C’est sous-estimer la fièvre

à Lounis.

j’arrive devant le Consulat de Bordeaux, huit heures et quart, y dépose ma demande avant d’aller m’assoir tremblant en face des fenêtres qui sont ouvertes

le premier cependant à être entrer et les espaces, les ressortissants qui affluent, me semble comme des arènes. le rythme des guichets en verre est particulier

d’où parvient un vortex

j’y rêve dedans à Slimane A. à ses chansons que l’envie de cloper remonte !

j’y rêve dedans à Yacine K. à ses écrits comme un goût, du roc, de l’archivage !

j’y rêve dedans à l’exil, subi ou selon qu’un rien me retourne le ventre !

il me faut croire encore qu’il reste un peu de moi, socialement appréciable, pas un homme complétement ravagé. je crois que je couve quelque chose… , le roussi ?

je fais les cent pas et des enfants observent et se chamaillent, ils consentent à cette atmosphère si particulière qu’est la bureaucratie algérienne, et dehors

il pleut et fait frais


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