Un saule est une sérieuse affaire

par le son des cloches

sorti du spleen

sorti de tes auto-stellaires branches

tes lapidaires heures

maison en carton aux vents ouverte

hantée par ton nom

comme un cygne blanc

bat de l’œil très haut sur l’étant

plane

incertain

petit cœur d’un conte

sans loups

sans loups

univers qui change et aveugle

à mi-hauteur de la cime des arbres

écume de tes mains

goutes lactées sur ta peau

sable

mouvance

chauve-souris par là

debout, vœux indiens, veau d’or !

au jour naissant

veine et flot de ta bouche

roulade de l’enfant qui s’éprend

qui succombe

de soleil

lorsque ton printemps…

somnolant, immobile, ô le jujubier !

je clamais d’une marche lente et sourde

comme il y avait un saule en face de l’autel

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