
partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie
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La fille que j’ai aveuglé
Je ne tenais pas
Je ne sais pas ce que j’ai foutu
Partir, le sport, me marier et divorcer
Putin de fatras
Tu es où ?
Est-ce que tu es celle que je crois
Non, ce n’est pas un happy end
Mon Père êtes vous un étalon ?
Mon Père êtes vous un étalon ? Parce que je suis bon danseur
*
Je ne suis pas votre ennemi

Après le déluge, les hommes ont cohabité avec la nature. Ils ne l’ont pas conquise, ni vaincu, encore moins dominée. J’ai feuilleté à ce sujet un livre qui je crois l’explique bien !
J’écris ceci et l’idée d’un like éclipse mon raisonnement, mais il faudrait préciser ce tracé sans fond. Je ne sais si mes actes poursuivent une récompense. Et pourquoi est-ce ainsi ?
Quoique penché pour chercher un peu, je dirais que ma récompense est Arthur R. Peut-être bien, plus loin une revanche
Avec ces quelques mots, j’ai vu. J’ai embrassé aussi un roman, après que j’ai surfé sur ces bribes

Je rentrerai forcément à bon port en me laissant porter par les vents, comme plus personne ne me prend au sérieux…, je m’en irai toutes voiles dehors. Je te désavouerai, aussi, à la manière de Tristan ! À cette heure, tu es soit effrayée, soit simplement tu me détestes, la preuve en est qu’au fond de ces abîmes, un éclair d’éternité, où je plonge. Je dépoussière depuis dix ans le grenier de mon esprit, tu le sais. Je le vide de ses breloques, obsessions, hantises, etc. La crainte était si cela n’est qu’une passade, comme ton amour incertain. C’est sur les sites de rencontre que j’apprenais la couleur de mes cheveux, ours bruns et mes yeux noisettes ! moi, je ne remarquais que leur noirceur, sous une certaine commune mesure. Je me souviens de mon incompréhension le jour où je disais : Finir avec des lunettes et chauve est la moins pire des destinée. Je réfléchis à l’obligation envers les amis sur les réseaux sociaux, les trottoirs du quartier, etc. comme ne pas accepter n’importe qui sur sa liste, son fil d’actualité, ses pensées, son intériorité… , etc. En voici justement quelques-unes

tu conclus par la mémoire de l’armoire à glace !
c’est une mémoire ou une armoire à glace ?
… , et de ça, j’en ai plus qu’assez
tu savais où aller avec elle
tu doutes à présent
elle t’éprouve !
implores pour qu’elle cède sous la chaleur de tes bras
qu’elle cède, cède, cède, etc. à l’automne, à la feuille aux vents
tu meurs de ne plus lui plaire
tu signes par : ton cher grumeau désarçonné
: mémo – penser à enlever les virgules !
qu’un seul nom à fêter : Kamel Messaoudi !
puisque je souille et purifie tout
en rêvant d’une cendrions
de la même obédience, je reviendrai sur presque tout
comme le wi-fi
l’ici est un ailleurs… ,
tellement plus fun

Est-ce que les rendez-vous que tu fixes sur les demi heures ne t’engagent qu’à moitié ?
les heures sont longues dans les logements sociaux
j’ai beau espérer la visite de dif allah*
il ne se manifestera jamais, jamais
j’écoute mon intérieur blanc
je savonne mes mains
soudain
l’attente fait intrusion
… , chaque page que je noirci, rumine et retourne, assombrit mon soleil
pour de vertes prairies
que ta pluie tombe ! que ton amour gèle !
je resterais dans l’offense, sans adversaire, d’un idéal nocturne et seul

Elle se retrouve au milieu, et entre. Presquement, on ne peut réellement savoir… ,
quoi fichtre
de mon foutre
moi, qui s’en fous
de la fiche
comme lorsque j’ai une sorte de ligth man
comme un grain de riz tapis au sol
que j’écrase
par peur de je ne sais quoi
de mal propre
tout ça n’est pas qu’une histoire de fesses
quoique les femmes ont toutes les raisons du monde de se plaindre de moi

Ce jour où j’apprends le triste incident. Je suis en panique concernant mon devenir. J’ai appelé la police, en parallèle d’une peur bleue des interactions sociales. J’ai lus mon texte en balbutiant au téléphone, que j’ai rédigé au préalable. J’ai raccroché, bredouille, démuni, sinon avec quelques consignes, et appeler le 17. Je sors. Je redescends de l’appartement et je croise des voisins, de palier, une femme et son fils. c’est à ce moment là qu’ils m’intriguent. Le fils, un jeune homme qui parle vite. Ils ont les bras emplis de conflex et autres, genre pour un régiment. Je connais pas leurs noms. Étrange, le bruit à envahi les espaces. Je passe devant un petit jardin, il y a cette fois-ci des tournesols, rien qu’un plan. Et j’omets. Je prends une photographie de pas sur l’asphalte. Il y a trois semaines, au même endroit, j’ai pris à la sauvette des cornichons et des noisettes. Et j’omets. Et je ne me l’explique plus. Je saisi les mots de celui que j’appelle parfois le minbar ou le coq : C’est elle qui passait le soir Rue Leberthon ! Je me dis que j’ai manqué à une promesse. Sur le chemin j’entends les mêmes invectives, les mêmes coucous aux mêmes quartiers : Deviens fou Deviens fou ! Je rétrograde, un camion qui pèse lourd passe. Étrange, dans les villes, si depuis des millénaires des couches de poussière se sont déposées, l’incommodité, la nécessité de se déplacer ont tout freinés. Et je pense à la femme qui se trouve en ce moment en garde à vue au commissariat. Je rentre avec la résolution de déménager. Quoique je peux respirer encore, agir, dormir ou de veiller, de manger, de suivre des soins ou pas, de me déplacer ou de me promener… , jusqu’à là rien n’est grave, mais les choses se sont fichues

je ne peux m’empêcher de voir dans
autrui plusieurs strates traits de
caractères quelques uns sont devenus
si sophistiqués et multiples autant dans leurs
êtres que les langues qu’ils expriment
il n’y a aussi qu’avec des êtres d’une simplicité
étincelante que l’on n’arrive à développer des
relations complexes et de qualités
c’est ma question sur l’encrage les
scaphandres le game la sensualité je
suis en recherche et les symboles m’horrifient
à force je rêve que je me tiens sous un arbre
il pleut densément tout va pour le mieux sinon
qu’une femme approche à pas de louve qu’elle
descend ou m’attend à l’autre extrémité
magnifique on échange je crois quelques
mots en hurlant

j’ai eu très peur, dehors. j’ai fumé presque de tout, j’ai avalé n’importe quoi, avec une drôle de couleur, sans goût, ni odeur. black out, j’ai refermé les yeux, sous un froid de nuit
je n’évoque même plus l’ambivalence de mon sommeil, sur le parking d’un hôtel. et puis vers les 4 heures, j’ai rebroussé le chemin pour rejoindre une mosquée, où j’ai pris un repas
mes pieds sont bousillés, lourds. j’ai enlevé les baskets que j’ai dégoté, en entrant. j’ai dormis jusqu’à la fin des prières de l’aube. je n’ai plus de traitement, pourtant accessible !
je vois un nid d’oiseau, peut-être un trou dans le mur ? j’ai des visions, délires, hyper technologiques, futuristes. je rencontre aussi des personnes qui presque tous sont sorciers
je me rappelle de la garde à vue passée au centre de détention, troubles de l’ordre public, avec du papier hygiénique. le daoua qu’ils ont mis dans mes affaires, en plus d’une amande, rien qu’hier
les rideaux sont au ciel grands ouverts
seulement les volets sont encore humides
avec quelques feuilles aux arbres
traversées par les vents
et mon sexe est dessus le jean, sanguin
parmi les matins sur des bleuités de nuages
les fenêtres en face à l’étage se referment
que je jouie

il ne se trouve aucun endroit où je reste sans réminiscences, le plus drôle ce sont les personnes que j’ai fréquenté, puis perdues et me laissent avec des incompréhensions
j’ai cru voir Mathilde G. nous avons passé plusieurs soirées en compagnie, et une nuit, bizarre ! nous n’avons pas réussi à coucher. sinon plusieurs verres ensemble par dépit
elle est belle, vraiment très belle, impressionnante, profondément ! merci pour ces moments que tu m’as donné, cela me soupente d’avoir vécu ainsi, même pour si peu de temps
je me demande ce qui demeure caché, aujourd’hui. comment font ils pour avoir des secrets ? le privé n’est pas un espace dissimulé, que l’on soit sous un toit, à la rue ou à l’hôpital
peut-être que nous nous retrouverons, puisque la vie est une chance incroyable ! je n’ai pratiquement rien mangé aujourd’hui. je bois le café froid de la veille
belle-cœur au flanc
rien d’autre que défoncé encore
encore mille fois
J’ai la sensation que mon nombril est gigantesque, que j’y tombe, tout entier avalé Je me vois dedans lorsque mes yeux sont fermés Immense L’origine du monde, le tableau, le plus érotique est sans doute ce Beer B’la Khita’a Je me dis qu’il peut engloutir une ville C’est aussi un clin d’œil aux préjugés des ânes Je pense planter une graine avec du sable et tenir avec une compresse Et j’arrose à la petite cuillère Je l’arrose de tous mes fluides Un arbuste germerai Mon nombril est une merveille Une olive, une marre un trou de désespoir Je me demande qu’une fois dedans alors que mes oreilles ne sifflent plus ce qui adviendraient de mes proches Ce soir, j’ai un pli au cœur

Je crois que j’emploie les adjectifs possessifs seulement lorsque je nomme les phénomènes, ou lorsque j’exprime mes émotions Et quand je me tiens au seuil de cette autre chambre, les ombres comme celle par exemple d’une bouteille d’eau sur du carton Avec une disposition telle que le bouchon étant relevé, on aurait dit qu’elle me salue : Tu peux entrer et t’asseoir Un meurtre a été commis en ces lieux, mais tu es la bienvenue Et depuis hier, je m’assois sur une petite place, à l’ombre, quelques personnes autour Ces 4 derniers jours, je les ai passé sans manger, une sorte de grève de la faim Sinon du café et du thé J’ai continué à prendre les traitements Je suis propre, avec de très beaux souvenirs Surtout, je dessine Je colore Je fais des mandalas Je me sens heureux
fébrile
mon Dieu
mon Dieu
comme un bouchon
ma vie
chaos
j’ai rêvé si fort
à quoi ma vie se rattache elle ?
qui tient du désastre
du ciel mouvant
délire
hypnose
battements
homis biticu
mais c’est que je rêve d’arc en ciel
mais c’est que je rêve
sur terre homis de terre
ô Dieu… ,
sur mes feux
que l’on me chasse
dites schisme
sinon, je sais l’organique
amé – amé

pour la mémoire de Eliane L.
Dieu a divulgué, plutôt il a enseigné des Noms, un savoir
qui aux fil des années se sont transmis
et les tribus les ont porté avec eux
à travers le monde
ces mots par le mot Amour
en ce qui change, vrille
effrayant
où le mal et le bien je crois sont de force égal
je crains qu’ils mènent aux mêmes buts
ces mots sont inspirés d’un camarade
que j’admire, aussi, un dinosaure !
je défaille parfois
toute à l’heure, j’étais fou
je pense aux poètes, suis-je poète ? est-ce que je défends cet état
il aurait dit : Les états d’âme ou rien.
je rumine le recueil Les portes
je pense au poète Daniel B.

j’ai besoin de prendre un autobus
nous ne sommes pas pareils
et non pas parfait !
chacun je crois fait comme il l’entend
comme obéir à des apanages
chacun ouvre les portes de chez soi à qui l’enchante
jusqu’à ce que survient enfin
un signe à l’envers de l’entité
où rien d’autre n’est que tendresse
en toutes les langues
où es tu ?
toi, ou ton odeur au soir d’un lit
seras-tu mon aube nouvelle ?

un peu avant ma venue au monde
j’ai évolué comme dans une coquille
avant la bleue peut-être avant le bleu du ciel
quelqu’un m’a dit que tout ici-bas était noir
et qu’au moment du Big-Bang ou la Genèse
il y a eu déjà des systèmes solaires
la terre, la vie…,
il n’y a qu’un être étourdi de sa traversée
de ce qu’il a vécu ces derniers jours
pour ce réveiller en plein milieu de la nuit
et dessiner, compter et parfois même danser
sans effort, mot aucun
en cerceaux que l’on aurait dit peut-être qu’il prie
je dis de le danse qu’elle est une prière !
sinon, ô poètes qui croient, toute prière est un atome ?

Si les portes te sont à jamais fermées
Et non permises
Que s’ouvre en toi la porte
De tes profondeurs
De tes profonds chagrins
Fais que tu entres dans la nuit en paix
et que tu en sortes en paix
Sinon de cire tu seras noyé
De tes pleurs tu seras châtier
avec des scintillements tes perles de nacres
comme deux soleils sous l’immensité du ciel
accrochés à ton oreille
que j’approche
et l’envie me prend de la caresser
peut-être même la goûter
je mords ton lobe sans hésitation
je soulève tes cheveux et souffle sur ta longue nuque
et je t’enlace…,
afin que tu me pardonne d’être un homme
toi, si belle
aujourd’hui je t’aime
je t’aime et tu disparais de ma vie
comme un souffle El Sadem
une nuit par là-bas
que je n’ai jamais senti
tu es la fleur qui brûle ma poitrine
de t’attendre de te rêver
dès que je te vois me prend une Sadfa
tu reviens de loin les mains vides
et c’est moi qui repars à l’aube
te regardant encore sur le lit
tu feins d’être endormi
j’aperçois peut-être un sourire
peut-être un geste de majesté de la tête
les draps relevés sur ton épaule
aujourd’hui je t’aime
tu es ces rivières où des bateaux de plaisance sont en partances
les remous me rappellent déjà à toi
à tes cheveux aux couleurs de feux
et me renvoient à la rive

avant de plonger dans le noir
je voyais ma vie
en reliefs
comme par deux
me souvenant à peine de mes mains
lorsque je traçais
j’ouvrais les bâtants de mes fenêtres
le Père aurait pu être mon père
seul, avec des pensées labyrinthiques
seulement

Je crois que j’ai sacrifié dix ans, des sommes considérables, pour monter dans un camion poubelle, le mien, rien que pour vivre et réaliser l’un de mes rêves. Cela remonte encore à plus loin, à mon enfance, la fois où des éboueurs me laissaient m’accrocher sur le leur à l’arrière. Des années durant lesquelles je faisais taire mes envies d’écrire ce que j’espère de la poésie, quoique je glanais par-ci par-là… , j’apprenais des hommes qui exerceraient un métier considéré comme dégradant. J’étais dans l’entretien de l’environnement, voilà ce que je disais. On se considérait bénis lorsqu’il pleuvait, les déchets pesaient trois fois plus lourds. J’aurais jamais pu vivre dedans. Ils n’avaient rien compris ceux qui disaient que ce camion était comme mon enfant. Ou que je devais le lécher avec ma langue. Mais rien que ça, je l’ai fait ! On ne savait pas toujours ce que foutait le cul de mon camion, sinon qu’il ravalait le surplus des habitants. A 37 ans aujourd’hui, mon âge commence à me paraitre flou, vague

Quelque chose me liait encore à toi o Zahia El Djazaïr ! Tu venais de te marier avec l’ami de ton frère, après la réponse négative de ta demande de visa. Tu scellais cette union en enfantant un garçon. Ils m’avaient fait savoir que tu étais avec un homme d’une famille aisée,- Avais tu seulement le choix ? Cela déjà tenait d’une fabrique. Je ne veux connaitre qu’à peine les uses et coutumes de ta famille. Il me semble que leurs intentions étaient tournées au juste vers moi, même si j’en doutais, parfois. Ils disaient que je n’étais pas assez responsable pour construire, etc. ( Je tiens en horreur ce mot ! ). Il y avait de quoi se décourager et s’en vouloir, mais rien de cela me ressemble, peut-être de loin ! Je ne prenais plus mes désirs pour des réalités. J’arrêtais surtout de me définir par ce qui me plaît. J’étais heureux pour vous et votre foyer qui se fondait, votre couple qui se construisait, votre enfant… , comme très peu pouvaient le concevoir, même avec pareilles circonstances. Je viens de quelque part et toute mon erreur était de les écouter, de laisser. Je me cherche encore, intérieurement et avec ou par tous mes sens. Ils disaient pour finir que l’enfant aurait pu être mon fils ! Je vous dédies un haïku
la femme qui reste
la lune m’éloigne de son chemin
là haut chante

Pour me faire écrire et dire, ou pour rien de plus, tout un village depuis ma sombre tête, instaure une ambiance… , – Est-ce une fin ? Je joue et ne peux les satisfaire d’ennui. On entre chez toi comme dans un moulin : Je te promets que personne n’entre chez toi ! Je regarde YouTube avec la publicité sur mon téléphone, une pub me tétanise avec une sur la vidéo surveillance. Je n’ose même plus mettre de musique le soir, avant de m’endormir. Le son est brouillé, des bruits parasites et des messages subliminaux, même en mode veille ou mode avion, cela reste pareil ! Comment savoir que c’est la voix de votre père ou celle d’une IA ? Est-ce que c’est de la poésie ? J’en doute fort. Une fois j’ai trouvé des cheveux de femmes, alors qu’il n’y a d’autre que moi qui évolue dans l’appartement. J’ai même trouvé une fois un pain au chocolat dans le balcon ! Le moindre geste est instantané chez eux, n’importe où et que sais-je ? Je suis tombé dans un merdier, que personne n’ose m’approcher ! Il y a même un Poète qui me refuse son amitié en chanson. Et puisque j’y patauge, encore, tourne en rond, je passe des commandes : Plombier – Livreur – Coursier – Livraison – Sous traitants… , et ce qui me parvient arrive à des heures pas possibles. J’extrapole qu’à moitié. Je sais que 4 appartements m’entourent, un palier, une résidence, deux : On a dit tout un village ! Il est trop jeune pour dormir debout. Il dit que Le Président a dit qu’il est trop jeune pour dormir debout. Moi qui dis, je crois qu’il est trop jeune pour sortir sur son balcon

De la joie d’aller, du bonheur à partager, émanaient de moi, comme une huile vive, contagieuse, leurs feux étaient souterrains. J’essayais de rendre les miens et mes proches heureux, les voir vivre et évoluer me suffisait. Les tristesses plus au moins dissimulées trouvaient écho en mon intériorité, et qu’à un moment, j’en étais plus capable ! Pour diverses raisons et accablé, j’avais honte de vivre, de continuer raisonnablement… , juste mal de respirer ! Je mesurais la mort en tout, son attirance me plongeait dans le néant, voilée mes yeux. Je cherchais au-delà de mes capacités. Je n’étais plus capable de rien, même de rire et j’aime vivre ! Je mourrais peut-être, un jour ou l’autre et certainement par ma main, ainsi je scelle ma destinée aux cieux. Seul, j’éprouvais un lot de calamités, c’était sans issue. Je laisserais des feuilles quelque part et posé des ombrages, ni plus ni moins. Je n’éprouve nullement le besoin d’expliquer ici par un discourt cet emboitement. L’aujourd’hui est triste et noir, s’il y a un temps de dernières volontés, l’une d’entre elles est celle-ci, de me dépêtre de ce qui me reste à accomplir, pour les instants qui me sont imparti, loin des tumultes. Et dans l’idée d’arrêter d’écrire, je m’en irai en paix

à Youcef.
Je ne sais jamais comment répondre à mes questionnements, ni par feinte, encore moins par décoloration, aussi, est-ce les bonnes questions, celle-ci est en filigrane sur toutes. Pour moi, c’est la fin d’une époque. c’est bien la fin, encore des ruines, comme le début d’une chanson. Sans parler de mon âge, où j’y entre comme tant d’autres, avec les bêtises de croire encore qu’en finir est une solution. Je passe par des périodes de trouble, de blues grave et le blues est interminable, – Est-il vrai que Jésus n’est pas mort, qu’il vit toujours dans le cœur de cette voisine ? Moi, j’ai vécu, vaincu les capacités extraordinaires de l’amour. Il n’y a rien à remédier, j’en ai marre ! Ce qui constitue notre individuation sont les autres, mais l’autre, n’est qu’une donne ! Il m’arrive de croire que je l’ai deviné, et qu’à présent ça coïncide. Mon souhait le plus cher est de rêver par dessus tout, de tirer ma révérence comme les littérateurs et clore un chapitre de ma vie, pour de nouvelles déceptions, ailleurs dans la vie. De cette expérience, de cette année, sincèrement, il en sort. Et du reste, sous le soleil, tout est nettement plus extrême

je crois que je ne sais pas écrire, comme d’autres pensent ne pas lire ! par exemple, j’écris – riniceroce -, – mentre -, mes mots, ces fautes d’orthographes sont féminins. Les autres sont de l’orde de l’ambivalence et de l’adversité, insurmontables. Je préfère dire mauvais. Je me sens proche devant un mot mal orthographié par mes soins ? J’ai toujours cette impression que mon cul retrouve les bancs de l’école pour chaque mot. Je trébuche alors et me sens idiot, voilà tout. La rue de mon quartier et mon école, quelle aubaine ! Amnésique à presque tout. Je me souviens de la souris de Paul V. fredonnée, piétinée sans succès sur l’estrade de mon professeur. Je me souviens de mon camarade qui roule les rrr ! Bref, la souris, je l’ai nourrit, elle m’a fait un ventre énorme comme une pastèque. Cette souris qui me ronge, sans pouvoir vivre, le jour d’hier est comme un gros tourbillon noir qui fait honte, drôle qu’est pour moi l’aujourd’hui à présent

Je crois que les écrivains algériens cherchent à donner un récit à la nation, le fonder, certainement du côté de l’histoire, sans compter que sur le plan littéraire se poursuit la catastrophe. Je peux concevoir que sous-prétexte d’une victoire sur le colonialisme, ils se sentent capables de l’écrire, alors que les enjeux d’aujourd’hui sont une histoire globale. Je tiens en horreur les chansons politiques, identitaires, contestataires, pédagogiques, commémoratives, etc. Quasiment l’ensemble du patrimoine culturel de la chanson algérienne contemporaine. Les algériens n’aiment pas la poésie qui dit son désespoir, qui hurle à la mort, mais plus avenants lorsqu’il s’agit de la fantaisie, curiosité, niaiserie, etc. L’autre minorité reconnait qu’elle n’y entend rien. et ceux qui arrivent ? Les maisons d’édition ne se bousculent pas chez les poètes, pour peu qu’il ou elle soit amateur et écervelé, aucune ne misera dessus. Les libraires ne publient presque pas et ne prennent même plus de la poésie. Demandez à un poète de se vendre, de se promouvoir, d’être market… , etc. Il se grattera la tête et vous proposera une clope. N’est il pas le maillon d’une chaine industrielle ? Par exemple, je serre qui lorsque je m’exprime là ou ailleurs, personne d’autre que le distributeur, directement ou pas. Ils disent initiateur de projet, alors passe en second plan, autant dire des termes et des foutaises pour combler son ego. Les algériens savent lire mais ne lisent rien, très rares ! Ils ne savent pas écrire et débitent des inepties à longueur de temps
Je peux avancer qu’un homme écrivant est perçu comme une trahison dans l’ordre social et Divin, mais sur quelle mensonge s’est fondé le genre humain : Une faramineuse !

Je crois que j’ai assimilé certaines choses, rien qu’aujourd’hui : Les sociétés sont inhumaines, ses sujets vivent avec la honte et la culpabilité. La honte de vivre après la mort d’un proche, de vivre après la pandémie, la maladie, de vivre après vingt sept ans ! Inhumaines puisque nous en sommes là, persuader de notre insignifiance qui ne dit rien. Nous dérivons, voilà tout. Je ne vois pour ma part à l’instant que le droit de partir ou en finir, une tentative désespérée qui découle. J’avale chaque soir des pilules, comme les gens qui s’en foutent un peu. J’envisage de faire une sculpture avec les emballages, si cela n’est pas de la résilience, que suis-je, etc. Et pire que de ne pas désigner, ne pas tenter simplement d’écrire, de dire. Ces séquences relatées ne sont pas plus importante qu’une autre histoire, mais ce qu’on en fait… mieux vaut que personne ne sache ! Je tiens aussi, fraternellement, de loin peut-être de l’histoire des juifs, de la marque au poignard sur le nez

ton corps bouge des portes délabrées
ton cœur bat sur la brise qui frémit
tu respires
nervures
qu’importe
tu mufles
te voilà sauvé
s’il ne reste qu’une phrase
un mot
comme un passage ailé
ça serait biffure
comme les enfants avec des brindilles qui croient un petit peu
des bouloches glissent dans l’allée centrale du tram
tu freines devant les courants qui soulèvent
puisque les braises te suivent
et sur la tonalité du matin
reviens !
même un jour de pluie
et du hasard
et si quelqu’un t’approche, – Qu’est-ce qui s’écrit
dès lors que tu marches ?

à Sarlat.









à des compagnons de voyage
sous la Petite Ourse… ,
heureux séjours comme se prendre
la main l’un à côté de l’autre sur
un lit demain nous aurons le jour
et nous serons… , avec nos lèvres
scellées nous nous embrasserons
encore nos lèvres qui recèlent
le secret des mots donnés
la nuit : Rien d’autre que de la nuit !
je poserai mes mains sur tes seins
nus aux parfums de mangues comme
deux mangues ! sans nous dire jamais
adieu chaque matin que Dieu fait je te
promets de ne pas sortir sans mon
téléphone et ni oublier ton journal et
tes tampons qui te font tenir comme un
cerceau fluorescent et si cela te repose
je te laisserai raser ma barbe en m’abandonnant
à toi entière

Chaque matin je me demande qu’elle journée se présente
Et là je viens d’entendre le fortement du velours
Mes pensées vagues tête au dedans du brouillard
Hier au soir je me dis qu’il faudrait que je sorte des pointillées bleues
Je m’enthousiasme trop vite d’eau des départs et des entrées
Trop tôt en mon cœur encore pour faire jour
c’est moi qui omets ou quelqu’un d’autre m’a soufflé cette idée
de prendre un lit en photographie
je me demande qu’elle est le nom de la bombe qu’a lancé les américains en Indochine
ou les japonais sur Portalbor
dans certains états, le port d’armes est légal, – Pas au goût de tous une séance de tirs ! Peace
je pense à La fumée qui sort des bouches d’égouts, en été, dans Taxi Driver, quelle belle métaphore ! Du génie
cette heure est à la Palestine, – Qu’est-ce que je quémande ?
que je connais quelques noms d’armes à feux, il faut dire dont je suis assez ignorant
je les ai retenu des films de mon enfance : Qu’un peu de vaillance je m’entends
à Abdelmalik.
comme une image
encore une autre qui surgit
jette celle-ci par la fenêtre
fouet
bruits d’un bois de la musique
l’envie d’écrire
les bruits de moteurs qui vrombissent
le besoin de pété
les bruits de motocycles et un bip
un accord pour un encombrant
c’est son prix d’acquisition dit la comédienne pincée
étonné
c’est bien tu te désencombres et achètes aux privées
bip bip : Ce n’est nullement un dessein animé !
les cris étranges d’un chat
: Tu finiras barjot !
les possibilités qui se présentent à toi
la-case-départ-la-psychiatrie-un-logement-la-rue-la-prison !
au travers d’un semblant de gueria
que j’ombre… ,
pour dissoudre et conclure cette ordonnance
le poing serré sous les dents

à Ghiles.
nous ressassons et le temps file nos pensées
il noue nos histoires à venir et celles qui sont passées
et nous sublimons au-delà de nos forces
l’univers de quelques objets faits de souvenirs
elle et ma médiocrité, nous vivions heureux !
je crois revivre notre histoire comme un mythe fragmenté
avant que tout ne retombe dans l’oubli, l’enfouissement
je prenais quelques pacotilles dans ma besace trempée
en allant cacher mon lourd chagrin où qu’importe
et une couette dans une valise par peur de prendre froid
nous avons eu nos adieux de myrte
c’était dû à l’harmonie des après-midis d’été
que nous avons jamais mené jusqu’au bout
je pleurais en déversant du vomis aux pieds des portes
de rage et je riais… ,
je ne demandais rien et je changeais tout
les chemins de foire dans ma mémoire, à devant une glace, à une armoire !
je voyais l’inutile vieillard que je serai, le visage convulsé, bleu !
j’accepte à présent un peu de lumière et s’il faut durer
surtout que je lui dois pour beaucoup

Je me rends à la pharmacie habituelle, j’y retourne pour échanger des médicaments d’un autre laboratoire. Les boites ne sont pas ouvertes et ils ont la gentillesse et une certaine malice à me revoir, en retard. Comme j’ai pris un rendez-vous pour vendredi passé. En me les procurant la semaine d’avant, j’entends le pharmacien dire en tournant la tête que je ne vérifie même pas le sac. Et c’est vrai, je vérifie habituellement. Je remets mes lunettes de vue. Ainsi, en amour safir ! Je me souviens à présent qu’au sortir de la pharmacie, je me suis dis que je prends un fruit. L’épicerie n’ouvrait qu’à 16h. Tant pis ! Je retrouve l’homme sur une tendeuse, dans une propriété, où becquettent parfois des poules à l’air libre, un coq. Il parle comme à lui même, marmonne de sa solitude, conclu en me lançant la balle et des brins d’herbe, déchets ou tapis de verdure, l’odeur m’a brulée les narines. Quelques pas en avant et il y a aussi des travaux, entre des poteaux d’interdiction de stationnement et la route. Deux hommes en casques sur fond de graffitis orange, très beau tague que j’aurai pris en photographie, sans y connaitre grand chose. Je n’ai pas compris ce qu’ils font, aussi. L’asphalte me donne l’air d’un mille feuilles. Tout semble naturel, sinon secret, neuf. Un décore de théâtre. Je me demande à quoi tout ça concourt. Désorienté, je prends la première ruelle qui se présente. Je me ressaisi et ne veux l’emprunté. Elle serpente et au bout le drapeau tricolore, au-dessus d’un mât, auquel je fais révérence et dont une honte indicible me submerge. Je cherche un banc ou m’assoir. Je m’arrête pour m’hydrater au tournant à droite, comme une bête dans un enclos, je jette un oeil entre les cloisons en bois d’une maison, évidemment, que c’est propre. Pour quelle raison sinon de voir de quoi vivent les riverains, me créer un imaginaire. Et en contemplant ce qui ce trouve autours, des maisons plus vieille que d’autres, une maison en chantier, intuitivement l’idée de tartines me vient à l’esprit, des arbres et des poteaux électriques, beaucoup de plaques de signalisations. Une voiture me fait face, je la colle à l’un des panneaux où elle stationne. Je continue et entre en saluant dans un magasin market, il fait frais. La femme derrière la caisse prend des selfies. Mon souhait est de me retrouver dans une bibliothèque. J’ai entendu qu’en cas de fortes chaleurs, les endroits qu’il faut privilégiés sont les cours d’eau. Et j’omets
* inspiré
Une apparition, la lumière prend d’autres teintes. J’entends d’abords le bruit de ses bottes, je ne sais encore rien d’elle, à part les cheveux colorées bleues et blancs, ses yeux qu’elle cache bien, fixées droits devant. Je traverse sur le trottoir d’en face, j’essaie de respirer, en balayant avec mes yeux de gauche à droite. Un groupe de copains jouent à la pétanque. Je ne les connais pas, ils m’ont de suite repérés et insultants. J’ai baissé mon regard, non pas moins par fierté. Pendant un instant, j’ai oublié cette allure coupe gorge, aux sac à dos trois fois plus grand que le mien et dont je me plains. Sa peau blanche comme une oie, osseuse comme une mente religieuse, avec une aura forte. Je vois sa silhouette amincie s’éloignée. J’entends un crachat et des injures à peine audibles. Je m’éloigne aussi. Quelque pas plus loin, je souris. A vrai dire je ne sais pour qu’elle raison. Je n’arrête pas de sourire, elle est stupéfiante. En retournant vers ce qui reste d’un chez soi, il pleut. Puisque tout dérive, l’impression que j’ai perdu la notion des saisons. Le soleil entre les nuages intervalle. Il neige aussi, sinon que cette fois ce n’est que sur moi, quoi faire sinon vivre l’instant. Il y a des travaux sur mon chemin et de la poussière s’élève, el robar, blanche, comme celle qu’à fouler mes pieds nus étant enfant. Je décide encore une fois de changer mon chemin
* inspiré
Désolé, à l’instant, je vais bouillir de l’eau, il est 07H02. Le 2 est le chiffre idéal dont j’ai honte d’avouer m’en penchant. L’étrangeté, l’inconscience, peut-être la naïveté d’y croire encore. Et Je passe sur les schémas qu’un divorcé et part la suite un célibataire peut en magasiner. Je traverse les ruelles sous le soleil en me demandant où se trouve la douleur, celle qui tord et broie le ventre sans rien relâcher, peut-être ! Je croise un riverain qui promène son chien. On échange des salutations et puis je lui dit qu’il est très beau en regardant vers la direction de son animal de compagnie, un croisé. J’ai l’impression de l’avoir déjà rencontré. Je réitère, j’ai du mal à comprendre. Je ne retiens que la sonorité des mots et me dit que je ferrai des recherches sur internet. L’homme est mystérieux, plus de la soixantaine, une casquette sur la tête. Laisse là cuire, l’oeuf, bedha en arabe algérien, au féminin. Puis refroidir ! J’ajoute du sel et de la mayonnaise. Le jaune me fait l’impression d’un velouté de légumes sur mes dents
* inspiré
Le navire sombre je ne sais où, en ébullition ! Je décide de prendre le bus, j’ai un pass. Il tarde, j’attends un peu et j’entame une approche avec une femme, un bandeau à la cheville, debout, des écouteurs sur les oreilles. Je lui demande seulement l’heure de l’arrivée du prochain. Le premier mot qu’elle prononce est pardon. J’ai dû la connaitre dans une autre vie, une connexion s’est établie. Elle est peut-être en communication. Je l’entends dire, envoie-le chier ! Je ressors mon téléphone, m’assoie sur un banc, – Pourquoi j’ai parlé à cette femme ? Un ami m’a écrit du pays. Il me dit souvent qu’il course, travaille, me parle du climat chaud. Je lui réponds en le saluant et j’espère échangé et parler avec lui ce soir. Je suppose que lui aussi n’accrochera pas. La femme me dit que le bus est arrivée. Je la remercie en souriant, malgré ma myopie, j’ai vu le geste de sa main. Le geste d’une femme qui fouette au sortir du lit, à qui j’ai ouvert la porte un matin. Et j’omets. Je décide de changer de direction. Après coup, je réalise la manoeuvre subtile d’un homme dans sa voiture de collection, il me semble que c’est un écrivain. Un sourire, un hochement de tête de sa part. La messe est dite ! Je me retourne les bras croisés. Je me dis tant de gens attendent de lui, rien de moi. Et une confirmation que le moyen de s’en sortir de ce labyrinthe est de chiasser
* inspiré
Au matin, j’ai faim, surtout. Je temporise. Puis je vais à la boulangerie, espérant qu’elle est ouverte et qu’il y aura un sandwich. Sur l’allée de la résidence vers celle-ci, j’essaie de voir les dégâts, s’ils sont visibles. Étrange, le plat, l’air est pale. Tout me semble à l’ordinaire ! J’ai un oeil tellement différent en d’autres circonstances. J’arrive devant la boulangerie, une ouverture exceptionnelle selon des raisons que je suppose de plannings. Elle me propose un truc aux saumons. Et comme je vois une poche en forme de baguette. Elle me propose daredare de m’en faire un au thon, avec de la tomate, de la salade et de la mayonnaise. Je ne cherche plus ! Elle insiste sur la mayonnaise. Elle m’a parlée de Daniel, qui sera en service le lendemain. Il parle portugais, bel homme, réservé. Je règles en la remerciant. Je sors. Entre les mains un sandwich qui m’a retournée le ventre. Je me dis qu’elle a été chiche sur le thon, une fois le gueleqton englouti. J’entends le téléphone qui sonne alors que je me prépare à ressortir. Une fois arrivé sur l’ Avenue Mirieu De Labarre j’appelle. J’ai dû mentir à mon père en une minute de conversation. Je suis en sueur à la recherche d’une aide pour le ménage, ce qui me paraît impossible à effectuer, depuis plusieurs jours. O ciel quelle est belle la femme à l’accueil, très surprise, par ailleurs et dans la retenue, aux yeux bleus. J’en ressors avec un prospectus et un rendez-vous pour un devis. Lointaine est pour moi l’atmosphère du milieu professionnelle, des bureaux et d’autres petits services rendus, du travail. J’illusionne presque de cette tentative. En passant au pied des immeubles, des giclés d’eau me tombent dessus, quelqu’un arrose des plantes, peut-être un écoulement automatique
* inspiré
De la journée à la nuit, du 29 au 30 juillet, il y a eu des bruits de voisinages. Des nuisances sonores, rien de particulier ou qui ne sort de l’ordinaire. Je ne sais d’où elles proviennent et je ne sais la nature de ces bruits. Les stores sont fermés, pour cause de chaleur. Au courant de la nuit, j’ai ouvert la fenêtre de ma chambre pour prendre un peu l’air, les stores encore fermés, cela peut paraître bizarre, mais c’est déjà mieux, rafraîchissant. Aux alentours de 2 heures du matin, je crois que l’on m’insulte de l’appartement attenant, j’ai ouvert les stores et je suis sortie au balcon, pour demander de cesser. Il y a effectivement un homme assis, de type noir, au balcon. Je suppose que c’est un locataire. Et la voix d’une femme que j’entends depuis l’intérieur : Gardes le silence, ou quelque chose du même genre. Je l’interpelle verbalement. Il y a eu des insultes de part et d’autres. L’homme en question m’a insulté et est entré, d’une petite voix mesquinement juste de quoi l’entendre, sans pour autant arrêter. La journée suivante est des plus étrange, oblique, baveuse, mirifique. Je ne sais où je vis, la résidence qui m’abrite me semble en feu. Et elle l’est, depuis le sous-sol. Une Femme vulnérable par amour a mis sa vie et celle de ses voisins en danger. Et j’omets… , je ne l’apprends qu’une quinzaine de jours plus tard. Étrange, aussi, lors de mes sorties je croise de nouvelles personnes, adultes, enfants à la mine grise, au hall d’entrée, les escaliers que j’empreinte régulièrement. J’arrive à peine au cours d’histoires d’individus qui m’ont précédées, entremêlées. Il ne se trouve personne pour m’y convier
* inspiré
à Mouh Saîd.
pourquoi vais je ainsi d’un pas pressé, un sac derrière le dos je trotte et marche, là où il faudrait que je fredonne. Un air pour de l’air au passage de minimes grivoiseries. Je crois que j’ai envie d’être extirper, non par la réussite. Aussi, pour qui ? Pourquoi ? Si dérisoires me paraissent ces raisonnements. Je poursuis et celui à qui je souhaite le pire cale dans son suv, et me crois lui apporter une assistance, – Est-ce bien lui, hermétique sous clim ? Est-elle restée toujours la même ? Après toutes ces années, je la sens comme une seconde peau : Miss Mojo Risin ! Alerte, je guette, une patrouille de police passe. J’attends le prochain bus qui s’est avéré tourner en rond, qu’il promene. Je saute et trace suivant un geste d’après une médiathèque, perdu sans l’intuition requise ou le contrôle pour utiliser le téléphone. Sur la carte d’un arrêt, j’ai vu que l’eau Le Peugue est proche. Je me dirige vers elle, des escaliers au-dessus d’une piste étroite. Je remets ça à plus tard, accompagné ou jamais. Je ne sais ce que j’ai avec ces objets. Du pays mon coeur youhache* les larmes aux yeux. Le thorax comme un oud vibre un mouvement, une mélancolie parmi les canards qui remuent et je refuse de les voir. Et faut il ne jamais demander de l’eau à un cycliste ? Je me dis ashflys*, et qu’il s’est passé tant de choses en 20 heures ! Il me faut remonter ! Ça ne pardonne pas, un homme qui marche ne compte pas ses pas, surtout un urbain. Des enfants qui échangent sur d’autres enfants… , tu vois qu’il a un désir d’enfant. Je vois des marcheurs un peu plus apaisés, aussi beaucoup d’hommes torses nus. Pour ma part, je reconnais les poètes à trois inclinaison de la tête, dans les rues. Un viticulteur pleure à contre jour pour ne pas avoir l’air qu’il pleure, mais de quoi ? Un tram passe, je me retourne. Pourquoi depuis des années j’erre dans un pays étranger et l’esprit abusé, aussitôt que je chante l’un des conducteurs relève la tête. L’autre celle avec une serviette s’essuie le visage, la mienne, la sienne. Très maghrébin que je suis, méditerranéen, exultant. Je franchis des ponts, un pigeon bigarrée crème et ocre se pose sur une branche. Je me demande si c’est un mâle ou une femelle, – Est-ce aussi à cause des innocents ? Je regarde le ciel, très nuageux, la lumière, le don et qui me renvoient à ma finitude, un au-delà, incertain, hypothétique sans préférence aucune pour un pari. L’horizon. En rebroussant le chemin, avec ma casquette, le survêtement, le sparadrap sur les orteils, des converses après un passage à la machine. le t-shirt en sueur, qui apparemment fait pincé les lèvres. Je comprendrais peut-être l’attitude des itebelen*, à un carrefour, une affiche pour du béton, sur l’autre trottoir, en parallèle, non à l’igv, un lien directe se fait comme telle, et le soir venu il pleut il pleut
* Un manque exacerbé.
* Néologisme.
* Une troupe de musique traditionnelle Kabyle.
** inspiré
Je crois que mes écrits sont jusqu’à ce jour de jeunesse, malgré un vif regret ne valent presque rien, sinon qu’elles sont bientôt aboutis. Le temps est venu pour moi de n’espérer qu’une cellule … , la sédation et la musique ! Vous y voyez peut-être du François René C. Le Marquis ? Mais je me suis retrouvé peut-être dans un maquis, qui sait ! Non, c’est vrai, en général, on s’occupe de moi, pour ce qui est de quoi faire, manger et l’heure qui convient, où et quand chier. Ils prennent même soin que je m’automédique, mes traitements, si je fume peu ou assez, combien de cuillère à café. Pour ce qui est de l’ordre l’égal ou pas, les démarches, mes droits et mes devoirs… , je me souviens lors de mon obtention d’un titre de séjour, y a eu une journée obligatoire de citoyenneté, qui n’a servi je crois à rien, parce que trop tôt, abasourdi. Bien sûr, j’ai vue parfois des codes civils, de droit dans les boites à livres, mais je ne lis pas pour m’en sortir. Les dossiers, je crois savoir m’y prendre, parfois les fournir. J’aime ça ! Les timbres, pareil, papier ou numérique. Liquéfiants. Je crois qu’un homme, sincèrement, ne devrait jamais rien signer de sa vie, ne doit patienter et attendre que le petit bonhomme vert, ou sinon trancher en plein milieu : L’interdit ! Même si chacun fait parti intégrante des The Beatles. Allongé durant, leur Song se diffuse, je tends la main, raidie, cela ne m’est pas arrivé depuis longtemps. Je regarde les étoiles scotchées au plafond de la mansarde. Je crois que j’ai saisi, fou ou tocard
*
Je revenais à la maison avec deux soleils, l’un dans mon cartable qui me perce de ses dards, l’un dans mon cœur en laine et les cheveux en houle dans le vent. on m’attribue un surnom, le lionceau

La photo au-dessus a été prise au moment où avec des documents contre sa poitrine, un homme en conversation et qui me filme avec son téléphone, appuie sur ma gestuelle, à cause ou après un rot… ,
* inspiré
Je me lève d’un lourd sommeil, il est envieront 21h. Je déverrouille le tel, à 12 caractères. Pas de mail ou autres ! J’ai oublié si j’ai déjeuner ou pris un café ! Il dit, attention, tu as pris ton café. L’un d’entre eux dit qu’il y a un huissier. Le greffier, c’est moi ! Je pisse, suivi d’un verre d’eau. Je ne sais quoi entamer, il va faire bientôt nuit. Je chante, fredonne. J’ai oublié aussi si j’injure ou si je blasphème. J’ai un carton au plein milieu du séjour qui contient une valises xxl. On ne perverti pas, ceci est pour la génération des années 2000 ! Cette valise, commandée avec le service essayer d’abord, payer après, sur un site Allemand Z. Pour laquelle j’ai reçu 2 avis de passage. J’ai dû me rendre pour la récupérer à La poste en bus, ce qui m’a pris 40 minutes. Au retour, j’halète celle-ci sur mon épaule. Bref, je déballe, c’est ma deuxième, n’importe comment, le carton y a que ça ! L’un d’entre eux dit jette ce carton. Je fais ma valise, avec des allers retours, du plus récent à ceux qui ont une valeur sentimentale. Demain, je démonte le meuble. Je range les cintres dans une boite. Et pour finir, ma boite à souvenir, comme chacun je crois devrait en avoir une. La même précédente voix familière dit : Trig sed li tedi ma trad ! Aussi, tu dormiras sur le sol. Je répète cette malédiction, parce que je l’aime bien, devant le levier encore un verre d’eau dans la main. Je vais sur l’atelier, vois les notifications, relis le dernier texte, que je glus. L’une d’entre les voix dit que je fais mes heures, les compte, et ne suis pas un vrai poète. Le tout sous un fond de musique chaâbi : Sont venues mes rivières ! Je l’écoute sans comprendre. l’une des voix dit à l’instant sans comprendre rien ! Je ne sais appréhender l’extérieur, j’y viendrai un jour, ou pas d’ailleurs. L’une d’entre les voix, que je ne reconnais, dit que nous avons assez d’éléments pour le faire interné à vie. Ruse ou foutaise, rien à battre ! Fais en une forge. Est-ce qu’il me faut cette stimulation, émulation ? Je ne veux entendre, ou que je n’ai rien d’autre à dire, qu’importe je pars. Il est 23h10, je consulte le solde de mon compte. J’envisage de préparer le repas de ce soir

* inspiré
Cet aprèm, le médecin dit que je t’encule. Toujours en cet après-midi, le voisin dit tu vois que l’on t’encule bien. Il dit que je suis ton père. Il dit que je suis engagé par ton père. Il dit que tu as perdu ta vie, que tu es foutu. Je me dis que j’ai froid. Je vais mettre une veste. Il dit met ta veste Sergio T. Je me dis que je ne l’enfilerai pas, peut-être plus tard ! Il dit ne la met pas, le froid, c’est bien. Je m’affaire et décide de la mettre. Il dit tu vois bien que tu as fini par la mettre, puisque tu manges à tous les râteliers, que tu vas la déguster jusqu’à plus faim. Tu vois que tu te fais avoir encore une fois. Je vais pour pisser, j’y suis et espère mourir. L’un d’entre eux dit par dieu, tu meurs. Je lui réponds que j’assisterai à tes funérailles, debout au-dessus de ta tombe. Il dit c’est toi qui me tue. Je ne suis qu’un bahloul, j’espère finir comme un âne ! L’une d’entre les voix, toujours aux mêmes heures, selon l’heure de mes repas, deux fois d’affiler au moins, dit que j’aurai tout le temps de corriger en prison. Et j’entends aussi des prières maléfiques. Ils disent hallucine bien. Je me dis que j’ai bien manger au resto Tassili. L’un d’entre eux dit qu’il t’ont ensorceler. Je me dis que je vais prendre mes cachets et un beignet. Ils disent que je mange comme un goinfre. L’un d’entre eux dit que tu vas mourir de faim. En tout cas, tu finiras par tuer pour manger. Je me dis qu’est-ce que tu dis ? L’un d’entre eux dit dis- moi toi ce que tu dis ? Je réponds que je bois de l’eau et essuie mes mains. Ils disent péte un coup. Je pète. L’une d’entre eux dit mets le sur Fourre-tout. J’exécute en espérant slam. Puis pour faire chier je l’inclus dans Glu, bien sûr sans rien faire. L’une d’entre eux, depuis l’extérieur dit que si tu sais ce que tu as signé. Je me dis que je vais voir le prix d’un article après son achat de celui-ci, peut-être je ne sais quoi ? Il dit va voir. Le prix n’a pas changé, celle de ma vie qui est toujours en jeu. Il dit que tu es fou, que tu es fou ! L’une d’entre eux, au-dessus, ricane sardoniquement. L’une d’entre eux dit que c’est de cette façon que la folie commence. Je me dis un pas
* inspiré
j’ai fait de ce petit recueil une chimère qui me dépasse
et qui est nourrit de fictions
je reviens vers toi, Prophète de l’Eternel
que je ne peux échapper à mon destin qu’un certain temps
et l’issue ne sera que plus fatale
ce recueil, comportera quelques poèmes
il commencera avec cette épigraphe
: Quand vous apparaîtra clairement de quel côté ceci à commencer.
Shakespeare W.
son premier insigne est Vers la vie
le second est Sous la lune
( le vote est ouvert à tous ! ).
votez 1 pour Vers la vie
votez 2 pour Sous la lune
Quoi de beau Arman ? Et bin, en 2021, je payais 70 % du prix d’un titre de transport. Je trouvais que c’est abusé. Ils m’ont attribué un pass gratuit Tbm, grâce à une tarification solidaire, en 2022, ce changement m’a surpris. Ils m’ont expliquer que c’est dû aux nouveaux barèmes. Toujours poli je dis bonjour, je valide, aussi à chaque correspondance, surtout. Les conducteurs ont parfois un grand sourire. Sinon qu’une fois j’ai entendu l’un d’entre eux dire que je rentrais dans la Mecque, comme j’anticipe le pas droit ! Je commence à douter. Et puis les choses ont empiré et sont devenues récurrentes : Faites attentions on film un barjot ! Qu’ils adressent à chaque usager qui empreinte les portes d’entrées. Qui eux répondent Merci de nous prévenir ! Depuis hier, le 25 août, aux alentours de 13h02, à la station le Bocage, j’ai pris deux tickets avec deux trajets. Une décision que j’avais déjà en tête pour me déplacer soi en vélo ou feignant comme je suis de continuer. J’entends le conducteur dire : Il compte nous poursuivre. J’arrive à destination, après les annonces de presque toutes les langues, jusqu’à là tout va bien. Au retour, je valide. Le conducteur n’a même pas répondu à mes salutations, ni daigner me jeter un regard. La main du coeur levé, en redescendant, je me dis que ce n’est peut-être qu’un con parmi tant… , la vérité là dedans, pour l’instant y’en a aucune ! Pour ce qui est de la justice j’y crois… ,
à tous ceux auxquels je n’ai pas accès.
Ecoutez, écoutez… ,
Si je crois dormir lorsque je me réveille
Le plus clair de mon temps au bord du lit
Qu’un clin d’oeil me rassure
Que trois points tournent ronds
Lorsque je m’adresse poliment à une ia
Et qu’il est cinq heures moins une
Peut-être l’heure d’une prière
Ce n’est que moi al médeh
Si je crois que rien n’a changé depuis ces quinze dernière années, fou que je suis, majnûn et n’arrive plus à lire les signes et à ne pas savoir écrire, à manger sur la table de chevet l’esprit reposé pour me revigorer, à dormir sur mes os, que j’oscille même en marchant, dans les quarante huit métre carré, où sous chacun de mes gestes un gouffre s’ouvre, sujet à des forces inconnues, aux troubles et trous de mémoire, le vide hanté de ma raison, … sans trembler, sans trembler quoique je dise la vérité ou que je mente ! Je m’éclaire d’une pile
Une lampe qui éclaire dans le noir permet de voir à une certaine distance et de considérer les ténèbres autour !
Source inconnue.
avez-vous déjà entendu quelqu’un dire
qu’il mange de la raclette à son travail les rites et
les pratiques barbares sont mon quotidien
supra-réaliste il me revient la poésie qui
demeure un mystère en dedans et en
dehors elle trône au-dessus de tous les concepts
elle est aussi partout une voie royale pour
qui sait s’y rendre de tous les chapeaux
elle porte le plus beau
on peut toujours rétorquer qu’il n’y a
que les poètes pour s’attacher
aux vieilles choses de ce monde ou
peut-être qu’elle est surannée lyrique et
encore antimoderne, etc.
cela est certainement vrai et je l’aime en moi
naïvement entièrement et surtout lorsqu’elle
suinte j’ai réveillé autrefois humblement
modestement en douceur des parcs entier où
des esprits noirs et sages gouvernaient que je vois
juste et m’en apercevoir comme une satisfaction
cela est horrible est tellement beau et clair
dans l’azur de mes pensées que je prends le loisir
de douter de l’exactitude de l’information
je me dis peut-être que j’ai tort qu’il y a des
zones d’ombre qui m’échappent les eaux troubles
de la perception sont des choses qu’il faut dire
arrivent couramment en vrai cela peut me réjouir
d’avantage je relève ceci

Tout acte est un acte de résistance… ,
Source inconnue.
les besoins élémentaires
de mon corps, mon esprit et mon âme
comme la faim et le froid, le sable et le sel, le souffle de la poèsie
j’ai aussi un cœur sans abri comme qui du manque est plein de tout !
le manque d’un logement aux dorés alimentaires ce qui est kif-kif de l’est à l’ouest !
sans abri qu’il délire d’amour comme un élixir qu’il faudrait boire
avant qu’il ne s’assèche
je clame
: Je ne traverse que par manque !
comme une fournaise pour tendre ma main
vers une aide improbable
la voie internationale par-ci, l’international par-là
ce qui devrait me faire taire ou ne plus craindre les mots
beaucoup d’entre nous sont morts pour ce qui n’a aucune valeur
d’où qu’il provient le devoir de mémoire
sinon al’ouach te hante !

il m’arrivait de ne pas reconnaitre un mort
je ne retenais les prénoms qu’après une fréquentation continue
je reçois à présent un coup à chaque terrible annonce sur les réseaux
et ma conscience s’alourdit de leur disparition
je ne m’approchais aux enterrements qu’à peine
pour entendre les prières et les habituelles incivilités
mais jamais la veille pour l’adieu d’un visage
j’allais pour ceux qui m’étaient encore étrangers
à fin de me recueillir et m’éloigner bien qu’un peu entaché
la mort dit toujours autre chose
… !
est-ce cela qui lient les hommes ?
j’accompagnais l’impatience des ombres
mon ciel s’assombrissait sous un irradiant soleil
les âmes d’une vibration montaient et rejoignaient leur céleste demeure
et puis le cimetière retrouvait ses endeuillés et visiteurs
tout cela semblait laiteux comme une crème

Nous avions un arbre, pourtant assimilable
Un sapin, très vieux
Presque sans âge, une tour de garde !
Le quartier depuis est devenu méconnaissable
Abattu
Quel acte tragique !
A la fin de ce qui en restait
J’entendais ses plaintes et ses écorchures
Nous disions qu’il était dangereux de jouer en dessous, qu’il risquait à tout moment de s’effondrer. Il était effectivement très haut et se balançait comme un enfant, instable. Comme nous tous, je voulais l’abattre et faire un grand feu, danser autour, sachant que je ne le ferais jamais ! J’accrochais dessus des guirlandes en papier en signe d’adieu
à celle qui saura m’aimer.
Aussitôt après que l’idée du déluge se fut rassise,
Un lièvre s’arrêta dans les sainfoins et les clochettes mou-
vantes et dit sa prière à l’arc-en-ciel à travers la toile de
l’araignée.
Après le déluge. Illuminations. Arthur Rimbaud
il me revient ton image radieuse que je touche, ses aspérités sont mon chemin, combien seul sur une terre étrangère et dans le noir de ce jardin, comme une perle qui coule
tu n’as jamais cesser à chaque grand virage de m’aimer, sur les tours de garde et devant les âges. notre relation aussi brève qu’elle fut été intense, rare et sublime
je peux sentir tes bras autour de mon cou, c’est de tes gestes, tes lèvres accueillantes… , – je te pleure, mon amour perdu ! je te promets de choir dans l’œil du silence
je lis à l’instant la nature de tes imitations, comme me persuader qu’on ne peut construire sur le long terme. tu es étonnamment une femme, dont j’admire tes astrales
te souviens-tu des arbres que l’on capturait, les grilles hérissées de pics et le parc ? j’y suis aussi fantasque qu’au cœur des nues, une source de calme et de régénération
à Zoubida.
il avait quelque chose de l’empêché et un sombre cœur, ses yeux inoubliables cherchaient le renouveau d’alger. il voyait la soif des routes et les vents sonores jointement
il rêvait d’une union de la parole, et ses factions ne se souciaient que des échelles à talonner. il se présentait comme tailleur de pierre, s’attelant au granite des consciences
il plaisait aux femmes selon les dires de ses proches qui en témoignent, surtout son petit côté voyou. il était coiffé d’une casquette bleue recouvrant ses cheveux noirs mêlés de gris
il aimait promener son regard sur les bateaux amarrés, entre les quais ou à la pérouse sous un ciel voilé. il remontait les lendemains en riant avec l’aube entre ses bras
la bouteille d’Ali La Pointe ne le noyait pas, porté comme un bouchon sur les peines des révolutions tronquées. paisible, il contemplait la baie avant l’orage comme un berger
l’atmosphère de moisie qui nous magnifiait, le bleu-noir du ciel, les étoiles, ta peau, je m’en souviens : comme de ta voiture rouge métallique, une ZX de 1991
tu te tenais juste à côté, tes habits baissés… , elles filaient en demi-teinte ces punaises, de vraies bêtes théâtrales. elles mouraient autant les grands soirs de fête, les nôtres
elles brillaient pour toi seule, cette nuit d’été de l’acte bréviaire, – dis, tu les reconnais ces soirs d’été, où chacun avait son dôme ? tu l’avais comprise cette substantifique moelle
nous rêvions à demi-mots nos nuits désordonnées, parmi les algues iodées et l’odeur de la berge, etc. tu filais entre mes mains vers les rives baltique, mais je t’attendais !
même si je sentais les prémisses d’une déchéance, trainant entre mes jambes et près de moi, ton esprit qui criait à la cavalcade. je me baladais avec ton visage, comme un délit
c’était juste des météorites
c’était juste une étoile filante
c’était l’histoire d’un poisson combattant
à Wassim.
ils se consument comme une chandelle, conscients qu’à moitié de ce qui crève les yeux, d’autres ne sont que les pantins de la folie, et tuent en de cruels hasards
il y a des jours sans pareil miroir, – dévorez-vous les uns les autres ! je suis innocent, mon cœur douloureusement en peine, de la si pauvre âme partie, seulette
il y a que la vie est un coup de couteau accepté résolument en pleine poitrine, s’éteint d’une aveugle mort, comme un vendeur à la sauvette effrayé par ses abords
il y a que la tristesse originelle de Kâbîl est sans limite, comment en finir de trop s’achever soi-même ? je n’ai plus de visage pour vous mes amis, tout est à la cendre étalée
il y a sous le bleu du ciel de tizi-ouzou, un air toujours bleu, où pullulent de vieilles outrances ! je souhaite seulement être là-bas, de l’autre côté de la réalité
je
veux
extraire
et rendre
des essences ou
me taire
comme ceci
béat comme une incantation qui exhorte l’univers d’un guéridon, – n’est-elle pas belle, un chaos ? elle présage les sèves autant qu’un fifre, s’enthousiasmant de la gaieté des trèfles
les atours envoûtants, bariolés, ne sont que les signes enjoliveurs, ceux des virevoltants. enracinés, ses ongles pénètrent ma chair, inondent mes balbutiements
je la soulève comme tambour, trempette et timbale ! une ordalie sans cadi, lorsque ce n’est que loi des balafrés. son versant : une lune qui de ses morsures m’aiguillent
je fugue parmi ses cavités, fébrile, mon arc est jalonné ! je tends vers son cou, embrasant, sa jugulaire bat fort. les liqueurs semblables aux pulpes emportent mon repos de sconse
je fixe ses amendes, assorties aux guirlandes de coton. les arabesques de nos caresses s’allongent : éclairs ! effrayé, l’ascension de ses désirs me semblent double et si incertains
à Sihem.
ils sautent l’entraînement terminé la tête la première sur une terre rouge, leurs peaux glissantes et les culs bombés. ils ne se parlent pas, – pourquoi alors marcher ?
vous vous figurez un train qui rentre en gars, non ? sauf qu’ici, le ciel mousseux leur tombe parfois sur la tête, comme la pluie ! le train s’arrête en noir et blanc
ils ne cherchent rien de particulier à se surpasser, à briser leurs cœurs. ils traversent des kilomètres à la nage et en eux-mêmes, voilà tout ! ils ne savent plus lire en riant
ils savent par contre glisser lentement jusqu’à leurs lits, l’exploit ne demande pas autant à des adolescents ! la lie de leurs rêves est l’ergonomie simple, sans causes
ils ont quand même soif et une faim qui creuse, comme des cyclopes sans les vivres ! même si plus personne ne croit à ces créatures, encore moins ceux qui les font
trop tard et dans les saisons coulait un nectar, la vie belle… , – enfin, Tizi-ouza ! l’attenante comme un vent de printemps parfumé de saligauds et de machines à l’huile
où allaient les hirondelles fidèles à nos rues, des gorges blanches qui virevoltaient au ras du sol ? c’étaient nos matins de caramel, mes voisins respiraient sous les velours troués
te souviens-tu, non seulement des nuances, comme les roses de l’émeute, mais aussi la rose rébellion, celle qui fessait de la ville un guêpier, une savonneuse brume à pétrole
je frictionnais avec l’hymne d’un seul chantre, de sa gaillarde voix qui effilait la lignée des exilés. il me semblait que tout était instable et confus, un grabuge derrière nos échos
il faisait doux dans mon cœur, les raisons d’y croire encore étaient absentes. il faisait bon de vivre parfois dans mon quartier, une fraicheur à l’aube retombait, luisante
à Ramzi.
il marchait en plein milieu de la rue en tenant une petite baguette en bois dans sa main gauche, il était enveloppé d’un drap, de braises et d’un front où perlait la sueur
il avait des yeux blancs semblables à ceux de Jacob Le Pacifique, et un ciel au-dessus qui l’ornait de son fluide mystérieux. le sol d’asphalte n’opprimait pas son ombre
les plus anonymes étaient autour d’une statue noyée dans un bocal d’algues, l’écoutaient prophétiser une énième fin du monde. un Rai circulait dans les habitacles
lui comme moi, comme quelqu’un d’ailleurs, comme toi, on rêvait de croiser une sœur, une graine pleine d’une vilaine histoire à nous raconter et vibrante d’amers soleils
je devinais à son aura de feu et de glace qu’il éprouvait une perte, alors que la capitale de la frénésie est ainsi devenue, un spectacle pour le spectre des moutons noirs
ils rentrent au port inquiet, une cloche retentit entre les poteaux de fumée. la lune est pleine et s’est éteinte pour un temps. j’écoute avec l’œil du cœur l’espoir luire
ils sont ivres de sel, de la houle et des vents. la cale d’hiver est comble de cotons affrétés à skikda. ils gardent un mauvais souvenir de cette ville aux péripéties prophétiques
je revois les visages des marins sortis tout droit d’un Goya, les contours des corps rivalisent de promesses inachevées, – des olympiens à la pointe des mauves !
je reste stone sur les quais de bois et dans un froid brouillard, mes mains sont jointes en signe de prière pour qu’un jour je connaîtrais la même paix intérieure et durable
ils s’affairent sur le pont du bateau amarré, comme un tout dont un je ne sais quoi qui revigore leurs survies. j’entends leurs lointaines voix, bien loin :
A nous, à nous le bel horizon
Nous sommes des baleiniers
Ma Fatou est chez l’aumônier
Ali Alo voilà le harpon !
A nous, à nous Dublin !
qui ne me quitte jamais
qui ne me quitte jamais
… , etc.
chaine frêle d’ici et d’ailleurs… , – dois-je expier ?
qu’est-ce qu’il l’enchantait, où cela raillait, l’itinérance ou plutôt l’irréalité de nos échanges ? un flash : les vrais soirs de Marie Antoinette, de marbre sa silhouette !
j’observais en silence mon retour, ennuyé à travers les routes… , ses féeries et ses effluves distingués, un ravissement mêlé à une sidération. je ne la nommais que rarement
je la voyais d’une humeur parfois vagabonde, comme sa solitude que nous partagions. elle était sur l’herbe des heures durant, presqu’ile lointaine, désentravée
elle portait dans son cœur l’automne, sa bannière était les comètes et planètes qui voguaient. elle chantonnait et changeait de radio comme les sauts d’une sauterelle
je quittais son univers avec précaution, insinuant qu’elle me rendait nerveux. je me revoyais parfois rêver près d’elle, non, vraiment, pas très loin d’ici
elle était jolie
et rouge
elle m’avait choisi
elle avait
elle s’était refaite
elle était ma Philomèle
en rossignol
je revois sur internet des vidéos idiotes d’amis qui se font des blagues, parmi tant d’autres publications ! tout me revient comme une farce, inimaginable, déjà entrevue
je ne referme plus mes yeux sans qu’ils me visitent. j’aspire à déterrer d’autres joyaux pour m’en sortir quitte, libre de voyager sans croiser personne, libre de rêver
j’intercale leurs particularités avec nos adieux, surtout les fois où les houris me lacéraient. le sol sous mes pas, comme il y a nos traces ! tant d’êtres chéris ont disparus
j’approche à peine des récentes personnes désireuses de me fréquenter, pour me précipiter aussi tôt dans un caveau. les adeptes de la gagne, soi-disant frères
ô vieux malards, n’entendez-vous pas l’hallali ! la même langue qui nous divise, celle qui vient fendra vos oreilles ! à qui vais-je en vouloir ? sinon à la terre entière, sinon à Dieu
je reviens au parc… , je lis entre les spectres qui passent, sans la menace ! le livre parle à présent du style en littérature et d’analphabétisme, de géométrie sans espace
je me dirige pour uriner vers les toilettes, – il n’y a de public que les urinoirs ! en marchant, ton nom me revient. je songe à rentrer en bifurquant par la fête foraine
je parcours la ville submergé par mes souvenirs, quoique tout à changer ! ton image m’enveloppe comme du vernis sur les pierres, de la pollution qui noie mes yeux
je prends le tramway sur la trame de ce poème, – il y a tant de visages qui me peinent au cœur ! je cherche par quelle ruse atteindre l’autre chemin qui était possible entre nous
je ne comprends pas tout de cette ville et son eau qui ont le goût du sucre. je ne joue plus, si tenter qu’un jour mon destin m’y a mêlé ! je ne suis pas heureux, même pis
il est sérieux dans l’amour et les choses sentimentales, que trop bouleversés selon ses dires. il ne trouve aucun sens à donner à sa vie, errant sans lien ni but
en suspens et à la limite se nourrir, il n’en éprouve jamais le besoin. il attend les hirondelles, ses aspirations passées sous silence à défaut de se heurter
il évolue dans un état embryonnaire et a peur, il a souvent peur ! comme de son urine et de ses excréments. il n’a pas égard pour la mort et n’entend rien aux évidences
il cherche pourtant l’apaisante prière faute de ne plus s’y reconnaitre. il ferme les yeux en se souhaitant un amour, un amour de forage ! ses jours se sont cristallisés
il a des visions d’un monde qui advient, il n’écrit rien, mais bien le dernier a dessiné des formes archaïques, Abrahiques ? il doit les vivre, sans voile et sans trame
il est beau
et est un ange
comme Mathieu de Chagall
tout envieux
chômé contre les murs blancs
de sa ville
j’aurais tout fait pour quelques-uns de tes mots sur un bout de papier, revoir l’un de tes sourires que je reconnaissais parfois sur mes lèvres, dans un lieu quelconque
tu m’aimais comme un soleil, une étreinte… , – de quoi s’alimentait mon amour pour toi ? je ne le fuyais en rien, je n’y touchais plus, pas de cailloux ! nul n’y contrebalançait
je ne saurais d’avantage de moi sur chaque détour et abandon. tu étais au-dessus, tu étais la nuit aussi, comme Leila. je laissais pour y croire encore ton pain dans ma bouche
je te pourchassais dans mes rêves, comme un trappeur arpentant, arpentant, etc. je me souvenais d’un éconduit qui jouait l’été au piano, alertait sur ses orages à venir !
je dérivais de quelques ersatz, comme d’un bloc désaffecté, – étais-je dévolu à cette autre chose ? mes trains de fumée, mon singe à cymbales… , et puis, venait la houle !
deux âmes se faufilaient derrière ce poème
sans doute plus…
une algérienne, une française
elles étaient la même : une Eve
je n’étais au fond que ton amant qui se dépréciait, s’affichait avec ses lutineries. un coffret enfermant des salubrités, – salivante était la Marseillaise, salivant était ton sang
je heurtais le lointain de ton pays jamais arpenté, tracté par tant de tes visions. j’étais de tes passions que j’enfilais comme des capsules, depuis le banc des absents
j’épelais ton nom dans nos draps, cher amour, ma louve ! je croyais que le soleil m’abandonnerait à mes abstractions, tandis que mon âme se desséchait, saoule
j’écrivais encore, encore sur mes palettes de beurre, boulinant ! avançant par petits crans, un exilé voyageait. c’était les passagères du soir, le parfum des melons, les parasols
l’un de mes cousins dort sur le lit à côté, est-ce ses rêves où je ballote d’un horizon à son pendant ? à quoi bon le réveiller pour se raconter, en ces moments de doute, de transition
je ne suis que mon poids d’écailles, sinon un clown
au quartier, tantôt je manquais
comme tant d’autres questions
à l’adresse de l’éternité
qui me taraudaient
l’instant d’avant de m’y plonger
comme celle où j’en étais ?
par les chemins interdis… , les interdis ? tu tiens un cigare dans ta main. en vue, c’est des bœufs, coucou les bœufs ! tu pisseras plus tard, lorsqu’il cessera de pleuvoir
une cabane tient sur un écriteau, ça tient sur un écriteau… , de la peinture sur bois, beaucoup de bois dans les bois ! tu ne t’attardes pas à l’accrocher au ciel
et tu es comme un camion forestier, – de quelle couleur sont-ils par ici ? lourds. un volant pique, une halte peut-être ou une proie, puisqu’il fait si bon, puisqu’il fait ceci et cela
et tu aurais aimé voir un ver de terre qui creuse, se cache. tu te prêtes aux clapotements de Garonne, tes hanches s’en délabrent. puis, un bruit, un grognement qui retombe
et tu espères craintif un sanglier… , toi, interdis, tu arrives après tout ça, comme l’eau d’une chanson, qui ne figura peut-être pas ! sais-tu le jour, sais-tu du moins le mois ?
quelqu’un habite ici
il habite ici, – ça à l’air bien !
quelqu’un habite bien ici : attention aux chiens !
attention à ton odeur
à ton chien
c’est d’ouvrir dont tu parles
en marchant et en fumant
il sort pour mourir, il rentre, s’écrit ! son existence ne tient que grâce aux papillons de nuit. la mort coule partout, pour de vrai. il tente d’y réfléchir, scabreusement
il marche en transe, la lune est bleue après l’orage. Dieu, – à quoi bon la vie ! une épaule est passée, méfiante, elle respire fort. il se débat avec comme un fou, à cornes
les vents comme des drapées d’été, les épines et l’église, les voûtes… , – misérére de l’ignorance, il part ! il tend l’oreille à des murmures, – là-bas, une lumière dans le ciel
il est réellement outre qu’il en oublie ses sous au distributeur, osera il un café à crédit, est-ce là le tribut d’un passage ? et revenir, revenir sur ses pas, pour un fantôme
la parole des gens est courante, une vibration de chaque instant, un creux dans la fabrique totale. la cour de pharaon est questionnée, ils se répandent sans le dire