Une cascade de pluie

à Ghiles.

au-dessus de la clameur

des noirs sons

je retrouve mon lit de coton

et la littérature

qui berce mes mauvais sommeils

le sable des siècles africains se frotte

aux parois de l’instrument

je repasse sur ma mélancolie

et l’époustouflant chemin

des non-retours

les amoureux du pont de pierre

s’embrassent comme deux

à l’abri des étoiles

une fine pluie mélodieuse

s’entend

une femme élancée

chante un vieux refrain rock’ n’ roll en français

son rythme démentiel

est un sous-titre en chinois

à ma perdition

les amoureux du pont de pierre s’enlacent

dans les vents nus du soir

comme sa délicieuse rengaine

que je lui reprends

de ses lèvres imbibées de gloss

les deux mains humides

et à plat posées

sur sa longue épine dorsale

une fine pluie mélodieuse

descend

ses vertes prunelles voilent mes yeux

figés sur une pierre tombale

la boucle est bouclée

comme un sein

et j’aime mes tentatives de résolutions

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