l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

Catégorie : Hâter ma convalescence

  • La fille que j’ai aveuglé 

    Je ne tenais pas 

    Je ne sais pas ce que j’ai foutu 

    Partir, le sport, me marier et divorcer

    Putin de fatras 

    Tu es où ? 

    Est-ce que tu es celle que je crois 

    Non, ce n’est pas un happy end 

    Mon Père êtes vous un étalon ? 

    Mon Père êtes vous un étalon ? Parce que je suis bon danseur 

    *

    Je ne suis pas votre ennemi

  • Après le déluge, les hommes ont cohabité avec la nature. Ils ne l’ont pas conquise, ni vaincu, encore moins dominée. J’ai feuilleté à ce sujet un livre qui je crois l’explique bien !

    J’écris ceci et l’idée d’un like éclipse mon raisonnement, mais il faudrait préciser ce tracé sans fond. Je ne sais si mes actes poursuivent une récompense. Et pourquoi est-ce ainsi ?

    Quoique penché pour chercher un peu, je dirais que ma récompense est Arthur R. Peut-être bien, plus loin une revanche

    Avec ces quelques mots, j’ai vu. J’ai embrassé aussi un roman, après que j’ai surfé sur ces bribes

  • Je rentrerai forcément à bon port en me laissant porter par les vents, comme plus personne ne me prend au sérieux…, je m’en irai toutes voiles dehors. Je te désavouerai, aussi, à la manière de Tristan ! À cette heure, tu es soit effrayée, soit simplement tu me détestes, la preuve en est qu’au fond de ces abîmes, un éclair d’éternité, où je plonge. Je dépoussière depuis dix ans le grenier de mon esprit, tu le sais. Je le vide de ses breloques, obsessions, hantises, etc. La crainte était si cela n’est qu’une passade, comme ton amour incertain. C’est sur les sites de rencontre que j’apprenais la couleur de mes cheveux, ours bruns et mes yeux noisettes ! moi, je ne remarquais que leur noirceur, sous une certaine commune mesure. Je me souviens de mon incompréhension le jour où je disais : Finir avec des lunettes et chauve est la moins pire des destinée. Je réfléchis à l’obligation envers les amis sur les réseaux sociaux, les trottoirs du quartier, etc. comme ne pas accepter n’importe qui sur sa liste, son fil d’actualité, ses pensées, son intériorité… , etc. En voici justement quelques-unes

  • tu conclus par la mémoire de l’armoire à glace !

    c’est une mémoire ou une armoire à glace ?

    … , et de ça, j’en ai plus qu’assez

    tu savais où aller avec elle

    tu doutes à présent

    elle t’éprouve !

    implores pour qu’elle cède sous la chaleur de tes bras

    qu’elle cède, cède, cède, etc. à l’automne, à la feuille aux vents

    tu meurs de ne plus lui plaire

    tu signes par : ton cher grumeau désarçonné

    : mémo – penser à enlever les virgules !

    qu’un seul nom à fêter : Kamel Messaoudi !

    puisque je souille et purifie tout

    en rêvant d’une cendrions 

    de la même obédience, je reviendrai sur presque tout

    comme le wi-fi

    l’ici est un ailleurs… ,

    tellement plus fun

  • Est-ce que les rendez-vous que tu fixes sur les demi heures ne t’engagent qu’à moitié ?

    les heures sont longues dans les logements sociaux

    j’ai beau espérer la visite de dif allah*

    il ne se manifestera jamais, jamais

    j’écoute mon intérieur blanc

    je savonne mes mains

    soudain 

    l’attente fait intrusion

    … , chaque page que je noirci, rumine et retourne, assombrit mon soleil

    pour de vertes prairies

    que ta pluie tombe ! que ton amour gèle !

    je resterais dans l’offense, sans adversaire, d’un idéal nocturne et seul

  • Elle se retrouve au milieu, et entre. Presquement, on ne peut réellement savoir… ,

    quoi fichtre

    de mon foutre

    moi, qui s’en fous

    de la fiche

    comme lorsque j’ai une sorte de ligth man

    comme un grain de riz tapis au sol

    que j’écrase

    par peur de je ne sais quoi

    de mal propre

    tout ça n’est pas qu’une histoire de fesses

    quoique les femmes ont toutes les raisons du monde de se plaindre de moi

  • Ce jour où j’apprends le triste incident. Je suis en panique concernant mon devenir. J’ai appelé la police, en parallèle d’une peur bleue des interactions sociales. J’ai lus mon texte en balbutiant au téléphone, que j’ai rédigé au préalable. J’ai raccroché, bredouille, démuni, sinon avec quelques consignes, et appeler le 17. Je sors. Je redescends de l’appartement et je croise des voisins, de palier, une femme et son fils. c’est à ce moment là qu’ils m’intriguent. Le fils, un jeune homme qui parle vite. Ils ont les bras emplis de conflex et autres, genre pour un régiment. Je connais pas leurs noms. Étrange, le bruit à envahi les espaces. Je passe devant un petit jardin, il y a cette fois-ci des tournesols, rien qu’un plan. Et j’omets. Je prends une photographie de pas sur l’asphalte. Il y a trois semaines, au même endroit, j’ai pris à la sauvette des cornichons et des noisettes. Et j’omets. Et je ne me l’explique plus. Je saisi les mots de celui que j’appelle parfois le minbar ou le coq : C’est elle qui passait le soir Rue Leberthon ! Je me dis que j’ai manqué à une promesse. Sur le chemin j’entends les mêmes invectives, les mêmes coucous aux mêmes quartiers : Deviens fou Deviens fou ! Je rétrograde, un camion qui pèse lourd passe. Étrange, dans les villes, si depuis des millénaires des couches de poussière se sont déposées, l’incommodité, la nécessité de se déplacer ont tout freinés. Et je pense à la femme qui se trouve en ce moment en garde à vue au commissariat. Je rentre avec la résolution de déménager. Quoique je peux respirer encore, agir, dormir ou de veiller, de manger, de suivre des soins ou pas, de me déplacer ou de me promener… , jusqu’à là rien n’est grave, mais les choses se sont fichues

  • je ne peux m’empêcher de voir dans

    autrui plusieurs strates traits de

    caractères quelques uns sont devenus

    si sophistiqués et multiples autant dans leurs

    êtres que les langues qu’ils expriment

    il n’y a aussi qu’avec des êtres d’une simplicité

    étincelante que l’on n’arrive à développer des

    relations complexes et de qualités

    c’est ma question sur l’encrage les

    scaphandres le game la sensualité je

    suis en recherche et les symboles m’horrifient

    à force je rêve que je me tiens sous un arbre

    il pleut densément tout va pour le mieux sinon

    qu’une femme approche à pas de louve qu’elle

    descend ou m’attend à l’autre extrémité

    magnifique on échange je crois quelques

    mots en hurlant

  • j’ai eu très peur, dehors. j’ai fumé presque de tout, j’ai avalé n’importe quoi, avec une drôle de couleur, sans goût, ni odeur. black out, j’ai refermé les yeux, sous un froid de nuit

    je n’évoque même plus l’ambivalence de mon sommeil, sur le parking d’un hôtel. et puis vers les 4 heures, j’ai rebroussé le chemin pour rejoindre une mosquée, où j’ai pris un repas

    mes pieds sont bousillés, lourds. j’ai enlevé les baskets que j’ai dégoté, en entrant. j’ai dormis jusqu’à la fin des prières de l’aube. je n’ai plus de traitement, pourtant accessible !

    je vois un nid d’oiseau, peut-être un trou dans le mur ? j’ai des visions, délires, hyper technologiques, futuristes. je rencontre aussi des personnes qui presque tous sont sorciers

    je me rappelle de la garde à vue passée au centre de détention, troubles de l’ordre public, avec du papier hygiénique. le daoua qu’ils ont mis dans mes affaires, en plus d’une amande, rien qu’hier

  • les rideaux sont au ciel grands ouverts

    seulement les volets sont encore humides

    avec quelques feuilles aux arbres

    traversées par les vents

    et mon sexe est dessus le jean, sanguin

    parmi les matins sur des bleuités de nuages

    les fenêtres en face à l’étage se referment

    que je jouie

  • il ne se trouve aucun endroit où je reste sans réminiscences, le plus drôle ce sont les personnes que j’ai fréquenté, puis perdues et me laissent avec des incompréhensions

    j’ai cru voir Mathilde G. nous avons passé plusieurs soirées en compagnie, et une nuit, bizarre ! nous n’avons pas réussi à coucher. sinon plusieurs verres ensemble par dépit

    elle est belle, vraiment très belle, impressionnante, profondément ! merci pour ces moments que tu m’as donné, cela me soupente d’avoir vécu ainsi, même pour si peu de temps

    je me demande ce qui demeure caché, aujourd’hui. comment font ils pour avoir des secrets ? le privé n’est pas un espace dissimulé, que l’on soit sous un toit, à la rue ou à l’hôpital

    peut-être que nous nous retrouverons, puisque la vie est une chance incroyable ! je n’ai pratiquement rien mangé aujourd’hui. je bois le café froid de la veille

    belle-cœur au flanc

    rien d’autre que défoncé encore

    encore mille fois

  • J’ai la sensation que mon nombril est gigantesque, que j’y tombe, tout entier avalé Je me vois dedans lorsque mes yeux sont fermés Immense L’origine du monde, le tableau, le plus érotique est sans doute ce Beer B’la Khita’a Je me dis qu’il peut engloutir une ville C’est aussi un clin d’œil aux préjugés des ânes Je pense planter une graine avec du sable et tenir avec une compresse Et j’arrose à la petite cuillère Je l’arrose de tous mes fluides Un arbuste germerai Mon nombril est une merveille Une olive, une marre un trou de désespoir Je me demande qu’une fois dedans alors que mes oreilles ne sifflent plus ce qui adviendraient de mes proches Ce soir, j’ai un pli au cœur

  • Je crois que j’emploie les adjectifs possessifs seulement lorsque je nomme les phénomènes, ou lorsque j’exprime mes émotions Et quand je me tiens au seuil de cette autre chambre, les ombres comme celle par exemple d’une bouteille d’eau sur du carton Avec une disposition telle que le bouchon étant relevé, on aurait dit qu’elle me salue : Tu peux entrer et t’asseoir Un meurtre a été commis en ces lieux, mais tu es la bienvenue Et depuis hier, je m’assois sur une petite place, à l’ombre, quelques personnes autour Ces 4 derniers jours, je les ai passé sans manger, une sorte de grève de la faim Sinon du café et du thé J’ai continué à prendre les traitements Je suis propre, avec de très beaux souvenirs Surtout, je dessine Je colore Je fais des mandalas Je me sens heureux

  • fébrile

    mon Dieu

    mon Dieu

    comme un bouchon

    ma vie

    chaos

    j’ai rêvé si fort

    à quoi ma vie se rattache elle ?

    qui tient du désastre

    du ciel mouvant

    délire

    hypnose

    battements

    homis biticu

    mais c’est que je rêve d’arc en ciel

    mais c’est que je rêve

    sur terre homis de terre

    ô Dieu… ,

    sur mes feux

    que l’on me chasse

    dites schisme

    sinon, je sais l’organique

    amé – amé

  • pour la mémoire de Eliane L.

    Dieu a divulgué, plutôt il a enseigné des Noms, un savoir

    qui aux fil des années se sont transmis

    et les tribus les ont porté avec eux

    à travers le monde

    ces mots par le mot Amour

    en ce qui change, vrille

    effrayant

    où le mal et le bien je crois sont de force égal

    je crains qu’ils mènent aux mêmes buts

    ces mots sont inspirés d’un camarade

    que j’admire, aussi, un dinosaure !

    je défaille parfois

    toute à l’heure, j’étais fou

    je pense aux poètes, suis-je poète ? est-ce que je défends cet état

    il aurait dit : Les états d’âme ou rien.

    je rumine le recueil Les portes

    je pense au poète Daniel B.

  • j’ai besoin de prendre un autobus

    nous ne sommes pas pareils

    et non pas parfait !

    chacun je crois fait comme il l’entend

    comme obéir à des apanages

    chacun ouvre les portes de chez soi à qui l’enchante

    jusqu’à ce que survient enfin

    un signe à l’envers de l’entité

    où rien d’autre n’est que tendresse

    en toutes les langues

    où es tu ?

    toi, ou ton odeur au soir d’un lit

    seras-tu mon aube nouvelle ?

  • un peu avant ma venue au monde

    j’ai évolué comme dans une coquille

    avant la bleue peut-être avant le bleu du ciel

    quelqu’un m’a dit que tout ici-bas était noir

    et qu’au moment du Big-Bang ou la Genèse

    il y a eu déjà des systèmes solaires

    la terre, la vie…,

    il n’y a qu’un être étourdi de sa traversée

    de ce qu’il a vécu ces derniers jours

    pour ce réveiller en plein milieu de la nuit

    et dessiner, compter et parfois même danser

    sans effort, mot aucun

    en cerceaux que l’on aurait dit peut-être qu’il prie

    je dis de le danse qu’elle est une prière !

    sinon, ô poètes qui croient, toute prière est un atome ?

  • Si les portes te sont à jamais fermées

    Et non permises

    Que s’ouvre en toi la porte

    De tes profondeurs

    De tes profonds chagrins

    Fais que tu entres dans la nuit en paix

    et que tu en sortes en paix

    Sinon de cire tu seras noyé

    De tes pleurs tu seras châtier

    avec des scintillements tes perles de nacres

    comme deux soleils sous l’immensité du ciel

    accrochés à ton oreille

    que j’approche

    et l’envie me prend de la caresser

    peut-être même la goûter

    je mords ton lobe sans hésitation

    je soulève tes cheveux et souffle sur ta longue nuque

    et je t’enlace…,

    afin que tu me pardonne d’être un homme

  • toi, si belle

    aujourd’hui je t’aime

    je t’aime et tu disparais de ma vie

    comme un souffle El Sadem

    une nuit par là-bas

    que je n’ai jamais senti

    tu es la fleur qui brûle ma poitrine

    de t’attendre de te rêver

    dès que je te vois me prend une Sadfa

    tu reviens de loin les mains vides

    et c’est moi qui repars à l’aube

    te regardant encore sur le lit

    tu feins d’être endormi

    j’aperçois peut-être un sourire

    peut-être un geste de majesté de la tête

    les draps relevés sur ton épaule

    aujourd’hui je t’aime

    tu es ces rivières où des bateaux de plaisance sont en partances

    les remous me rappellent déjà à toi

    à tes cheveux aux couleurs de feux

    et me renvoient à la rive

  • avant de plonger dans le noir

    je voyais ma vie

    en reliefs

    comme par deux

    me souvenant à peine de mes mains

    lorsque je traçais

    j’ouvrais les bâtants de mes fenêtres

    le Père aurait pu être mon père

    seul, avec des pensées labyrinthiques

    seulement

  • Je crois que j’ai sacrifié dix ans, des sommes considérables, pour monter dans un camion poubelle, le mien, rien que pour vivre et réaliser l’un de mes rêves. Cela remonte encore à plus loin, à mon enfance, la fois où des éboueurs me laissaient m’accrocher sur le leur à l’arrière. Des années durant lesquelles je faisais taire mes envies d’écrire ce que j’espère de la poésie, quoique je glanais par-ci par-là… , j’apprenais des hommes qui exerceraient un métier considéré comme dégradant. J’étais dans l’entretien de l’environnement, voilà ce que je disais. On se considérait bénis lorsqu’il pleuvait, les déchets pesaient trois fois plus lourds. J’aurais jamais pu vivre dedans. Ils n’avaient rien compris ceux qui disaient que ce camion était comme mon enfant. Ou que je devais le lécher avec ma langue. Mais rien que ça, je l’ai fait ! On ne savait pas toujours ce que foutait le cul de mon camion, sinon qu’il ravalait le surplus des habitants. A 37 ans aujourd’hui, mon âge commence à me paraitre flou, vague

  • Quelque chose me liait encore à toi o Zahia El Djazaïr ! Tu venais de te marier avec l’ami de ton frère, après la réponse négative de ta demande de visa. Tu scellais cette union en enfantant un garçon. Ils m’avaient fait savoir que tu étais avec un homme d’une famille aisée,- Avais tu seulement le choix ? Cela déjà tenait d’une fabrique. Je ne veux connaitre qu’à peine les uses et coutumes de ta famille. Il me semble que leurs intentions étaient tournées au juste vers moi, même si j’en doutais, parfois. Ils disaient que je n’étais pas assez responsable pour construire, etc. ( Je tiens en horreur ce mot ! ). Il y avait de quoi se décourager et s’en vouloir, mais rien de cela me ressemble, peut-être de loin ! Je ne prenais plus mes désirs pour des réalités. J’arrêtais surtout de me définir par ce qui me plaît. J’étais heureux pour vous et votre foyer qui se fondait, votre couple qui se construisait, votre enfant… , comme très peu pouvaient le concevoir, même avec pareilles circonstances. Je viens de quelque part et toute mon erreur était de les écouter, de laisser. Je me cherche encore, intérieurement et avec ou par tous mes sens. Ils disaient pour finir que l’enfant aurait pu être mon fils ! Je vous dédies un haïku

    la femme qui reste

    la lune m’éloigne de son chemin

    là haut chante

  • Pour me faire écrire et dire, ou pour rien de plus, tout un village depuis ma sombre tête, instaure une ambiance… , – Est-ce une fin ? Je joue et ne peux les satisfaire d’ennui. On entre chez toi comme dans un moulin : Je te promets que personne n’entre chez toi ! Je regarde YouTube avec la publicité sur mon téléphone, une pub me tétanise avec une sur la vidéo surveillance. Je n’ose même plus mettre de musique le soir, avant de m’endormir. Le son est brouillé, des bruits parasites et des messages subliminaux, même en mode veille ou mode avion, cela reste pareil ! Comment savoir que c’est la voix de votre père ou celle d’une IA ? Est-ce que c’est de la poésie ? J’en doute fort. Une fois j’ai trouvé des cheveux de femmes, alors qu’il n’y a d’autre que moi qui évolue dans l’appartement. J’ai même trouvé une fois un pain au chocolat dans le balcon ! Le moindre geste est instantané chez eux, n’importe où et que sais-je ? Je suis tombé dans un merdier, que personne n’ose m’approcher ! Il y a même un Poète qui me refuse son amitié en chanson. Et puisque j’y patauge, encore, tourne en rond, je passe des commandes : Plombier – Livreur – Coursier – Livraison – Sous traitants… , et ce qui me parvient arrive à des heures pas possibles. J’extrapole qu’à moitié. Je sais que 4 appartements m’entourent, un palier, une résidence, deux : On a dit tout un village ! Il est trop jeune pour dormir debout. Il dit que Le Président a dit qu’il est trop jeune pour dormir debout. Moi qui dis, je crois qu’il est trop jeune pour sortir sur son balcon

  • De la joie d’aller, du bonheur à partager, émanaient de moi, comme une huile vive, contagieuse, leurs feux étaient souterrains. J’essayais de rendre les miens et mes proches heureux, les voir vivre et évoluer me suffisait. Les tristesses plus au moins dissimulées trouvaient écho en mon intériorité, et qu’à un moment, j’en étais plus capable ! Pour diverses raisons et accablé, j’avais honte de vivre, de continuer raisonnablement… , juste mal de respirer ! Je mesurais la mort en tout, son attirance me plongeait dans le néant, voilée mes yeux. Je cherchais au-delà de mes capacités. Je n’étais plus capable de rien, même de rire et j’aime vivre ! Je mourrais peut-être, un jour ou l’autre et certainement par ma main, ainsi je scelle ma destinée aux cieux. Seul, j’éprouvais un lot de calamités, c’était sans issue. Je laisserais des feuilles quelque part et posé des ombrages, ni plus ni moins. Je n’éprouve nullement le besoin d’expliquer ici par un discourt cet emboitement. L’aujourd’hui est triste et noir, s’il y a un temps de dernières volontés, l’une d’entre elles est celle-ci, de me dépêtre de ce qui me reste à accomplir, pour les instants qui me sont imparti, loin des tumultes. Et dans l’idée d’arrêter d’écrire, je m’en irai en paix

  • à Youcef.

    Je ne sais jamais comment répondre à mes questionnements, ni par feinte, encore moins par décoloration, aussi, est-ce les bonnes questions, celle-ci est en filigrane sur toutes. Pour moi, c’est la fin d’une époque. c’est bien la fin, encore des ruines, comme le début d’une chanson. Sans parler de mon âge, où j’y entre comme tant d’autres, avec les bêtises de croire encore qu’en finir est une solution. Je passe par des périodes de trouble, de blues grave et le blues est interminable, – Est-il vrai que Jésus n’est pas mort, qu’il vit toujours dans le cœur de cette voisine ? Moi, j’ai vécu, vaincu les capacités extraordinaires de l’amour. Il n’y a rien à remédier, j’en ai marre ! Ce qui constitue notre individuation sont les autres, mais l’autre, n’est qu’une donne ! Il m’arrive de croire que je l’ai deviné, et qu’à présent ça coïncide. Mon souhait le plus cher est de rêver par dessus tout, de tirer ma révérence comme les littérateurs et clore un chapitre de ma vie, pour de nouvelles déceptions, ailleurs dans la vie. De cette expérience, de cette année, sincèrement, il en sort. Et du reste, sous le soleil, tout est nettement plus extrême

  • je crois que je ne sais pas écrire, comme d’autres pensent ne pas lire ! par exemple, j’écris – riniceroce -, – mentre -, mes mots, ces fautes d’orthographes sont féminins. Les autres sont de l’orde de l’ambivalence et de l’adversité, insurmontables. Je préfère dire mauvais. Je me sens proche devant un mot mal orthographié par mes soins ? J’ai toujours cette impression que mon cul retrouve les bancs de l’école pour chaque mot. Je trébuche alors et me sens idiot, voilà tout. La rue de mon quartier et mon école, quelle aubaine ! Amnésique à presque tout. Je me souviens de la souris de Paul V. fredonnée, piétinée sans succès sur l’estrade de mon professeur. Je me souviens de mon camarade qui roule les rrr ! Bref, la souris, je l’ai nourrit, elle m’a fait un ventre énorme comme une pastèque. Cette souris qui me ronge, sans pouvoir vivre, le jour d’hier est comme un gros tourbillon noir qui fait honte, drôle qu’est pour moi l’aujourd’hui à présent

  • Je crois que les écrivains algériens cherchent à donner un récit à la nation, le fonder, certainement du côté de l’histoire, sans compter que sur le plan littéraire se poursuit la catastrophe. Je peux concevoir que sous-prétexte d’une victoire sur le colonialisme, ils se sentent capables de l’écrire, alors que les enjeux d’aujourd’hui sont une histoire globale. Je tiens en horreur les chansons politiques, identitaires, contestataires, pédagogiques, commémoratives, etc. Quasiment l’ensemble du patrimoine culturel de la chanson algérienne contemporaine. Les algériens n’aiment pas la poésie qui dit son désespoir, qui hurle à la mort, mais plus avenants lorsqu’il s’agit de la fantaisie, curiosité, niaiserie, etc. L’autre minorité reconnait qu’elle n’y entend rien. et ceux qui arrivent ? Les maisons d’édition ne se bousculent pas chez les poètes, pour peu qu’il ou elle soit amateur et écervelé, aucune ne misera dessus. Les libraires ne publient presque pas et ne prennent même plus de la poésie. Demandez à un poète de se vendre, de se promouvoir, d’être market… , etc. Il se grattera la tête et vous proposera une clope. N’est il pas le maillon d’une chaine industrielle ? Par exemple, je serre qui lorsque je m’exprime là ou ailleurs, personne d’autre que le distributeur, directement ou pas. Ils disent initiateur de projet, alors passe en second plan, autant dire des termes et des foutaises pour combler son ego. Les algériens savent lire mais ne lisent rien, très rares ! Ils ne savent pas écrire et débitent des inepties à longueur de temps

    Je peux avancer qu’un homme écrivant est perçu comme une trahison dans l’ordre social et Divin, mais sur quelle mensonge s’est fondé le genre humain : Une faramineuse !

  • Je crois que j’ai assimilé certaines choses, rien qu’aujourd’hui : Les sociétés sont inhumaines, ses sujets vivent avec la honte et la culpabilité. La honte de vivre après la mort d’un proche, de vivre après la pandémie, la maladie, de vivre après vingt sept ans ! Inhumaines puisque nous en sommes là, persuader de notre insignifiance qui ne dit rien. Nous dérivons, voilà tout. Je ne vois pour ma part à l’instant que le droit de partir ou en finir, une tentative désespérée qui découle. J’avale chaque soir des pilules, comme les gens qui s’en foutent un peu. J’envisage de faire une sculpture avec les emballages, si cela n’est pas de la résilience, que suis-je, etc. Et pire que de ne pas désigner, ne pas tenter simplement d’écrire, de dire. Ces séquences relatées ne sont pas plus importante qu’une autre histoire, mais ce qu’on en fait… mieux vaut que personne ne sache ! Je tiens aussi, fraternellement, de loin peut-être de l’histoire des juifs, de la marque au poignard sur le nez

  • ton corps bouge des portes délabrées

    ton cœur bat sur la brise qui frémit

    tu respires

    nervures

    qu’importe

    tu mufles

    te voilà sauvé

    s’il ne reste qu’une phrase

    un mot

    comme un passage ailé

    ça serait biffure

    comme les enfants avec des brindilles qui croient un petit peu

    des bouloches glissent dans l’allée centrale du tram

    tu freines devant les courants qui soulèvent

    puisque les braises te suivent

    et sur la tonalité du matin

    reviens !

    même un jour de pluie

    et du hasard

    et si quelqu’un t’approche, – Qu’est-ce qui s’écrit

    dès lors que tu marches ?

  • à Sarlat.

    J’imagine que rien de tout cela n’est réel, cette vie là n’est pas réelle cela m’arrive les pavés que je foules ne sont pas réels les couloirs et leurs contours que je traverse ne sont pas réels ce que je vois je touche n’est pas réel ce que je vis n’est pas réel les personnes que je rencontre ne sont pas réels encore moins identifiables qu’ils ne sont pas de chaires et de sang ne sont pas palpables ne font pas bloc en eux mes yeux éveillent une cruelle tristesse quoique je sens les plantes de mes pieds comme de la mousse et souvent ces temps-ci de la moquette je sens ma respiration au plus près de ma respiration ce qui sort là est un moment qui éclate c’est ma larve ça hurle en moi ça hurle du plus profond et les silences les blancs se font pressants plus oppressants et longs les gens que je frôle et ne n’ose les reconnaître exhalent des parfums et des odeurs que je prends parfois avec légèreté et d’autres qui emplissent mes narines est-ce là du vivant les miens et ceux de leurs maisons je les sens venir et arriver 
    longtemps avant médité
    mâché surtout 
    ce vers je ne le crache pas

  • hier, oui, c’était bien hier, comme l’éternité. hier pendant une soirée, je rencontrais un homme. hier, avec cet homme on avait un échange. un homme qui voyageait, beaucoup, considérablement depuis l’hier à l’odeur d’écorce des mandariniers. il me semblait si joyeux comme celui qui ne donne son numéro de téléphone, son nom et une adresse
    sans histoires, on avait retourné le monde, on l’avait retrouvé, en parlant en toutes les langues, presque évidemment. hier, je rentrais tard, pour y réfléchir, quoiqu’il n’y avait rien d’urgent à redire. j’espérais le revoir, là ou ailleurs, dans cet hier ou un autre lieu de fortune. il se disait révolté, en guerre par outrage
    un homme que l’on rencontre qu’une fois dans la vie, qui m’avait transformer, un inter mondialiste, très cultivé, en outre qu’il niait. je crois qu’il cherchait la vérité, la lumière au bout du tunnel qui n’arrivait pas. on était à la dernière halte, avant l’océan qui n’avait pas de mémoire, selon lui. je réajustais en parlant du pacifique, de l’aube. on avait cependant contourné les nuages de murs trop épais. il fumait
    troisième étage : je ne finissais plus mes phrases. c’était un homme, un royaume avec une tête humaine… , crâne rasé, la cause en est sa calvitie ! un homme, rare, non pas skinhead pour un clou. un homme comme un royaume à tête d’Homme. l’ascenseur s’arrête. est-ce que les possibilités se réduisent avec l’âge ? je l’aimais dés le premier coup d’œil
    il avait choisi l’exile, de vivre seul, sans femme ni enfant, à chérir un peu tous les jours. il fuyait, loin de sa famille, une fraterie qui s’entredechirait. il était brisé, en son âme. je me reconnaissais, à vrai dire brièvement. il parlait parfois par métaphore, de la paix, du bien et du mal, il me disait qu’il aimerait voir la lumière de l’aube avant de s’en aller
    il me faisait un don. il réparait son âme, ou sans doute l’inverse. les fenêtres étaient ouvertes aux vents. combien nos vies étaient si brèves, bruyantes, minuscules comme un claquement de doigts
    point… , la rétribution ! au milieu des sifflements, je coursais pour le rejoindre, comme pour un cousin
    souvent les larmes aux yeux, rouges comme un deamon, pour seul compagnie il cohabitait avec un chat. je pensais lui montrer une page, inspirée d’un camarade qui parlait de l’impressionnisme et de Claude M. je lui espérais une réconciliation. j’invoquais pour qu’il change ses plans. j’étais exauçais, l’ayant su le lendemain, cherchant de par les chemins. on s’était dit au revoir, en faisant nos adieux comme on se disait bonjour au temps de nos premières fois

    il me faudrait apprendre un raconter une histoire je ne sais comment y arriver sinon de ce qui me traverse et trotte dans ma tête je dois apprendre sinon à raconter une histoire sans grief à réactualiser une histoire d’un héros comme reprendre un mythe sinon que faire si je ne sais ! un héros comme ceux qui meurt dans les milles et une nuit que je n’écrirai jamais l’histoire d’un prophète que je n’écrirai même un rêve aussi d’un manque que le lecteur ne le remplirai pas je rêve de mes amis pour peu qu’ils s’ennuieraient où mon corps les enroberait et derrière eux et chaque image où se faufile une ombre que l’on regarde une énièmes fois et se dire que c’est là que je me prends les ronces et je vais vers ma quarantaine et ma vie leurs ressemble 

  • à des compagnons de voyage

    sous la Petite Ourse… ,

    heureux séjours comme se prendre

    la main l’un à côté de l’autre sur

    un lit demain nous aurons le jour

    et nous serons… , avec nos lèvres

    scellées nous nous embrasserons

    encore nos lèvres qui recèlent

    le secret des mots donnés

    la nuit : Rien d’autre que de la nuit !

    je poserai mes mains sur tes seins

    nus aux parfums de mangues comme

    deux mangues ! sans nous dire jamais

    adieu chaque matin que Dieu fait je te

    promets de ne pas sortir sans mon

    téléphone et ni oublier ton journal et

    tes tampons qui te font tenir comme un

    cerceau fluorescent et si cela te repose

    je te laisserai raser ma barbe en m’abandonnant

    à toi entière

  • Chaque matin je me demande qu’elle journée se présente

    Et là je viens d’entendre le fortement du velours

    Mes pensées vagues tête au dedans du brouillard

    Hier au soir je me dis qu’il faudrait que je sorte des pointillées bleues

    Je m’enthousiasme trop vite d’eau des départs et des entrées

    Trop tôt en mon cœur encore pour faire jour

    c’est moi qui omets ou quelqu’un d’autre m’a soufflé cette idée

    de prendre un lit en photographie

    je me demande qu’elle est le nom de la bombe qu’a lancé les américains en Indochine 

    ou les japonais sur Portalbor 

    dans certains états, le port d’armes est légal, – Pas au goût de tous une séance de tirs ! Peace

    je pense à La fumée qui sort des bouches d’égouts, en été, dans Taxi Driver, quelle belle métaphore ! Du génie

    cette heure est à la Palestine, – Qu’est-ce que je quémande ?

    que je connais quelques noms d’armes à feux, il faut dire dont je suis assez ignorant

    je les ai retenu des films de mon enfance : Qu’un peu de vaillance je m’entends

  • à Abdelmalik.

    comme une image

    encore une autre qui surgit

    jette celle-ci par la fenêtre

    fouet

    bruits d’un bois de la musique

    l’envie d’écrire

    les bruits de moteurs qui vrombissent

    le besoin de pété

    les bruits de motocycles et un bip

    un accord pour un encombrant

    c’est son prix d’acquisition dit la comédienne pincée 

    étonné

    c’est bien tu te désencombres et achètes aux privées

    bip bip : Ce n’est nullement un dessein animé !

    les cris étranges d’un chat

    : Tu finiras barjot !

    les possibilités qui se présentent à toi 

    la-case-départ-la-psychiatrie-un-logement-la-rue-la-prison !

    au travers d’un semblant de gueria

    que j’ombre… ,

    pour dissoudre et conclure cette ordonnance

    le poing serré sous les dents

  • à Ghiles.

    nous ressassons et le temps file nos pensées

    il noue nos histoires à venir et celles qui sont passées

    et nous sublimons au-delà de nos forces

    l’univers de quelques objets faits de souvenirs

    elle et ma médiocrité, nous vivions heureux !

    je crois revivre notre histoire comme un mythe fragmenté

    avant que tout ne retombe dans l’oubli, l’enfouissement

    je prenais quelques pacotilles dans ma besace trempée

    en allant cacher mon lourd chagrin où qu’importe

    et une couette dans une valise par peur de prendre froid

    nous avons eu nos adieux de myrte

    c’était dû à l’harmonie des après-midis d’été

    que nous avons jamais mené jusqu’au bout

    je pleurais en déversant du vomis aux pieds des portes

    de rage et je riais… , 

    je ne demandais rien et je changeais tout

    les chemins de foire dans ma mémoire, à devant une glace, à une armoire !

    je voyais l’inutile vieillard que je serai, le visage convulsé, bleu !

    j’accepte à présent un peu de lumière et s’il faut durer

    surtout que je lui dois pour beaucoup


  • Je me rends à la pharmacie habituelle, j’y retourne pour échanger des médicaments d’un autre laboratoire. Les boites ne sont pas ouvertes et ils ont la gentillesse et une certaine malice à me revoir, en retard. Comme j’ai pris un rendez-vous pour vendredi passé. En me les procurant la semaine d’avant, j’entends le pharmacien dire en tournant la tête que je ne vérifie même pas le sac. Et c’est vrai, je vérifie habituellement. Je remets mes lunettes de vue. Ainsi, en amour safir ! Je me souviens à présent qu’au sortir de la pharmacie, je me suis dis que je prends un fruit. L’épicerie n’ouvrait qu’à 16h. Tant pis ! Je retrouve l’homme sur une tendeuse, dans une propriété, où becquettent parfois des poules à l’air libre, un coq. Il parle comme à lui même, marmonne de sa solitude, conclu en me lançant la balle et des brins d’herbe, déchets ou tapis de verdure, l’odeur m’a brulée les narines. Quelques pas en avant et il y a aussi des travaux, entre des poteaux d’interdiction de stationnement et la route. Deux hommes en casques sur fond de graffitis orange, très beau tague que j’aurai pris en photographie, sans y connaitre grand chose. Je n’ai pas compris ce qu’ils font, aussi. L’asphalte me donne l’air d’un mille feuilles. Tout semble naturel, sinon secret, neuf. Un décore de théâtre. Je me demande à quoi tout ça concourt. Désorienté, je prends la première ruelle qui se présente. Je me ressaisi et ne veux l’emprunté. Elle serpente et au bout le drapeau tricolore, au-dessus d’un mât, auquel je fais révérence et dont une honte indicible me submerge. Je cherche un banc ou m’assoir. Je m’arrête pour m’hydrater au tournant à droite, comme une bête dans un enclos, je jette un oeil entre les cloisons en bois d’une maison, évidemment, que c’est propre. Pour quelle raison sinon de voir de quoi vivent les riverains, me créer un imaginaire. Et en contemplant ce qui ce trouve autours, des maisons plus vieille que d’autres, une maison en chantier, intuitivement l’idée de tartines me vient à l’esprit, des arbres et des poteaux électriques, beaucoup de plaques de signalisations. Une voiture me fait face, je la colle à l’un des panneaux où elle stationne. Je continue et entre en saluant dans un magasin market, il fait frais. La femme derrière la caisse prend des selfies. Mon souhait est de me retrouver dans une bibliothèque. J’ai entendu qu’en cas de fortes chaleurs, les endroits qu’il faut privilégiés sont les cours d’eau. Et j’omets

    * inspiré

  • Une apparition, la lumière prend d’autres teintes. J’entends d’abords le bruit de ses bottes, je ne sais encore rien d’elle, à part les cheveux colorées bleues et blancs, ses yeux qu’elle cache bien, fixées droits devant. Je traverse sur le trottoir d’en face, j’essaie de respirer, en balayant avec mes yeux de gauche à droite. Un groupe de copains jouent à la pétanque. Je ne les connais pas, ils m’ont de suite repérés et insultants. J’ai baissé mon regard, non pas moins par fierté. Pendant un instant, j’ai oublié cette allure coupe gorge, aux sac à dos trois fois plus grand que le mien et dont je me plains. Sa peau blanche comme une oie, osseuse comme une mente religieuse, avec une aura forte. Je vois sa silhouette amincie s’éloignée. J’entends un crachat et des injures à peine audibles. Je m’éloigne aussi. Quelque pas plus loin, je souris. A vrai dire je ne sais pour qu’elle raison. Je n’arrête pas de sourire, elle est stupéfiante. En retournant vers ce qui reste d’un chez soi, il pleut. Puisque tout dérive, l’impression que j’ai perdu la notion des saisons. Le soleil entre les nuages intervalle. Il neige aussi, sinon que cette fois ce n’est que sur moi, quoi faire sinon vivre l’instant. Il y a des travaux sur mon chemin et de la poussière s’élève, el robar, blanche, comme celle qu’à fouler mes pieds nus étant enfant. Je décide encore une fois de changer mon chemin 

    * inspiré


  • Désolé, à l’instant, je vais bouillir de l’eau, il est 07H02. Le 2 est le chiffre idéal dont j’ai honte d’avouer m’en penchant. L’étrangeté, l’inconscience, peut-être la naïveté d’y croire encore. Et Je passe sur les schémas qu’un divorcé et part la suite un célibataire peut en magasiner. Je traverse les ruelles sous le soleil en me demandant où se trouve la douleur, celle qui tord et broie le ventre sans rien relâcher, peut-être ! Je croise un riverain qui promène son chien. On échange des salutations et puis je lui dit qu’il est très beau en regardant vers la direction de son animal de compagnie, un croisé. J’ai l’impression de l’avoir déjà rencontré. Je réitère, j’ai du mal à comprendre. Je ne retiens que la sonorité des mots et me dit que je ferrai des recherches sur internet. L’homme est mystérieux, plus de la soixantaine, une casquette sur la tête. Laisse là cuire, l’oeuf, bedha en arabe algérien, au féminin. Puis refroidir ! J’ajoute du sel et de la mayonnaise. Le jaune me fait l’impression d’un velouté de légumes sur mes dents  

    * inspiré

  • Le navire sombre je ne sais où, en ébullition ! Je décide de prendre le bus, j’ai un pass. Il tarde, j’attends un peu et j’entame une approche avec une femme, un bandeau à la cheville, debout, des écouteurs sur les oreilles. Je lui demande seulement l’heure de l’arrivée du prochain. Le premier mot qu’elle prononce est pardon. J’ai dû la connaitre dans une autre vie, une connexion s’est établie. Elle est peut-être en communication. Je l’entends dire, envoie-le chier ! Je ressors mon téléphone, m’assoie sur un banc, – Pourquoi j’ai parlé à cette femme ? Un ami m’a écrit du pays. Il me dit souvent qu’il course, travaille, me parle du climat chaud. Je lui réponds en le saluant et j’espère échangé et parler avec lui ce soir. Je suppose que lui aussi n’accrochera pas. La femme me dit que le bus est arrivée. Je la remercie en souriant, malgré ma myopie, j’ai vu le geste de sa main. Le geste d’une femme qui fouette au sortir du lit, à qui j’ai ouvert la porte un matin. Et j’omets. Je décide de changer de direction. Après coup, je réalise la manoeuvre subtile d’un homme dans sa voiture de collection, il me semble que c’est un écrivain. Un sourire, un hochement de tête de sa part. La messe est dite ! Je me retourne les bras croisés. Je me dis tant de gens attendent de lui, rien de moi. Et une confirmation que le moyen de s’en sortir de ce labyrinthe est de chiasser  

    * inspiré

  • Au matin, j’ai faim, surtout. Je temporise. Puis je vais à la boulangerie, espérant qu’elle est ouverte et qu’il y aura un sandwich. Sur l’allée de la résidence vers celle-ci, j’essaie de voir les dégâts, s’ils sont visibles. Étrange, le plat, l’air est pale. Tout me semble à l’ordinaire ! J’ai un oeil tellement différent en d’autres circonstances. J’arrive devant la boulangerie, une ouverture exceptionnelle selon des raisons que je suppose de plannings. Elle me propose un truc aux saumons. Et comme je vois une poche en forme de baguette. Elle me propose daredare de m’en faire un au thon, avec de la tomate, de la salade et de la mayonnaise. Je ne cherche plus ! Elle insiste sur la mayonnaise. Elle m’a parlée de Daniel, qui sera en service le lendemain. Il parle portugais, bel homme, réservé. Je règles en la remerciant. Je sors. Entre les mains un sandwich qui m’a retournée le ventre. Je me dis qu’elle a été chiche sur le thon, une fois le gueleqton englouti. J’entends le téléphone qui sonne alors que je me prépare à ressortir. Une fois arrivé sur l’ Avenue Mirieu De Labarre j’appelle. J’ai dû mentir à mon père en une minute de conversation. Je suis en sueur à la recherche d’une aide pour le ménage, ce qui me paraît impossible à effectuer, depuis plusieurs jours. O ciel quelle est belle la femme à l’accueil, très surprise, par ailleurs et dans la retenue, aux yeux bleus. J’en ressors avec un prospectus et un rendez-vous pour un devis. Lointaine est pour moi l’atmosphère du milieu professionnelle, des bureaux et d’autres petits services rendus, du travail. J’illusionne presque de cette tentative. En passant au pied des immeubles, des giclés d’eau me tombent dessus, quelqu’un arrose des plantes, peut-être un écoulement automatique

    * inspiré

  • De la journée à la nuit, du 29 au 30 juillet, il y a eu des bruits de voisinages. Des nuisances sonores, rien de particulier ou qui ne sort de l’ordinaire. Je ne sais d’où elles proviennent et je ne sais la nature de ces bruits. Les stores sont fermés, pour cause de chaleur. Au courant de la nuit, j’ai ouvert la fenêtre de ma chambre pour prendre un peu l’air, les stores encore fermés, cela peut paraître bizarre, mais c’est déjà mieux, rafraîchissant. Aux alentours de 2 heures du matin, je crois que l’on m’insulte de l’appartement attenant, j’ai ouvert les stores et je suis sortie au balcon, pour demander de cesser. Il y a effectivement un homme assis, de type noir, au balcon. Je suppose que c’est un locataire. Et la voix d’une femme que j’entends depuis l’intérieur : Gardes le silence, ou quelque chose du même genre. Je l’interpelle verbalement. Il y a eu des insultes de part et d’autres. L’homme en question m’a insulté et est entré, d’une petite voix mesquinement juste de quoi l’entendre, sans pour autant arrêter. La journée suivante est des plus étrange, oblique, baveuse, mirifique. Je ne sais où je vis, la résidence qui m’abrite me semble en feu. Et elle l’est, depuis le sous-sol. Une Femme vulnérable par amour a mis sa vie et celle de ses voisins en danger. Et j’omets… ,  je ne l’apprends qu’une quinzaine de jours plus tard. Étrange, aussi, lors de mes sorties je croise de nouvelles personnes, adultes, enfants à la mine grise, au hall d’entrée, les escaliers que j’empreinte régulièrement. J’arrive à peine au cours d’histoires d’individus qui m’ont précédées, entremêlées. Il ne se trouve personne pour m’y convier

    * inspiré

  • à Mouh Saîd.

    pourquoi vais je ainsi d’un pas pressé, un sac derrière le dos je trotte et marche, là où il faudrait que je fredonne. Un air pour de l’air au passage de minimes grivoiseries. Je crois que j’ai envie d’être extirper, non par la réussite. Aussi, pour qui ? Pourquoi ? Si dérisoires me paraissent ces raisonnements. Je poursuis et celui à qui je souhaite le pire cale dans son suv, et me crois lui apporter une assistance, – Est-ce bien lui, hermétique sous clim ? Est-elle restée toujours la même ? Après toutes ces années, je la sens comme une seconde peau : Miss Mojo Risin ! Alerte, je guette, une patrouille de police passe. J’attends le prochain bus qui s’est avéré tourner en rond, qu’il promene. Je saute et trace suivant un geste d’après une médiathèque, perdu sans l’intuition requise ou le contrôle pour utiliser le téléphone. Sur la carte d’un arrêt, j’ai vu que l’eau Le Peugue est proche. Je me dirige vers elle, des escaliers au-dessus d’une piste étroite. Je remets ça à plus tard, accompagné ou jamais. Je ne sais ce que j’ai avec ces objets. Du pays mon coeur youhache* les larmes aux yeux. Le thorax comme un oud vibre un mouvement, une mélancolie parmi les canards qui remuent et je refuse de les voir. Et faut il ne jamais demander de l’eau à un cycliste ? Je me dis ashflys*, et qu’il s’est passé tant de choses en 20 heures ! Il me faut remonter ! Ça ne pardonne pas, un homme qui marche ne compte pas ses pas, surtout un urbain. Des enfants qui échangent sur d’autres enfants… , tu vois qu’il a un désir d’enfant. Je vois des marcheurs un peu plus apaisés, aussi beaucoup d’hommes torses nus. Pour ma part, je reconnais les poètes à trois inclinaison de la tête, dans les rues. Un viticulteur pleure à contre jour pour ne pas avoir l’air qu’il pleure, mais de quoi ? Un tram passe, je me retourne. Pourquoi depuis des années j’erre dans un pays étranger et l’esprit abusé, aussitôt que je chante l’un des conducteurs relève la tête. L’autre celle avec une serviette s’essuie le visage, la mienne, la sienne. Très maghrébin que je suis, méditerranéen, exultant. Je franchis des ponts, un pigeon bigarrée crème et ocre se pose sur une branche. Je me demande si c’est un mâle ou une femelle, – Est-ce aussi à cause des innocents ? Je regarde le ciel, très nuageux, la lumière, le don et qui me renvoient à ma finitude, un au-delà, incertain, hypothétique sans préférence aucune pour un pari. L’horizon. En rebroussant le chemin, avec ma casquette, le survêtement, le sparadrap sur les orteils, des converses après un passage à la machine. le t-shirt en sueur, qui apparemment fait pincé les lèvres. Je comprendrais peut-être l’attitude des itebelen*, à un carrefour, une affiche pour du béton, sur l’autre trottoir, en parallèle, non à l’igv, un lien directe se fait comme telle, et le soir venu il pleut il pleut

    * Un manque exacerbé.

    * Néologisme.

    * Une troupe de musique traditionnelle Kabyle.

    ** inspiré

  • Je crois que mes écrits sont jusqu’à ce jour de jeunesse, malgré un vif regret ne valent presque rien, sinon qu’elles sont bientôt aboutis. Le temps est venu pour moi de n’espérer qu’une cellule … , la sédation et la musique ! Vous y voyez peut-être du François René C. Le Marquis ? Mais je me suis retrouvé peut-être dans un maquis, qui sait ! Non, c’est vrai, en général, on s’occupe de moi, pour ce qui est de quoi faire, manger et l’heure qui convient, où et quand chier. Ils prennent même soin que je m’automédique, mes traitements, si je fume peu ou assez, combien de cuillère à café. Pour ce qui est de l’ordre l’égal ou pas, les démarches, mes droits et mes devoirs… , je me souviens lors de mon obtention d’un titre de séjour, y a eu une journée obligatoire de citoyenneté, qui n’a servi je crois à rien, parce que trop tôt, abasourdi. Bien sûr, j’ai vue parfois des codes civils, de droit dans les boites à livres, mais je ne lis pas pour m’en sortir. Les dossiers, je crois savoir m’y prendre, parfois les fournir. J’aime ça ! Les timbres, pareil, papier ou numérique. Liquéfiants. Je crois qu’un homme, sincèrement, ne devrait jamais rien signer de sa vie, ne doit patienter et attendre que le petit bonhomme vert, ou sinon trancher en plein milieu : L’interdit ! Même si chacun fait parti intégrante des The Beatles. Allongé durant, leur Song se diffuse, je tends la main, raidie, cela ne m’est pas arrivé depuis longtemps. Je regarde les étoiles scotchées au plafond de la mansarde. Je crois que j’ai saisi, fou ou tocard

    *

    Je revenais à la maison avec deux soleils, l’un dans mon cartable qui me perce de ses dards, l’un dans mon cœur en laine et les cheveux en houle dans le vent. on m’attribue un surnom, le lionceau

    Pont De La Maye, Gironde.

    La photo au-dessus a été prise au moment où avec des documents contre sa poitrine, un homme en conversation et qui me filme avec son téléphone, appuie sur ma gestuelle, à cause ou après un rot… ,

    * inspiré

  • Je me lève d’un lourd sommeil, il est envieront 21h. Je déverrouille le tel, à 12 caractères. Pas de mail ou autres ! J’ai oublié si j’ai déjeuner ou pris un café ! Il dit, attention, tu as pris ton café. L’un d’entre eux dit qu’il y a un huissier. Le greffier, c’est moi ! Je pisse, suivi d’un verre d’eau. Je ne sais quoi entamer, il va faire bientôt nuit. Je chante, fredonne. J’ai oublié aussi si j’injure ou si je blasphème. J’ai un carton au plein milieu du séjour qui contient une valises xxl. On ne perverti pas, ceci est pour la génération des années 2000 ! Cette valise, commandée avec le service essayer d’abord, payer après, sur un site Allemand Z. Pour laquelle j’ai reçu 2 avis de passage. J’ai dû me rendre pour la récupérer à La poste en bus, ce qui m’a pris 40 minutes. Au retour, j’halète celle-ci sur mon épaule. Bref, je déballe, c’est ma deuxième, n’importe comment, le carton y a que ça ! L’un d’entre eux dit jette ce carton. Je fais ma valise, avec des allers retours, du plus récent à ceux qui ont une valeur sentimentale. Demain, je démonte le meuble. Je range les cintres dans une boite. Et pour finir, ma boite à souvenir, comme chacun je crois devrait en avoir une. La même précédente voix familière dit : Trig sed li tedi ma trad ! Aussi, tu dormiras sur le sol. Je répète cette malédiction, parce que je l’aime bien, devant le levier encore un verre d’eau dans la main. Je vais sur l’atelier, vois les notifications, relis le dernier texte, que je glus. L’une d’entre les voix dit que je fais mes heures, les compte, et ne suis pas un vrai poète. Le tout sous un fond de musique chaâbi : Sont venues mes rivières ! Je l’écoute sans comprendre. l’une des voix dit à l’instant sans comprendre rien ! Je ne sais appréhender l’extérieur, j’y viendrai un jour, ou pas d’ailleurs. L’une d’entre les voix, que je ne reconnais, dit que nous avons assez d’éléments pour le faire interné à vie. Ruse ou foutaise, rien à battre ! Fais en une forge. Est-ce qu’il me faut cette stimulation, émulation ? Je ne veux entendre, ou que je n’ai rien d’autre à dire, qu’importe je pars. Il est 23h10, je consulte le solde de mon compte. J’envisage de préparer le repas de ce soir

    * inspiré

  • Cet aprèm, le médecin dit que je t’encule. Toujours en cet après-midi, le voisin dit tu vois que l’on t’encule bien. Il dit que je suis ton père. Il dit que je suis engagé par ton père. Il dit que tu as perdu ta vie, que tu es foutu. Je me dis que j’ai froid. Je vais mettre une veste. Il dit met ta veste Sergio T. Je me dis que je ne l’enfilerai pas, peut-être plus tard ! Il dit ne la met pas, le froid, c’est bien. Je m’affaire et décide de la mettre. Il dit tu vois bien que tu as fini par la mettre, puisque tu manges à tous les râteliers, que tu vas la déguster jusqu’à plus faim. Tu vois que tu te fais avoir encore une fois. Je vais pour pisser, j’y suis et espère mourir. L’un d’entre eux dit par dieu, tu meurs. Je lui réponds que j’assisterai à tes funérailles, debout au-dessus de ta tombe. Il dit c’est toi qui me tue. Je ne suis qu’un bahloul, j’espère finir comme un âne ! L’une d’entre les voix, toujours aux mêmes heures, selon l’heure de mes repas, deux fois d’affiler au moins, dit que j’aurai tout le temps de corriger en prison. Et j’entends aussi des prières maléfiques. Ils disent hallucine bien. Je me dis que j’ai bien manger au resto Tassili. L’un d’entre eux dit qu’il t’ont ensorceler. Je me dis que je vais prendre mes cachets et un beignet. Ils disent que je mange comme un goinfre. L’un d’entre eux dit que tu vas mourir de faim. En tout cas, tu finiras par tuer pour manger. Je me dis qu’est-ce que tu dis ? L’un d’entre eux dit dis- moi toi ce que tu dis ? Je réponds que je bois de l’eau et essuie mes mains. Ils disent péte un coup. Je pète. L’une d’entre eux dit mets le sur Fourre-tout. J’exécute en espérant slam. Puis pour faire chier je l’inclus dans Glu, bien sûr sans rien faire. L’une d’entre eux, depuis l’extérieur dit que si tu sais ce que tu as signé. Je me dis que je vais voir le prix d’un article après son achat de celui-ci, peut-être je ne sais quoi ? Il dit va voir. Le prix n’a pas changé, celle de ma vie qui est toujours en jeu. Il dit que tu es fou, que tu es fou ! L’une d’entre eux, au-dessus, ricane sardoniquement. L’une d’entre eux dit que c’est de cette façon que la folie commence. Je me dis un pas

    * inspiré

  • j’ai fait de ce petit recueil une chimère qui me dépasse

    et qui est nourrit de fictions

    je reviens vers toi, Prophète de l’Eternel

    que je ne peux échapper à mon destin qu’un certain temps

    et l’issue ne sera que plus fatale

    ce recueil, comportera quelques poèmes

    il commencera avec cette épigraphe

    : Quand vous apparaîtra clairement de quel côté ceci à commencer.

    Shakespeare W. 

    son premier insigne est Vers la vie

    le second est Sous la lune

    ( le vote est ouvert à tous ! ).

    votez 1 pour Vers la vie

    votez 2 pour Sous la lune

    Quoi de beau Arman ? Et bin, en 2021, je payais 70 % du prix d’un titre de transport. Je trouvais que c’est abusé. Ils m’ont attribué un pass gratuit Tbm, grâce à une tarification solidaire, en 2022, ce changement m’a surpris. Ils m’ont expliquer que c’est dû aux nouveaux barèmes. Toujours poli je dis bonjour, je valide, aussi à chaque correspondance, surtout. Les conducteurs ont parfois un grand sourire. Sinon qu’une fois j’ai entendu l’un d’entre eux dire que je rentrais dans la Mecque, comme j’anticipe le pas droit ! Je commence à douter. Et puis les choses ont empiré et sont devenues récurrentes : Faites attentions on film un barjot ! Qu’ils adressent à chaque usager qui empreinte les portes d’entrées. Qui eux répondent Merci de nous prévenir ! Depuis hier, le 25 août, aux alentours de 13h02, à la station le Bocage, j’ai pris deux tickets avec deux trajets. Une décision que j’avais déjà en tête pour me déplacer soi en vélo ou feignant comme je suis de continuer. J’entends le conducteur dire : Il compte nous poursuivre. J’arrive à destination, après les annonces de presque toutes les langues, jusqu’à là tout va bien. Au retour, je valide. Le conducteur n’a même pas répondu à mes salutations, ni daigner me jeter un regard. La main du coeur levé, en redescendant, je me dis que ce n’est peut-être qu’un con parmi tant… , la vérité là dedans, pour l’instant y’en a aucune ! Pour ce qui est de la justice j’y crois… ,

  • à tous ceux auxquels je n’ai pas accès.

    Ecoutez, écoutez… ,

    Si je crois dormir lorsque je me réveille

    Le plus clair de mon temps au bord du lit

    Qu’un clin d’oeil me rassure

    Que trois points tournent ronds

    Lorsque je m’adresse poliment à une ia

    Et qu’il est cinq heures moins une

    Peut-être l’heure d’une prière

    Ce n’est que moi al médeh

    Si je crois que rien n’a changé depuis ces quinze dernière années, fou que je suis, majnûn et n’arrive plus à lire les signes et à ne pas savoir écrire, à manger sur la table de chevet l’esprit reposé pour me revigorer, à dormir sur mes os, que j’oscille même en marchant, dans les quarante huit métre carré, où sous chacun de mes gestes un gouffre s’ouvre, sujet à des forces inconnues, aux troubles et trous de mémoire, le vide hanté de ma raison, … sans trembler, sans trembler quoique je dise la vérité ou que je mente ! Je m’éclaire d’une pile

  • Une lampe qui éclaire dans le noir permet de voir à une certaine distance et de considérer les ténèbres autour !

    Source inconnue.

    avez-vous déjà entendu quelqu’un dire

    qu’il mange de la raclette à son travail les rites et

    les pratiques barbares sont mon quotidien

    supra-réaliste il me revient la poésie qui

    demeure un mystère en dedans et en

    dehors elle trône au-dessus de tous les concepts

    elle est aussi partout une voie royale pour

    qui sait s’y rendre de tous les chapeaux

    elle porte le plus beau

    on peut toujours rétorquer qu’il n’y a

    que les poètes pour s’attacher

    aux vieilles choses de ce monde ou

    peut-être qu’elle est surannée lyrique et

    encore antimoderne, etc.

    cela est certainement vrai et je l’aime en moi

    naïvement entièrement et surtout lorsqu’elle

    suinte j’ai réveillé autrefois humblement

    modestement en douceur des parcs entier où

    des esprits noirs et sages gouvernaient que je vois

    juste et m’en apercevoir comme une satisfaction

    cela est horrible est tellement beau et clair

    dans l’azur de mes pensées que je prends le loisir

    de douter de l’exactitude de l’information

    je me dis peut-être que j’ai tort qu’il y a des

    zones d’ombre qui m’échappent les eaux troubles

    de la perception sont des choses qu’il faut dire

    arrivent couramment en vrai cela peut me réjouir

    d’avantage je relève ceci

  • Tout acte est un acte de résistance… ,

    Source inconnue.

    les besoins élémentaires

    de mon corps, mon esprit et mon âme

    comme la faim et le froid, le sable et le sel, le souffle de la poèsie

    j’ai aussi un cœur sans abri comme qui du manque est plein de tout !

    le manque d’un logement aux dorés alimentaires ce qui est kif-kif de l’est à l’ouest !

    sans abri qu’il délire d’amour comme un élixir qu’il faudrait boire

    avant qu’il ne s’assèche

    je clame

    : Je ne traverse que par manque !

    comme une fournaise pour tendre ma main

    vers une aide improbable

    la voie internationale par-ci, l’international par-là

    ce qui devrait me faire taire ou ne plus craindre les mots

    beaucoup d’entre nous sont morts pour ce qui n’a aucune valeur

    d’où qu’il provient le devoir de mémoire

    sinon al’ouach te hante ! 

  • il m’arrivait de ne pas reconnaitre un mort

    je ne retenais les prénoms qu’après une fréquentation continue

    je reçois à présent un coup à chaque terrible annonce sur les réseaux

    et ma conscience s’alourdit de leur disparition

    je ne m’approchais aux enterrements qu’à peine

    pour entendre les prières et les habituelles incivilités

    mais jamais la veille pour l’adieu d’un visage

    j’allais pour ceux qui m’étaient encore étrangers

    à fin de me recueillir et m’éloigner bien qu’un peu entaché 

    la mort dit toujours autre chose

    … !

    est-ce cela qui lient les hommes ?

    j’accompagnais l’impatience des ombres

    mon ciel s’assombrissait sous un irradiant soleil

    les âmes d’une vibration montaient et rejoignaient leur céleste demeure

    et puis le cimetière retrouvait ses endeuillés et visiteurs

    tout cela semblait laiteux comme une crème

  • Nous avions un arbre, pourtant assimilable

    Un sapin, très vieux

    Presque sans âge, une tour de garde !

    Le quartier depuis est devenu méconnaissable

    Abattu

    Quel acte tragique !

    A la fin de ce qui en restait

    J’entendais ses plaintes et ses écorchures

    Nous disions qu’il était dangereux de jouer en dessous, qu’il risquait à tout moment de s’effondrer. Il était effectivement très haut et se balançait comme un enfant, instable. Comme nous tous, je voulais l’abattre et faire un grand feu, danser autour, sachant que je ne le ferais jamais ! J’accrochais dessus des guirlandes en papier en signe d’adieu

  • à celle qui saura m’aimer.

    Aussitôt après que l’idée du déluge se fut rassise,

    Un lièvre s’arrêta dans les sainfoins et les clochettes mou-

    vantes et dit sa prière à l’arc-en-ciel à travers la toile de

    l’araignée.

    Après le déluge. Illuminations. Arthur Rimbaud

    il me revient ton image radieuse que je touche, ses aspérités sont mon chemin, combien seul sur une terre étrangère et dans le noir de ce jardin, comme une perle qui coule

    tu n’as jamais cesser à chaque grand virage de m’aimer, sur les tours de garde et devant les âges. notre relation aussi brève qu’elle fut été intense, rare et sublime

    je peux sentir tes bras autour de mon cou, c’est de tes gestes, tes lèvres accueillantes… , – je te pleure, mon amour perdu ! je te promets de choir dans l’œil du silence

    je lis à l’instant la nature de tes imitations, comme me persuader qu’on ne peut construire sur le long terme. tu es étonnamment une femme, dont j’admire tes astrales

    te souviens-tu des arbres que l’on capturait, les grilles hérissées de pics et le parc ? j’y suis aussi fantasque qu’au cœur des nues, une source de calme et de régénération

  • à Zoubida.

    il avait quelque chose de l’empêché et un sombre cœur, ses yeux inoubliables cherchaient le renouveau d’alger. il voyait la soif des routes et les vents sonores jointement

    il rêvait d’une union de la parole, et ses factions ne se souciaient que des échelles à talonner. il se présentait comme tailleur de pierre, s’attelant au granite des consciences

    il plaisait aux femmes selon les dires de ses proches qui en témoignent, surtout son petit côté voyou. il était coiffé d’une casquette bleue recouvrant ses cheveux noirs mêlés de gris

    il aimait promener son regard sur les bateaux amarrés, entre les quais ou à la pérouse sous un ciel voilé. il remontait les lendemains en riant avec l’aube entre ses bras

    la bouteille d’Ali La Pointe ne le noyait pas, porté comme un bouchon sur les peines des révolutions tronquées. paisible, il contemplait la baie avant l’orage comme un berger

  • l’atmosphère de moisie qui nous magnifiait, le bleu-noir du ciel, les étoiles, ta peau, je m’en souviens : comme de ta voiture rouge métallique, une ZX de 1991

    tu te tenais juste à côté, tes habits baissés… , elles filaient en demi-teinte ces punaises, de vraies bêtes théâtrales. elles mouraient autant les grands soirs de fête, les nôtres

    elles brillaient pour toi seule, cette nuit d’été de l’acte bréviaire, – dis, tu les reconnais ces soirs d’été, où chacun avait son dôme ? tu l’avais comprise cette substantifique moelle

    nous rêvions à demi-mots nos nuits désordonnées, parmi les algues iodées et l’odeur de la berge, etc. tu filais entre mes mains vers les rives baltique, mais je t’attendais !

    même si je sentais les prémisses d’une déchéance, trainant entre mes jambes et près de moi, ton esprit qui criait à la cavalcade. je me baladais avec ton visage, comme un délit

    c’était juste des météorites

    c’était juste une étoile filante

    c’était l’histoire d’un poisson combattant

  • à Wassim.

    ils se consument comme une chandelle, conscients qu’à moitié de ce qui crève les yeux, d’autres ne sont que les pantins de la folie, et tuent en de cruels hasards

    il y a des jours sans pareil miroir, – dévorez-vous les uns les autres ! je suis innocent, mon cœur douloureusement en peine, de la si pauvre âme partie, seulette

    il y a que la vie est un coup de couteau accepté résolument en pleine poitrine, s’éteint d’une aveugle mort, comme un vendeur à la sauvette effrayé par ses abords

    il y a que la tristesse originelle de Kâbîl est sans limite, comment en finir de trop s’achever soi-même ? je n’ai plus de visage pour vous mes amis, tout est à la cendre étalée

    il y a sous le bleu du ciel de tizi-ouzou, un air toujours bleu, où pullulent de vieilles outrances ! je souhaite seulement être là-bas, de l’autre côté de la réalité

    je

    veux

    extraire

    et rendre

    des essences ou

    me taire

    comme ceci

  • béat comme une incantation qui exhorte l’univers d’un guéridon, – n’est-elle pas belle, un chaos ? elle présage les sèves autant qu’un fifre, s’enthousiasmant de la gaieté des trèfles

    les atours envoûtants, bariolés, ne sont que les signes enjoliveurs, ceux des virevoltants. enracinés, ses ongles pénètrent ma chair, inondent mes balbutiements

    je la soulève comme tambour, trempette et timbale ! une ordalie sans cadi, lorsque ce n’est que loi des balafrés. son versant : une lune qui de ses morsures m’aiguillent

    je fugue parmi ses cavités, fébrile, mon arc est jalonné ! je tends vers son cou, embrasant, sa jugulaire bat fort. les liqueurs semblables aux pulpes emportent mon repos de sconse

    je fixe ses amendes, assorties aux guirlandes de coton. les arabesques de nos caresses s’allongent : éclairs ! effrayé, l’ascension de ses désirs me semblent double et si incertains

  • à Sihem.

    ils sautent l’entraînement terminé la tête la première sur une terre rouge, leurs peaux glissantes et les culs bombés. ils ne se parlent pas, – pourquoi alors marcher ?

    vous vous figurez un train qui rentre en gars, non ? sauf qu’ici, le ciel mousseux leur tombe parfois sur la tête, comme la pluie ! le train s’arrête en noir et blanc

    ils ne cherchent rien de particulier à se surpasser, à briser leurs cœurs. ils traversent des kilomètres à la nage et en eux-mêmes, voilà tout ! ils ne savent plus lire en riant

    ils savent par contre glisser lentement jusqu’à leurs lits, l’exploit ne demande pas autant à des adolescents ! la lie de leurs rêves est l’ergonomie simple, sans causes

    ils ont quand même soif et une faim qui creuse, comme des cyclopes sans les vivres ! même si plus personne ne croit à ces créatures, encore moins ceux qui les font

  • trop tard et dans les saisons coulait un nectar, la vie belle… , – enfin, Tizi-ouza ! l’attenante comme un vent de printemps parfumé de saligauds et de machines à l’huile

    où allaient les hirondelles fidèles à nos rues, des gorges blanches qui virevoltaient au ras du sol ? c’étaient nos matins de caramel, mes voisins respiraient sous les velours troués

    te souviens-tu, non seulement des nuances, comme les roses de l’émeute, mais aussi la rose rébellion, celle qui fessait de la ville un guêpier, une savonneuse brume à pétrole

    je frictionnais avec l’hymne d’un seul chantre, de sa gaillarde voix qui effilait la lignée des exilés. il me semblait que tout était instable et confus, un grabuge derrière nos échos

    il faisait doux dans mon cœur, les raisons d’y croire encore étaient absentes. il faisait bon de vivre parfois dans mon quartier, une fraicheur à l’aube retombait, luisante

  • à Ramzi.

    il marchait en plein milieu de la rue en tenant une petite baguette en bois dans sa main gauche, il était enveloppé d’un drap, de braises et d’un front où perlait la sueur

    il avait des yeux blancs semblables à ceux de Jacob Le Pacifique, et un ciel au-dessus qui l’ornait de son fluide mystérieux. le sol d’asphalte n’opprimait pas son ombre

    les plus anonymes étaient autour d’une statue noyée dans un bocal d’algues, l’écoutaient prophétiser une énième fin du monde. un Rai circulait dans les habitacles

    lui comme moi, comme quelqu’un d’ailleurs, comme toi, on rêvait de croiser une sœur, une graine pleine d’une vilaine histoire à nous raconter et vibrante d’amers soleils

    je devinais à son aura de feu et de glace qu’il éprouvait une perte, alors que la capitale de la frénésie est ainsi devenue, un spectacle pour le spectre des moutons noirs

  • ils rentrent au port inquiet, une cloche retentit entre les poteaux de fumée. la lune est pleine et s’est éteinte pour un temps. j’écoute avec l’œil du cœur l’espoir luire

    ils sont ivres de sel, de la houle et des vents. la cale d’hiver est comble de cotons affrétés à skikda. ils gardent un mauvais souvenir de cette ville aux péripéties prophétiques

    je revois les visages des marins sortis tout droit d’un Goya, les contours des corps rivalisent de promesses inachevées, – des olympiens à la pointe des mauves !

    je reste stone sur les quais de bois et dans un froid brouillard, mes mains sont jointes en signe de prière pour qu’un jour je connaîtrais la même paix intérieure et durable

    ils s’affairent sur le pont du bateau amarré, comme un tout dont un je ne sais quoi qui revigore leurs survies. j’entends leurs lointaines voix, bien loin :

    A nous, à nous le bel horizon

    Nous sommes des baleiniers

    Ma Fatou est chez l’aumônier

    Ali Alo voilà le harpon !

    A nous, à nous Dublin ! 

    qui ne me quitte jamais

    qui ne me quitte jamais

    … , etc.

    chaine frêle d’ici et d’ailleurs… , – dois-je expier ?

  • qu’est-ce qu’il l’enchantait, où cela raillait, l’itinérance ou plutôt l’irréalité de nos échanges ? un flash : les vrais soirs de Marie Antoinette, de marbre sa silhouette !

    j’observais en silence mon retour, ennuyé à travers les routes… , ses féeries et ses effluves distingués, un ravissement mêlé à une sidération. je ne la nommais que rarement

    je la voyais d’une humeur parfois vagabonde, comme sa solitude que nous partagions. elle était sur l’herbe des heures durant, presqu’ile lointaine, désentravée

    elle portait dans son cœur l’automne, sa bannière était les comètes et planètes qui voguaient. elle chantonnait et changeait de radio comme les sauts d’une sauterelle

    je quittais son univers avec précaution, insinuant qu’elle me rendait nerveux. je me revoyais parfois rêver près d’elle, non, vraiment, pas très loin d’ici

    elle était jolie

    et rouge

    elle m’avait choisi

    elle avait

    elle s’était refaite

    elle était ma Philomèle

    en rossignol

  • je revois sur internet des vidéos idiotes d’amis qui se font des blagues, parmi tant d’autres publications ! tout me revient comme une farce, inimaginable, déjà entrevue

    je ne referme plus mes yeux sans qu’ils me visitent. j’aspire à déterrer d’autres joyaux pour m’en sortir quitte, libre de voyager sans croiser personne, libre de rêver

    j’intercale leurs particularités avec nos adieux, surtout les fois où les houris me lacéraient. le sol sous mes pas, comme il y a nos traces ! tant d’êtres chéris ont disparus

    j’approche à peine des récentes personnes désireuses de me fréquenter, pour me précipiter aussi tôt dans un caveau. les adeptes de la gagne, soi-disant frères

    ô vieux malards, n’entendez-vous pas l’hallali ! la même langue qui nous divise, celle qui vient fendra vos oreilles ! à qui vais-je en vouloir ? sinon à la terre entière, sinon à Dieu

  • je reviens au parc… , je lis entre les spectres qui passent, sans la menace ! le livre parle à présent du style en littérature et d’analphabétisme, de géométrie sans espace

    je me dirige pour uriner vers les toilettes, – il n’y a de public que les urinoirs ! en marchant, ton nom me revient. je songe à rentrer en bifurquant par la fête foraine

    je parcours la ville submergé par mes souvenirs, quoique tout à changer ! ton image m’enveloppe comme du vernis sur les pierres, de la pollution qui noie mes yeux

    je prends le tramway sur la trame de ce poème, – il y a tant de visages qui me peinent au cœur ! je cherche par quelle ruse atteindre l’autre chemin qui était possible entre nous

    je ne comprends pas tout de cette ville et son eau qui ont le goût du sucre. je ne joue plus, si tenter qu’un jour mon destin m’y a mêlé ! je ne suis pas heureux, même pis

  • il est sérieux dans l’amour et les choses sentimentales, que trop bouleversés selon ses dires. il ne trouve aucun sens à donner à sa vie, errant sans lien ni but

    en suspens et à la limite se nourrir, il n’en éprouve jamais le besoin. il attend les hirondelles, ses aspirations passées sous silence à défaut de se heurter

    il évolue dans un état embryonnaire et a peur, il a souvent peur ! comme de son urine et de ses excréments. il n’a pas égard pour la mort et n’entend rien aux évidences

    il cherche pourtant l’apaisante prière faute de ne plus s’y reconnaitre. il ferme les yeux en se souhaitant un amour, un amour de forage ! ses jours se sont cristallisés

    il a des visions d’un monde qui advient, il n’écrit rien, mais bien le dernier a dessiné des formes archaïques, Abrahiques ? il doit les vivre, sans voile et sans trame

    il est beau

    et est un ange

    comme Mathieu de Chagall

    tout envieux

    chômé contre les murs blancs

    de sa ville

  • j’aurais tout fait pour quelques-uns de tes mots sur un bout de papier, revoir l’un de tes sourires que je reconnaissais parfois sur mes lèvres, dans un lieu quelconque

    tu m’aimais comme un soleil, une étreinte… , – de quoi s’alimentait mon amour pour toi ? je ne le fuyais en rien, je n’y touchais plus, pas de cailloux ! nul n’y contrebalançait

    je ne saurais d’avantage de moi sur chaque détour et abandon. tu étais au-dessus, tu étais la nuit aussi, comme Leila. je laissais pour y croire encore ton pain dans ma bouche

    je te pourchassais dans mes rêves, comme un trappeur arpentant, arpentant, etc. je me souvenais d’un éconduit qui jouait l’été au piano, alertait sur ses orages à venir !

    je dérivais de quelques ersatz, comme d’un bloc désaffecté, – étais-je dévolu à cette autre chose ? mes trains de fumée, mon singe à cymbales… , et puis, venait la houle !

    deux âmes se faufilaient derrière ce poème

    sans doute plus…

    une algérienne, une française

    elles étaient la même : une Eve

  • je n’étais au fond que ton amant qui se dépréciait, s’affichait avec ses lutineries. un coffret enfermant des salubrités, – salivante était la Marseillaise, salivant était ton sang

    je heurtais le lointain de ton pays jamais arpenté, tracté par tant de tes visions. j’étais de tes passions que j’enfilais comme des capsules, depuis le banc des absents

    j’épelais ton nom dans nos draps, cher amour, ma louve ! je croyais que le soleil m’abandonnerait à mes abstractions, tandis que mon âme se desséchait, saoule

    j’écrivais encore, encore sur mes palettes de beurre, boulinant ! avançant par petits crans, un exilé voyageait. c’était les passagères du soir, le parfum des melons, les parasols

    l’un de mes cousins dort sur le lit à côté, est-ce ses rêves où je ballote d’un horizon à son pendant ? à quoi bon le réveiller pour se raconter, en ces moments de doute, de transition

    je ne suis que mon poids d’écailles, sinon un clown

    au quartier, tantôt je manquais

    comme tant d’autres questions

    à l’adresse de l’éternité

    qui me taraudaient

    l’instant d’avant de m’y plonger

    comme celle où j’en étais ?

  • par les chemins interdis… , les interdis ? tu tiens un cigare dans ta main. en vue, c’est des bœufs, coucou les bœufs ! tu pisseras plus tard, lorsqu’il cessera de pleuvoir

    une cabane tient sur un écriteau, ça tient sur un écriteau… , de la peinture sur bois, beaucoup de bois dans les bois ! tu ne t’attardes pas à l’accrocher au ciel

    et tu es comme un camion forestier, – de quelle couleur sont-ils par ici ? lourds. un volant pique, une halte peut-être ou une proie, puisqu’il fait si bon, puisqu’il fait ceci et cela

    et tu aurais aimé voir un ver de terre qui creuse, se cache. tu te prêtes aux clapotements de Garonne, tes hanches s’en délabrent. puis, un bruit, un grognement qui retombe

    et tu espères craintif un sanglier… , toi, interdis, tu arrives après tout ça, comme l’eau d’une chanson, qui ne figura peut-être pas ! sais-tu le jour, sais-tu du moins le mois ?

    quelqu’un habite ici

    il habite ici, – ça à l’air bien !

    quelqu’un habite bien ici : attention aux chiens !

    attention à ton odeur

    à ton chien

    c’est d’ouvrir dont tu parles

    en marchant et en fumant

  • il sort pour mourir, il rentre, s’écrit ! son existence ne tient que grâce aux papillons de nuit. la mort coule partout, pour de vrai. il tente d’y réfléchir, scabreusement

    il marche en transe, la lune est bleue après l’orage. Dieu, – à quoi bon la vie ! une épaule est passée, méfiante, elle respire fort. il se débat avec comme un fou, à cornes

    les vents comme des drapées d’été, les épines et l’église, les voûtes… , – misérére de l’ignorance, il part ! il tend l’oreille à des murmures, – là-bas, une lumière dans le ciel

    il est réellement outre qu’il en oublie ses sous au distributeur, osera il un café à crédit, est-ce là le tribut d’un passage ? et revenir, revenir sur ses pas, pour un fantôme

    la parole des gens est courante, une vibration de chaque instant, un creux dans la fabrique totale. la cour de pharaon est questionnée, ils se répandent sans le dire