l'atelier du poète

partir au loin et suivre les trois lignes de l’horizon où qu’il fait clair comme une chandelle dans mon cœur mon regard qui se pose mes rêves inentamés mes parcelles du réel mes chaussures trouées par la pluie

Avec plutôt qu’à moi

j’ai des frayeurs, – où sont mes clés ? je palpe alors de mes doigts les poches

oh, non, elles ne me font aucunement écrire

elles se prolongent en une sorte d’entretien, des pucks

j’ai des frayeurs nocturnes, aussi, – où est-ce que je suis ? où est passée ma tête ? il y a de l’eau partout

avant que ne survienne un apaisement momentané

en faire le compte par jour, oh que non, je m’y refuse !

mais elles doivent approcher le nombre d’un vétéran en état post-traumatique

j’ai des frayeurs, froides, comme les ténèbres

et j’y tiens… ,

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