l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

de nos baisers confus1

de nos langues entremêlées

de nos méandres et de la poussière

par mon âme et les coquillages

une danseuse avec qui je partage

le même félin désir ! le même déshabillé !

les ivresses qui susurrent tout bas

les corps exaltés et d’éclats

les corps comme un halo

cela te rappelle les sarcophages

ta peau qui invite à l’outrance

se parcourt comme les aubes blanches

comme le retour d’une érection

sous les draps

de colère et de larmes

qui t’arrachent à ta torpeur

à ton orbite

ton feu

si solaire et limbes

avec tes quelques airs de comédienne !

je croque dans le jus d’une tomate et fraîche

cueilli par ton sel