Chuinter

dans l’alcôve il y a un lit double et de la poussière d’étoile

je veux des sons

comme ceux que les corps animés produisent 

je veux des airs d’automne

le craquèlement des feuilles mortes sur le sol

les lunes défilent militairement

je suis nul part et partout à la fois

des insectes rôdent autour d’une lampe du quartier 

je suis à l’autre extrémité du fil téléphonique

tout-est-épreuve-dans-la-vie-pour-être-un-homme-un-vrai-d’une-personnalité-de-fer-tout-à-son-honneur-se-dévouer…  

ma main tremble calmement

comme pour tenir le rythme d’une chanson imaginaire

hier tu es partie

tu es partie

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