; ??

1 hd vanille caramel brownie ?? ; ??

1 coca cola 1,5 l ?? ; ??


total ( euro ) : ?? ; ??

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f ?? ; ??

http://www.pizzahut.fr

tel : 05 56 30 10 40

* burdigalia corp sarl capital 25 000 *

rcs bordeaux 513 110 320 ape 5610 c *


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Sur un ancien téléphone

  • sur la messagerie :

a : ah / a / à / alors / au / avec / aussi

z : zone / za / zal / zèro / zoom / zen / zones / zoè

e : euro / et / en / elle / est / est-ce / encore / enfin / ensuite

r : recherche / rue / re / rien / rk5061167990fr / rabi / retour / réponse / ré

t : toujours / tu / tout / très / tiens / tous / toi / ton

y : yeux / ya / yeselmek / yakhi / yahia / yaourt / yves / yahoo

u : une / un / utiliser / uniquement / utilisation / utilisez / utile / utilisé

i : idée / illusions / il / incha’allah / ils / ici / informations / intéressant / internet / impossible

o : on / ok / oui / ouais / ou / oh / ont / œuf

p : prends / pour / pas / par / plus / pourquoi / pouvez / peut / peux

q : quand / que / qui / quoi / qu’il / quel / qu’est-ce / quelle / queue

s : son / si / salut / sinon / suite / sur / salam / super / sans / sang

d : dernier / de / dans / donc / des / d’accord / dis / depuis / du / dû / dire

f : fichier / faire / faut / fait / fais / finalement / fois / fin / fou

g : gros / ghiles / grand / grâce / genre / google / gaz / gestion / geste

h : hier /hahah / hamdouli’allah / hello / ha / histoire / heureusement / hills

j : je / j’ai / j’espère / juste / j’aime / j’avais / j’en / j’attends

k : kif / kif-kif / khoya / kateb / kafka / khir

l : la / le / les / lasure / lol / lui / lors / losque / lola

m : merci / moi / mais / mon / ma / me / maintenant / même / m’aime

w : week-ends / web / windows / william

x : xi / xml / xylophages / xénon / xperia / xénophobie / xérès / xénophobe

c : ça / c’est / ce / comme / comment / coucou / celia / cela / cette

v : voilà / vous / voici / voir / votre / veuillez / vraiment / vu

b : bien / bonne / bon / bisous / bonsoir / bah / bref / bœuf

n : nous / non / ne / n’hésitez / n’est / normalement / notre / n’ai / nez

belfort l’évocation oxycoupage de la broderie odorante en béton

  • sur la barre de recherche google :

a : amazone / arbre tremble / airbnb

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t : tabac villenave d’ornon / traduction

y : youtube / yahoo ! / yahou mail / yves rocher

u : ups / un grand droit / une demi lune / ubb / ukraine / ugc talence / umbrella academy / uber / uber eats / undiz

i : impot. gouv / itérer / infuse def / ikea

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p : pharmacie villenave d’ornon / pléaide / paypal / programme tv

q : quarto gallimard / que devient sardip ? / quiche lorraine / quick / quai 54 / quiche sans pate / que faire à bordeaux / qui a tué sara ?

s : suivi la poste / scribens / spa animaux villenave d’ornon / sud ouest

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f : fnac bordeaux / facebook / fedex suivi /

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h : heure de prière à bordeaux / hôpital pellegrin / hôpital villenave d’ornon / hotmail

j : jcex suivi colis / jeux méditerranées de 2020 / jean sénac / jardiland / johnny depp / jurassic world : le monde d’après / joseph quinn / jean-jacques goldman / james caan / jennyfer

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l : liane 11 / livre groupe de jazz 2014 / le bon coin

m : météo bordeaux / magasin fourniture d’art bordeaux / météo tizi-ouzou

w : wilaya tizi-ouzou contact / tournoi de wimbledon / wejdene / wimbeldon

x : xiaomi / xbox séries x / xavier depont de ligonnès / xxl album / xbox / xanax / xiaomi redmi note 10 / équipe de france de rugby à xv / xavier domerque

c : cas covid fr / cas covid alg / cdiscount

v : villenave d’ornon / victoire de la musique / vélo tachyon 2.0 / vinted / volotea / viasmichelin / vacances scolaires / vertbaudet / veepee / variole

b : ballotage / badoo / bémol def / boulanger

n : nathalie azoulai / nœud définition / numéros anep éditeur / nike

Se rabattre sur la ligne d’urgence

il ne pleuvait plus

sur mes blancs tombeaux

les essuie-glaces étaient en stand bye

par intermittence

elle conduisait silencieuse et somnolente

le jour aussi

elle n’était qu’à moitié là

un véhicule d’une trajectoire opposée

parfois plein phare

radiographiait l’habitacle poussiéreux

sur une route ouverte, largement ouverte

on n’évaluait plus les distances

seul l’éloignement du point d’escale à soi

longtemps je m’engouffrais dans les brèches du poème

comme un intrus

comme un éléphant

un élève surtout qui écrivait sur la marge. il m’était indéchiffrable

je méditais sur mes raisons de vivre, mes peurs et mes aspirations, – comment était mon enfance ? mutique comme une surface

est-ce qu’il fallait me lamenter sur mon sort et me terrer, alors que je devais autre chose de mes lamentations

j’étais de la faillite, authentique, radicale, – à quel moment mon histoire s’était gâtée ? lorsque je touillais dans le sens inverse des aiguilles. une fabulation

je les inscrivais à la lisière, dès l’abord. je les écoutais aussi, rien que pour la jubilation d’une suite de signes

je me persuadais que ce n’était jamais sorcier, sans m’attarder à ce qu’ils étaient campés, ou du milieu

De la journée

je réouvre une fenêtre, … referme une fenêtre

de la fenêtre un don

des prémices

je redescends les stores, … remonte les stores

sur les stores une araignée écrasée

une bouillie !

au plein d’araignées qui tissent des linceuls

je réponds merci

je parle à une jeune fille qui joue à la police

sur une pelouse sillonnée, sillonnée

préférés aux sirènes de pompiers

je repose une assiette, … relave une assiette

l’assiette est rangée dans le conduit

des cafouilleurs

sur le lit repensant aux fourmis de la jeune fille

à qui j’ai encore souri

Roulette

un jour ou l’autre, nous régnions sur les tropiques. un autre jour, nous sommes seconds, anxieux du branle du temps. nous restons ancrés au sol, comme des brins d’herbes ravagés par les vents

il adviendra un jour, inéluctablement, où nous serons piétinés à notre tour, par la génération ébahie qui arrive, dans l’indifférence de la foule qui n’aura déjà plus cour…

toi que je devine

tu me perçois peut-être en retour

toi vers qui j’approche

est-ce que tu m’excuses cette harangue ?

je tiens certaines connaissances sur la vie

le côté charbonneux des choses

en moins blanc !

je ne me justifie en rien

je te salue

Bruissements

s’infiltre par la serrure de la porte et des fenêtres

l’aube aux clartés essentielles

le chat ne joue jamais seul

ses yeux étoilés bruissent par un saut

tout s’invite à ma demeure 

en cette heure de l’éveil

l’attention portée à la circulation des oiseaux

: l’astre, l’instinct du chien qui remue !

l’odeur de café sur le feu mitonnant

les intimités d’un cœur étrange et drôle

l’appel du vendeur ambulant

du jour et de l’adresse

Sous les cotons

à Hania.

sous les cotons du temps

tombent

les rideaux métalliques

les innocents flirts

s’enrhument

une cocotte en papier peint dans des amas d’agrumes !

– est-ce qu’elle m’aime dans ce tout de noir ?

j’appelle au Sauveur des hommes !

c’était le crépuscule

pour l’heure, j’arrose les arbres

de mon urine

est-ce que c’est l’annonce d’une nuit sans fond ?

écorchure de l’âme

une glissade dans du savon d’été

qu’est-ce qui permet ? – la noyade.

j’ai dû en baver

sous le coup des fatalités

désordre camouflé

un bus orange grince

je suis désorienté en face de Ranima De La Cité

t’accueillir aux soirs…

t’accueillir entre les interstices de la réalité

je rêve d’un dehors nouveau, comme un doute qui gâche toutes ces années. les persiennes d’ailleurs sont d’un beige émietté. là, je suis tombé ! là, je retombe encore…

le râle de mes semblables a quelque chose à m’apprendre, par eux, je m’évapore ! je me laisse tenter par la paix qui descend , mon esprit s’absorbe en deçà de ses voilures

Je voyage, je parle, j’écris

à Djawhar.

je ne sais pas poétiser. je voyage, je parle, j’écris… on dit de moi que je suis maudit, qu’aux ténèbres est voué ma vie ! je crois que chacun à une chance, à un faisceau de lumière :

comme le jour qui coule // comme la nuit qui fend

je soufflais le chaud et le froid

comme un courant d’air ! comme un courant stellaire !

la terre était le ciel // le ciel était de terre

les points cardinaux étaient incommensurables

le sang de ma poitrine nourrissait mille fleurs

je n’avais rien au-dessus de ma tête

l’homme cherche à se résoudre

il sonde son âme dans toutes les directions

depuis la nuit des temps

comme allonger sur la lune

tiède et au calme

il répond à des leurres

et souffre de la contrition et des hommes

je renouvelais mes engagements envers la vie; il était vital pour moi de demeurer pour mes proches. je ne portais rien sur mon cœur, tout était vain et d’ailleurs. je rencontrais Dieu dans un pot de danette

Tigzirt

à Rabah. et à Omar. et à Hidouche. et à Omar.

Le soir tombe sur le jardin.

Les oiseaux se taisent.

Le silence du soir est un objet perdu.

Le silence du soir propre aux animaux, propre aux oiseaux,

est un objet spontané, naturel, perdu.

Sur le jadis. Pascal Quignard.

au commencement il y avait l’oubli, et toi, et ton corps :

l’infini du jour

brûle !

les jours passent

les dédales…

comme la vie en l’air

comme les orteils du pied à l’air libre

où tout est mousseline

je m’en vais sans vraiment partir

passent les jours et viennent les aurores

hélas, je ne reconnais que mon cœur

je ne me l’explique pas

très peu savent

– ils rêvent !

vivre sans vous

et mourir

mourir de vous entendre

et vivre

( ce n’est pas aussi idiot que ça en a l’air ! ).

qu’est-ce qui subsiste

les mots

l’espace

les mots et l’espace ?

je dois tout à ma couleur de peau et l’intuition

il n’y a aucune énigme

comme une âme égarée // comme une seule nuit

j’achève…

je perds, oui, je perds la raison dans la moire du chaton. il pleut sur la rive de Tigzirt, – si t’es sociable, ma belle ! il y a ceux qui préfèrent la compagnie des escargots

il pleut, il pleut… la rive de Tigzirt spirale ! il n’y a qu’une orpheline pour guider un aveugle. la nuit qui tombe en trombe, j’entonne, comme une chanson d’automne

Qui s’infuse

à Mokrani.

sur le rivage soufflait un vent frais… , sur le rivage un vent frais soufflait sur le caillou… , le caillou au bout de ton sein, le caillou de la nuit, de cette nuit là !

sur le rivage un vent frais soufflait sur le caillou de mes nuit, – on aurait dit que les chairs brûlaient ! je moussais autrefois le sable, revoyant mes amours et diverses effronteries

sur le rivage par épuration les migrants échouaient, les manques et des tragédies qui soulevaient plus de manques et d’horreurs. l’histoire moderne nous montrait ses horreurs… !

tu envies l’impassibilité des pierres

comme la musique de la main des vagues

comme la douceur d’un galet sous le soleil

la nature prodigue ses leçons de vie

l’eau salée mouille tes lèvres

tu envies l’impassibilité des pierres

comme leur intranquillité

En homme Fr/Arab

je m’attends dans un avenir incertain

je m’attends dans un endroit indéfini

je m’attends moi-même

je ne pars pas et ne reviens pas

je ne m’endors pas et ne m’éveille pas

je n’inspire pas et n’insuffle pas

je me fais peur et ne crains rien

je m’appelle et ne réponds de rien

je mens et ne me mens en rien

je funambule entre les mots

comme se mouvoir, chercher plus loin, savoir dire au revoir

Murs blancs

il me parvient de la musique qui se noie dans les gosiers

après tout on n’aimerait pas danser

je joue avec les murs blancs

et le cauchemar des morts et des vivants qui se versent

comme un gouffre colportant un entre deux

une allumette dans un tas de foin, sous peu le brasier

je n’ai pas pris le temps des corps apaisés

négligeant le potentiel d’érotisme de l’univers

les brefs moments qui découlent dangereusement

d’où émane une substance l’… le mot s’est détaché !

on aurait souri avec quelqu’un d’un peu voyou

quelqu’un qui brûle de regrets

Hagard

le jour s’endort

un peu moins dans la décrépitude

j’apaise le flux du sang

les rives où je me retrouve ne sont pas miennes

comme ce jour-là : divin !

je ne l’ai pas observé dans mes souvenirs

ne croyant plus à l’immuable ici-bas

je regrette un ciel perdu qui bavait sous la pluie

je regrette aussi pour Adam

et un tas de sièges

( je lui dois comme toi qui lis ! ).

suffit-il de croire, – tu as beau t’affairer ?

à bordeaux, c’est l’après le déluge qui prédomine

j’invente des chapiteaux

où je sacre tous mes repentirs et infidélités

est-ce que c’est le son d’une cloche

son astre tinte le fond

au soir d’une sordide réaffirmation

je dîne seul au kfc

Une fleur de citronnier

à Fanny.

en dépit de ton silence qui m’écorche le sang

l’odeur du jasmin qui me blesse

blesse de mille morsures de serpents

la lune est une amie

le soleil est comme une fête

le jour décline morose

comme les mots que l’on ne peut rattraper

sur mes pays et loin de toi

je suis l’étranger

l’exilé du cœur

je revois par la fenêtre qui apaise mon esprit

le citronnier de l’enfance triste

les lourds portails qui te seront à jamais ouverts

comme me souvenant qu’il n’y a pas si longtemps…

l’étroitesse de mes pensées m’épargne moult soucis

monsieur Moult et la bosse d’un dromadaire dodelinent dans la ville ! 

Oh, la cigarette que l’on fume !

une cigarette se consume entre mes doigts

une cigarette se fume

elle s’appelle Rym

elle est longue et fine, rime souvent avec spleen

comme les vieilles accros qui viennent des indes

je m’en brûle une deuxième

j’ai besoin de nicotine qui calme mes nerfs

la braise rouge est une musique plus ancienne

elle a son style

les non-initiés lui prodigue des paroles vaines

les non-initiés la voit d’un œil en friche

peut-être des rivales… oh, la cigarette que l’on fume !

je succombe sous ses lignes blondes

à toute heure de la nuit et du jour

je me lève pour des bouffées de tabac blanc

rien que nous deux sur mes lèvres

elle dit stop sans vergogne à mes colères

elle dit stop à mes doutes sur l’irrationalité du monde

en bouse de vache, industrielle ou encore à rouler

je souffle sur ses pas clinquants de bourse

par douzaine ou par paquet souple bien rangé

c’est toujours un plaisir et sans regret que je la fume

d’ailleurs, Rym a une prose…

Feuillet troué Fr/Arab

à Anne.

et si de ce monde autocratique et obtus

je répondais par un autre rêve

je reste sans activité spécifique

l’autarcie me fait bander longtemps

et si j’éprouve le besoin de comprendre

seul l’aride parmi toutes les vérités m’est nécessaire

lorsqu’on est consacré à la vindicte sans secours

rêve, rêve, rêve… aux lassitudes du mur de brique !

et si nos illusions renouvellent les découvertes 

j’ai grandi avec le vin des vignes et je m’appartiens

je crains fort les glottes de l’idéalisation erronée

ceux qui lancent : toute tentative est un échec !

et si nos victoires soulèvent de futurs espérances

ce n’est pas une baliverne que l’anarchique ordre régnera en maitre

le rêve commun n’est plus sans le concours de l’amitié

l’horripilant est dans le clos de nos coquilles

Bocage

j’écrase l’herbe

sur un paisible bocage

pour bâtir

un tipi

sous la pénombre

avec mon dos d’hérisson à trois pattes

comme à présent prendre l’air

est à exclure

je suis ton ange, tiens-moi la main

je suis innocente, pardonne-moi

souviens-toi de nous

souviens-toi que tu es libre

pars à la rencontre des vierges rivages

c’est une chance ce départ qui s’offre à toi

prends-moi dans tes bras une dernière fois

Chaland

il fait plutôt beau aujourd’hui, même dans le cœur de mes voisins, ce qui n’exclut pas leur violence ! après la tempête vient l’amour – après le soi corrosif, à moi la chaleur :

au magic pub… 54, 56, 58

comme dans la nef d’une église gothique 

une sombre niche au lait froid et de froment

la rue se nomme maréchal joffre 

vous y rencontrerez peut-être son apache  

à qui manquent une hache et un divin sourire

les habitués s’anesthésient jusqu’à la moelle, verdict :

cette enclave est un tamis qui cache

un arrière fond qui grouille

Lola, Fanfan, Bio… une bande dessinée à eux seuls !

et la content à eux seuls !

je me résolvais, … me prêtais des voix dans mes recherches et concepts

ou lorsque je tissais de la laine, durant les éclaircies

je ne savais jamais qui j’étais, où j’allais, mais j’espérais de mon cœur

comme entre deux contrées, sans la tiraille. j’échappais à l’idée du plein, aux lunes

je rêvais de la sensibilité des singularités, sans m’y prendre

j’écrivais parfois avec les poètes

parfois une adresse

de dedans et de dehors

auprès de mes morts, auprès de mes mains

je fracturais le poème, tout en intuitionnant la régénération, comme un second souffle

jusqu’au moment où je constatais la perte

Caméléon

dans l’espoir de trouver

une super glue

qui colle

deux fois

la même surface

je regarde les pubs

de patex

parmi d’autres produits

– oh que le monde semble plat

dans un journal !

*

l’un des haïkus de Jean-Baptiste Pélissier aurait pu se glisser là

: je m’abstiens.

*

j’enfilais ses douceurs pour le théâtre, après l’acte qui s’était joué à huis clos. elle remontait de l’histoire la poussière des cités, comme tout un réseau qui dégoulinait d’une tirade rouge

je sentais la fauche de ses petites ruelles fraiches, le tronc de ma peau était égrainé. j’extrayais une photo de l’album commun, c’était d’un vif regret que j’échouais…

Chaâbi qu’à toi

à Mounia.

un cœur qui bat pour toi

et qui brûle

respire

une promesse d’éternité

à présent, je me sens

 : expiré.

il ne reste presque rien de ton parfum d’entropie

mon vide intérieur entame ton souvenir

l’éducation d’une jeune fille pour les temps d’une belle femme

ton cœur prêté comme pour se découvrir à soi-même

la déchéance d’un jeune garçon pour les temps d’un vieille homme

mon cœur offert en perle d’émeraudes que personne n’emplit

… après que celui-ci soit consommé

pas de chute

indéniablement

il est constamment renouvelé dans son amour !

Semence

à Ibtissem.

c’est le loup

qui surgit

pour manger la fillette

simplette

avec des fossettes

que je trouve

superbe

ibtissama

c’est bien toi

personnellement

que je cherche, éperdument

et tout simplement, depuis longtemps

les agréments secrets d’une vie incendiaire

et ses dangers et ses tourments…

le noir besoin d’un ventre monstre et humide

tellement phallique ! tellement fatidique !

les chemins qui se croisent chez le dieu des carrefours

la complicité offerte d’un monde juvénile

j’enveloppe nos soirées de mysticisme, avec toi jusqu’au petit-matin, parfois.

un soir dans tes vieux jours

lorsque tu seras assise auprès de ton radiateur

repensant à tes jeunes et belles années

tu te diras A. m’a célébré, pense-y bien !

comme l’avez fait avant toi Hélène De France

le doux secret de cette maxime se cache dans ledit poème

je situais la chanson en parallèle de mes productions, hors de mon horizon

un album de Depeche Mode et une fuite était entrevue

j’écoutais, je convoitais, là où je m’aventurais

je me voyais comme un charbon, une ode au charbon

alimentant tous les foyers

lorsque tout se valait dans le grand brasier, passant vrai au pied de rares montagnes, un vertige me prenait

je me demandais qu’en est-il du débordement, en poésie aussi. il est vrai que tous les poètes décevaient leurs contemporains, un leurre de croire l’inverse

je désespérais des jours de lecture sans un arrachement ou un emporté

Je vois le ciel

il me faut de la poésie pour entendre // il me faut de la poésie pour survivre

je veux respirer pour vivre sans heurts

je veux revivre mes mots qui font l’écriture

je vois le ciel. petit, je suis !

je vois le ciel. croyant, je suis !

je vois le ciel. poète, je suis !

je cherche ma quiétude dans les infinies miniatures  

j’ai combattu toute volonté de puissance

j’inspire à vivre de la poésie

je suis l’éternel soupirant

Chimène est certainement une jolie fille

( il y a une expression qui dit avoir les yeux de Chimène ! ).

je m’assure du monde. je m’assure qu’il va bien, qu’il chante tant bien que mal, et qu’il rêve de ses irrémédiables bonheurs qui se raréfient, ou à demain…

le noyau sera

la plate désinvolture

et les baisers de l’aimée

où je pends

la poésie comptera au cœur de l’humanité, à l’esprit des vents. l’exotisme change, ô terre des conquérants ! je voyage à l’intérieur de mes frontières, et en dehors…

j’ai vu mon poème

comme un devin

sur la terrasse d’un café

la fièvre dans la peau

Fragments

Scène 1

DROLE DE DEAL… ! DROLE DE DEAL… ! DROLE DE DEAL… !

l 2 : tu sentais vraiment que cela ne servait à rien ?

h 3 : vraiment.

l 2 : tu jetais tout ?

h 3 : il n’y avait meilleurs sortie à ces poésies. 

l 2 : s’en était une !

h 3 : je ne voyais que justice, et renaissance.

l 2 : tes mots, au feu… !

h 3 : tu y apportais ton eau, tes solutions, mais…

l 2 : tu te berçais, voilà tout.

h 3 : tu insistais pour me prêter ta voix aux élections, alors ?

Scène 2

ÉCUME DES ROCHES… ! ÉCUME DES ROCHES… ! ÉCUME DES ROCHES… !

h 1 : pourquoi doit-on quitter ?

f : la fin est notre amie.

h 1 : dans le vide ?

f : tu dois chercher à vivre.

h 1 : je sais, je me l’interdis.

f : ton refus est grave.

h 1 : je refuse de me rendre à ce feu d’artifices.

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Glu

je-sors-les-voiles-de-face-sur-la-proue-en-improvisant-un-maintien-de-biquet-je-me-rends-compte-très-vite-qu’-avec-vous-je-n’ai-rien-d’-un-marin

*

belle-à-en-mourir-diva-insouciante-et-stérile-à travers-mes-rêves-fébriles-tu-sommeilles-je-te-rejoindrai-toujours-car-il-le-faut-dans-le-calme-lit-des-maladives-jeunesses

*

à-la-recherche-d’-un-impact-de-vérité-vous-serez-souvent-confronté-à-votre-décrépitude-volontaire-toute-cruauté-est-bonne-à-prendre

*

je-crois-tout-ce-qu’-on-me-présente-je-suis-bien-obligé-j’-imagine-des-histoires-et-pour-écrire-une-belle-histoire-il-faut-d’-abord-commencer-par-choisir-les-mots

*

quel-diable-m’-a-poussé-qu’-est-ce-qui-s’-est-passé-si-je-rattrape-ce-farceur-je-jure-par-Dieu-tout-puissant-qu’-il-saura-de-quels-bois-je-me-chauffe

Lire la suite « Glu »

Frise

elle entrait dans le poème

irradiait l’allée

de ses chevilles ornées

un matin d’un dimanche

sous l’orage

elle était jolie celle qui traversait

crevant les yeux qui inondaient l’allée…

elle coursait les brides de son poème

les blancs rêves d’une mésange

les trous dans un cœur

comme une lune emplie

d’un manque

rien n’est plus charnier qu’un regard d’une passante

peut-être, à regrets

le poème me traversait comme si c’était le dernier, reclus dans mon grenier

comme le dernier départ d’un train, ou la dernière étreinte

je croyais qu’aucun instant écoulé n’y remédiait à cette 11 heures du soir

de passage, je ne souhaitais pas m’appesantir

j’étais encore là ! j’y revenais, ressassais

urgence

de la vitesse

et quelques renoncements

l’état de mes poèmes : une version diminuée de ce qui me précédaient

la source n’était plus, restait l’encre et la poussière

annonçant l’effacement

Une collusion

une collusion

l’endurer

juste un après…

sans bruit

s’éclaircit

ciel et doutes

un temps

trace / fouille

le long trait qui dit :

immédiateté.

emporte

oscillante vérité

c’est toi.

noir mat

in-octroyé

tu rendossais à Palerme ses ailes

à son image

vieille

contagion, aucune rainure

tel quel :

elle

elle ne pouvait te vivre.

Nœuds avant chaque poème, comme avant un orage Fr/Arab

j’aube à la nage dans les vents

je crépuscule comme une course

je soleil comme un jus de citron vert des plaines de mon enfance

je nuage les moutons un jour d’une légère brise

je rivière sous la tombe de Rivers

j’étoile les poètes en filigrane de mes amis des montagnes

je planète comme Holst au sahara où je retombais malade

je flaque mes paumes sur les pommettes d’un clown

je pluie comme je te regrettais Hania, – Rien ne me rebutait autant que les conventions.

je sable les chaises de poussière pour ne plus m’y assoir

je singe les étendards au clairon

j’abeille comme les ruches au printemps de Plath

je livre pour un shilling ce poème de la casse

je trombe !

je ruisseau après mes repas de pain et d’orage

je brume sous les parasols à la plage, – Ne serait il pas un peu zinzin ?

j’ange ainsi que tu angélisais

j’aile comme Frida

Second usage

à Camille.

en avant de la veilleuse

un filtre

en avant du filtre

un cadre

en avant du cadre

un verre

en avant du verre

les deux croquis

en avant des deux croquis

un chevalet

en avant du chevalet

une scène

en avant de la scène

les deux modèles

en avant des deux modèles

un nu

tout était plus au moins bancale

et sous une note !

Sclérose

je t’aimais dès lors…

comme une nuée ardente

après tout ce temps

perdu

je partais loin

lancé par ton idéalisation

entre tes garde-fous

: je rêvais.

je te voulais avec violence

d’un lien indéfectible

ne sachant pas te voir

autrement !

maux

gorgé

boiteux

filament

j’arrivais encore à sourire de mes amours défunts

de mes souvenirs parés comme une torsade de cheveux

une autre vague à l’eau : je ne m’ouvrais jamais à tes volutes sereines de la vie à deux, comme des passagères rencontres qui jouaient des métamorphoses et du morse

tels étaient les paroles d’un poète sublime et interdit d’accès

… et ses renoncements !

Salut, c’était moi… Fr/Arab

elle enfilait un masque méconnaissable à la nuit tombée

comme une ombre sur de hautes cloisons

tout ce que nous partagions

notre foi

parce que différente

comme une garde de tous

il disait aux immensités bleues* : les femmes avaient des yeux perfides !

il disait à son cœur : les femmes avaient des visages obliques !

tout ce que nous échangions

notre amour

parce que tendre

comme après la chute de tous

les mots qu’il faudrait ravaler à jamais

– Il y avait les reclus calomniés de fou à lier.

tout ce que nous chantions

notre printemps

parce que folle

comme de l’avis de tous

je me malmenais de toi

comme de mon cœur et les vents contraires

* Arthur Rimbaud.

Raquettes dans un sac de voyage Fr/Arab

la vie était comme on danse

de nos libertés

et à l’aveuglette !

le vide se faisait sentir

je criais !

une femme jouait la nuit au solitaire sur son ordinateur, seule ! moi, je me touchais de cette extravagante solitude, même les lampadaires vibraient

la vie était comme on cauchemarde

de nos ailleurs

bien meilleurs qu’ici !

nous ne pouvions plus voir

d’un autre cri : nous jouions de la chamade !

un cordonnier n’avait plus d’outils, lors de l’une de mes visites. il était crépusculaire, affligé comme un quelconque possible. il lui restait sa vue

j’écrivais, je t’écrivais une lettre muette

de mon cœur exténué

Fuchsia

salut au matin

souhaits à la dérobée

lointaine main

vers qui creuse

images jetées à la dérobée

oh, quel GIF !

bol qui se brise

ton cœur inonde mes yeux

chant du rossignol

mains humides

ton baiser sur mes paupières

marcheur de sable

fin du printemps

pourquoi tu ne chantes plus, oiseau

sur un quiproquo

chant campé

de l’oiseau qui rêve de branches

et rêve encore

mes voisins

chantent au-delà de l’éthéré

comme partout

Lire la suite « Fuchsia »

Télégrammes avant l’an 2000

à Nassima.

Et il y a Quelque chose de bizarre – chez moi –

Cette personne que j’étais –

Et Celle-ci – n’ont pas l’air d’être la même –

Serait-ce – la Folie ?

Emily Dickinson. Poésies 1882.

Traduit par Françoise Delphy.

L’union-centre –

Jour et heure de dépôt le Jeudi 24 à 23h07 : 49 mots.

je renais content -STOP- par malheur ou par chance -STOP- je n’y peux rien -STOP- comme la mouche de Duras -STOP- les courants créent des fleuves -STOP- le soleil se lève à la même heure -STOP- un poète peut disait-il -STOP- pour le moment -STOP et FIN

L’union-centre –

Jour et heure de dépôt le Jeudi 24 à 23h14 : 54 mots.

cette Madone est de l’or -STOP- que j’oublie -STOP- les jours défilent -STOP- sombres taches -STOP- je n’ai besoin d’aucune posture -STOP- dans mon trou -STOP- une liane de cœur -STOP- paroles d’un fou -STOP- tu ne peux les battre -STOP- un palais et les devantures -STOP et FIN

L’union-centre –

Jour et heure de dépôt le Jeudi 24 à 23h24 : 46 mots.

mon amie tu peux te dévoiler -STOP- je pars avec toi -STOP- mon amie -STOP- tu me montres ta réalité -STOP- ton corps sera mon paradis -STOP-à demain où je rompe à tes pieds -STOP- toi la femme que j’aime aujourd’hui -STOP et FIN

L’union-centre –

Jour et heure de dépôt le Jeudi 24 à 23h27 : 50 mots.

je ne suis pas attractif -STOP- asexué -STOP- le roman chef-d’œuvre -STOP- je mène la vie dure à mes amours -STOP- il y a de quoi ne pas être futé -STOP- pas très -STOP- ce sont nos mêmes mots -STOP- le mal-aimé est encore moi -STOP et FIN

L’union-centre –

Jour et heure de dépôt le Jeudi 24 à 23h31 : 53 mots.

j’ai un froid chagrin -STOP- mon cœur est un verre qui tombe -STOP- je dine d’une soupe de pierres -STOP- je passe l’été en douceur -STOP- j’essaie la justice le linge les couleurs -STOP- mon œil gauche est rouge -STOP- il pleut comme un long silence -STOP et FIN

L’union-centre –

Jour et heure de dépôt le Jeudi 24 à 23h34 : 55 mots.

la mouche est passée -STOP- pas pleurer -STOP- tout me rappelle à son souvenir -STOP- parmi celles en état de grâce -STOP- pas laver et pas gratter -STOP- j’enjambe les serpents -STOP- la mouche me sert d’alibi -STOP- je continue d’enculer des mouches -STOP- je reste sur ma droite -STOP et FIN

L’union-centre –

Jour et heure de dépôt le Jeudi 24 à 23h49 : 44 mots.

je dis ces mots qui montent à ma bouche presque comme un murmure à une fleur à la fin d’une soirée ou à la fin d’une couche -STOP- j’aime depuis les serpents -STOP- j’aime depuis les mouches -STOP et FIN

Chanson de la rupture

j’étais imparfaitement un mort – vivant

pour vous

pour vous

je fuyais longtemps la vie d’ici bas

avec nous

avec nous

vous me manquiez, à mon tour d’aimer

pour vous

avec nous

je ne pouvais oublier et non plus effacer, – pourquoi vous ?

les vents se brisaient sur la porte de mon cœur, au désert de mes routes… , ô mon esquive ! je vous accueillais, rien ne faisait obstacle au premier abord ! seuls me yeux qui vibraient et cristallins

lorsque j’allais, une printanière après-midi convoitant des ouvertures, je souhaitais une fine pluie sur mes paupières à demi closes, comme pour faire mienne cette bourgeoise blessure

de tout mon être

être deux, comme des sourires

Chant debout

une aube erronée d’été

un cœur-folie éclairant et brutale, – les pacifier !

( est-ce revenir au monde

parmi tant d’autres feux, comme me trahir ? ).

Noor

il me suffit de répondre par : plus tard !

une psalmodie de l’aube à mon âme

un murmure, noms du Coran

récit, récit oratoire :

je revisitais les tombes, comme en Guyenne. c’était de l’ouïe, celle derrière l’étoffe. je me désillusionnais des fausses communions, puisque les chants se font debout

café et douce cigarette !

prières

Momento

l’œil porte

sur la flamme verte

de ne plus se souhaiter la mort

écrire

région

mélodie du cœur

éclaire mes yeux de cendre

mes poumons

torche

dorsale

moelle

feu de l’action

lit

lourde tête

étincelles

silencieux

j’étais mien avec l’autre au naturel

pour un laps de temps

Vents mauvais

je rêvais de vents mauvais

et du battement de ton cœur et triste

je repensais à toi

amoureux de nos allées et venues

parmi les arbres

quintessence

me fend

fruits d’été

bec du typhon

Tristan distraie

sang séché

sens unique

et le monde en était changé

quelqu’un me faisait une promesse

Quand les mots Fr/Arab

quand les mots se dérobent du mot

quand le port de la mémoire

quand le suc de l’œil

quand la respiration se fait halte

quand l’épave des siècles

quand la langue pâteuse exulte d’eau

quand le mais est déjà

quand la saison des vaches et des mouches

quand la chanson tourne

quand le lourd est plus que lourdeur

quand les classiques revisitent le contemporain

quand l’intérim des esprits est de mise

quand le rire s’y met à deux fois

quand le vouloir se tord

quand l’épuration blanchit les feuilles

quand les peaux sont défraichies

quand l’horizon trône

quand les anges sont des démons et les démons des anges

quand les répondeurs n’accrochent plus

quand les dépens accrochent

quand la platitude gagne l’enfance

quand l’adoration se perd

quand l’œil s’écarquille sur les reflets

quand la levrette est au pied de son maitre

quand les trains sont rouillés

quand les constellations s’alignent

quand l’arbre s’enracine dans la mort, – alors, je délire !

Chants

à Narimane.

Où est F. ? Je ne l’ai pas vu depuis longtemps.

F. ? Vous ne savez pas où est F. ? F. Est dans un labyrinthe, il n’en sortira

sans doute plus.

F. ? Notre F. ? Le barbu ?

C’est bien lui.

Dans un labyrinthe ?

Oui.

Franz Kafka, Derniers Cahiers 1922 – 1924.

Traduit par Robert Kahn.

je me couvrais d’une veste qui me tenait chaud, le feu brûlait ma poitrine, et me blottir tout contre était ma consolation. c’était de mon cœur, un jour de septembre

je ne saurais être un pianiste, mais peut-être oiseleur ! hors du temps, une image entachée de remords, aussi. je livrais d’un vif regret mon malléable âme, une odeur

la vie chantait, – comment allait-elle bon train ? plus que de raison, le tronc de ma peau, une vieille ronce de la cendre des cités qui s’accumulait. ton tout en dépôt, m’était-il ami ?

comme ton départ qui laissait un trop plein de vide

j’arpentais les ruelles électriques, le rouge de l’étude, comme le sucre de l’arc-en-ciel à saint-michel, parmi quelques ressemblances qui me faisaient sombrer

je me demandais quand et pourquoi philosopher ? – lorsque le tragique du squelette à en devenir. je voulais être du cours de la vie, de la lune et de mes rêves

*

J’ai eu la chance de rencontrer l’art parce que j’avais, sur un plan psychique, tout ce qu’il fallait pour devenir une terroriste. Niki De Saint Phalle.

comme un poète charbonneux, connaitre et apprendre était mon seul souhait. je me rêvais des délicatesses, ainsi m’en sortir de la rue ou faire un carnage !

je ne souhaitais qu’être bon

je ne souhaitais sentir que le vrai

je ne souhaitais qu’admirer mes semblables !

après cet ombrage, je passais comme une lettre à la poste, et mes yeux questionnaient mon cœur, le gras du ciel. je ne rencontrais que l’inouïe et les nuages jaunes

une traversée qui ne disait rien

rien de drôle ou de rose

comme un train qui rentrait en gare

je m’attardais sur les ombrelles, les couleurs qui se distillaient dans mon oasis. ils étaient tous d’une rare merveille et me rendaient visite

je tombais du haut de mes chevaux qui me suspendaient, en rien aussi les esquimaux menaçaient ! je voyageais de pôle en pôle sans bouger de mon lit, un tourbillon

comme une poésie qui révélait un possible chaos, une démolition autoprogrammée, et si je ne m’y attelais pas, comme pour la foi, je dépérirais

*

les nuages m’accrochaient en ce jour béni, il y avait presque tout dans ces nuages : tes mains, ton nez, ton dos, etc. tu rétrécissais

je devinais l’ovale de l’horizon

je scrutais le paysage

j’étais bien sous les pigeons bleus !

la terre de ma peau… , comme une première au jardin botanique ! le jardin zen et le gazon vert de la ville, les poissons du japon, les bulles, etc. un je ne sais quoi qui me titillait

– on est bien parmi les gens, mon frère ! disait-il avec un sourire. puis, il se tempérait.

je piochais les phrases des flâneurs

je laissais agir ma transformation

j’observais mon inattention !

je ne prenais rien à cœur, tout comme toi. je m’éloignais du tissu commun, nul ne pouvait me rétablir. le bonheur de chanter était de survivre à soi-même, un vaste continent de mes foulées

je n’étais que ton chantre âpreté aux louanges de ta plaie, cela est vrai que tu étais superbe et me snobais. je te faisais du mal de nous, et tu me le renvoyais, inhumaine

– tu n’étais qu’une vulgaire ombre !

– je n’étais que l’ombre de moi-même.

*

on luttait contre le feu qui engloutissait la ville, la boue en d’autres saisons s’écrasait sur nos semelles. tout n’était autour que désolation et vieilles tôles, sous un ciel infernal

on cheminait comme une perle nacrée qui bousculait le mollusque. on ne s’en sortait pas depuis, par toutes les voies. on se levait pour voir le jour et l’étau se resserrait

on déambulait dans notre géant dortoir, oh, il le restera longtemps ! notre environnement brulait et demeurait sans secours, sans secours, sans secours, etc.

comme pour les prières sur nos dépouilles qui n’étaient plus à purifier

l’horreur et la confusion

la mécanique de la solidarité, l’élan

une semaine lapée par le jour de la fin des temps !

*

j’entrevoyais la lumière entre les notes de Liszt qui me consolait, me console ! cela remontait d’un abîme et de la Parole célébrée, refoulée, et qui transitait

j’allais vers quoi on ne pouvait lutter, sans souffrance aucune, un spleen. les raisons de ma vocation et de ma Ténèbre, comme pour étancher ma soif de celle que j’aimais, sauvagement

j’ouvrais ta porte d’une seule étreinte, etc. malédiction ! je chantais aussi nos clairs nuits, comme les vents de septembre où nos mots en or s’étaient envolés

– celui qui aime aime en Dieu.

*

les billes mises en terre

les pierres

comme avant l’errance

dans le bois

les charmes

il n’y avait plus d’espace dans l’armoire à araignées

les paroles d’un moulin !

vieux grimoire

lorsqu’un parterre

*

j’acquiesçais une gifle de cinéma, chaque fois que je voulais bien faire : Paf ! elle s’était réalisée, imprévisible, lutine. une femme pour le grand écran

ah : je la noyais avec mes yeux, – je caressais ses plates jambes, – je me laissais chavirer dans ses eaux ! je me rendais compte de la chance qui me fuyait et de nos intentions qui n’étaient pas très orthodoxe :

– je te mange tout entier.

– je te dévore tout entière.

elle me disait sans malice qu’elle m’aimait bien, que j’étais son ourson. l’instant d’après, elle attirait mon attention sur un soleil sur les dalles, comme pour son drôle de chapeau

elle lisait Eluard, Poèmes du dernier amour

j’écoutais Liszt

*

de mon cœur qui se balançait entre : le délire de réinventer ou la folie d’oublier. lorsqu’il y avait urgence, je tâtonnais du palais en ce long jour de septembre, parce qu’il pleuvait dans mes oreilles d’âne bâté !

l’ouverture du ciel sur le couchant délivrait un passe-droit :

– il était bizarre ce noir.

– il était plus noir que le noir de Soulage.

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l’

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m

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u

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j’étais le bon client lorsque nul ne répondait sur tout ou sur rien, me baignant d’illusions sans colère ni ressentiment. c’était de mes chevaux vapeurs et la notion diurne sauvage

je lisais le bois, en dormant, me rappelant de ton nom ! nous étions pris au cœur, l’espace trônait sur le temps qui freinait nos déboires. je redoublais, nos béquilles d’antan me soutenait

*

deux gouttes, trois gouttes, quatre gouttes,

cinq gouttes, etc. l’espace d’un théâtre qui s’égouttait : Molière !

zut : je croyais voir une nouvelle lune, – je devinais les étoiles en plein jour, – je déraillais de mon alphabet ! ils avaient des regards qui tuent et une parole qui blesse, comme partout

de bord : ô mon cœur… , ô mon obsession… ! snif : j’attendais que la lumière de la ville m’éblouisse, – j’attendais en fumant aussi, – je t’attendais sans commune mesure avec ce jour !

comme les sirènes qui manquaient à mes appelles :

j’étais cette lune

j’étais cette antilope dans le désert

j’étais cette herbe verte qui ondoyait

*

la guitare s’introduisait d’un rythme continu, strident

suivait les coups // venait les batteries

je replongeais dans le silence d’un bond, l’harmonie se révélait. je vibrais à travers les sonorités électriques, et ma poitrine était en feux. mon âme s’ouvrait à cet instant précis :

comme une fleur en automne après le dégèle

ou trop tard dans les saisons

je me noyais sans envie dans le bois lumineux, pour en finir avec la voix qui déchirait le ciel, joliment. je volais cet univers métallique et les dissonances

comme un froid de tombeau qui glaçait les masques

j’avais froid

je faisais un rêve cette nuit-là d’un être qui marchait sur l’eau, multiple. je lui empruntais sa couronne comme il ne se laissait pas attendrir, quoique un peu soulagé

– ô voie de l’enfance puisses-tu te dilater, flamboyer !

l’un des mystères de Pilate, – pourquoi lui ? pourquoi pas moi !

*

je ne valais pas ma vie pour un clou, lorsque les dieux en mouvements transigeaient avec humour. j’avais tous les âges, comme ce jour d’automne au baille renouvelable, indéfini

gardien du chemin de mon cœur

matérialisé par l’écriture

– est-ce que c’était la fatigue morale ou le repos du poète ?

– une manifestation.

( je tenais après tout à mes scalènes ! ).

j’étais recouvert d’un éclat par la grisé en errant dans les immensités sidérales, éprouvant chaque respiration. je délirais à non plus finir autour du temps

je m’éprenais de tout

je désapprenais

*

je ne l’espérais rien que pour moi-même, pour ma survie, l’idiome des prochains vingt-quatre cailloux, eh, – du mens ? comme la promesse d’une décennie de solitude, à lire, à écrire

dépression / courage / dépression

( courage à bras le corps ! ).

puck : je travaillais pour être riche de ces nuages, – je fuyais le soi, – je disais très peu ! j’étais anxieux avant toute chose à plein paumons. j’en avais marre de tout, des ruptures, de toi

comme à lui-même :

– tu t’appelles comment ?

– je ne suis personne.

– tu vas bien ?

– je crois, bien !

– je te souhaite un joyeux anniversaire.

– bel anniversaire à toi.

– je te laisse, rendors-toi.

– merci.*

je me questionnais sur la parole consignée ou retranscrite, au souffle figé ou antique, plus encore dans la durée. lorsque j’en étais à les fantasmer et à les vivre

00 : 01

* inspiré de Rosetta, interprétée par Emilie Dequenne, film des frères Dardenne.

Funèbres refrains Fr/Arab

à Jean-Baptiste.

les aveugles sentent les étoiles

avec l’œil de l’âme

les aveugles sentent les étoiles

d’un cœur en flamme

le poète brûle

d’un cœur en flamme

les chiens grondent de peur

sur la terre de Dieu

les chiens grondent de peur

la ville se dévoile aux heures nocturnes

d’une magie et d’un mystère

la ville se dévoile aux heures nocturnes

j’ai peur au plus creux de son flanc

d’où l’on entend d’en bas les feuilles sur le sol

j’ai peur au plus creux de son flanc

Justificatifs de vie commune Fr/Arab

mardi était un jour de labeur noir  

mercredi était un jour de labeur noir  

jeudi était un jour de fête  

vendredi était un jour du Seigneur  

samedi était un jour de labeur noir  

dimanche était un jour de labeur noir  

lundi était un arc-en-ciel pour toute la semaine

le deal était si tu l’aimes ne te maries pas avec elle   

j’avais un visa moyen séjour

mardi après-midi était dévolu au sofa  

mercredi après-midi était dévolu au sofa  

jeudi après-midi était dévolu au sofa  

vendredi après-midi était dévolu au sofa  

samedi après-midi était dévolu au sofa  

dimanche après-midi était dévolu à la guitare  

lundi après-midi était un arc-en-ciel pour tout le mois

j’étais marié à une femme beaucoup plus intelligente que moi  

j’étais heureux, mais sec !

mardi pour le dîner nous avions des pâtes aux jaunes d’œufs et fromage râpé   

mercredi pour le dîner nous avions de la viande hachée et petits pois-carottes  

jeudi pour le dîner nous avions de la pizza faite maison  

vendredi pour le dîner nous avions de la soupe  

samedi pour le dîner nous avions du riz au beurre et cordons bleus

dimanche pour le dîner nous avions des pâtes aux saumons à l’italienne   

lundi pour le dîner nous avions un arc-en-ciel pour toute l’année

nous avions déménagé chez ses parents  

j’étais perdu

mardi soir : néant

mercredi soir : néant   

jeudi soir : une gâterie  

vendredi soir : néant   

samedi soir : une branlette

dimanche soir : un coup peinard  

lundi soir était un arc-en-ciel noir pour toute la vie

nous avions divorcé un jour d’été   

j’étais malheureux

la nuit était le jour et le jour était la nuit  

la terre était le ciel et le ciel était de terre  

le soleil se levait sous la terre et se couchait au zénith  

les vents frais passaient sous mes pieds

Un saule est une sérieuse affaire

par le son des cloches

sorti du spleen

sorti de tes auto-stellaires branches

tes lapidaires heures

maison en carton aux vents ouverte

hantée par ton nom

comme un cygne blanc

bat de l’œil très haut sur l’étant

plane

incertain

petit cœur d’un conte

sans loups

sans loups

univers qui change et aveugle

à mi-hauteur de la cime des arbres

écume de tes mains

goutes lactées sur ta peau

sable

mouvance

chauve-souris par là

debout, vœux indiens, veau d’or !

au jour naissant

veine et flot de ta bouche

roulade de l’enfant qui s’éprend

qui succombe

de soleil

lorsque ton printemps…

somnolant, immobile, ô le jujubier !

je clamais d’une marche lente et sourde

comme il y avait un saule en face de l’autel

L’escale de la matinée

sept heures

de coton

parachutés

sur tes yeux opiacés

comme des raisins verts

un parfum de poème

une foudre dans ton cœur

comme le jaune éclaire sur la toile d’un peintre

bourdonnement quasi lointain

vaguement

à l’ombre

je m’allongeais sur les rêves de ta coccinelle

ton écharpe rouge

amphore d’écolier en mal de fenêtres

dessins d’une abbaye

dessins de ta courbure

s’éveillent

tant de mystères

qui ne valent ta caresse

chant des bois

morsures d’une étrange bête

lente d’une douce confession

effervescent

je m’agrippais à ma bouée de plaisance

léger vent sur les roseaux

tout aussi contre toi

tes âges étagés

sève

peu de zinc !

désolé de te croire verte

ton onir

par toi charmé

comme insuffler une seconde fin

à tes matins

de gris

je m’essuyais par crainte de trop m’y plaire

Furie de l’été

furie de l’été

femme que j’approche

longue frange derrière ses prunelles

mots transversaux

vers aussi longs

élans du passé

insaisissables couleurs

herbe folle dont l’herbe folle raffole

inquiétude légère

doigts qui butinent

sautent en d’autres lieux

frileux… , saisis-le !

pointe au cœur

aigue

fleur sculptée par les fées

toile cachée

amortie

j’effleure ton bras

ton parfum me rappelle les saisons

Dur de s’y mettre autant que de s’arrêter

toute opaque, toute opaque, toute opaque,

toute opaque, etc.

du soir… , comme de la nuit

une transversale, géométrie de l’objet

que soufflent les vents !

que lave la pluie les souillures !

c’était presque religieux ce moment du petit bout de chocolat plein de saletés que l’on mangeait, – puisqu’on aurait tout essayé, même la fête !

il y aura toujours la vérité à une vérité, l’orient à un orient, la loi à une loi, le vers à un vers, l’histoire à une histoire… mes yeux se tournent vers l’ouest, pour la veillée du ramadan

reconnaitre le poète qu’il fut, c’est comme avouer son ascendance

pour nos glorieux martyrs, on devrait appeler chaque maison de leurs noms à chacun ! on pousserait l’utopie encore plus loin

tchat – tchat, tchat – tchat – tchat – tchat – tchat,

tchat, etc.

je quitte mon rêve :

La perte d’un petit bout de chocolat

fourmilière

ballets du bâton rompu

rire ou riz au lait

versés dans nos yeux ou sous nos pas

étouffés pêlemêles

tout Traviata

nos pas !

mémoire de l’exilé de bout en bout

relaissé par les odeurs et une béance

recherchant l’ouverture

diaphane d’esprit

épuisement d’un temps intercalé

où rien ne s’assemble et se dédouble

œufs brouillés de l’enfant

tout savant

baromètre des ombres

fine et finissons-en !

il n’y a rien pour toi ici

jeune apollon manqué

ailes et voiles de nos temples et carrefours

mansuétude

blanches fissures

éblouit

enchainé

malheurs sous l’abri

sous nos pas de tambour, en mur

seule la perte d’un petit bout de chocolat

je repêche ton regard à moitié endormi

puisqu’on aurait essayé

Femme aux oiseaux Fr/Arab

à Alice.

qui êtes-vous ?

que voulez-vous soustraire ?

solitaire qui observe l’irréparabilité

mal dépecé

acide

au couvent une femme s’attarde dans son corridor ouvert aux débâcles, sonde son âme et noie ses yeux qui s’agrippent d’attente sur les feuilles d’arbres

( lorsque l’automne presse le pas ! )

j’inspire une eau qui s’en est allé, – qui donc crois-tu comprendre ? je la désir depuis mon imbécilité, me cache comme un tronc parmi les arbres, cadavre ambulant

transparente colère

fracas palpitants

flagada des pensées

thème sur un ancien baiser : judas !

toc-toc, houst, l’indésirable !

je réitère mes adieux à la paix du soir

pleure la femme aux oiseaux

Fleur de Lys

départ d’éclairs

pucelle qui s’envole avant l’heure

bleu d’azur intemporel

départ en éclair

du sol au firmament

c’est la pucelle !

rougeurs sonores

blessure qui cicatrise

départ comme un éclair

nuées jusqu’au sol

bataillon encercle les remparts

chants de victoire et bataillon

fleur de lys

je tends vers le baume

écrire même !

Sur une pelouse

conformation astrale

formes obliques

regard oblique

conformation à la forme astrale

tes yeux touffus

lune

belle hâlant

oblique caprice et tes yeux

nourris

sentant ton feu

même…

lourd jardin

feuilles sèches

doigts et râteau

échanges muets

carrefour

je me tiens à mi-chemin de la cabane

mais bye !

Mains et table sous la poussière

grippe ou la fuite des vents

mue et morveux

douceâtre poussière comme les peaux

boulevards bordelais qui transitent

quais embrumés

retardataire et à l’heure

humeur à la Gabin

Singe en hiver

anniversaire de l’anneau

tambourineuses étoiles

présage d’une noyade

parce qu’il y a un soleil

intérêts gonflés sous le lampadaire

Richard sa majesté des affaiblis

fauteuil mirobolant

proverbe et flasques abattis

tapis recouvrant les sexes

dogme du piéton

histoire à la barre

plaide encore pour les étoiles

Aurore file la fin de l’été

je me pouille sur le chemin des poètes

comme j’en croise de si vrai

Fractures

à Sophia.

complainte entendue

plantes brûlées et drôles de chapeaux

vaste fémur comme les jours abimés

où retombaient les générosités d’un adolescent

révolution des fleurs et des pierres

sensibilité d’une tête muette avec ses frères… , – pas bien pas bien !

quelques colombes effleuraient la fenêtre d’un paisible lointain

nous fallait-il faire face, à tout – à rien – à l’aurore alitée ?

comme un radeau vermoulu, etc.

traversant les longs soirs miraculeux, comme les phyllades !

il quittait le miel et les abeilles de son pays

pour la rive des estropiés

Libérations

tes nouveaux lustres

vieux coffrets

tes ciels bas et obscures

ode de coton blanc et bleu

tes yeux horribles et troubles

baisers qui s’enroulent

fini l’éternel

qui sait d’orgueil ?

tes sornettes

ailes rouges de sauterelle

tes accents de flûte

fleur jolie, jolie… !

tes sons vermeilles

sur mon lit, tu sommeilles !

astre rustre

ô mon astre Français !

je beigne dans tes rêves

comme repartir