l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

  • le show continue

    premier rendez-vous manqué

    entre les collines

  • une liane lancée

    j’espère une chute réciproque

    à l’avant du cri

  • aux dernières phalanges

    des luminances, oh, ces jours

    l’air bleu autour

  • les nuages réticents

    au calme d’une énièmes énigmes

    d’une boîte blanche

  • du free jazz

    des glaçons mous dans un verre

    en fusions

  • près de minuit

    la dent s’éveille à la confiserie

    veille de jeûne

  • lézard sans queue

    l’homme échelonne ses traits

    vers la nuit

  • nuages rouges

    une fin du jour pas réel

    sous les dérives

  • après le voile

    l’os

    j’essaie de fermer mes yeux

  • chaîne de chenilles

    cinq filles aussi différentes

    qu’une pluie d’automne

  • en pyjama

    le péril des tortues ninjas

    un air de glamour

  • un soir d’été

    l’histoire d’un chien défunt

    sur un os

  • le tout m’entoure

    et fuit et fuit

    et fuit !

  • une longue-vue

    l’écriture aléatoire des signes

    du paysage

  • l’humeur espiègle

    un léger silence de cœur

    entre les lignes

  • fenêtre sur le cœur

    les derniers jeux de la saison

    de zermumiya

  • les amitiés

    sur la plage blanche le don du pardon

    de bas en haut

  • de nulle part

    je course les lucioles sur un chemin

    vers la grotte

  • souffle court

    nul ne peut fuir devant une idée

    sur le passage

  • l’aube d’été

    l’éveil spirituel de la nature

    oh, jungle-home

  • une gorge blanche

    sa langue âpre m’est conquise

    pour des clous

  • cœur de l’aube

    d’une étincelle s’ouvre le concert

    des gazouilles

  • nuit des nébules

    les dés entre les verres de cacao

    le magicien

  • le ciel en son noir

    Whitman sur la rive si près

    d’un rêve d’été

  • la maison craque

    déchirure du silence de la nuit

    sans nulle épreuve

  • vue sur l’orient

    je perce le ciel inodore si haut

    qu’une éclosion

  • auprès d’un Saul

    une plume ocre entre les doigts

    d’un jouvenceau

  • tout le long du jour

    dans l’œil

    les hirondelles à têtes blanches

  • une aube d’été

    allongé sur une zarbiya d’antan

    mon souffle court

  • liens virtuels

    et une feuille de toi a la légèreté

    d’un merle

  • un orage d’été

    si belles sont les fins de vacances

    peau de coton

  • un ailleurs étoilé

    la ronde tend vers le récit

    en calligrammes

  • comme une outrance

    l’amour rengaine des cœurs

    se renverse à l’aune

  • réséda de printemps

    je compose des vers bleus

    en mille syllabes

  • raisins de la tristesse

    les couscousiers créent la pluie

    la main aux meilleurs

  • comme de la fumée

    les ombres s’élèvent des foyers

    versant de la montagne

  • rêves aux rébus

    que chacun clame son poème

    auprès d’une fleur

  • cœur de carpe

    j’enfile à la hâte mes déguisements

    à leurs parfums

  • eau morte

    faussaire aux yeux de Z le chien

    la calotte rouge

  • tout me dicte

    je noircis mon cœur badin

    à l’encre du jour

  • romance sans couverture

    jusqu’au jour qui se farde

    sous tes yeux

  • ciel de midi

    la lune lézarde son quart au soleil

    encore un éternel

  • les fleurs hors saison

    j’efface mon jeu du grand tout

    un kimono blanc !

  • allée des oliviers

    les cafés maures ont des sourires

    de jeunes filles

  • de page en page

    je perds le courage des mots

    d’un corps à vif

  • la foi du poète

    couronné les nuits solaires

    par un pelage

  • le cœur brûlant

    je cherche une Audi noire

    au centre de la forêt

  • Sous la pluie

    depuis mon trou de rat

    & puisque tu me vois partout

    je te vois aussi n’importe où

    rien d’autre que toi, rien que toi en moi je parle

    envers toi je lance mon chant

    je veux te donner de l’amour

  • La forêt me ferra signe
  • Reich

    je suis rendu là, dans la chambre d’un hôpital. je ne sais ce qui m’a amené jusqu’à cet endroit, ni pourquoi le système que j’adoptais ne marche plus. il y a quelques passants et des cyclistes dans la rue par où donne la fenêtre. et le soir, des trafics de toutes sortes de camions de marchandises et autres… 

  • On bascule
  • Jamais aussi simple
  • Il tombe !
  • Quoique me recoudre