Ou brève percée

à Ziad.

dans un taxi

soir de la Saint-Sylvestre

et me retrouve seul

me sens infiniment seul

et je pleure

je pleure nos liens fragiles

mes héros évanouis

l’absurdité de ma vie d’exilé

j’ai dîné à peine à bout de force 

entouré 

des bouées de sauvetage 

une nuit d’été

en visite aux jasmins

et me retrouve sur le dossier d’un banc

à peine quatorze saignées

je regarde les voitures et les passants

qui passent en eux-mêmes

j’éprouve une déchirure

et me retourne comme un assassin 

j’attends quelqu’un qui me fera

peut-être rêver

Hydra, comme hier

évènements parallèles que je traverse

et un sentiment mêlé

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