écran tropical
sur les méandres brûlés
de longues pirogues
moiteur… ,
j’appelle à l’onde d’une pirogue
bleuit d’exotisme
sur le fleuve
un pagailleur dans les zones
de la part d’ombre
Le chant général
comme une aurore à venir
à l’âge idéal
le haïku engage une brèche
*
dans le bus
deux mains au chapelet fuyant
une pissoir à l’arrêt
dimanche aprém
où se posent les silencieuses
de la poussière
l’ici pour un ailleurs
recouvert de draps blancs
vandalisme ! *
demi lune
là où apparaît un clou
j’enfonce le clou
haïkus d’une âme à une âme, cardinaux… ,
* inspiré de Peuples de pierre, de Denis Monfleur
*
l’enfant s’interroge
ses yeux rivés sur la mosquée
une balle en main
swift de la main
le long de la chaise blanche
jet sur la pelouse
doux soir d’automne
entre les branches de bouleaux
la lune bien sûr
devant une porte
raccordée au ciel étoilé
le Bourg s’anime
Renga, poésie en collaboration
*
Bashô, goûte s’y une !
en fermant les yeux
sur ton jardin de brume
par la vitre
un chat derrière la fenêtre
le même délire
fin de la saison
sur la peau sept points de suture
au Croissant Rouge
par les chemins
une révolution
sur la ville cloisonnée
concerné, sans engagement : marteau, clou, aïe – aïe !
*
fragrance
un filet cotonneux
me perce
me promener
et sourire au jardin
des fleurs
le receveur
se remet en état hideux
sur des golfes*
la haute-ville
un virage dont les pigeons
n’avancent pas
* inspiré du Bateau ivre
*
tu t’endors
sur du papier déroulé
apprenant le bois
une piqûre
avec ma langue
s’il le fallait
jusqu’à demain
que je meurs pour ce soir
lundi !
.
.
.

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