l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

à Thinhinane.

le rêve d’une île que je n’aurais peut-être jamais

un havre de paix à moi seul pour y évoluer

où poussent des plantes rares et vertes

et où l’eau coule comme d’un système d’arrosage

où des blanches colombes volent par instants

au-dessus du sol craquelé

le paysage qui fourmille de bruits et d’étincelles

qui happe jusqu’au bout de sons pulsés

et là des formes et je caresserais…

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