l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

Cette manivelle, quel automne !

trois feuilles d’un arbre

sont tombées à l’instant

sexe fertile, c’est vrai !

que je savoure mollement, etc.

les invisibles qui immortalisent

temporairement

tout en prenant la voie

des éphémères

où me manque subtilement

le parfum des fleurs

désirs, brièveté et intuition

à l’honneur

puis, d’une main

déposée

sur la vitre cordée

un long froid à la décharge me saisi

j’épouse l’ampleur de ma douleur

comme un aviateur

entre en silence

à l’encontre des ondes endurées

durant cette nuit d’automne

aux nuages très bas

je m’expose à la teneur

du velours caché de l’hymen

( petit rappelle à moi-même : apprendre à maîtriser l’art des fenêtres ! ).

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