l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

Ou brève percée

à Ziad.

dans un taxi

soir de la Saint-Sylvestre

et me retrouve seul

me sens infiniment seul

et je pleure

je pleure nos liens fragiles

mes héros évanouis

l’absurdité de ma vie d’exilé

j’ai dîné à peine à bout de force 

entouré 

des bouées de sauvetage 

une nuit d’été

en visite aux jasmins

et me retrouve sur le dossier d’un banc

à peine quatorze saignées

je regarde les voitures et les passants

qui passent en eux-mêmes

j’éprouve une déchirure

et me retourne comme un assassin 

j’attends quelqu’un qui me fera

peut-être rêver

Hydra, comme hier

évènements parallèles que je traverse

et un sentiment mêlé