l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

durant les années de mon enfance

j’arpentais un cimetière laissé à l’abandon

seul et environné par le silence

j’allais cueillir pour des hommes des plantes sauvages d’été

je ne m’approchais jamais de celles qui étaient sur les tombes

même si je les lorgnais que d’un œil !

je n’oublierais jamais les amples vêtements

et la casquette mickey mouse qui couronnait ma tête

( selon la perspective économe de mes parents ! ).

sous ces cieux idylliques

l’air était pur comme de l’or où rien ne s’étale

je bravais mon cœur ornemental qui me semblait beau

c’était le paradis !

l’enfance ne se sait pas, disaient-ils !

dernière rive d’insouciance avant que mon âme ne s’enténèbre

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