l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

je t’aimais dès lors

comme une nuée ardente

après tout ce temps

perdu

je partais loin

lancé par ton idéalisation

entre tes garde-fous

: rêvant.

je te voulais avec violence

d’un lien indéfectible

ne sachant pas te voir

autrement !

maux

gorgé

boiteux

filament

sourire

heurté

souvenirs

défunts

2 ) j’arrivais encore à sourire de mes amours défunts, de mes souvenirs parés comme une torsade de cheveux. je ne laissais rien advenir à l’horizon, n’étant désireux que de toi

1 ) une autre vague à l’eau : je ne m’ouvrais jamais à tes volutes sereines de la vie à deux, comme des passagères rencontres qui jouaient des métamorphoses et du morse

derrière nos derniers soirs de bonheur conjugale

qui m’inondaient 

je souhaitais me blottir contre toi

je pulvérisais à la place ton parfum sur ma peau

tels étaient les sublimations du poète interdit

et ses renoncements que j’étais !

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