l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

Car, je flirtais si longtemps

à Thara.

au cours de l’année du singe

la deuxième se préparait aux mathématiques

il faisait encore nuit, je crois !

une atmosphère propice à la réminiscence

le professeur rentrait comme à son habitude

comme une percée dans l’odeur d’une étable endormie

les regards en un éclair s’échangeaient toutes azimuts

le crédule veillait à l’homogénéité de ses classes

un glock de sous le pantalon

n’en déplaise à l’inspecteur

l’ensemble des cœurs battaient forts

je tirais

la détonation anéantissait tout

le silence sanglant

plongeait

dans mes jours

l’oubli

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