Journal & Poésies

( Sans titre )

Été 2019, Tizi-Ouzou, Kabylie

entre trois propositions, la réponse C est préférable parmi toutes, toujours. la quatrième étant le silence, une preuve à coup sûr

( Sans titre )

Printemps 2020, Tizi-Ouzou, Kabylie

j’écoute les oiseaux assis sur un banc, me vient ce court poème :

toi

sous enveloppe

seul

à outrance

silence et les vents

le monde d’hier chantait deux

verticalité

index

j’ai parlé


je réfléchis à la poésie, précisément à la traduction de l’arabe et le français

revois un peu mina nasib !

nous y sommes…

nous s’y sommes pour rien

une plume étrangère entre les mains d’un étranger

le temps des adieux approche

sans sourires du temps d’avant

moi, moi, moi, moi,… globale !

c’est le chapitre nouveau qu’ils vantent

une mort certaine

ainsi je meurs

des mots que j’ai formulé dans mon rêve de cette nuit, grâce à Dieu, sans doute au monde des rêves, par l’entremise de Dieu, sans conteste !

je bouge sur mon lit

rien ne mérite un Non

lorsqu’on aime, aussi

une rime en verlan !

un poème c’est l’appel d’un coeur

qui nous refuse rien

appel ! appel ! appel !

fou d’elle, de toi. fou de Lui

j’ai quelque chose de la foudre qui calcine

un rescapé

je me fou de moi-même, une notion plus qu’intégrée

( Sans titre )

Automne 2020, Tizi-Ouzou, Kabylie

c’est un style :>>> le barbu chirurgien

en parallèle :du >>> barbu en basket nike

ceci est proscrit et cela est le salut !

personne ne sait d’où tu sors, mais d’où ?

j’ai l’impression que la misère de l’être fait des dégâts. mon cher ami me dit qu’il juge l’arbre à ses fruits. je peux te répondre qu’ils sont pourries

ceci est proscrit et cela est le salut !

personne ne sait d’où tu sors, mais d’où ?

je devine la bouche, la teigne, surtout les piteux ! l’oiseau se souvient des après, mon automne toujours s’impatiente de la feuille rouge

ceci est proscrit et cela est le salut !

personne ne sait d’où tu sors, mais d’où ?

c’est presque une caricature de moi-même, il faut te comprendre !


plus j’attends d’un livre

plus je diffère sa lecture, j’ai un rapport ambigu…


j’ai toujours été poète / je ne le savais pas / je me suis avorté à moi-même / une incarnation dans la mort / c’est à dire que j’ai guéri en provoquant la folie / mon cœur a éclaté et mes yeux remplis / j’appelle encore à l’aide d’une main tendue / et souvent le besoin de verser le surplus / j’ai hasardé ma vie pour des amours / pourquoi les rumeurs ?

l’eau était fraîche par ta bouche

le ciel se posait sur ton sein gauche

il me fallait un rêve d’airain / tant mieux qu’il n’en est rien


beaucoup d’organes que l’on réduit en fumée… et rien dans les faits, encore heureux ! j’en sais suffisamment sur vous

je vous aimais déjà avec vos reins, vos yeux, vos tripes, vos cœurs, etc.

( Sans titre )

Hiver 2020/2021, Tizi-Ouzou, Kabylie

vous cherchez la tache de sang vous trouverez mon cadavre vous vous consolerez en charognards

ce que vous pensez de moi, ne me regarde en rien. ce que vous confiez à une autre personne sur moi, ne me regarde en rien.

mais est-ce qu’un jour, vous m’avez accepté

mais est-ce qu’un jour, vous avez eu foi en moi

ce que je pense de vous, ne vous regarde en rien. ce que je confie à une autre personne sur vous, ne vous regarde en rien.

mais est-ce qu’un jour, je ne vous ai pas aimé

mais est-ce qu’un jour, je ne vous ai pas respecté

je lance sur toi toutes les malédictions ! je te maudits par tous les saints et les diables ! mais si tu n’as rien à te reprocher, tu ne crains rien. qui peut faire ça ? jusqu’où va la bêtise ? je dois m’excuser de vivre, sans doute !

j’agrippe l’épée damoclès au-dessus de ma tête, quitte qu’elle me transperce

une voix aphone

sept jours en automne

où rien ne se nomme

après une lecture de Pascal, ses pensées, le chapitre sur le divertissement :

je me demande pourquoi ils maintiennent l’alphabet dans l’application d’appels ?

question existentielle, peut-être

j’observe le ciel

il n’y aura que moi en Lui

vers l’éternité


une visite du chat

mêmes yeux que les trois kiwis

qui tournent

un commerçant ne regarde jamais en arrière, tout son être est tourné vers l’avenir. la fidélité lui importe peu, tant que tu ne changes rien à tes habitudes

est-ce que le contradicteur de Char s’oppose à la paranoïaque critique ?

chers amis lecteurs, penseurs et poètes, etc.

cela m’a valu un like !

( sans titre )

Printemps 2021, Tizi-Ouzou, Kabylie

tu prends des nouvelles d’un être cher

tu t’aperçois que les consignes t’ont précédé

chaque famille se considère comme un régiment

contre qui faites vous franc ?


la poésie n’est pas au service d’une idéologie, d’un parti, etc.

je suis écœuré.

je pensais ne jamais jeter un recueil de poésie

je suis écœuré.

le mal de dedans est un pléonasme Les concernant

je suis écœuré.

cette menace ! mais j’aime lorsque la poésie est menaçante, dangereuse, etc.

je suis écœuré.

je pensais à mal la poésie, celui-ci est un torchon, – lis le !

je suis écœuré.

je ne trouve pas de qualificatif Les concernant

je suis écœuré.


mal compris lorsqu’on pense à soi, plus encore si le bateau coule je passe devant le vulgaire qu’il ne faut pas lésé sur sa personne, surtout pas les oublier !

Dieu saura nous partager


1 : il ne respire plus

2 : vérifie son cœur

3 : éventre le !

4 : fais voir ma part

lorsque la vie vous assène des coups, il y aura des personnes pour vous faire mordre la poussière, parmi ceux que vous chérissez


perdre

pour ne plus se croire

le fils

pas de torts

que du ressentiment

me frappe

et puis l’horreur

la nuit qui assaille

solitude

je pars…

( La poignée a une fonction, ouvrir ! )

Été 2021, Cadéac Les Bains, Les Hautes-Pyrénées

quelque chose me liait encore à toi, Zahia El Djazaïr ! tu venais de te marier avec l’ami de ton frère, après la réponse de ta demande de visa. tu scellais cette union en enfantant un garçon

ils m’avaient fait savoir que tu étais avec un homme d’une famille aisée,- avais tu seulement le choix ? cela déjà tenait d’une fabrique

leurs intentions étaient tournées au juste vers moi, même si j’en doutais, parfois. ils disaient que je n’étais pas assez responsable pour construire, etc. ( Je tiens en horreur ce mot ! ) 

il y avait de quoi se décourager et s’en vouloir, mais cela ne me ressemble pas, peut-être de loin ! je ne prenais plus mes désirs pour des réalités, et surtout j’arrêtais de me définir par ce qui me plaît

j’étais heureux pour vous et votre foyer qui se fondait, votre couple se construisait, votre enfant… comme très peu pouvaient le concevoir, même avec pareilles circonstances

je viens de quelque part et toute mon erreur était de les écouter, de laisser

ils disaient pour finir que l’enfant aurait pu être mon fils

une femme qui reste

la lune m’éloigne de son chemin

là haut chante

Pierrot de sa fenêtre. Cadéac Les Bains, Les Hautes-Pyrénées.

( Rock the casbah )

Été 2021, Cadéac Les Bains, Les Hautes-Pyrénées

habité par Lionel.

de plein midi / de pleine nuit

sur les voies de compagne / sur les routes du ciel

une parole gercée…

instinctivement, mes trajectoires sont délusoires

je sens venir le début de la descente

cliniquement

j’immobilise une pierre sur une tombe astrale

une pierre en or qui semble m’appartenir

rien qu’à son toucher

une tasse froide

un froid café que je nomme

en déboires

j’aurais pu m’appeler Jasmine et couler des jours monotones… , est-ce qu’elle se souvenait de toi, un agonique sourire se réalise ! oui, j’aurais pu le concevoir :

l’heure qui me terrasse

un blanc baiser

un baiser

je disais de mes trajectoires… mais d’où ? elles brillent par leur accueil les étoiles qui me logent ! tu surpasses l’attirance invétérée des mots, – pourquoi dis-tu qu’il te faut revenir parmi les hommes ?

mes jeunes folies

un vélo en guise de couverture

les cordes au tronc

le papier sur lequel j’écris, une lourde entête : imanpower, réseau de compétences. c’est étrange lorsque tout m’est attrayant ! je creuse le déraillement, sans nom. une insulte

les fontaines sans eaux sont comme un ciel sans oiseaux, fardes

lorsqu’elle émanait ta joie de vivre, ma tendre Jasmine, j’étais là, vivant ! lorsque tu m’inspirais de l’amour… , c’était tes couleurs ! depuis, tout me semble qu’un amas résiduel, comme ce :

silence tardive de la neige pétrole

la roche rousselle de soleil

et, tu me souris !

il ne se trouve rien de plus vrai qu’un homme en prise avec un poème, même fragmentaire ! chacun pourtant porte une mèche qu’il me faut étinceler. ( ceci n’a rien d’érotique ! )

je fume pour ne pas brûler et d’un ailleurs raisonne l’ombre

l’échec en poésie est mien, un frisson

le bec et la terre pour les aventuriers

tout mon désespoir est tourné vers l’avenir

les papillons reprennent leur envol

les pots de fleurs aux fenêtres invitent les abeilles

c’est étrange une plante que l’on arrose plus

il advient que rien ne ressemble à un spa qu’un autre spa !

une flaque presque plate !

quelques truites dedans, presque immobiles

la reconnaissance que j’ai envers les éléments

mes attentes fictives !

tu avais des cheveux de feu, un parfum, une légèreté des anges. je découvrais tes contrées, je survolais par instant et plongeais et ne rien cueillir ! je trainais ma male, le plus souvent

je prends la coque d’un ermite

je prends son stylo

je m’assis à sa table où trône un crâne

une chauve-souris est entré dans mon cœur, temps d’aujourd’hui ou d’hier ? je compte sur ma désinvolture pour m’affranchir de la possession, il m’est impossible de la convoiter

un chien sur une photo et quelques années, années de fidélité et puis, une apparition

j’entame la lecture d’une anthologie de contes berbères, une immersion dans l’imaginaire de ma région. l’identité est poreuse et ses frontières sont multiples

je pactise parfois avec la chance, et fonds comme un sucre dans une rivière. elles sont drôles avec leurs royales sorties, mes idylles ! quitte que l’on me prenne pour un détraqué

… je noie les apparences, mais de combien ?

il y a un balle au village

je suis près de toi, ton nom me fait penser à une terre enchevêtrée, une douce fièvre, etc. même à lier… pourquoi pas, mais est-ce que cela suffirait pour me mettre la mesure de ton souvenir ?

j’ai survécu à la vacuité

j’ai marché

les moments que je préfère : mes échappées ! je portais la honte, les regrets, l’ignominie… on me renvoyait la mort, certainement. je trace un trait des plus beaux jours de ma vie sur mes phalanges

je perds le fil du rasoir, ainsi…

la toile s’estompe

brumeux et rien qu’une lanterne !

je rêve d’une poésie nouvelle, une écriture qui voit le ciel. je paradais ton cul comme un affront, la trahison est aussi dans l’écriture ! je ne me définissais pas, cela aussi est imperfectible

je voyais les routes sous le soleil, un far west clitoridien. il n’était plus question de la même gaine, une refonte. une licence lorsque tout invite à suivre

Dieu ayez pitié de moi, pardonnez-moi, redonnez-moi la force de poursuive, surtout d’aller ! je s’aurais me montrer reconnaissant envers vos bienfaits, vos secours…

de blanches fourmis / de grasses mouches

sommeil léger et plutôt ennuyeux

la mort me rétablira

j’étreins mes nuits / je feins mes jours

une solitude qui nie d’être là

ou selon mes pas !

pour un souffle

pas sûr du sol, du tout

qui se pliera

je fume sans envie

et le besoin d’en fumer d’avantage

comme un chat !

peu de monde me heurte les yeux

les caravanes sur les parkings déboisés

les vents, là-bas

l’office de tourisme sans flâneurs

les conseillers en congés épidémiques

un mea culpa

Pas mal et dents. Arreau, Les Hautes-Pyrénées.

les saisonniers au coup d’œil de lamelle, quelque part des dames qui traversent les ruelles , des féeriques… et moi, à mille lieux de franchir ton corps, mais pétrifié !

une fille qui te ressemble, peut-être lituanienne ! elle se souciait de mon itinérance, la lumière sur ses cheveux était bleue. je cherchais un signe, une faille par où m’introduire

je vais enfin revoir mes vies d’exilés, quasi inchangées ! toutes les montages avec un seul ticket parmi les ombres et nuages chez le poète Darwich, même l’universel est gradué par nos subjectivités

toujours ailleurs / toujours l’étrangeté

je me retrouve souvent aérien…

poésie, prose poétique, poésie en prose… des voyages qui ne s’allègent plus d’une malédiction. les poètes portent la leur comme un secret, sans qu’aucun ne parle à bâtons rompus

qu’est-ce qu’elle fera de mes débris, d’un chauve ? je me servais avec aisance, indisposé à plaire. je ne soupesais rien, sans profondeur, sinon mes cauchemars. j’égalisais comme ceci :

je parle aux vents et la rivière au milieu des vaches et des moutons, des oiseaux de proie qui évoquent la fuite. je vague d’un point d’accès à un autre. la nature me rend érectile

Pour m’endormir. Cadéac Les Bains, Les Hautes-Pyrénées.

je parle tout le temps aux morts

j’écoute le vivant

la poésie a ses canaux et ses représentants sont sur le départ, toujours

je cherche à revivre notre rencontre

je suis à la recherche de ma note infinitésimale, un scherzo

déjeuner frugale

descente vers la rivière

une rue étroite qui me malmène

je pense à la casbah

les chiens aboient et me rappellent à la proximité de la Ténèbre

je ne connaissais pas Djeha le rusé, mais plutôt celui à qui arrive les pires crasses, un personnage qui canalise à lui seul toute l’atmosphère d’un peuple. je voyais à la place de ses histoires, un théâtre :

fatigué, j’écris et la nuit !

crépuscule de l’été

l’oiseau frôle son nid

parfums d’écorces

toutes les sociétés sont utopiques

sauf, la notre…

je cherche pour le scandale une rime en Hic

perdre son héritage est pire que de se perdre sans s’échapper

sans l’aide du Créateur…

je suis le madjoul aux larmes de feu

l’amour est comme un minuteur

l’hors du temps, rythmes, fluctuances…

je redonne et ne suis plus

il me vient une transmutation seconde

l’ombre des mes jours, sans prévoir mes jours !

nuits

je me projette dans la nature et ses couleurs, sa perfection, etc. comme le matin d’un homme qui regarde ses mains, un peu noircies. le sentiment d’un destin inaccompli finit par m’achever

il faut une certaine disposition, envergure

pour rentrer dans ce poème :

j’installe de blanches étagères

j’essuie la poussière de mes yeux

une éponge bleue

je course quitte à m’éblouir

j’entends les mêmes chiens

la même détresse

Cadéac commençait par un vertige, comme un long bourdonnement. j’appréciais son silence interrompu parfois par le passage des véhicules, un flux d’informations me parvenaient par leurs bruits

je m’éloigne, ô ma regretté Jasmine ! je m’en vais sans avoir rien toucher, rien épousseter. je me retournais autant de fois que cela m’était possible. il y avait si peu de brèches

une respiration.

je vivais en deuil toute mon existence, le récent décès d’un proche épaissit mon fossé, une couche de tristesse qui m’éloigne, m’éloigne, m’éloigne… même de manquer !

comme par un vertige

je rêve de cette fille à la chevelure cellophanée

qui me tient la main et une carte

j’aimais les filles avec un caractère arrondi, un peu légères sur les bords. elles avaient des discutions fluides, une idée de la sensibilité, etc. je peux ne pas tenir le coup

les peaux refusent le soleil en France

je viens d’avoir à l’instant l’idée d’une fiction, d’un homme qui erre de rencontres virtuelles à sa propre réalité. je le vois jeune, insomniaque et malade de :

C. qui a refait surface

et a écrit un poème à mon attention, très beau, puissant

elle préférait tournée la page sur son passé et à la même occasion sur notre amitié

entre nous deux la plaie ne cicatrisera jamais, je crois

on ne peut rien pour personne // on ne peut rien pour nous-mêmes

s’ouvre un espace infini

que l’on démolit

je préférais retrouver ses lèvres

comme la fois dans son appartement à Alger, oh…

les dieux passés se sont succédés, effacés… seule l’ombre des étoiles ravive la flamme, et parfois, comme sur un vieux navire, mes oreilles cintrées écoutent le chant des sirènes ou les voix de mes morts irréalisés

les mots parfois ne s’emboitent pas, sans décliques, saveurs, etc. j’omets d’autres qui s’étalent, comme cette fille obnubilée par son image, d’un archaïque visage !

je revois des trains sur quelques lignes de fuite, cela est arrivé, absent

le pire est que je ne peux m’y prendre différemment

l’homme au gilet

tâte une marre qui reflète

une chasse ailée

il ne se trouve de salut qu’en Dieu

si cela m’est enlevé, aussi

effrayant

je n’en ferai pas pour autant une messe

l’écriture est derrière le poème, un état de somnolence active, une traversée dans la glaise, une expérience d’autohypnose, etc. j’écris une désincarnation, comme une extension d’ :

il y a pas si longtemps

lorsque le silence se pose sans dentelles

et les matins calmes au clair de lune

le néant était une rose

du poème surgit la rose

je sonnais par crainte d’ouvrir… le gars / comédien / barbe de quelques jours / cheveux long / onduleux / le il ou ce je / qu’importe / ses tripes / male et une pièce / nous devant / le roi des devants / quel drôle de coïncidence à rebours / recommencement / rien / pensée aux nœuds stridents / renoncement de renom / la mienne de présence et la tienne de scène / personnage qui au-delà du texte / rêves / bistouri à trop / modérateur des ondulations / le il ou elle / musique / sacrée peur viscérale et ne plus / bois / mélanges / que ça que ça ô si peu mon pauvre cœur / qu’elle / cœur de chien qui de mes visions / qu’elle sortie / jamais sans l’amoureuse / autres / pas là pour eux / pas là / son pas d’impala / lorsque ce je / rivières et fluides / ceux à la tête glacée / retournée et mole / très peu de la stance d’un chien / vous / mais lui / crachats / où l’autre sorte de contrôle / les poubelles et des odeurs médicinales / tout / ombres qui comme mes pulsions / mais je / tout et en rien / les arbres de la vieille litanie / voie de science / l’automne / souche ou mes niaiseries / l’heure des applaudissements / phoque sur du sable noir / l’heure des au revoirs / au revoir

le ciel dit peu des villes

beaucoup d’où l’on vient

aucune autre part de chance

l’oubli des jours

si je reste encore ici ce n’est que pour le fun de la démolition, sans pour autant me sentir capable de proposer des alternatives. je soulève cependant un doute sur les miniatures, cela ne me présage rien

je me demande pourquoi Fellag a abandonné le multimédia dans ses spectacles, vidéo., piano concert, etc. il faut croire que l’art se standardise, comme dans presque tout

j’aimais le mixage des moyens, des cultures, sa nudité d’artiste, sans perdre l’aura. j’espérais de mes lectures et visionnages

je me refuse l’aube

je me refuse les nuits blanches

je me refuse la pornographie

l’enchantement est parfois si fort, si fort… que je me perds ! je suis témoins d’une tragédie qui se vit chaque jour, c’est d’une beauté sidérante. non, ça va… de plus en plus parmi les morts, je meurs !

je sais qu’en disant n’importe quoi que l’on pense n’importe comment, suis-je à châtier, qui veut faire ripaille ? je croyais à la crucifixion, par mes racines et mon histoire, bon ! je sais en revanche la douleur

l’homme à lui seul est un continent. cit.

les gens créent des personnages et évoluent dedans ou avec, à proximité… jusqu’au jour où ils leurs deviennent encombrants. les marionnettistes ont parfois froid sans un feu, la nuit

je pardonne à un lâche de ne pas me tromper sur mes attentes, l’homme qui se souvient, sa rectitude ? on pardonne une gifle… pleins d’autres choses qui ne trouvent pas moisson

les masques finissent toujours par tomber

moi, je traverse

je n’emporte avec mes tourments, mon gouffre… Dieu, du moins l’idée que je projette ! seul, renonçant à la vie puisque vous en faite parti, être là, sans vraiment y adhérer

à chaque fois qu’il se remémore l’un de ses poèmes

comme des instants triomphants

cela lui coûte un ongle, chaises et assiettes, etc.

il regrette son choix de la pauvreté, comme les choses qu’il entreprend, sous une faré. il voit l’idée d’un poème s’anéantir par le feu, le foyer du cœur d’un homme qui erre

son corps s’est posé au fond de la baignoire, un peu fiévreux, un peu d’une balançoire. l’eau coule sur sa peau, sa peau des fesses… et tout l’infini de l’égout le monopolise

comme une âme que l’on purifie avant son dernier séjour, lorsqu’on doit dire dans un crachoir de fous ! sa morve n’est que la conséquence de la température, se rasure. une texture qu’il ne peut avaler

je ne parle pas :

vents qui déménagent

pluies orageuses

pique qui se vide

des parois

héritages

tombes où on l’ensevelira

insultes par panne de dérision

jeu de quilles enfances

à crédit aumône sans tête de biche

Mustapha et son quart à la balance

foudre et paratonnerre et toi

la caresse de l’aube, le toucher de l’aurore… qu’il aime pourtant qu’au bout de la nuit, exténué. en cultivant les mots et en habitant d’autres sur le terrain des divinités, mais plus persistant, plus fort qu’un anniversaire

G. vient de quitter sa conquête

personne l’oblige, peut-être ses peurs ? l’idiot ne se préoccupe même pas de sa traversée

son désir d’éprouver des sensations fortes prend le dessus sur le reste

il n’a pas pris le temps de voir ce qu’elle lui procure

j’essaie de ne pas me faire souffrir et de blesser autrui, tenir une ligne de conduite et être stable dans mes relations, sans les sexualiser. je ne me beigne plus, je plonge :

dans l’œuvre de Dieu

sur terre

est-ce qu’il fallait passer par les férocités, les bestialités, la violence des dinosaures… pour que l’on vienne et l’intègre ! sans oublier les animaux soumis à nos volontés et à nos ventres

pour qui croit au monde des esprits, fluides, énergies, etc. comment peut-on vivre et s’entendre entre nous ? la résulte de documentaires que je ne regarde plus, puisqu’on a inventé un discours sur les animaux

certains pensent que l’occident aurait abandonné Dieu, une terre de pêchers et sa flore nakida, je suis d’une autre vérité, celle où chaque atome lui rend grâce, terre et cieux

si on avait déjà hérité du paradis

cet univers

la proportion du bien sur le mal est affirmatif, au fond ?

et les prophètes n’aurait eu qu’une révélation partielle de l’ancien monde, d’autres entités, etc.

me vient alors une question, celle de finir ?

Dieu peut tout

nous ne pardonnons pas à un homme de raté, ou qu’il refuse ! seul, un feu d’artifices dans sa tête, il endosse la honte du perdant et fuit, puis un jour, comme une vieille branche, il casse

pareil, je ne lis plus et j’y pense ! j’écoute du chaâbi, je change de pays. je cours. dans les détails, le pays que je viens de quitter est magnifique. il nous reste à les définir

dès que la femme aura tuée son besoin de se décupler

elle ne trouvera plus de nécessité à un utérus

que ferions nous de nos mains, messieurs ?

jaloux de vous, femmes

une fée me tient éveillé et berce mes nuits, parfois jusqu’aux premières lueurs matinales et le rappel des cloches. je parcours les Pyrénées mes yeux bandés, mon cœur pleins d’attentes

je me levais avec un café

je mettais Love Song de Miles

fort d’extase ou d’un égale abime

imperfections du corps

noyé sous la pluie d’une couverture

et soudain, les rivières que je quittais

point des arrivées sans l’ombre d’un doute

chut, c’était quand le Sibaou, essoufflé ?

une danse et la beauté du geste

une jeunesse !

nécessité

épilogue

un soir que j’étais à la réception d’un hôtel du centre ville de Nantes

un homme avait faim

je lui préparais un plateau improvisé

nous ne faisions pas de restauration de nuit sur les lieux

il souhait réglé sa consommation

une chose que je refusais en lui proférant qu’on était en abondance dans cet hôtel

et que l’on mourrait pas de faim en France

il payait le lendemain en remettant les clés à mon collègue, sans postillonner

cela faisait que 24 jours d’embauche

l’observé observateur est zélé

Sur un banc avec toi. Arreau, Les Hautes-Pyrénées

( Aménagements d’un dire )

Automne 2021, Villenave d’Ornon, Gironde

est-ce que les rendez-vous que tu fixes sur les demi heures ne t’engagent qu’à moitié ?

les heures sont longues dans les logements sociaux

j’ai beau espérer la visite de dif allah*

il ne se manifestera jamais, jamais

j’écoute mon intérieur blanc

je savonne mes mains

soudain

l’attente fait intrusion

une blanche ombre

une forêt derrière les stores

demain sera long

je rentrerai forcément à bon port en me laissant porter par les vents, comme plus personne ne me prend au sérieux…, toutes voiles dehors, je te désavouerai à la manière de Tristan !

je dépoussière depuis dix ans le grenier de mon esprit. je le vide de ses breloques, obsessions, hantises, etc. la crainte était si cela n’est qu’une passade, comme ton amour incertain

…chaque page que je noirci, rumine et retourne, assombrit mon soleil pour de vertes prairies

que ta pluie tombe ! que ton amour gèle !

je resterai dans l’offense, sans adversaire, d’un idéal nocturne et seul

c’est sur les sites de rencontre que j’apprenais la couleur de mes cheveux, bruns et mes yeux noisette ! moi, je ne remarquais que leur noirceur, une commune mesure

je me souviens de mon incompréhension le jour où je disais : finir avec des lunettes et chauve est la moins pire des destinées

je rêvais d’une cendrions

mémoire ou armoire à glace ?

tu conclus par la mémoire de l’armoire à glace !

je dis de l’homme écrivant qu’il est perçu comme une trahison dans l’ordre social et divin, mais sur quelle mensonge s’est fondé le genre humain : une faramineuse !

… et de ça, j’en ai plus qu’assez.

tu savais où aller avec elle

tu doutes à présent

elle t’éprouve !

cède sous la chaleur de mes bras…

cède, cède, cède, etc.

à l’automne, à la feuille aux vents

tu meurs de ne plus lui plaire

tu signes par : ton cher grumeau désarçonné

je crois que les écrivains algériens cherchent à donner un récit à la nation, le fonder, certainement du côté de l’histoire, sans compter que sur le plan littéraire se poursuit la catastrophe

je peux concevoir que sous-prétexte d’une victoire sur le colonialisme, ils se sentent capables de l’écrire, alors que les enjeux d’aujourd’hui sont une histoire globale

je tiens en horreur les chansons politiques, identitaires, contestataires, pédagogiques, commémoratives, etc. quasiment l’ensemble du patrimoine culturel de la chanson algérienne contemporaine

penser à enlever les virgules !

un nom à dire : Kamel Messaoudi !

une deuxième allée

les contours brumeux recouvrent

tes yeux de pleurs

je réfléchis à l’obligation envers les amis sur les réseaux sociaux, les trottoirs du quartier, etc. comme ne pas accepter n’importe qui sur sa liste, son fil d’actualité, ses pensées, etc. en voici justement une :

il le faut

patienter

juste un après

sans bruits

mes doutes

s’éclaircissent

temps

qui trace / qui fouille

long trait

ça dit

immédiat

ignorant

emporter une oscillante vérité

c’est toi.

noir mat

inoctroyé

je rendosse à Palerme ses ailes

à son image

vieille

une contagion sans aucune rainure

qu’elle

elle

elle ne peut me vivre !

à l’heure du Congo

l’enfant pleure de ses dons

une main tendue

puisque je souille et purifie tout

de la même obédience, j’ai à revenir sur presque tout

comme le wi-fi

ici d’un ailleurs…

fun

Peu de blancs. Trajet en TGV Toulouse – Bordeaux.

* Titre d’une qasida chaâbi de Amar Ezzahi.


j’ai parfois des sueurs froides rien qu’à l’idée de passer à côté de mes textes, de ma poésie. j’ai peur de ne pas les comprendre. par éclairs, il me vient un métadiscours en les parcourant, une musique aussi légère que la main d’un peintre. non loin du contrôle, cela me paralyse, empêché de cogner contre les digues

je déploies très peu de moyens, une économie de mots, avec la perspective de réaliser le maximum d’effets, une fabrique. le vers, la phrase, me viennent souvent en Français, articuler ou non, même si je malaxe, corrige, rature, etc. une écriture d’après coup, toujours

je tente de réhabilité l’illettrisme, une sauvagerie ou voie naturelle et par où je passe, comme si cela tombe du ciel. puisque je doute. je trouvais d’un coup un style, un rythme, un ton, etc. je croyais que c’était ainsi, loin de changer, et puis l’eau s’est métamorphosée

je voyais le poète toucher à la poésie par brides, au-delà de son existence, alors qu’il est tout-poème. il ne peut en être autrement


( Vous arriverez trop tard, indistinctement )

j’ai assimilé certaines choses, rien qu’aujourd’hui : les sociétés sont inhumaines, ses sujets vivent avec la honte et la culpabilité. la honte de vivre après la mort d’un proche, de vivre après la pandémie, la maladie, de vivre après vingt sept ans

inhumaines puisque nous en sommes là, persuader de notre insignifiance qui ne dit rien. nous dérivons, voilà tout. je ne vois pour ma part à l’instant que le droit de partir ou en finir, une tentative désespérée qui découle

partir au loin

et suivre la ligne de l’horizon

avec ses démons

j’avale chaque soir des pilules, comme les gens qui s’en foutent un peu. j’envisage de faire une sculpture avec les emballages. si cela n’est pas de la résilience, que suis-je, etc. pire que de ne pas désigner, ne pas tenter simplement d’écrire, dire

de moi, de mes dépressions et mon désarroi… que reste t-il ? vont-ils passer, tout court ? écrire sur un fond acide et noir, va t-il me passer ? je ne cherche rien à atténuer, l’horreur. je me demande comment sont les guerres parmi les anges, puisqu’elles commencent avec mon juge, mon médecin

je disais d’une voix à peine voilée le mélange des esprits, sur mon rapport à mon enfance et les enfants, mais au juste, c’est un fléau. le monde les emplie

se tenir au bord

comme un roi sans de l’or

croire à la fusion

un pas, une inclinaison

la mort me suivait partout, en moi, de la terre au ciel, bien avant de rejoindre les statistiques, d’être fixer par le bout des doigts. un père qui me battait, m’insultait, m’humiliait, etc. il me soulevait pour me jetait après au sol, ou le long de l’interminable couloir

je voyais les images d’un père jouant avec son fils, de l’amour. je me souviens de ses oiseaux qui piaffaient. moi, j’étais à ma table d’écolier. je comprenais il me semble, très tôt, son enfer qui lui a valu quelques poils blancs. je m’agrippais à ses bons moments

cette séquence relatée n’est pas plus importante qu’une autre histoire, mais ce qu’on en fait… mieux vaut que personne ne sache. je tiens aussi, fraternellement, de l’histoire des juifs, de la marque au poignard sur le nez

il se trouve des hommes et des femmes qui n’arrivent à rien en ce monde, qui ne gagnent rien à résister, derrière les verrières, seuls. je chercherai par-dessus tout à soutenir la dignité d’être libre, morale et aimant


les algériens n’aiment pas la poésie qui dit son désespoir, qui hurle à la mort, mais plus avenants lorsqu’il s’agit de la fantaisie, curiosité, niaiserie, etc. l’autre minorité reconnait qu’elle n’y entend rien. et ceux qui arrivent ? les maisons d’édition ne se bousculent pas chez les poètes, pour peu qu’il ou elle soit amateur et écervelé, aucune ne misera dessus. les libraires ne publient pas et ne prennent même plus de la poésie. demandez à un poète de se vendre, de se promouvoir, d’être market… ! il se grattera la tête et vous proposera une clope. n’est il pas le maillon d’une chaine industrielle, par exemple, je serre wp lorsque je m’exprime ici, personne d’autre, directement ou pas. ils disent initiateur de projet, alors passe en second plan, autant dire des termes et des foutaises pour combler son ego. les algériens savent lire mais ne lisent rien, très rares ! ils ne savent pas écrire et débitent des inepties à longueur de temps


comme il est avéré que je ne compte pour personne, par ma destiné et mes choix :

( Sans titre )

une période à revoir, compliqué, rien n’allait plus et toi

qu’importe où tu te situes, la seule, toi, une lie de ce qui ordonne et s’enfuie. tes pensées, dilemmes

un blues me tombe des oreilles, mes oreilles tout à toi suspendus. je n’omets de l’esprit du renard que sa queue !

c’est mièvre comme une praline, ou une voix. un idiot se précipite ici, perdu, évanescent, approximativement

ta photo sur mes écrans qui me terrifie, une palourde qui me refuse sa perle de rêves. j’imagine tes bras autour d’un cou impersonnifié

et rien n’est aussi absurde, comme lointain


je suis allongé sur le lit, il me revient une pensée à l’heure de mes adieux

– vas te disputer avec toi même.

– je tiens une conversation avec moi-même

– j’espère avec cordialité ?

– très, je ne décolère pas !


( Un arbre )

le polyamour avec toi a pris tout son sens

peut-être un arbre dans l’autre monde, rien qu’un arbre. un arbre verdoyant ou de feu. un arbre qui ne se consumera pas et inconsommable

je n’aurai pas envie d’eaux limpides ou de Styx, ni d’être planté, seulement la force nécessaire et me suffire

je serai à l’abri des animaux, même les volatiles et les insectes, parce qu’ils chient trop

tu me disais, j’aime les arbres et ceux de mon imaginaire ressemblent assez à des Saules. un arbre puisque je m’effeuille dans celui-ci, comme un long automne sans toi


je réfléchis à comment être un bon voisin, en harmonie aussi avec mes pensées et des objets qui m’entourent

weekend

00h34

une machine à laver tourne

c’est l’automne

à moi d’imaginer la vie qui va avec

comme un goût de lessive dans la bouche

la poussière a déjà crier victoire


Si Mhand, présentation quasi religieuse ? pourtant, Mammeri

il aimait les villages et les chemins de Kabylie, les cafés maures et le haschich. mais surtout chanter

il traçait des cartes, géographe

à nul autre pareil


je doute sur la bonne foi des personnes qui appellent au châtiment divin, ils n’expriment qu’une irréalisation personnelle, une lacune. ils me plaignent, disent perdu, orphelin ou même que c’est Dieu qui m’accable de tous mes maux, – quel fanfaron je fais si j’y croyais ?

je me méfie de l’enfant que j’étais, sinon moins des enfants d’aujourd’hui ! combien est profonde la pensée de n’y pouvoir rien. quelque chose me fait pleurer là. j’échappe à moi-même, déjà différent. le pardon entre nous n’est plus


( un mort ça creuse )

il m’arrivait de ne pas reconnaitre un mort par son nom, je ne les retenais qu’après une fréquentation continue. je reçois à présent un coup qui se produit à chaque terrible annonce, et ma conscience s’alourdit de la perte

je ne m’approchais aux enterrements qu’à peine pour entendre les prières, mais jamais pour l’adieu d’un visage. j’allais pour ceux qui m’étaient encore plus étrangers, à fin de me recueillir et m’éloigner bien qu’un peu entacher

la mort dit toujours autre chose

… !

j’accompagnais l’impatience des ombres, est-ce cela être un homme ? mon ciel s’assombrissait sous un irradiant soleil. les âmes d’une vibration montaient et rejoignaient leur céleste demeure. le cimetière retrouvait ses endeuillés et visiteurs

je me promettais de ne plus revenir deux fois sur le même chemin, lorsqu’un évènement était sans enseignements ou douloureux. je rends grâce à Dieu de m’éclairer sur mes incompréhensions et d’octroyer à toute chose un espace


( Rien qu’un deal )

Hiver 2021/2022, Villenave d’Ornon, Gironde

Malek Haddad

des vers

comme sont

les jets de sperme

je vais prendre un meuble spécialement pour mes crottes de nez, puisque leur prix est le même qu’une voiture. je m’essuierai les doigts dessus avec une drôle de satisfaction

j’allais chez le boulanger pour une galette, comme à chaque éternité, c’est à dire le temps qu’à durer notre histoire. j’étais sûr au moins de recevoir la fève, un gourdin cette fois-ci ! cela m’assomme. c’était hier, tu recevais la tienne

je me demande pourquoi Djaout n’a pas d’œuvres poétiques complètes, il est difficile aussi de se procurer ses recueils, malgré mes efforts. je me rappelle de la librairie cheikh et ceux d’Alger…

poésie introuvable / poésie intouchable

mal servit

le ciel est rouge ocre, presque infernal, une profondeur


lorsque je lis les poésies de Morrison, j’entends la vie et ses imperfections, je vois son obscurité, et c’est beau

parmi les ombres

une voix s’effraie un chemin

une trace

il est 06h10. la nuit, me faut-il hiberner ?


je crois que j’ai sacrifié dix ans, de l’argent, rien que pour monter dans un camion poubelle, le mien, cela remonte encore à plus loin, à mon enfance, la fois où des éboueurs me laissaient m’accrocher sur le leur à l’arrière

des années durant lesquelles je faisais taire mes envies d’écrire de la poésie, quoique je glanais par-ci par-là… j’apprenais des hommes qui exerceraient un métier considéré comme dégradant

j’aurais pu vivre dedans, c’était comme mon enfant

mais tout ça, je l’ai fait