l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

je buvais pour des réveilles ivres

je buvais parce que j’ai le sommeil agité

en suivant une thérapie ou en fréquentant une mosquée

je buvais pour effacer l’affront

je buvais pour me le rappeler

sans raison aucune ou pour un tas de balivernes

je buvais parce que j’avais une âme

je buvais parce que j’avais une mort

les week-ends et jours de semaines

je buvais pour rire de la misère des autres

je buvais pour rire de ma propre misère

pendant les fêtes et les enterrements

je buvais parce que poète

je buvais parce que dingue

avec ou sans l’inspiration

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