Léon

A Célia.

le bleu du soir est opaque    

les guirlandes en papier déchirent le ciel   

s’expose sur les vitrines la grande armée

les traits obscurs des dieux marins

discrètement brille parmi les ruines et les torches

la magnificence d’une reine au vieux turban

son règne est diaphane sous l’égide des hommes et son ombre est rouge

comme l’aisance d’un corbeau blanc et sa transparence

elle parcourt les dédales d’une toile d’un peintre antique

la masse insidieuse des lumières sombres

après les trois derniers coups de gong

on vilipende sur la place Auden ( nous sommes trois ! )

cette ultime fête s’est ouverte sur les danseuses étoiles en coulisse

nous rêvons d’un être plus intègre qu’une danseuse, soupçons… ces êtres sont dramatiques !

lune linéaire sur les planches courbes et folles

les hérauts nègres sont des funambules à l’œil moite

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