l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

Rien qu’un arbre !

j’espérais m’approcher d’un arbre dans l’autre monde

un arbre peut-être ondoyant ou de feu

qui serait inconsommable et ne se consumerait jamais

je n’aurais pas le désir d’eaux limpides ou de Styx

ni m’enraciner dans de la terre

les vents seulement me berceraient et me suffiraient

je serais à l’écart des animaux de toutes espèces

même les volatiles et les insectes

parce qu’ils chieraient trop !

tu les aimais et ton imaginaire figurait des Saules

un arbre puisque je m’effeuillerais dans celui-ci

comme ce long automne sans toi

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