l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

Tu reproduis des gestes 

que tu remarquais à peine

sur les mains dociles 

tu reproduis des silences 

remplis de présences 

que les gestes 

n’emplissent pas 

tu reproduis 

ce qui ne se fixe pas

ALBA ROSA. Samira Negrouche.

Traduit par Marilyne Hacker. 

tends la main au bouquet

lancinant

la lune est d’ailleurs

et sans bruit

accrochée à la chair

de l’escalier 

une future aube

sur le cœur

le couloir de la vieillesse

s’arpente

à pas de géants !

une soirée de l’aïd el-fitr

te voit partir

les pluies lavent la terre

parfumée

comme dans le Coran

jusqu’à la nuit des temps

te rejoint

l’intraçable terminaison

de l’oncle

qui à jamais offre

le noir soleil

te tient un faune

en lieu

la migraine d’une carpe

l’ombre d’un nuage au-dessus d’un prophète

une stèle sur une terre

à part

un nuage

un nuage, un nuage… , – dominus vobiscum !

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